I. francisco amoros (1770-1848)





télécharger 38.94 Kb.
titreI. francisco amoros (1770-1848)
date de publication07.10.2017
taille38.94 Kb.
typeManuel
h.20-bal.com > documents > Manuel
les pioniers du début du 19e s.

et leur gymnastique
L'idée d'une éducation corporelle par une gymnastique systématique est liée aux critiques de la fin de l'ancien régime et au mouvement démocrate de la période révolutionnaire. Cette position politique des pratiques gymniques va devenir, après 1815, marquée du côté des libéraux, des républicains, des bonapartistes et plus tard des socialistes. De par son origine, la gymnastique corporelle est du côté des progressistes.
Après 1815, les pédagogies de l'exercice physique sont pensées et pratiquées pour la première fois par des spécialistes qui pour la plupart sont d'anciens militaires d'origine modeste et qui se sont fait des experts dans ce domaine.

Quelques médecins, pour la plupart aussi issus de l'armée, collaborent avec ces nouveaux experts, mais quelque part ces médecins voudraient diriger ces pratiques.

Tout cela aboutit à une situation où tout le monde y gagne :

  • reconnaissance symbolique pour les médecins.

  • les gymnastes progressent.

  • la gymnastique va se diffuser et gagner en représentation culturelle.


Les gymnastiques sont nées à l'extérieur du cadre scolaire, sous la double influence des sociétés de gymnastique et de la tradition militaire.

I.francisco amoros (1770-1848)



Amoros était un intime de la cour d'Espagne. Il s'est réfugié en France en 1813 à la chute de la royauté espagnole.
Dans l'académie de gymnastique qu'il avait créée à Madrid, il proposait des exercices classiques comme l'équitation et l'escrime, mais aussi des exercices aux agrès.
En 1817, il soumet un plan d'éducation physique à la ville de Paris. L'expérience sera menée à l'essai dans les collèges royaux de Paris et avec les pompiers.
Le 25 octobre 1820 est inauguré le gymnase normal de Grenelle.

C'est un établissement à la fois civil et militaire où l'on peut venir pratiquer la gymnastique sous la direction d'Amoros.

Amoros dirigea l'établissement de 1820 à 1837.
Amoros est considéré comme le père de l'éducation physique en France.

Il publie son ouvrage majeur en 1830 : « Manuel d'éducation physique gymnastique et morale ».
définition de la gymnastique par amoros :

«  La gymnastique est la science de nos mouvements, de leur rapport avec nos sens, notre intelligence, nos sentiments, nos mœurs et le développement de nos facultés. Elle comprend la pratique de tous nos exercices qui tendent à nous rendre plus courageux, plus intrépides, plus forts, plus industrieux, plus adroits, plus véloces, plus souples ou agiles. »
Amoros est un héritier des Lumières. Il évoque la raison pour fonder sa gymnastique, et il invoque la science pour fonder la pratique gymnique : « Si la gymnastique est la science raisonnée de nos mouvements, il faut que nous connaissions la manière de les faire, les admirables ressorts dont la nature nous a pourvus et le parti que nous pouvons tirer de nos étonnantes qualités. »

Pour Amoros, il s’agit à la fois de connaître scientifiquement le fonctionnement du corps humain, mais aussi de connaître mécaniquement les mouvements pour les utiliser de manière optimale mais aussi pour les combiner dans une gymnastique raisonnée.
Le déroulement d’une leçon d’éducation physique pour Amoros est le suivant :

  • Exercices d’ordre et de mise en rang.

  • Exercices élémentaires :

  • exercices gradués de bras, jambes, tronc avec des variations de rythme.

  • exercices de musculation avec boulets, poids, haltères, barres.

  • exercices de lutte 3 ou 4 fois par an.

  • Exercices complexes qui nécessitent un matériel lourd et des installations importantes : agrès, portique, sauts, grimpers.


La gymnastique d’Amoros a une forte origine militaire.

Cette influence va être subie tout au long du 19e s.
L’école de Joinville est créée en 1852. Cette école formait des officiers et des sous-officiers qui seront de futurs maîtres de gymnastique.

Cette école était dirigée par le commandant d’Argy.

II.friedrich jahn (1778-1852)



La diffusion de sa gymnastique va s’étendre à tout l’outre-Rhin.

Elle a agit sur le plan physique mais aussi et surtout au niveau du sentiment national.

Cette gymnastique s’appelle le ‘Turnen’.
Le Turnen est le réalisme corporel, la virilité, l’éducation collective retrempant l’individu dans la culture de son pays, développant solidarité et sentiment national.

Cette gymnastique a été élaborée après la défaite de Iéna face à la France. Elle avait pour seul but de préparer la revanche.
Le Turnen est sensé restaurer la virilité du peuple et le sentiment national d’une manière très précise.

