Nous aborderons donc dans la 1ère partie de la matinée





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Les processus de vieillissement et leurs avatars...

Conférence du 2 juin 2005

Martine BUTAT

Psychologue Clinicienne
Lorsque Madame SANTUS m’a contactée pour réfléchir avec vous à la question du vieillissement et de ses avatars, je lui avais proposé de recenser auprès de vous, les questions qui vous préoccupaient ou vous intéressaient dans ce champ, de façon à m’ajuster le plus possible à vos attentes. Elle a eu la gentillesse de me transmettre vos questions qui m’ont paru aussi riches, que nombreuses et variées.
J’ai donc tenté de les regrouper, de les classer et d’en dégager quelques thématiques qui m’ont permis de construire le programme de cette journée tel qu’il vous a été communiqué ; thématiques que j’aborderai en m’aidant de mon expérience clinique, de la littérature et des sciences humaines, notamment de cette discipline qu’on nomme la gérontologie.

Nous aborderons donc dans la 1ère partie de la matinée :


  1. La notion de vieillesse. Les processus du vieillissement normal : qu’est-ce que devenir vieux, être vieux ?


Nous introduirons ce propos par quelques considérations démographiques que nous re-situerons dans notre contexte socio-culturel et économique actuel. Aspects qui vous sont sans doute familiers, mais qu’il me parait utile de rappeler si l’on veut prendre la mesure des multiples enjeux du vieillissement de la population. Sénescence, vieillissement psychique, que nous aborderons sous l’angle d’un continuum, d’une dynamique, et d’un processus en mouvement.

Nous tenterons de réfléchir aux questions : « Qu’est-ce qu’être vieux ? », « A partir de quand un être humain se sent-il vieux ? »

Nous remarquerons aussi les moments sensibles de fragilisation dans le parcours d’une personne vieillissante, à l’occasion par ex. de changements, de ruptures, comme l’entrée en maison de retraite, de pertes qui se succèdent, de deuils...
En fin de matinée :


  1. Nous verrons comment ce processus peut se « gripper », déraper et s’entâcher de dérives pathologiques :


Nous distinguerons là :

- les troubles mineurs, les petites misères du vieillissement qu’on pourrait appeler la psychopathologie de la vie quotidienne,

-des pathologies graves, lourdes, comme les processus démentiels, la maladie d’Alzheimer par ex. sur laquelle je ne m’attarderai pas trop car Mme SANTUS m’a dit que c’était le sujet d’une prochaine intervention.
Parmi les premiers, nous nous attarderons sur les troubles affectifs : la survenue d’un syndrome dépressif, qui peut aller d’une mésestime de soi, jusqu’au geste suicidaire, en passant par ce qu’on appelle aujourd’hui le syndrome de glissement des personnes âgées qui entraîne vers l’apragmatisme et le repli autistique. Nous prendrons le temps aussi de parler du suicide des personnes âgées qui est un problème préoccupant.

Nous évoquerons aussi les troubles cognitifs, à travers les troubles mnésiques notamment.
Enfin, en début d’après-midi :

3. Nous évoquerons les rôles des professionnels, au domicile et en institutions, le rôle des bénévoles et la question des attitudes soignantes, des fonctions d’aide.

Nous nous attacherons à comprendre comment la qualité d’une relation de soin, de la relation à l’Autre, comment le regard qu’on porte sur les personnes vieillissantes, sur ceux qui sont devenus vieux, comment l’écoute et l’attention peuvent être un puissant levier pour restaurer l’estime de soi et en prévenir les décompensations. Nous évoquerons également la question sensible de la maltraitance. Si vous en êtes d’accord, nous pourrions partir de situations que vous rencontrez pour en dégager quelques problématiques.

1. Le processus de vieillissement normal : la notion de vieillesse. Qu’est-ce que devenir vieux, être vieux ?
Vous l’aurez certainement deviné, c’est surtout du vieillissement psychique dont il sera question ici, d’abord parce que je suis psychologue, d’une part et que d’autre part, le génome humain n’a pas encore révélé tous ses mystères pour nous permettre de comprendre le processus du vieillissement physiologique. On peut, toutefois, définir ce dernier comme un processus qui au long des années transforme un sujet adulte en bonne santé en un individu fragile dont la compétence et les réserves d’énergie diminuent au niveau de la plupart des systèmes physiologiques, le rendant ainsi de plus en plus vulnérable à de nombreuses maladies et donc l’exposant de plus en plus au risque de mourir rapidement.
Quelques repères démographiques :
Cela dit, comme je vous le disais précédemment, il m’a semblé impossible d’entrer dans le vif du sujet, sans faire un détour par quelques considérations d’ordre démographiques : comme tous les pays occidentaux, la France et l’Europe vieillissent. Notre début de siècle est confronté à un défi démographique nouveau qui met à l’épreuve la solidarité tant nationale que familiale.

