L'électronique à l'origine de la floraison des technopôles





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LES TECHNOPOLES
L'électronique à l'origine de la floraison des technopôles
On compte aujourd'hui une cinquantaine de projets de technopôles. La plupart se réalise à l'initiative des collectivités territoriales, auprès de villes, grandes ou moyennes. On peut n'y voir qu'un substitut aux anciennes zones industrielles qui, avec la crise, se sont révélées caduques. En réalité, les technopôles participent à l'émergence de « nouveaux espaces industriels » qui, à tous égards, aussi bien dans leur production que dans leur localisation, ou dans leur architecture, ne peuvent plus se concevoir de la même façon qu'il y a 30 ans.
On distingue la technopole, au féminin et sans accent circonflexe (de polis ville), du technopôle, au masculin (de pôle). La technopole est une ville dont la base économique est faite d'activités de hautes technologies. La France en compte trois :

- Toulouse dont le caractère technopolitain tient à la place de l'aéronautique aérospatiale et de l'électronique;

- Grenoble dont les industries anciennes ont été le terreau des hautes technologies dans le domaine des constructions électriques électroniques et du nucléaire;

  • Paris sud qui forme un vaste croissant au sud-ouest de la capitale et qui rassemble d'importants centres de recherche scientifiques (CEA-faculté d'Orsay), des activités aérospatiales civiles et militaires, et des activités électroniques.


Dans ces trois cas, le caractère technopolitain ne provient pas d'une décision volontariste mais d'un développement progressif autour d'organismes ou d'entreprises qui ont pu être implantés là par décision politique (cf. la création du CEA, l'implantation de l'aéronautique à Toulouse ou du Centre d'Études nucléaires de Grenoble).
Les technopôles (avec accent) sont des parcs d'activités situés souvent à la périphérie des villes, où l'on tente d'implanter des antennes universitaires, des laboratoires de recherche, des entreprises, des organismes financiers, afin de créer des conditions propices à l'apparition d'innovations techniques et à l'éclosion de synergies entre les activités.
Les premiers technopôles, celui de la ZIRST de Grenoble (Zone d'innovation et de recherches scientifiques et techniques) et celui de Sofia Antipolis à proximité de Nice et de Cannes, ont connu des succès relatifs, de même que ceux qui se sont construits dans les grandes agglomérations et qui s'appuyaient sur les activités existantes comme à Montpellier ou Rennes. En revanche, la greffe n'a pas toujours connu le succès dans les villes de taille plus modeste.

III.3 Les exemples historiques de Silicon Valley et de la route 128
La Silicon Valley est l'une des plus anciennes et la plus grande des concentrations de production de haute-technologie. Ce nom est devenu un symbole, un modèle et une référence dans le monde entier.