Pour Jahn, il faut rompre avec le raffinement de la vie mondaine : « La gymnastique doit rétablir l’équilibre entre le corps et l’esprit que la civilisation moderne a rompu ».
Jahn fonde donc sa gymnastique sur des exercices utilitaires : marches, courses, sauts, exercices d’équilibre, luttes, exercices aux agrès et natation (tout comme Amoros), et des randonnées.
Cette gymnastique va beaucoup se développer en Allemagne par la création de sociétés de gymnastique. C’est par l’intermédiaire de celles-ci que va se diffuser le message d’identité nationale qui caractérise le Turnen.
Le Turnen a souvent été présenté comme un des points déterminants de la victoire prussienne contre la France à Sedan en 1870.

Le but aurait été atteint par la gymnastique de Jahn.
Le Turnen va par la suite participer au développement de la gymnastique en France après 1870. Les Français vont s’inspirer de cette méthode apparemment efficace.

Le Turnen va donc favoriser l’encrage des sociétés de gymnastique sur le territoire français.
En France, la gymnastique fait d’abord son entrée dans l’institution scolaire de façon facultative.

Puis, en 1869, V.Duruy institue la gymnastique obligatoire dans les collèges et lycées de l’Empire.

En 1880, sous l’action de Jules Ferry, la gymnastique devient obligatoire à tous les niveaux de la scolarité.
La gymnastique d’Amoros est comparable à celle de Jahn au niveau des contenus proposés, mais quelque peu différente par rapport aux objectifs (notamment sur l’idée de sentiment national).

III.clias (1782-1854)



Clias est d'origine suisse. Il a reçu une éducation sérieuse. Il est devenu précepteur dans des maisons bourgeoises en Suisse ; c'est là qu'il va expérimenter ses exercices de gymnastique.
En 1815, l'académie de Bern le nomme directeur des exercices physiques.

Il va décider d'exporter sa gymnastique dans des pays voisins comme la France et l'Angleterre.

Il aurait donné gratuitement à Paris les premiers cours de gymnastique de 1817 à 1819.

Il deviendra très vite le concurrent le plus sérieux d'Amoros.
En 1819, il publie son ouvrage majeur : « Gymnastique élémentaire ou cours analytique et gradué d'exercices propres à développer et fortifier l'organisation humaine. »
En 1843, il devient inspecteur de la gymnastique dans les écoles de Paris.
La gymnastique de Clias s’inspire des propositions d’Andry qui était un médecin du 18e s., doyen de la faculté de médecine de Paris, et qui avait proposé sa conception de l’exercice physique appliquée à l’enfant.

Clias s’inspire de cette pratique pour proposer certaines applications à l’orthopédie, en travaillant en collaboration avec un médecin.
La gymnastique de Clias est soutenue par 2 principes :

  • « La nature est le meilleur des maîtres ».

  • «  La gymnastique doit tendre à l’utilité dans le contexte précis de la vie en société ».

C’est une gymnastique sévère, dure, exigeante : « Il faut accoutumer les élèves à supporter la douleur avec patience et résignation. »
Les exercices qu’il propose ressemblent à ceux utilisés par Amoros et Jahn.

Cependant, il conçoit une classification différente de ces exercices. Au distinguo fait entre mouvements passifs et mouvements actifs, il substitue une autre classification :

  • les exercices des membres inférieurs.

  • les exercices des membres supérieurs.

  • les exercices compliqués (grimpers, lutte, natation, …).

IV.napoléon laisné (1811-1896)



Napoléon Laisné découvre la gymnastique pendant son service militaire.

Il participe à la construction d’un gymnase et d’agrès destinés à la pratique de la gymnastique.

Cela lui plaît et il devient donc directeur de plusieurs gymnases réglementaires.
Il est remarqué par Amoros qui va en faire un de ses collaborateurs.

Il va notamment devenir sous-inspecteur des travaux du gymnase normal de Paris qui fût fondé par Amoros.

Quand celui-ci va fermer, il va enseigner la gymnastique dans divers types d’établissements : des établissements scolaires et des établissements hospitaliers.

Il va participer à la formation des instituteurs.
Il va être parti-prenante dans la création de l’école de Joinville où il va terminer sa carrière en tant qu’inspecteur de la gymnastique militaire.

Parallèlement, il va être inspecteur de la gymnastique des écoles de Paris en 1873.
Laisné propose de différencier les exercices en fonction du public auquel il s’adresse.

Par exemple, il propose aux soldats des parcours et des activités adaptées en fonction de leur corps d’appartenance.

Pour les jeunes filles, il propose de la gymnastique, du chant, de la musique et de la danse : c’est la callisthénie.