Quelques chiffres : en 1945, l’âge de la retraite avait été fixé à 65 ans. A cette époque, l’espérance de vie était de 62 ans !!! Ce temps de repos bien mérité n’était donc pas long et surtout ne concernait que quelques uns...Retraite et mort, à ce moment là, n’étaient pas loin de coïncider.

Les progrès de l’hygiène de vie, de la médecine ont contribué à une élévation du niveau de vie et en même temps à l’augmentation de l’espérance de vie.

En quelques dizaines d’années, l’espérance de vie en France a augmenté de presque 25 ans. Aujourd’hui, l’espérance de vie moyenne est de : 75 ans pour l’Homme et 80 ans pour la femme. Ces données sont toutefois inégalitaires car on constate des différences par catégories professionnelles et par régions. On vit schématiquement plus vieux dans le Sud de la France que dans le Nord et plus vieux chez les cadres ou professions libérales que chez les ouvriers. Le papy –boum, qui serait mieux nommé le mamy-boom, n’avait pas été prévu. On n’est pas loin aujourd’hui de le rendre responsable du déséquilibre du système de santé.

Il y avait en 1990, 2 millions de vieillards de plus de 80 ans. On estime que ce chiffre pourrait doubler en 2020.

En 1993, la France comptait 11 millions de personnes âgées de plus de 60 ans, soit 19% de la population. Selon les démographes, elles seront plus de 15 millions en 2010. Actuellement 70% des dépenses de santé sont consacrées aux personnes âgées de plus de 64 ans.

En l’an 2000, il y avait plus de 300 000 personnes de plus de 90 ans. De tout cela, nous pouvons retenir que l’espérance de vie gagne un trimestre en France par an, ainsi d’ailleurs que dans tout l’hémisphère Nord. Ceci permet aisément de faire des projections sur l’avenir.

Je m’arrêterai là pour les chiffres, mais ceux-ci dans leur sécheresse, permettent, me semble t’il, de prendre la mesure sur le plan national de ce que chacun de nous constate par expérience personnelle ou dans son environnement proche. Mais, s’ il y a lieu de se réjouir de l’augmentation de la durée de la vie, encore faut-il que ce temps gagné soit aussi une source d’échanges heureux avec ses contemporains et avec soi-même...
Qu’en est-il alors du vieillissement psychique ?
La notion même de vieillesse est une notion très relative. Relative dans le temps et dans l’espace. Relative aussi car éminemment subjective. La vieillesse n’existe pas en soi, elle est toujours le produit d’une culture ; toujours intriquée aux époques et aux lieux : le vieux, honoré en Afrique est rejeté ou mis à l’index chez nous. Au Moyen-âge, compte tenu de l’espérance de vie, on pouvait être vieux à 40 ans. Aujourd’hui cette notion de « vieux » est largement repoussée ; la catégorie « personnes âgées » concerne des personnes nettement plus âgées. Cette notion varie donc bien dans le temps et dans l’espace.
De surcroît, le sentiment d’ « être vieux », se sentir «  vieux », se sentir « vieille », varie d’un individu à l’autre. On constate souvent une absence de parallélisme entre l’âge chronologique et l’expression des manifestations biologiques et /ou psychiques du vieillissement. Tel ou telle qui nous semble vieux, se révèlera finalement plus jeune que nous ne l’imaginions, tel(le) autre, nous étonnera par ce qui nous semblera être un vieillissement prématuré... L’évolution psychique n’est pas identique pour chaque sujet humain qui vieillit. Il semble d’ailleurs que celle-ci ne soit pas linéaire, mais évolue par crise avec des moments de régression et des moments de progression. La clinique nous montre que la vie dans l’ensemble n’est pas le long fleuve tranquille que le cinéaste nous suggérait mais s’offre à nous sous la forme d’un parcours souvent accidenté ! Ceci souligne, s’il en était encore besoin, le caractère individuel et subjectif du processus et nous amène à reprendre les questions de notre titre, sous une autre forme :
Qu’est-ce que c’est qu’être vieux ? A partir de quand un être humain se sent-il vieux ?
Toutes les définitions du vieillissement proposées par la biologie ou la culture restent insatisfaisantes malgré la part de vérité qu’elles contiennent car elles ne nous disent jamais à partir de quand un être humain se sent vieux.

La limite, l’âge, la catégorie « personne âgée », les sous-catégories « 3ème et 4ème âge » (qui démarrerait vers 85 ans), sont –ils déclarés par la société, la culture et /ou ressentis par la personne elle-même ? Le ressenti du vieillissement est-il phénomène exogène ou endogène ? Ou les deux à la fois ? Cela vient-il du dehors, décrétés par d’autres, ou ressenti du dedans par la personne elle-même?