A. La genèse de Silicon Valley
La Silicon Valley est un espace relativement réduit d'une quinzaine de kilomètres de large et d'environ cinquante de long, située au sud de San Francisco. Son noyau central se trouve entre Palo Alto et San José dans Santa Clara County (ce dernier terme est une unité territoriale que l'on peut assimiler à un département en France). Aujourd'hui ce nom est célèbre mais il ne fut utilisé pour la première fois qu'environ vingt ans après la naissance du centre d'activités. Autrefois, on disait « Palo Alto », « l'industrie électronique de la Côte Ouest », ou « Santa Clara County », car l'activité de cet espace était encore limitée et peu connue. C'est en 1971 qu'un journaliste, Don Hoefler, a publié dans « Electronics News » un article intulé « Silicon Valley ». Ce nom à la fois imagé et bien adapté, donnait à ce lieu l'authenticité irréfragable d'un mythe.
Dans les années 1940, Santa Clara County était une zone agricole tranquille, qui depuis la fin du XVIII, siècle, avait connu une certaine prospérité économique grâce à la fertilité du sol, mis en valeur par les colonisateurs ibériques. San José est la grande ville du « Comté » avec une population de 68 000 habitants (en 1940) et un centre économique doté d'une industrie alimentaire, de machinerie et de services. La seule communauté exceptionnelle était Palo Alto, une charmante ville universitaire de 20 000 habitants, à 35 kilomètres au nord de San José. L'Université y avait été fondée par la magnat du chemin de fer et sénateur Leland Stanford en 1885. Il fit don d'environ 20 millions de dollars à la nouvelle université ainsi que d'une ferme de 9 000 acres pour servir de campus. Comme nous allons le voir, cette petite enclave sera un élément essentiel pour la transformation de la région.
La naissance et la croissance de la Silicon Valley s'intègrent dans une logique industrielle en mutation, liée à plusieurs concepts : la division sociale du travail, l'organisation interne de la firme (division technique du travail), le marché du travail, et l'économie d'agglomération (éléments plus loin).
Cependant, à part ces aspects généraux de l'industrialisation contemporaine, chaque technopôle est un mélange de ces mécanismes logiques et d'une série d'événements individuels dont l'importance est loin d'être négligeable, surtout aux premières étapes de la croissance.
Parmi ces « facteurs de localisation isolés », nous retenons quelques points historico-économiques.
1°- D'abord, nous pouvons évoquer le rôle de l'Université de Stanford qui a créé un réseau de recherche. Fred Terman, professeur, puis vice-président à l'Université, a joué un rôle capital dans le développement de son établissement et de la « Silicon Valley ». L'ascension de Stanford - qui atteint le rang des meilleures universités américaines dès les années 1960 - favorisa le développement de l'industrie de la microélectronique et en retour la « Silicon Valley » contribua à la célébrité de l'Université. La conviction de Terman était que l'Université a besoin de développer d'autres relations avec le nouveau type d'industrie basée sur la science et la technologie. Il démontra aussi que l'industrie locale profiterait de cette relation. En 1951, il fonda le fameux « Stanford Industrial Park », qui lui permit de recruter des professeurs de haut niveau et de faire entrer de l'argent à l'Université par le biais de la location du parc. En 1955, les entreprises rapportèrent un demi-million de dollars, somme portée à deux millions en 1965, et à plus de sept millions en 1976. En 1981, les droits au bail et les locations de terrains ont donné 24 millions de dollars (18+6), recette directement utilisable par l'Université. En 1951, la première société qui a signé une location dans le parc était Varian Associates, suivie en 1954 par Hewlett-Packard. En 1955, sept sociétés se trouvaient dans le centre, puis 32 en 1960 et 70 en 1970. Les 90 entreprises locataires en 1980, qui emploient environ 25 000 personnes, sont toutes axées sur une activité de haute-technologie. C'est ainsi que le centre de recherche de Stanford a servi de modèle à de nombreux centres de haute-technologie développés aux Etats-Unis et dans le monde entier.
2°- Le deuxième élément à noter est la localisation des premières industries en électronique et plus particulièrement des entreprises produisant des semi-conducteurs. Ces sociétés en électronique ont favorisé la création d'une économie d'agglomération (au début à un niveau très modeste mais positif). La naissance de l'électronique a débuté en 1912 à Palo Alto ; Lee de Forest et deux chercheurs de la Federal Telegraph Company (une des premières firmes d'électronique) ont découvert les propriétés amplificatrices du tube à vide. Forest entretenait des liens avec l'Université et son travail était en partie financé par Stanford. Il est à la base d'un processus local d'industrialisation.