Pour les scolaires, il utilise des exercices sans machines ni instruments présentés sous forme de devoirs, mais sans nier le côté amusement que peut avoir la pratique physique.
Comme chez Amoros, la leçon fait une large place au travail au sol (la ‘gymnastique de plancher’) et aux divers déplacements (sauts, courses).
Laisné avait la volonté constante de faire pratiquer la gymnastique à un public de plus en plus large : « Notions pratiques sur les exercices du corps appliqués aux différents âges » ; « Documents précis sur la marche de l’enseignement gymnastique » ; « L’application de la gymnastique à la guérison de quelques maladies ».
 Laisné explique sa démarche de la manière suivante :

« J’ai voulu que nos jeunes gens dans les lycées, dans les collèges, dans les écoles de tous ordres, les enfants même dans les familles, ne fussent ni moins robustes, ni moins lestes que nos soldats. »


V.antoine triat (1813-1881)



Triat découvre la gymnastique dans un contexte un peu différent de celui des 4 premiers auteurs. Il découvre la gymnastique dans le milieu du cirque. C’est là qu’il découvre le travail aux haltères.
Entre 1842 et 1846, il ouvre à Bruxelles un gymnase dans lequel il reçoit une clientèle aisée qui lance une mode.

Dès 1850, il ouvre un gymnase à Paris. Sur le fronton de ce gymnase est inscrit ceci : « Pour la régénération de l’homme ».

Avec Triat s’amorce le mouvement qui va faire de la gymnastique un commerce.
La méthode de Triat est basée sur un travail dosé, utilisant quasi-systématiquement les haltères, et dans une recherche explicite de la transpiration.

Il introduit en France les appareils de tirage. Il utilise ces appareils dans les gymnastiques orthopédiques et médicales.

Les affaires de Triat vont bien marcher jusqu’en 1879.

VI.eugène paz (1836-1901)



Paz découvre la gymnastique chez Triat où il guérit d’une infection nerveuse par les effets conjugués de la gymnastique et de l’hydrothérapie.

Il va consacrer sa vie à promouvoir l’exercice physique en créant un gymnase et en travaillant en relation avec le ministère de l’Instruction Publique.
Il crée en 1859 la Société des Amis de la Gymnastique.

Il ouvre son grand gymnase en 1865.
Il écrit beaucoup, et notamment dans le petit journal, ce qui permet la diffusion de ses idées.

C’est ainsi qu’il va attirer l’attention de l’opinion publique sur la nécessité d’une pratique de la gymnastique dans les lycées et les collèges : « Nous ne voulons plus de cette éducation homicide. Nos enfants dépérissent. La patrie est en danger. »
Dans le dernier tiers du 19e s., on va assister à une phase d’institutionnalisation.

La révolution industrielle fait émerger des populations ‘gênantes’ à la périphérie des villes, populations que l’on se doit de maîtriser par l’intervention de la police ou par l’éducation, et notamment l’éducation physique.

C’est ainsi que dès le 2nd Empire, Octave Gréard, directeur de l’enseignement primaire, va charger Paz de former les instituteurs.
En 1868, le ministre de l’Instruction Publique, Victor Duruy, charge une commission d’aller étudier les méthodes d’enseignement de la gymnastique dans les pays voisins, commission dont Paz fait partie. Paz va donc aller en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en Hollande pour voir comment la gymnastique y est enseignée.

Les travaux de cette commission vont être synthétisés dans un rapport qui porte le nom du responsable de la commission.

Ce rapport sera publié en 1868 et aboutira au décret du 3 juillet 1869 qui institue la gymnastique comme discipline obligatoire dans les collèges et lycées de l’Empire.
Paz a compris qu’il fallait utiliser la presse pour divulguer ses idées.

Il va publier une série d’articles où il dit que les femmes aussi doivent faire de la gymnastique.

Dès 1869, il lance un mensuel auquel sont abonnés tous les établissements scolaires : « Le moniteur de la gymnastique scolaire ».
En 1873, il crée l’USGF (Union des Sociétés de Gymnastique de France), dont la devise est : « Patrie, courage, moralité ».
Paz veut donner à la gymnastique ses lettres de noblesse.

Il cherche à donner légitimité à sa gymnastique en se séparant de la gymnastique acrobatique, de la gymnastique du spectacle (cirque).
La gymnastique doit être pratiquée dans un but de santé publique.

C'est pour cela qu'il propose avant-tout des exercices de plancher et qu'il privilégie les mouvements d'ensemble : « Ils ont pour but essentiel d'assouplir le corps, de le développer dans toutes ses parties, d'activer et de régulariser la circulation. »
Conjointement aux pratiques de gymnastique, Paz insiste sur les bienfaits de l'hydrothérapie et des douches froides.
La gymnastique de Paz a d'autres objectifs, notamment la préparation militaire : « Exécutés avec ordre et discipline, les mouvements de plancher et les courses réglées sont pour la jeunesse la meilleure initiation militaire et à la vie même du soldat. »
L'une des caractéristiques communes aux différentes gymnastiques est de vouloir avoir à la fois un but de santé, un but de préparation militaire et un but d'éducation.
Paz aura un poids prépondérant dans l'évolution institutionnelle de la gymnastique.