Selon certains auteurs, le vieillissement psychique commencerait au moment où le fantasme d’éternité rencontre une limite, jusque là ignorée de notre libido. Vous le savez, ce fantasme d’éternité est une des grandes constantes inter-individuelles : nous vivons comme si la mort ne nous concernait pas, comme si elle ne nous menaçait pas vraiment, comme si c’était surtout un risque pour les autres. C’est ce qui faisait dire à Freud que le temps qui passe, la mort n’existent pas pour l’inconscient. Lorsque ce fantasme d’éternité est mis à mal par l’apparition d’un fléchissement durable, on peut dater le début du vieillissement : ce fléchissement peut être une baisse de séduction chez la femme ou une réduction de puissance chez l’homme, lesquels ont de multiples conséquences : affectives, mentales, corporelles, professionnelles ou sociales. Celles-ci peuvent inaugurer un moment de crise, crise qu’on appelle quelquefois, crise du milieu de la vie. (décrite par Eliot Jacques). Le vieillissement prendrait alors la forme d’une courbe décroissante, symétriquement opposée à celle de la croissance. Le début du vieillissement peut, en conséquence, être situé à mi-vie, en articulation avec cette crise qui correspond à l’arrivée sur la scène mentale d’une nouvelle donnée : celle de notre finitude inéluctable. Jusque là ignorée, il faut maintenant composer avec l’idée que la jeunesse se termine, que la finitude s’impose comme incontournable, y compris pour soi. Il faut alors compter avec un nombre d’années derrière soi déjà plus grand que celui des années qui restent probablement à vivre... L’avenir à ce moment là, risque de se rétracter en peau de chagrin et il faudra au sujet vieillissant puiser dans ses ressources constituées depuis l’enfance pour faire face...

Je voudrais ici citer Gérard LE GOUES, psychanalyste, qui s’est particulièrement intéressé à cette question du vieillissement normal et pathologique, qui est l’auteur d’ouvrages de références sur le sujet ... « Le narcissisme sain, nous dit-il, est le meilleur gardien de la vie au moment où s’engage et se poursuit l’aventure de la seconde moitié de la vie. Ce narcissisme sain se constitue dès l’enfance par la chance qu’a eue ou non le petit d’Homme, devenu adulte, d’avoir connu une mère capable d’avoir été là au moment où il en avait besoin... ». C’est cette expérience intériorisée qui fonde le narcissisme et préservera notre sujet vieillissant des pertes successives internes et/ou externes auxquelles –entre autre- il aura à faire face. Quand la permanence du sentiment d’estime de soi qui fonde notre narcissisme, commence à s’effriter, à s’amenuiser...il y a une brèche pour la dépression... (ce que nous reprendrons plus loin ).

Vous le savez, la vieillesse se décline souvent en terme de pertes : pertes de soi (altérations des capacités physiques, intellectuelles, perte de l’estime de soi ) ou pertes relationnelles, pertes d’objets qui imposent au sujet , à chaque fois un travail de deuil renouvelé pour continuer à vivre. L’impossibilité d’un travail de deuil peut exposer également à la dépression, or ce travail de renoncement récurrent que le vieillissement impose n’est pas facile : il mobilise pour l’homme, la femme âgée, de l’énergie psychique quand les facultés d’adaptation aux situations nouvelles « s’émoussent ». Ces changements toutefois, peuvent être vécus très différemment d’un individu à l’autre. La qualité des liens établis avec l’entourage, les facteurs économiques, sociaux et culturels ne seront pas étrangers à la façon dont cette période de la vie sera bien ou mal vécue....Chaque personne âgée nous renseigne, si on prend le temps de l’écouter, sur le statut pour elle-même de la vieillesse.
Comme nous y invitent aujourd’hui bon nombre de chercheurs et praticiens en sciences humaines, on ne peut aborder la vieillesse comme une entité « en soi », déconnectée des étapes précédentes de la vie, mais à travers la dynamique d’un parcours de vie, qui va de la naissance à la mort. Le vieillissement serait alors ce qui relie entre elles, les différentes séquences de la vie que la société a artificiellement découpées. Il s’agit donc bien d’un continuum, d’un processus en mouvement. Cette démarche permet de relativiser chacune des étapes de l’existence. L’enfance, l’adolescence, la maturité, la vieillesse sont des étapes de la vie qui ne peuvent être comprises qu’en fonction de ce qui précède ou ce qui suit. Ne pas tenir compte de ce continuum risque d’être réducteur pour l’autre, pour la personne dont on s’occupe et ce à quelque place qu’on soit : professionnel de santé, soignant ou bénévole-visiteur d’hôpitaux. C’est risquer d’enfermer un sujet dans un non-sens aliénant. Cette notion de continuum, à laquelle je tiens beaucoup, vous l’aurez compris, me parait être essentielle pour saisir le processus du vieillissement. Bien que ce ne soit pas toujours facile, même devant un vieux dément, il me semble utile de pouvoir se représenter ce qu’il a pu être avant, quelle a été son histoire... Je reprendrai volontiers à mon compte ici, le beau slogan d’abord utilisé par La Fondation Nationale de Gérontologie : «  Grandir, c’est vieillir et vieillir c’est grandir ». Ce dernier avait probablement dans la tête de ses initiateurs, pour vocation implicite de concourir à transformer les représentations souvent péjoratives du vieillissement et de la place des personnes vieillissantes dans notre société.

