Programme et problématique Le projet des TraAm Le projet de «moment numérique»





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Les TraAM




Introduction à la place de l’Eglise au Moyen Âge









Comment expliquer la force du sentiment religieux au Moyen Âge ?




Programme et problématique





Le projet des TraAm
Le projet de « moment numérique » dans le cadre des TraAM s’est centré sur l’utilisation du logiciel d’image interactive Xia. Le « moment numérique » a une durée limitée, moins d’une heure, correction comprise. Ce temps court et l’utilisation d’un outil numérique a permis de réfléchir sur la plus value du numérique dans la pratique d’une pédagogie différenciée. Ce projet est le fruit d’un travail collectif, entre le professeur concepteur et les professeurs testeurs des académies de Versailles, Strasbourg et Aix-Marseille.
Une introduction à la séquence sur la place de l’Eglise au Moyen Âge
Le « moment numérique » présenté ici porte sur la première séance - la découverte du sentiment religieux- de la séquence sur la place de l’Eglise en classe de 5ème. Cette séquence utilise comme fil directeur l’abbaye du Mont-Saint-Michel pour aborder l’Eglise dans ses trois dimensions : « la communauté des fidèles et sa religiosité, l’institution hiérarchisée et son rôle social et politique, les édifices du culte dont les œuvres d’art », Fiche Ressource Eduscol (http://cache.media.eduscol.education.fr/file/college/63/3/College_Ressources_HGEC_5_Hist_05_PlaceEglise_152633.pdf).
Pour la première séance, la ressource utilisée – une enluminure représentant le Mont-Saint-Michel extraite des Très Riches Heures du duc de Berry – est issue du site du Musée du Louvre via le portail Eduthèque. Le choix d’un document source permet de répondre à la problématique du programme, « celle du sentiment religieux qui est observable au travers des pratiques [dans notre contexte, un pèlerinage et la vénération des reliques] à l’intersection de l’organisation de la vie religieuse par les clercs et de l’expression populaire de la foi », Fiche Ressource Eduscol. Un questionnement simple est ainsi posé aux élèves : comment expliquer la force du sentiment religieux au Moyen Âge ?
Capacités
L’objectif principal de ce moment numérique est la mise au travail autonome des élèves et le développement d’un esprit critique sur une image du Moyen Âge. Les principales capacités mises en œuvre dans cette séance sont les suivantes :

- se repérer dans le temps et dans l’espace ;

- comprendre et analyser une image du Moyen Âge ;

- s’informer de manière autonome grâce à l’outil numérique ;

- faire preuve d’esprit critique en émettant des hypothèses.
Le « moment numérique » permet aux élèves par la construction d’un raisonnement autonome de répondre à la problématique de la séance. Pour permettre la réussite de tous, plusieurs onglets sont mis en place dans le cadre de la séance. Les « aides » et les « aller plus loin » personnalisent le questionnaire des élèves : ils guident les élèves en difficultés et permettent aux élèves plus avancés dans leur questionnaire d’approfondir leur raisonnement.
Documents d’accompagnement :
- Fichier SVG de l’image active sur le Mont-Saint-Michel

- Fichier html5 de l’image active sur le Mont-Saint-Michel

- Questionnaire donné aux élèves

- Document d’accompagnement du professeur
Extrait du programme de 5ème (B.O. n°32, 28 août 2008)

Connaissances :

On fait découvrir quelques aspects du sentiment religieux. La volonté de l’Eglise de guider les consciences (dogmes et pratiques, luttes contre l’hérésie, inquisition…) et sa puissance économique et son rôle social et intellectuel (insertion dans le système seigneurial, assistance aux pauvres et aux malades, universités…) sont mises en évidence.
Démarches :

L’étude est conduite à partir :

- de l’exemple au choix d’une abbaye et de son ordre religieux masculin ou féminin ;

- de l’exemple au choix d’une église romane et une cathédrale gothique, dans leurs dimensions religieuses, artistiques, sociales et politique ;

- de l’exemple au choix d’une œuvre d’art : statuaire, reliquaire, fresque, chant…

- de l’exemple au choix d’un grand personnage religieux, homme ou femme.
Capacités :

- Connaître et utiliser les repères suivants : l’âge des églises romanes (Xe-XIIe siècle) et l’âge des églises gothiques (XIIe-XVe siècle)

- Raconter quelques épisodes de la vie d’un grand personnage religieux, homme ou femme.

- Décrire une abbaye et expliquer son organisation.

- Décrire une église.







Ressources







Bibliographie
- J. BASCHET, « La Chrétienté médiévale », La Documentation française n°8047, 2005.

- TDC « L’église médiévale », Scéren-CRDP, n°898, 2005.

- Connaissance des Arts, « Le Mont-Saint-Michel », 2004.

- J.L. LEGROS, Le Mont-Saint-Michel, Architecture et civilisation, Scéren-CRDP Basse-Normandie, 2005.
Sources des documents utilisés pour le moment numérique
- Pour le document principal :


- Pour les documents illustratifs :

  • Pour l’enluminure « Le songe d’Aubert » : Connaissance des Arts, « Le Mont-Saint-Michel » (page 8).

  • Pour l’extrait du poème « Le songe d’Aubert » : J.L. LEGROS, Le Mont-Saint-Michel, Architecture et civilisation (page 115).