Géant de l'informatique et de l'instrumentation, Hewlett-Packard ou H.P. a connu le destin typique de la croissance californienne. Créée par deux étudiants de Stanford pour commercialiser un simple oscillateur (un modèle perfectionné par Hewlett), l'entreprise s'est rapidement diversifiée pour devenir le leader mondial de l'instrumentation et un fournisseur important d'informatique. La petite société de Dave Packard et de Will Hewlett se développe rapidement après sa création en 1938. Quatre ans plus tard, son effectif atteint une centaine de personnes et les ventes s'élèvent à plus d'un million de dollars. En 1950, les 200 employés fabriquent 70 produits différents avec un chiffre d'affaires de 2 millions de dollars. En 1985, H.P. emploie 84 000 personnes dans le monde et réalise un chiffre d'affaires de 6,5 millions, ce qui situe l'entreprise au 58, rang des sociétés américaines selon le classement du magazine Fortune. Le siège social de l'entreprise se trouve toujours au Stanford Research Park.
La période la plus dynamique de la croissance économique régionale est associée à la naissance d'une nouvelle industrie révolutionnaire: l'industrie des semi-conducteurs. William Shockley - Prix Nobel en 1956 - participe en 1947 à l'invention du transistor dans les laboratoires Bell (branche de R & D de l'American Téléphone and Telegraph). En 1955, il a fondé sa société, la Shockley Transistor Company, à Palo Alto, en réunissant autour de lui huit jeunes et brillants chercheurs des laboratoires de la côte Est, qui allaient constituer le noyau du développement de l'industrie des semi-conducteurs sur la côte Ouest. Ces personnes furent de toute évidence attirées par la renommée scientifique de Shockley. En 1957, à la suite d'un désaccord avec ce dernier, le « groupe des huit », avec l'aide de l'industriel Sherman Fairchild, fonda la première société à se concentrer uniquement sur le silicium : la Fairchild Semiconductor. L'entreprise de Shockley disparut peu de temps après mais son fondateur, avec Fred Terman, peut être considéré comme le co-fondateur de la « Silicon Valley ». Parmi les fondateurs de Fairchild, plusieurs d'entre eux quittaient leur entreprise pour de nouvelles sociétés : Aneleo, Union Carbide Electronics, Intersil, Intel. Mouvement qui donna naissance au travers de ce « spin-off » intense, à toute une descendance d'entreprises dont certaines continuent à prospérer. Selon Semiconductor Equipment and Materials Institute, en remontant l'histoire de plus de 80 firmes, on trouverait sur leur arbre généalogique, une origine liée à Fairchild (entre 1959 et 1983;).
3°- Le troisième élément est la présence des importantes installations militaires et aérospatiales dans la baie de San Francisco (comme la Moffett Field Naval Air Station à Mountain View). L'implantation de Lockheed au nord de la Californie fut aussi un événement prépondérant. Dans les années 1960, les achats de semi-conducteurs par les départements de la Défense américaine représentaient environ 40% de la production totale. Même si la part du marché militaire est relativement modeste aujourd'hui (environ 7% en 1988), il faut considérer que ce faible pourcentage représente la technologie la plus sophistiquée. Les ingénieurs et les scientifiques travaillant dans ce secteur (par exemple Lockheed employait 2 200 scientifiques en 1962) ont créé une force de travail hautement qualifiée. Dans la recherche gouvernementale, la Californie s'est taillée la part du lion depuis 30 ans.
A tous ces éléments on peut ajouter les avantages qualitatifs comme la douceur du climat et l'espace disponible. Ce sont des facteurs non quantifiables mais les enquêtes auprès des entreprises montrent qu'ils sont attractifs.
La Silicon Valley est devenue également une zone importante pour les investisseurs, essentiellement en capital-risque. Environ un tiers des plus grandes sociétés en capital-risque sont situées à proximité de Silicon Valley. Dans les années 1950 et 1960, il n'était pas vraiment difficile de trouver les fonds nécessaires au démarrage d'une entreprise de haute-technologie (la somme correspondait à un million de dollars environ). Les entreprises ont pu facilement entrer sur les marchés grâce à la nouveauté des produits ; l'importance de la commande publique (militaire), donc l'absence des coûts de marketing, a minimisé les risques. De ce fait, l'offre et la demande de capital-risque ont trouvé un bon équilibre.
La Silicon Valley a fait naître également une nouvelle idéologie car les succès de certaines personnes ont été très médiatisés. Les exemples sont nombreux, le plus cité est celui de Steve Jobs et Steve Wozniak, les créateurs d'Apple. La légende est très connue : deux jeunes passionnés d'informatique mettent au point en 1974, un premier appareil Apple Due, qui connait très vite le succès et la faveur des banquiers. Grandie très vite, la jeune entreprise de génie emploie en 1987 plus de 6 000 personnes et réalise un des meilleurs ratios de toute l'industrie américaine, avec un chiffre d'affaires moyen par employé supérieur à 400 000 dollars. Après le départ de Steve Jobs - qui a commencé une nouvelle aventure avec Next, le micro du XXI siècle l'entreprise est entrée dans l'âge adulte, a créé Macintosh et s'installe avec force sur le marché de la micro. Cet idéal de création, d'innovation et d'argent est tout à fait compatible avec la culture américaine dominante. Cette dimension idéologique ne doit pas être sous-estimée, elle a contribué à un climat de stimulation et de compétition qui fait partie du visage technopolitain.