Il va travailler en collaboration avec le ministère de l'Instruction Publique qui sera rendu responsable en 1869 de la scolarisation de la gymnastique.

Paz a fait partie de la commission de travail du rapport Hillairet.

Sous la diversité des applications qu'il propose, on retrouve 2 finalités majeures :

  • une recherche de légitimité pour la gymnastique.

  • une sauvegarde des forces de la nation.

Le 19e s. est le siècle des révolutions, le siècle du réaménagement de l'Europe, mais aussi le siècle de l'apparition des nationalismes. Dans cette optique de nationalisme, la gymnastique tient une grande place car elle renforce le sentiment national.

conclusion



 Ces auteurs, qui sont placés à des hauts rangs institutionnels, vont avoir une grande influence dans le développement de la gymnastique.
Au cours du 19e s. émergent un ensemble de pratiques que l'on peut regrouper sous le terme générique de gymnastiques.
Jacques DEFRANCE – « L'excellence corporelle » (1987)

Defrance découpe le 19e s. en plusieurs parties :

  • 1815-1839 : Les gymnastiques sont le fait des premiers gymnasiarques (principalement Amoros). L’éducation physique demeure le terme des médecins et garde sa signification du 18e s. : les soins à donner aux enfants en bas âge.

  • 1840-1859 : On assiste à une légère poussée de la production littéraire relative à la gymnastique. L'approche proposée par les gymnastes est petit à petit rapprochée de celle des médecins, et on voit de nouvelles personnes s'intéresser à la gymnastique : militaires, hommes politiques et littérateurs.

  • 1860-1894 : On observe une forte poussée de la gymnastique en 2 temps.

Dans un premier temps (1860-1874), on a une accélération de la production de gymnastes. Paz crée en 1968 la première revue spécialisée : « Le moniteur de gymnastique ».

Dans un second temps (1874-1894), on assiste à une intensification des discours politiques. On voit se multiplier les ouvrages médicaux à propos de la gymnastique. Ces 20 années sont une période de diversification des productions qui marque l'apparition d'un champs spécifique.

  • 1894-1914 : on assiste à une croissance rapide du nombre de productions littéraires sur la gymnastique. On trouve 1/3 de textes médicaux ; 20% des écrits sont le fruit des militaires ; les écrits des gymnastes sont en diminution.

La gymnastique n'est plus uniquement la spécialité des gymnastes.
Au-delà de leur différence de contenu, toutes ces gymnastiques reposent toutes sur le même postulat : l'exercice physique a des vertus et ces vertus prouvent la nécessité de sa diffusion.
Dans un contexte a priori peu favorable à la gymnastique, les écrits des premiers gymnasiarques vont tous expliquer que la gymnastique a des vertus telles que la santé ou l'éducation. Mais chaque auteur va défendre sa propre méthode et rabaisser celles des autres, ce qui a tendance à décrédibiliser la gymnastique en général.

9877.doc /

similaire:

I. francisco amoros (1770-1848) iconLe mouvement physiocratique en france (1750 a 1770)
«secte» de Quesnay. Après 1770 les divergences entre les deux doctrines vont s’effaçant; jusque-là IL est facile de discerner la...

I. francisco amoros (1770-1848) iconDate importante dans l’histoire allemande 1848
Mars 1848) période qui va de 1815 (Congrès de Vienne) à 1848 (printemps des peuple), période à la fois de censure (décidée dans l’ensemble...

I. francisco amoros (1770-1848) iconFrance / Césaire / Panthéon
«les nègres libres» avant 1848 c’est le cas de Césaire et de sa famille; et puis ceux qui ont été libérés en 1848

I. francisco amoros (1770-1848) iconCours sur le droit de vote des étrangers
«suffrage universel». Le 5 mars 1848… Et IL y a un certain nb d’initiatives militantes cette semaine, qui font le lien entre 1848...

I. francisco amoros (1770-1848) iconUniversité San Francisco, Cumbay á

I. francisco amoros (1770-1848) iconAvec roy scheider, bruno cremer, francisco rabal, amidou, ramon bieri

I. francisco amoros (1770-1848) icon1749, l’Empire russe avait ouvert une représentation consulaire à Nice. En 1770
«folie gothique» : le Château de Valrose, aujourd’hui siège de l’Université de Nice

I. francisco amoros (1770-1848) icon2. Etui à message en vernis Martin s'ouvrant aux deux extrémités...

I. francisco amoros (1770-1848) iconLa constitution de 1848

I. francisco amoros (1770-1848) iconTiens bon la vague et tiens bon le vent Hissez ho ! Santiano Si Dieu...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com