Un de nos fils conducteurs, tout au long de cette journée est donc que le vieillissement est un continuum et qu’on vieillit comme on a vécu. (Ajurriaguerra).

A cet égard, l’idée promue par notre culture et ses médias, qu’on peut réussir sa vieillesse, comme si ce temps était indépendant de ce que la personne a vécu avant, n’est pas dénuée de mythes et d’illusions. L’observation clinique nous montre qu’on ne réussit pas mieux, en général, sa vieillesse que sa vie, le culte des performances, l’ADHEA, ont leurs limites...

Cela dit, dans un certain nombre de cas même, la personne vieillissante parvient à des aménagements psychiques, face à ses conflits internes. Certains parviennent à préserver une façon d’aimer, de créer et à jouir malgré tout de l’existence avec les pertes répétées que l’âge inflige : perte du conjoint, d’amis, de parents proches, de capacités...
On peut donc aujourd’hui, espérer vivre plus longtemps et pour une bonne partie de ce temps, sans trop d’invalidité.

Néanmoins, il arrive un moment où le maintien à domicile devient problématique : c’est à l’occasion d’une chute, d’une fracture du col du fémur, d’une hospitalisation au cours de laquelle la personne elle-même ou son entourage déclare qu’elle ne peut plus faire face seule que vient le temps de l’institutionnalisation, de l’entrée en maison de retraite, en foyer-logement, voir en long séjour.

Les premières de ces structures, vous le savez, supposent que la personne âgée soit valide autonome, et désireuse de ce changement. Les visites de pré-admissions, ont pour but, entre autre, de s’assurer de l’adhésion de la personne à ce projet et le personnel, de plus en plus sensibilisé à l’importance de ces questions, essaie de s’en assurer. Quand la personne âgée est désireuse de ce changement , il y a fort à parier que, sauf accident particulier, les choses se passeront bien.

Il en va un peu autrement quand la personne du fait de la diminution de ses capacités, physiques et /ou psychiques, mentales, se voit imposer ce changement , quand la personne s’est déjà laissée aller, ne s’alimentant plus correctement par ex., ne tenant plus compte de son hygiène physique : autrement dit, quand elle n’en est plus acteur-sujet, mais devient l’ objet de ce changement de vie. La personne âgée se trouve alors confrontée à de nouveaux rythmes de vie, à de nouveaux repères temporo-spaciaux qu’elle n’a pas désirés., auxquels elle risque d’avoir du mal à s’adapter. Et ce qu’on repère aujourd’hui, comme des symptômes de glissement risquent d’être assez vite au RV !

« La vieillesse est un crime puni d’exclusion » disait un auteur contemporain ! ! !

Ceci nous amène maintenant à évoquer :
2. Quelques formes psychopathologiques du processus de vieillissement :
Je voudrais toutefois vous dire ici que je ne ferai pas un recueil de toute la littérature médicale sur le sujet, il ne s’agit pas d’un cours non plus ; j’ai choisi d’exposer ce qui me parait le plus courrant ; ceci n’ a donc aucun caractère exhaustif, bien évidemment et passe par le filtre de ma propre subjectivité.

Pour la clarté de cet exposé, je distinguerai parmi les dérapages de ce processus :

A. toutes les psychopathologies de la vie quotidienne, avec leur lot de troubles mineurs mais qui peuvent néanmoins invalider la vie de la personne : parmi ceux-ci les troubles cognitifs comme ceux de la mémoire et les troubles affectifs avec la symptomatologie anxieuse et dépressive qui peut dans quelques cas revêtir une forme grave pouvant aller jusqu’au suicide.