B. Le modèle de croissance à Silicon Valley
L'emploi dans l'industrie des semi-conducteurs à Silicon Valley s'est considérablement développé entre 1964 et 1985 : 1 178% en 22 ans ! Parallèlement, le nombre des entreprises dans la branche est passé de 7 à 136. Cette expansion de la production de semi-conducteurs s'était accompagnée d'un développement industriel en amont et en aval, aidé par la formation d'une économie d'agglomération. Tous les secteurs de haute-technologie sont liés d'une façon ou d'une autre, à l'industrie des semi-conducteurs, soit comme producteur, en offrant un produit, soit d'une manière directe ou indirecte comme consommateur de produits finis. L'emploi lié à la haute-technologie était multiplié par dix entre 1962 et 1982, tandis que les autres industries restaient stagnantes.
La contribution de la production des semi-conducteurs dans l'ensemble des branches de haute-technologie est passée de 15,6% en 1967 à 22,3% en 1982. Le nombre d'emplois s'est accru de manière spectaculaire en dix ans (1972-1982) dans le secteur de la fabrication des ordinateurs, en étant multiplié par cinq. L'étude de Business Directories Inc. a identifié, en 1985, plus de 2 500 établissements appartenant aux activité de haute-technologie dans la Silicon Valley. L'économie d'agglomération de Silicon Valley a été davantage intensifiée par la croissance des villes locales. Cette population était la base d'un marché intensif du travail dans le secteur électronique. Au total, de 1940 à 1980, la population du Comté a augmenté de plus d'un million d'habitants et son taux de croissance est très supérieur à celui de la Californie et des Etats-Unis.
D'une part, une large gamme de cadres, ingénieurs et techniciens s'y établit, créant un marché local du travail très fluide, de haut niveau, d'une grande mobilité. D'autre part, l'immigration est forte, composée majoritairement d'Hispaniques et d'Asiatiques qui représentent une force de travail non-qualifiée et non syndiquée en nombre croissant. (17,5% de la population du Comté est hispanique et 7,8% d'origine asiatique). Silicon Valley possède donc une main-d'œuvre très particulière : technique, administrative, très qualifiée d'une part, et immigrée, non-formé d'autre part. Sur ces bases, les producteurs de semi-conducteurs construisent de nouveaux rapports salariaux (Scott, 1988).
L'urbanisation est fulgurante: en vingt ans (1955-1975), 325 000 nouveaux logements sont construits, soit 83% du parc total des logements existants en 1975. La croissance urbaine se fait d'abord autour de Palo Alto et de l'Université de Stanford, l'industrie électronique se développe alors dans les communes adjacentes de Montain View, Sunnyvale et peu à peu en direction du Sud vers Santa Clara et Cupertino. Très vite, les pouvoirs publics perçoivent l'importance de cette industrie naissante et opèrent une politique d'attraction en développant un immobilier industriel conçu pour ce type d'activités.