  • Pour le crâne percé d’Aubert, photographie personnelle prise en 2012 dans la cathédrale d’Avranches en Normandie.




Mise au point scientifique







L’étude de l’enluminure présentant l’abbaye du Mont-Saint-Michel extraite des Très Riches Heures du duc de Berry (XVe siècle) permet de présenter aux élèves les principales représentations médiévales qui accompagnent la domination de l’Eglise.
Le spirituel et le charnel
L’articulation du spirituel et du charnel est une grille de lecture omniprésente. La personne humaine comme la société sont structurées par cette dualité : le corps et l’âme s’unissent pour former la personne humaine et c’est ensemble qu’ils peuvent se sauver ou se perdre ; la société est du point de vue ecclésial gouvernée par sa partie spirituelle – les clercs – et reproduite par sa partie charnelle – les laïcs. Cette articulation est une condition décisive pour justifier la domination de l’Eglise : la prééminence des valeurs spirituelles lui permet de s’arroger le droit de gouverner et s’incarne dans la matérialité de ses immenses possessions (entre le quart et le tiers des terres cultivées).

La position de l’abbaye du Mont-Saint-Michel permet de montrer à la fois cette articulation et cette hiérarchie. Au somment du mont Tombe, au plus proche du ciel, l’abbaye domine le village en contrebas et toute la baie du Couesnon. Elle incarne dans la pierre la domination du spirituel, couronné à son sommet par le combat de l’archange face au dragon. La présence des bateaux échoués dans la baie et du village en contrebas de l’abbaye permettent de montrer l’articulation du spirituel et du charnel, Les laïcs venant en pèlerinage à l’abbaye en quête de leur salut.
La quête du salut
La quête du salut est l’espérance de chaque fidèle et la justification ultime en vertu de laquelle l’Eglise prétend guider la société. Cette quête implique un ensemble de représentations à la base de l’univers mental médiéval : le monde des vivants est inconcevable sans l’au-delà et la perspective du Jugement dernier. Cet au-delà se précise au cours du XIIe siècle avec l’affirmation du Purgatoire (J. Le Goff) où les âmes imparfaites sont purifiées afin de pouvoir accéder au paradis.

Le poids de l’au-delà implique l’omniprésence de critères moraux qui qualifient toute action humaine comme bienfait ou péché. Le monde est le lieu d’une guerre sans merci entre le Bien et le Mal et tous les événements – bibliques ou historiques (rappel des donations au Mont après la victoire d’Hastings par Guillaume le Conquérant ou la construction de la Merveille par Philippe Auguste après la conquête du duché de Normandie ; résistance du Mont-Saint-Michel face aux Anglais pendant la guerre de Cent ans) – sont autant de batailles décisives entre Dieu et Satan. Le combat de l’archange face au dragon prend alors tout son sens. Cette dualité du Bien et du Mal permet de faire valoir l’indispensable médiation de l’Eglise : les sacrements permettent, en dépit du poids du péché originel et des tromperies de Satan, de faire son salut.
Les cadres temporels et spatiaux
Les cadres spatio-temporels constituent les aspects fondamentaux de l’organisation de la société médiévale et de ses représentations.
- Entrelacement de la chronologie et de la répétition

D’une part, le christianisme impose une conception linéaire du temps, se déployant depuis son début (la Création) jusqu’à son terme (le Jugement dernier) en passant un point charnière et historique (datable) : l’Incarnation du Christ. Cette historicité chrétienne comporte de fortes limites : le futur est projeté dans l’au-delà, vers l’horizon eschatologique du Jugement dernier (d’où la présence de l’archange Michel au sommet de la flèche de l’Eglise abbatiale), tandis que le présent n’est conçu que comme la fin du monde.

D’autre part, un temps cyclique s’impose dans la pratique. Ce temps est également dominé par l’Eglise qui en maîtrise les rythmes : ceux la journée scandé par les cloches, ceux de la semaine scandé par le dimanche, ceux de l’année avec le calendrier liturgique sur lequel se greffe les redevances dues au seigneur lors des fêtes principales.
- Combinaison du local et du l’universel

Les cadres spatiaux ont une importance encore plus grande : c’est en termes spatiaux que l’on a défini la réorganisation sociale des XIe et XIIIe siècles (processus de l’« encellulement », R. Fossier). La domination seigneuriale se caractérise par l’exercice conjoint d’un pouvoir de commandement sur les hommes et d’un contrôle exercé sur les terres, ce qui implique une fixation tendancielle des hommes au sol. Or l’Eglise contribue de manière décisive à la polarisation de l’espace féodal. D’une part, c’est autour des églises et des cimetières que s’opère le regroupement des populations. D’autre part, l’Eglise multiplie dès le haut Moyen Âge, la fondation de grands sanctuaires où sont vénérées les reliques des saints.


Les pèlerinages dans l’ouest de la France, Le Mont-Saint-Michel, architecture et civilisation, J.L. Legros, Scérén-Crdp Basse-Normandie, 2005.
Cependant, la chrétienté féodale se définit à l’échelle du continent comme un gigantesque corps doté d’une ample homogénéité de civilisation. La centralisation pontificale comme la célébration eucharistique assurent concrètement et symboliquement sa cohésion.




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