B. des processus démentiels liés à une pathologie cérébrale . Nous évoquerons ce qu’on appelle aujourd’hui les démences préséniles : on parle et on diagnostique en effet aujourd’hui plus de démences de type alzheimer, les DTA, que de maladie d’Alzheimer proprement dite dont le diagnostic est délicat car il suppose d’avoir bien identifié et ce avant 65 ans les premiers symptômes. On cite souvent la maladie d’Alzheimer du fait du caractère massif de sa symptomatologie dans le dérèglement des conduites... Maladie particulièrement difficile pour la personne mais aussi pour son entourage.
Parmi ce que j’appelle les psychopathologies de la vie quotidienne, les petites misères, le vieillissement entraîne souvent, comme vous le savez, une baisse des facultés : on constate que la baisse des facultés intellectuelles survient plus tardivement en principe que la diminution des capacités physiques. Le corps vieillit avant la psyché mais la sénescence biologique et psychologique peut favoriser la survenue de troubles psychiques. Les enquêtes épidémiologiques indiquent pour la population de plus de 65 ans, un taux global de prévalences des troubles mentaux l’ordre de 25% dont les deux tiers sont des troubles modérés ou mineurs( affaiblissement non démentiel).

Même s’il est certain que l’isolement, la dévalorisation, les difficultés économiques concourent à la désadaptation, il faut toujours prendre en compte la personnalité antérieure qui peut rendre la personne âgée plus vulnérable aux frustrations qu’impose le vieillissement.

Plus encore qu’à l’âge adulte, la pathologie psychiatrique est chez le vieillard, étroitement intriquée à la pathologie somatique. Des maladies physiques, des infirmités sensorielles ( surdité, cécité...) plus ou moins invalidantes, interviennent dans la génèse des troubles affectifs, des manifestations anxieuses ou dépressives. On observe ainsi une certaine :
a. Fréquence et caractéristiques du syndrome dépressif chez les personnes âgées.
Même si le diagnostic de dépression n’est pas toujours aisé et quelquefois sous évalué. Il n’est pas toujours facile de distinguer des réactions psychiques comme la tristesse, liée par ex. à un deuil, à la perte de quelqu’un d’aimé - ce qui est alors normal : on parle dans ce cas de dépression réactionnelle – d’une réelle dépression. La dépression devient pathologique quand la personne ne peut plus la gérer, est envahie, submergée quand elle se révèle insurmontable, trop intense et trop prolongée. Mais cela nécessite d’être attentif, attentif au sujet vieillissant dans une société qui pratique ce que certains ont appelé l’ « apartheid » de la vieillesse.

Le diagnostic de dépression, comme je vous le disais tout à l’heure, est quelquefois méconnu ou mal posé chez les PA :

  • parce qu’on a tendance à négliger la dysphorie du vieillard. On trouve presque normal qu’il s’ennuie, qu’il se sente inutile et dévalorisé ; sa plainte n’est pas ou plus écoutée et l’on se résigne vite à ne rien pouvoir faire pour lui, pour elle...

  • parce qu’aussi les signes de dépression peuvent se confondre avec une symptomatologie hypocondriaque, avec un sentiment de gêne, d’inconfort, de douleurs diverses centrées en général sur la sphère digestive. On peut ainsi méconnaître une dépression camouflée.

Cela dit, on peut identifier quelquefois des signes chez les personnes âgées qui aideront au diagnostic et qu’il faudra alors traiter :

  • elles ne tiennent plus compte de leur hygiène physique,

  • elles ne mangent plus,

  • elles se désintéressent de leurs enfants et petits enfants,

  • elles abandonnent des activités simples comme regarder la télé. pour se retirer dans leur monde intérieur,

  • elles sont préoccupées par la mort, tiennent des propos désabusés,

  • elles ne s’occupent plus de leur animal domestique...

Devant un tableau de signes comme celui-là, il convient d’apprécier le risque suicidaire ; il n’est pas inutile alors que ceux qui connaissent la personne âgée, l’ont vue changer, se dégrader, signalent au médecin ce qu’ils ont observé que ce soit depuis le domicile ou à l’intérieur même d’un établissement ; ceci pourra guider le médecin dans son diagnostic et aidera à la prise en charge de la personne âgée.