En 1950, San José devient le centre urbain de la Silicon Valley : sous la pression des propriétaires fonciers, des constructeurs, des aménageurs et de la communauté financière, la ville connaît une croissance très supérieure à celle des autres villes du Comté. Sa population est multipliée par trois entre 1950 et 1960. Dans les années 1960-1970, San José accueille plus de 50% de la population totale du Comté de Santa Clara. A la fin des années 1970, plus de 70 000 personnes travaillent à Palo Alto, mais parmi elles, seulement 1 1 000 y résident. San José joue le rôle de centre résidentiel de la vallée, elle est devenue la « chambre à coucher » de la Silicon Valley. Un fort déséquilibre se développe entre le nord qui concentre la population et l'industrie par rapport au Sud de la vallée restée zone naturelle. A ce phénomène s'ajoute dans les villes du Nord le développement de l'immobilier industriel tandis que se ralentit la construction de l'habitat. Le Comté n'offre plus assez de logements. Au total en 1980, il abrite environ 67 000 emplois contre 480 000 logements. Un déséquilibre spatial s'installe entre le Nord plus industrialisé et le Sud plus résidentiel. Les municipalités du Nord freinent la construction pour préserver la qualité de l'environnement pour les entreprises et les résidents.
Selon Anna-Lee Saxenian (1981) un mouvement anti-croissance s'organise dans la vallée. Si la population employée dans l'industrie électronique se caractérise par une faible politisation et reste peu organisée et revendicative dans son cadre de travail, en revanche, les résidents se mobilisent pour leur cadre de vie. Près de la moitié des nouveaux arrivant dans la région appartiennent aux strates sociales élevées. Fortement impliquée dans les structures associatives, cette société participe activement aux organisations politiques locales. La crise de l'urbanisation est directement perçue par la population résidente. La qualité de l'environnement s'est fortement détériorée, le paysage naturel a disparu, la vallée s'est transformée en zone d'activités et de parking, les extemalités négatives se sont accrues : pollution de l'air et de l'eau, congestion, coûts du logement, dispositions des espaces libres. Les revendications portent sur la redéfinition des espaces (industriels et résidentiels) et la limitation de la densité d'emploi. Les municipalités développent des actions pour maîtriser et gérer la croissance par des mesures de régulation qui dirigent les activités vers le Sud du Comté. Le mouvement social et la nouvelle politique urbaine ont contribué, à l'apparition d'un nouveau contexte économique local. Les entreprises locales sont confrontées à une croissance rapide de leurs coûts de production dans le Comté. Au manque d'espace s'ajoute de plus en plus le manque d'emploi : la population de main-d'œuvre qualifiée, essentielle pour la production électronique, devient de moins en moins accessible aux industriels. La décentralisation de la production hors de la région sera en partie une réponse au nouveau contexte économique et social de la région. Dans les années 1970, l'arrivée à maturation des technologies de la microélectronique permet une nouvelle logique d'organisation de la production industrielle. Le marché lui aussi a évolué : la croissance des entreprises, les coûts à l'entrée sur les marchés plus élevés, l'arrivée de nouveaux concurrents japonais et européens sur le marché international, nécessitent la recherche de nouveaux gains de productivité .
L'évaluation technique et économique affecte les différentes phases du processus de production. D'une part, les phases de conception technique et matérielle des circuits devenues très sophistiquées sont plus capitalistiques et moins accessibles aux petites entreprises, d'autre part, les phases de production (« wafer fabrication ») et d'assemblage test des semi-conducteurs, devenues standardisées tendent à être segmentées voire automatisées. Une nouvelle division spatiale des fonctions se développe .
En effet,
I°> Les opérations de production utilisant le travail peu qualifié sont délocalisées vers les pays d'Asie (Hong Kong, Corée, Malaisie, Singapour, Tî(iwan) qui deviennent des lieux de production.
II° Les régions semi-rurales de l'Ouest américain, à la main-d'oeuvre bon marché,

