Les grandes transformations intervenues en Europe de 1850 à 1914





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date de publication08.10.2017
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Les grandes transformations intervenues en Europe de 1850 à 1914
Dans la seconde moitié du XIXème siècle, la carte de l’Europe centrale et méridionale est profondément remaniée sous la pression des revendications nationales hongroise, italienne et allemande. L’Empereur d’Autriche doit accorder en 1867 une large autonomie politique à la Hongrie. Mais ce « compromis » ne résout pas la question des autres peuples. Plus au Sud, le Piémont-Sardaigne parvient à réaliser l’unité de la péninsule italienne, qui était divisée en de nombreux Etats depuis des siècles et qui subissait l’occupation autrichienne dans la plaine du Pô. Enfin, la Prusse unifie l’Allemagne en 1871, au prix de trois conflits avec ses voisins. La puissance industrielle et militaire de ce nouvel Etat bouleverse les rapports de force sur le continent et inquiète rapidement la France et la Grande-Bretagne. (cf. début du cours sur la Première Guerre mondiale).
I - De l’Empire d’Autriche à l’Empire d’Autriche-Hongrie.

L’histoire de l’Autriche s’identifie avec celle de la famille des Habsbourg qui depuis 1438 détient la couronne du Saint-Empire Romain Germanique. En 1804, François II réunit tous les Etats du Saint-Empire sous le nom d’Empire d’Autriche.

Il s’agit d’un vaste ensemble territorial au cœur de l’Europe : la famille des Habsbourg a ajouté à ses possessions héréditaires d’Autriche les deux royaumes indépendants de Hongrie et de Bohème, puis la Galicie (Pologne du Sud) et l’Italie du Nord (Lombardie et Vénétie). La conséquence de cette formation est une très grande diversité de peuples.

Au XIXème siècle, l’éveil des consciences nationales (sentiment d’appartenir à une nation) conduit les peuples dominés à réclamer leur autonomie, voire leur indépendance. Ces revendications semblent être satisfaites en 1848 lors du Printemps des Peuples, mouvement de contestations libérales et nationales.

Mais ces succès sont éphémères et dès l’été 1848 la réaction triomphe : échec des mouvements nationaux et échec du mouvement libéral.

Mais les défaites de la guerre d’Italie (1859, perte de la Lombardie) contraignent l’Empereur François-Joseph à faire des réformes. François-Joseph reconnaît des libertés aux Hongrois et il y a désormais à Budapest un gouvernement et un Parlement ayant autorité sur tous les territoires de l’ancienne couronne de Hongrie (Hongrie, Slovaquie, Transylvanie, Croatie). Le reste de l’Empire est sous l’autorité de Vienne (Autriche).

L’Empire est devenu une double monarchie : « l’Empire austro-hongrois ».
II - L’unité italienne.

1°) Le Piémont à la tête du Risorgimento.

En Italie, au lendemain de l’échec des révolutions de 1848, la volonté d’unité demeure, mais le temps des soulèvements populaires isolés est passé.

Désormais, la revendication nationale est prise en charge par le royaume de Piémont-Sardaigne (Nord de l’Italie), le plus dynamique des Etats du Nord industrialisés. Son roi Victor-Emmanuel II, monarque libéral, et son premier ministre Cavour, sont convaincus qu’en mettant fin au cloisonnement du pays (l’Italie est alors divisée en 8 Etats), l’unité favorisera le développement économique. C’est dans ce but que Cavour développe les transports par la construction de ports, de voies ferrées et de canaux. La réussite économique du Piémont lui vaut de nombreuses adhésions à son programme politique.

2°) L’unité par la guerre.

Le Piémont doit d’abord chasser l’Autriche qui occupe une vaste région du Nord-Est de l’Italie (Lombardie et Vénétie) et dont l’influence s’étend au-delà. Réaliste, Cavour demande l’aide de la France, qu’il obtient en échange de Nice et de la Savoie. En 1859, les troupes franco-piémontaises écrasent l’armée autrichienne à Magenta et à Solferino en Lombardie. Cette province est alors réunie au Piémont, auquel les Etats du centre votent à leur tour leur rattachement en 1860.