b. Le geste suicidaire chez les personnes âgées :
Pour compléter ce tableau que j’espère pas trop déprimant, je vous le disais tout à l’heure, il arrive que des personnes âgées se suicident : on compte en France, 160.000 TS par an dont 12.000 sont réussies. Parmi celles-ci : 700 jeunes de moins de 24 ans, 3000 personnes de plus de 65 ans. De surcroît, n’entre pas dans ces chiffres ce qu’on peut appeler l’acte suicidaire passif ; ceux-ci restent plus discrets mais se révèlent non moins mortels : par ex. l’arrêt d’un traitement médicamenteux indispensable à la survie, comme l’insuline chez une personne diabétique. Ce suicide passif peut se manifester dans le refus de se nourrir ou le désintérêt pour les aliments...Cela me semble mériter qu’on en parle, même si cette question est encore un peu taboue. Concernant maintenant l’ acte suicidaire actif, il s’agit souvent de suicides réussis et non d’appels à l’aide comme le sont les tentatives de suicides. Ces derniers peuvent prendre la forme d’actes très violents par pendaisons, par médicaments ...Il est donc utile d’essayer de repérer des signes précurseurs de cette souffrance authentique, pas toujours facile à distinguer quand la personne âgée utilise la plainte comme mode d’expression habituelle pour attirer l’attention sur elle. Il convient alors de l’accompagner, de l’entourer en mobilisant ce qui lui reste de désir, à travers même des petites choses : aller au marché, se ré-occuper de son animal domestique...enfin, il peut être utile de consulter un psychologue, un psychothérapeute qui n’étant pas impliqué dans le lien familial peut repérer ce qui est à la racine de ce désespoir.
Cela dit, la souffrance psychique du vieillard peut prendre d’autres formes d’expression que vous connaissez :

  • des troubles du caractère , qu’on appelle aussi troubles de la personnalité: irritabilité, autoritarisme, défiance, récriminations ...symptômes bien mis en scène dans le film « Tatie Danièle ». Dans des formes extrêmes ces troubles peuvent prendre l’allure de délires souvent à thèmes de persécution, de préjudices. C’est la personne qui se plaint qu’ « on lui fait des ennuis, qu’on s’introduit chez elle, qu’ on salit ses affaires... »

  • des comportements d’évitement : des allégations de fatigue, de douleurs, de difficultés de la marche peuvent dissimuler des craintes, un sentiment d’insécurité, peur de tomber par ex. que ne justifie pas toujours l’état somatique de la personne âgée.

  • Des comportements de démission, de laisser-aller incurique, notamment dans les situations de stress comme celle d’un changement de milieu, d’hospitalisation...dont nous parlions précédemment.

  • Des préoccupations hypocondriaques : l’inquiétude se polarise sur le fonctionnement du corps qui devient le centre d’intérêt exclusif de la personne.


Tous ces symptômes peuvent amener un jour ou l’autre la personne âgée à consulter. L’intensité de ces derniers et la présence ou pas d’un entourage de qualité autour d’elle y seront alors pour beaucoup dans son maintien à domicile ou dans la décision d’un placement.
Enfin, à côté de ces troubles affectifs, qui affectent l’humeur de la personne âgée, peuvent exister aussi.

c. d’autres troubles, dits cognitifs ceux-là

car ils affectent la sphère mentale et sont représentés souvent en terme de déficits cognitifs.

Les troubles mnésiques

Une plainte est souvent évoquée chez les personnes vieillissantes, c’est celle de la mémoire...que l’on peut définir comme la capacité de conserver et d’utiliser une information acquise.
Il s’agit le plus souvent de troubles mnésiques bénins qui touchent un grand nombre d’hommes et de femmes au delà de 55 ans. Cette altération de la mémoire peut rester stable sans évoluer vers une pathologie grave. Elle touche souvent la mémoire des faits récents avec par ex. la difficulté d’évoquer les noms propres, une suite de chiffres, la perte des objets quotidiens. La ens et l’évocation des expériences personnelles, elle, est bien conservée. Pourtant, même bénins, ces troubles mnésiques peuvent perturber des personnes âgées au point de les rendre anxieuses. Il ne faut donc pas négliger cette plainte car la mémoire assure la cohésion de l’identité de la personne. Dans la plupart des cas, heureusement, ce symptôme reste isolé, sans autre trouble du fonctionnement intellectuel : l’attention reste bonne, le sujet peut se concentrer un temps suffisant lors d’un effort intellectuel. Il n’a pas de troubles du jugement et son esprit critique est conservé. Certains auteurs qualifient ces troubles de bénins pour les opposer à l’oubli malin, qui lui , est clairement lié à l’existence d’une pathologie cérébrale (démence d’Alzheimer).

Au delà de ce constat clinique, il faut dire que la mémoire reste une déroutante machine dont on est loin de savoir tout aujourd’hui. Cette question fait l’objet de nombreuses recherches et investigations pour en comprendre toujours mieux le fonctionnement et les mécanismes ( recherches cliniques, psycho-physiologiques, neurologiques, psycho-sociales...)

Cela dit, il est presque unanimement acquis aujourd’hui, en institution, que la participation des personnes âgées à des groupes de conversation, à un journal interne, à des ateliers-mémoire... leur permet- en satisfaisant au besoin fondamental de communication, outil du travail mnésique- d’entretenir leur capacités. « Favoriser les relations sociales stimule la mémoire de chacun et favorise la création de la mémoire collective »déclarait récemment un gérontologue .