accueillent les fonctions d'assemblage. Michael Storper appelle ce phénomène les « travailleurs de ghetto-paysan en haute-technologie », ces derniers sont d'ailleurs majoritairement une force de travail féminine qui n'a aucune chance de trouver un autre emploi dans ces régions. (Essentiellement Washington State, Utah, Colorado, Arizona, Oregon). Les entreprises de Silicon Valley retiennent comme critère de localisation la distance de trois heures de vol aérien, ce qui montre l'importance de la communication entre les différentes étapes du processus de production.
III°. De nouveaux centres de conception apparaissent sur le territoire américain, à la suite de la saturation de Silicon Valley comme celle de la Route 128, et de la croissance de la demande. Ces nouvelles localisations sont généralement aidées par les contrats de la Défense ou par les Etats (Research Triangle).
IV°. Dans les années 1980, de nouvelles zones sont apparues, combinant la recherche et la production à grande échelle. Ainsi Texas-Phoenix-Tucson, Austin-San Antonio, Salt Lake City, avec leur marché du travail diversifié, sont devenues des centres industriels de haute-technologie avec des coûts plus accessibles que ceux de la Silicon Valley.

Aujourd'hui, Silicon Valley présente l'image d'un vaste complexe industriel diversifié de haute-technologie. On s'aperçoit qu'une large majorité des producteurs de semi-conducteurs se sont concentrés le long de la route 101, et d'une manière moins dense près de la route 17, dans les municipalités de Mountain View, Sunnyvale, Santa Clara, San José et Milpitas. Cet ensemble forme un espace relativement fermé, de 25 km de long où les producteurs sont associés à une grande variété de fournisseurs en amont et une non moins grande diversité de consommateurs en aval.
La production de semi-conducteurs est soutenue par tout un réseau de fournisseurs spécialisés et de sous-traitants, qui constitue l'un des lieux importants de l'économie d'agglomération dans la région. Ces fournisseurs et ces sous-traitants sont essentiellement des assembleurs, des concepteurs de circuits « maskmakers », etc. et sont en relation les uns avec les autres. Cette localisation fermée et de proximité prouve la présence de relations fonctionnelles entre les producteurs, les fournisseurs et les sous-traitants. La corrélation entre la localisation des producteurs de semi-conducteurs et celle des principaux clients les constructeurs d'ordinateurs) réduit le coût des transactions. La carte des localisations prouve cette particularité de la proximité spatiale. Mais si la croissance continuelle a provoqué l'apparition des économies d'agglomération, l'évolution de l'économie internationale, - l'entrée du Japon et de l'Europe dans la compétition - ont favorisé la séparation des fonctions et la délocalisation de certaines unités à la périphérie, pour économiser sur les coûts de production.
La Silicon Valley, spécialisée dans les fonctions de haut niveau, reste un centre attractif pour les fonctions administratives et de R & D des grandes entreprises. La qualité de son environnement technologique, la présence des services spécialisés, sa compétence en haute technicité continuent à exercer un fort pouvoir de concentration

dans la région.
Cette attraction est due essentiellement à une importante économie d'agglomération spécialisée - qui est basée sur un environnement où les transactions sont très intensives comme à la disponibilité de services très variés provenant des fournisseurs et des sous-traitants verticalement désintégrés, et la présence d'un marché du travail composé de personnel hautement qualifié et d'une main d'œuvre non qualifiée. Les établissements produisent des produits finis et semi-finis en quantité relativement faible comme les prototypes, en consommant des services très variés, en petite quantité selon des intervalles irréguliers. Tout ceci nécessitant un travail qualifié, ces entreprises ont des problèmes concernant les liaisons externes au niveau input-output. Dans ce cas, les relations sont flexibles et intenses. Ces éléments expliquent le regroupement des fabricants dans un espace commun réduit.
III.4 Les technopôles japonaises
1. Le plan japonais pour la fin du siècle
Devant le déclin des vieilles industries japonaises et le défi lancé par le « nouveau Japon » sur les marchés internationaux, le choix de l'industrie japonaise est clair : gagner la bataille technologique qui l'oppose à ses concurrents. Pour bien démarrer dans la compétition, elle a établi un plan industriel en six volets, comprenant les stratégies suivantes :
- des projets parallèles de recherche-développement,

- des alliances internationales stratégiques,

- le concept Technopolis,

- des réseaux de télécommunications,

- du capital-risque et des entreprises à risques,

- une promotion sélective des importations.
Ces stratégies peuvent être divisées en deux catégories : les stratégies « intérieures » et les stratégies « extérieures ».
Les stratégies « extérieures » sont les plus visibles pour les étrangers en raison de leurs liens avec le commerce international. Il s'agit essentiellement des alliances stratégiques (industrielles) et de la sélection des importations. Cette dernière intervention nippone est la plus controversée. Elle est conçue pour fermer les portes aux produits de forte valeur ajoutée qui menacent les industries naissantes et mise en place pour encourager les investissements, l'implantation d'usines et les importations de technologie. Evidemment, cette promotion sélective des importations est la faiblesse de la politique industrielle japonaise, car elle risque de compromettre la coopération internationale. En fermant ses portes aux produits à haute valeur ajoutée tels que les logiciels et les satellites, le Japon risque d'exacerber les tensions commerciales et de décourager les entreprises étrangères d'ouvrir des usines ou d'investir au Japon et les firmes étrangères ne porteront aucun intérêt aux technopoles du MITI. Si le Japon, croit réellement à la libre concurrence, il devra réviser son comportement par rapport aux importations et procéder à une véritable ouverture de ses marchés en accueillant les importations étrangères à forte valeur ajoutée, comme les usines et les investissements extérieurs.
Les stratégies « intérieures » visent à développer l'infrastructure « soft » du pays, constituée par la technologie, les centres de recherche, le capital-risque et les télécommunications. Les programmes du MITI sont conçus de manière à former une masse critique de chercheurs créatifs qui permettent au Japon de surpasser ses concurrents dans les activités de pointe.
Actuellement (1980-2000), plus de trente projets nationaux élaborent une large gamme de technologie de pointe, comme les super-ordinateurs, les nouveaux semiconducteurs, l'optoélectronique, la robotique, la biotechnologie etc.