Une deuxième étape est accomplie par Garibaldi, patriote républicain déjà célèbre : en 1860, à la tête d’un millier de volontaires, il chasse le roi des Deux-Siciles et livre le Sud du pays à Victor-Emmanuel II. Ce dernier est proclamé roi d’Italie en 1861 par le premier Parlement national.

Enfin, l’unité s’achève grâce aux guerres menées par la Prusse : en 1866, celle-ci bat l’Autriche qui doit céder la Vénétie à l’Italie ; en 1870, la Prusse provoque un conflit avec la France qui rappelle donc son armée présente dans les Etats du pape pour les défendre. Rome devient officiellement la capitale de l’Italie en 1871.

3°) La construction nationale.

L’Italie est faite, mais une grande partie de la population n’a pas participé au mouvement ou s’y est montrée hostile. La communication est difficile car les dialectes sont nombreux. Le Nord, instruit, urbanisé et industrialisé s’oppose au Mezzogiorno (Sud), rural et massivement illettré. L’administration, l’école et le service militaire travaillent à forger un sentiment d’appartenance à la nation.

III - l’unité allemande.

1°) L’unité économique d’abord.

Contre l’occupation napoléonienne, les patriotes allemands s’étaient tournés vers l’Autriche qui avait créé en 1815 la Confédération germanique, composée de 39 Etats : présidée par l’Autriche, elle rassemble presque tous les Allemands, y compris ceux qui vivent dans l’Empire autrichien.

Mais ces Etats n’ont ni souverain ni Parlement communs. En 1833, le plus grand de ces Etats, la Prusse, décide de créer le Zollverein, c’est-à-dire une union douanière. Celle-ci englobe progressivement tous les Etats, tout en excluant délibérément l’Autriche. La Prusse, en pleine croissance industrielle et démographique, est au cœur de cet espace économique. A partir de 1840, conscient que le chemin de fer est facteur d’unité, le gouvernement prussien le développe dans l’espace allemand. L’Autriche, d’un poids économique plus faible, se trouve mise à l’écart.

2°) L’unité politique « par le fer et le sang ».

Après l’échec de la Révolution de 1848, l’aspiration à l’unité est renforcée par l’exemple italien. En 1862, le roi de Prusse, Guillaume Ier, nomme Bismarck chancelier. Ce dernier entend réaliser l’unité de l’Allemagne en utilisant l’arme de la force et de la diplomatie. Ainsi, avant de chasser l’Autriche de l’Allemagne, il s’assure de l’alliance italienne et de la neutralité française. La victoire du général von Moltke à Sadowa en 1866 consacre la supériorité de la Prusse en Allemagne : son armée, organisée et équipée, est celle d’une puissance industrielle capable d’utiliser les chemins de fer et le télégraphe. En 1867, Bismarck crée une Confédération de l’Allemagne du Nord, placée sous l’autorité de la Prusse.

Pour fédérer les Etats du Sud et cimenter l’unité avec une épreuve commune, Bismarck provoque une guerre avec la France qui s’inquiète de la puissance grandissante de la Prusse. Le 2 septembre 1870, l’armée française est battue à Sedan : Napoléon III est fait prisonnier. Le 28 janvier 1871, le roi de Prusse, Guillaume Ier, est proclamé empereur d’Allemagne dans la galerie des Glaces de Versailles. En mai 1871, par le traité de Francfort, l’Alsace et la Moselle sont annexées par l’Allemagne. Les populations n’ont pas été consultées, ce qui suscite en France une volonté de revanche.

Vocabulaire :

Mouvement libéral : mouvement de lutte contre un pouvoir absolu et pour le respect des libertés. Au XIXème siècle, ils sont inspirés de ce qui s’est passé en France durant la Révolution Française.

Mouvement national : mouvement de lutte contre une domination étrangère ou pour l’unité nationale.

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