B. Enfin, dans un registre plus grave celui-là, je pense aux processus démentiels et au :

diagnostic de démence,
qui doit être posé avec prudence tant il engage un pronostic sombre et péjoratif pour la personne concernée dont l’évolution est actuellement inéluctable.

Le terme de démence vient du latin, « dementia » qui désignait la folie en général, dans le sens de l’extravagance du comportement et de l’égarement de la raison. En terme pénal, il n’y a, vous le savez, « ... ni crime, ni délit lorsque le prévenu était en état de démence au temps de l’action... C’est le fameux article 64 du Code Pénal, critère de toutes les expertises psychiatriques, qui délie le prévenu de toute responsabilité s’il est jugé atteint d’une maladie grave qui affecte son jugement. En psychiatrie, le terme de démence désigne un état mental aigu ou prolongé qui enlève à l’individu son libre arbitre. En gériatrie, la démence sénile, au sens large est une maladie cérébrale organique, chronique et progressive au cours de laquelle se complète une déficience des fonctions cérébrales, mémoire, orientation, praxies, compréhension, langage, raisonnement, jujement et enfin fonctions motrices.

En terme épidémiologique, la prévalence de la démence est approximativement de 5% de la population des plus de 65 ans, ce qui correspond à peu près à 400 000 démences en 1990 en France. Sachant que cette population des plus de 65 ans est appelée à doubler d’ici 2035, on peut facilement prévoir ce que seront les charges de santé publique qui en découleront, même si des thérapeutiques plus efficaces sont mises au point d’ici là.

Ce diagnostic, dont Jean MAISONDIEU écrit dans « Le crépuscule de la raison » qu’il est une condamnation au silence et à l’exclusion, doit être le résultat d’un temps d’observation suffisamment long et d’une recherche étiologique complète, car l’on voit encore aujourd’hui trop de diagnostics posés rapidement, un peu à l’emporte- pièce. Même si la démence est bien le résultat de lésions cérébrales, n’y voir que des causes organiques : vasculaires, post-traumatiques, n’aborder la sénescence qu’au travers une perspective organiciste en oubliant les causes psychiques et sociales est très réducteur. Dans cette perspective, nous dit JM,... «  le dément n’est plus que la victime d’un mal, ce n’est plus un partenaire souffrant, un sujet, mais un objet déshumanisé, un décérébré dont les comportements absurdes ne peuvent être repérés que comme signes de l’altération cérébrale. Tout ce qu’il pourra essayer de faire comprendre sera par avance nul puisqu’il est dément... ».

Les troubles du comportement, l’égarement, la défaillance de la mémoire, l’altération du langage, la détérioration intellectuelle, sont bien sûr des symptômes qui ne laissent personne indifférent et sont en général bien difficiles à soutenir : pour les proches d’abord, quand il s’agit de quelqu’un d’aimé que l’on voit se détériorer au point de ne plus reconnaître celui ou celle qu’on a aimé ... Ce sont des familles qui vous disent : « si vous saviez comme elle a changé... » « si vous l’aviez vue il y a encore 4 mois » «  je préférerai la voir morte plutôt que dans cet état »...Difficiles à soutenir aussi pour les professionnels de santé en institutions , s’ils ne sont pas eux-mêmes soutenus, ou les bénévoles qui s’useront (malgré la solidité de leurs engagements) s’ils ne trouvent pas eux-mêmes de ressources au sein d’une association et /ou d’un groupe de régulation par exemple. ( Je pense là à des groupes d’analyse de pratiques ou des groupes de paroles et de soutien comme en offre aujourd’hui bon nombre d’institutions et d’associations réunissant des personnes visiteuses de grands vieillards ou de grands malades.)

On connaît aujourd’hui les signes de ce qu’il est convenu d’appeler le « burn-out » des soignants qui peut conduire à l’abandon thérapeutique en institution, jusqu’à ce qu’on appelle la maltraitance des personnes âgées en institution gériatrique. La prévention de ce syndrome qu’on peut traduire par l’expression «  se consumer de l’intérieur » passe –entre autre- par la formation des personnels, la suffisance des moyens humains pour faire face à des tâches difficiles et l’aménagement de dispositifs de régulation interne aux structures d’accueil. Nous y reviendrons dans la dernière partie de cet exposé.
Comme nous l’évoquions ce matin, il se développe aujourd’hui et pour faire face aux besoins qui demeurent très grands, de nouveaux métiers dont la fonction est de venir en aide aux personnes âgées handicapées. Ce sont par exemple des métiers d’auxiliaire de vie, d’aides ménagères dont le rôle dépasse souvent le strict but initial qui leur était assigné.

On comprend aisément que leur présence quotidienne près de la personne âgée, que le partage de son intimité, vont au fil du temps, complexifier la relation et méritent d’être soutenus et encadrés pour –entre autre- déjouer les pièges relationnels ( d’ identifications massives ou de relations hostiles par ex. ) et que ceux-ci restent professionnels.

Il convient, en effet, que l’altérité de chacun soit préservée, autant celle de la personne âgée que celle de la personne qui vient l’aider. Chacun doit être à sa place, une juste distance doit être trouvée, pour éviter les pièges « du trop ou du pas assez », relations fusionnelles ou faites d’indifférence ...  qui se révèlent à l’usage aussi délétères pour la personne aidée.

L’ingratitude des tâches des soignants, le manque de personnel, l’insuffisance de formation du personnel, ou leur disqualification, en institution comme au domicile, peut conduire à faire oublier que derrière chacun des corps déformés et ridés, il y a un humain avec ses désirs et sa vie. Poussée à l’extrême, la violence de ces situations, correspondent à ce qu’on appelle aujourd’hui la maltraitance des personnes âgées.

Toutefois, la maltraitance des personnes âgées n’est pas exclusivement le fait des institutions , celle-ci peut se produire aussi au sein des familles. Les liens filiaux ne sont pas toujours faits que d’amour ...il y a aussi la haine ! La famille est un ensemble très complexe, théâtre de grandes passions et quelquefois de drames. Quand les rôles des uns et des autres se renversent, quand les enfants deviennent un peu en quelque sorte les parents et ces derniers dépendants de ceux qu’ils ont fait naître, on repère là des phénomènes sensibles qui peuvent vite déraper...du manque de soins jusqu’à la maltraitance...Ce phénomène était jusque là confiné dans le domaine du privé et soigneusement caché du public. On considère aujourd’hui de plus en plus qu’il s’agit d’un problème important qui risque de s’accroître compte tenu du vieillissement rapide de la population.
Vous le savez probablement, comme pour d’autres types de violence, la maltraitance des personnes âgées comporte des violences physiques, sexuelles et psychologiques, tout comme un manque de soins. Les personnes âgées sont de surcroît, particulièrement vulnérables au risque d’extorsion de fonds : des proches ou des soignants indélicats, pouvant utiliser leur argent et leurs ressources à mauvais escient.

Bien que je ne sois jamais sure de la valeur heuristique des conseils, qui glissent quelquefois comme de l’eau sur les plumes d’un canard, je tenterai quand même ici quelques recommandations :

  • appréhender la personne, âgée ou pas d’ailleurs, à travers son histoire, son passé, ne pas se limiter aux symptômes actuellement présents, mais considérer l’homme à travers son parcours,

  • porter un regard bienveillant, dépourvu de jugement, d’a-priori sur l’Autre,

  • établir une relation authentique avec lui, avec elle, en reconnaissant les sentiments qu’il nous inspire, en admettant qu’on est jamais indifférent à un patient

  • s’impliquer avec le souhait d’accueillir l’autre dans ce qu’il veut nous dire ou nous taire, nous montrer ou nous cacher,

  • être sensible aux ressources disponibles des personnes, mettre en évidence les aptitudes restantes du sujet âgé... plutôt qu’en souligner les pertes...Ces attitudes, jamais acquises , toujours à travailler, sont là des attitudes que je qualifierais de soignantes , de propices à la rencontre.


Pour ne pas terminer sur une note trop pessimiste, je voudrais quand même vous dire, qu’il y a des familles qui assurent avec bonheur, la prise en charge de leurs aînés, nous en rencontrons aussi à l’hôpital... Même si , à juste titre, on évoque souvent du fait des conditions de vie actuelles, de l’ urbanisation, de l’habitat, de l’ éloignement géographique, du travail des femmes... une dissolution des liens familiaux, notamment de l’aide aux aînés, il convient quand même de rappeler qu’il y a des cas où les enfants jouent ce rôle qu’on appelle d’aidant naturel avec bonheur et sérénité.

Pour conclure enfin cette journée, je me suis prise à espérer, si vous me le permettez, qu’on voit moins dans les hôpitaux, à domicile, de vieillards qu’on lève, qu’on lave, qu’on soigne, qu’on gave, en ne leur demandant parfois rien, en supposant que tout cela est bon pour eux...

Gageons enfin que des journées comme celles-ci, organisées par la Pastorale de Santé de l’Essonne, contribueront modestement à sensibiliser l’opinion sur cette question délicate du vieillissement , de la place et de la fonction de nos « vieux » dans notre société et nous aideront à inventer, à négocier d’autres liens, d’autres façons de prendre soin de nos aînés qui préservent leurs capacités de créer...
Martine BUTAT

JUIN 2005




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