Au début des années 1970, le Japon avait envisagé un vaste projet de réaménagement du territoire. Ce programme ambitieux s'articulait autour de la notion de pôle de croissance, développée par de nombreux auteurs depuis F. Perroux. Il s'agissait de créer de grands complexes industriels, hors des mégapoles de Tokkaido (Tokyo, Osaka, Nagoya), donc de décentraliser les unités de production. Ce programme s'inscrivait dans la logique du développement industriel de l'époque, basé sur les industries lourdes et chimiques, sur la production de masse d'une société industrielle. Depuis, le contexte économique, technologique et social, a changé. Ce qui a amené les japonais à établir un programme plus sophistiqué et mieux adapté à la situation. Ce nouveau projet est basé sur l'innovation nationale, par la création de centres de technologies, d'industries nouvelles, et la recherche et développement. Cette politique économique régionale est construite autour du concept de Technopolis.
Le Japon a présenté pour la première fois le concept de Technopolis dans le rapport Vision for the 1980s, qui proposait une nouvelle approche du développement régional. Les planificateurs ont mis l'accent sur la création d'un nouveau type d'infrastructure : nouvelles technologies, services d'information, capital-risque, réseau de télécommunications, professionnels compétents. Ce sont les idées, les individus et les services et non les grands équipements, qui forment le coeur de ce nouveau programme. De plus, les collectivités locales jouent un rôle essentiel dans la planification et la construction des technopôles, tandis que le MITI se limite à fixer les critères fondamentaux du programme et à fournir une assistance technique, des conseils, des incitations fiscales et des prêts de la JDB (Banque Japonaise de Développement).
Le terme de technopole (au féminin dans le sens japonais) a été créé par Toshiyuki Chikami, maire de Kurume. Prenant exemple sur sa ville, il s'est prononcé en faveur d'une renaissance des villes régionales sous la forme de nouveaux centres technologiques, ou technopoles, qui pourraient réduire l'écart entre les grandes villes et les préfectures de provinces. Dans le contexte de la transition du Japon vers la hautetechnologie, il pensait que les technopoles pourraient constituer les nouvelles capitales de l'information. Le mot technopole sonnait bien et l'idée allait dans le sens des efforts des planificateurs de Tokyo. Dans le rapport Vision for the 1980s, le terme avait été déjà brièvement mentionné.
En 1983, le MITI a établi les grandes orientations du développement. De plus, une loi a été promulguée (Loi du 16 mai 1983 sur les technopoles) qui a défini les règles de base-guidant la construction des technopoles. D'une manière générale, les technopoles doivent remplir plusieurs conditions. Chacune d'entre elles résultera de la rencontre d'unités industrielles comprenant des usines, des centres de distribution et de services, l'ensemble formant un complexe industriel de haute-technologie, d'universités et d'instituts de recherche et enfin une zone d'habitation agréable dotée d'installations culturelles et de loisirs. La technopole sera obligatoirement construite sur une zone limitrophe à la « ville-mère » (ville régionale de plus de 200 000 habitants) et au maximum à 30 minutes du centre en voiture et à une journée de voyage (aller-retour) au plus de Tokyo, Nagoya ou Osaka, ce qui les positionnera à proximité des moyens de transport efficaces et modernes (aéroport, TGV). La superficie couverte par une technopole ne doit pas dépasser 13 000 ha, soit environ la taille de la Silicon Valley. A la différence des principales villes japonaises, les technopoles seront construites dans de beaux sites naturels et conçues en harmonie avec les traditions locales et l'environnement naturel. Enfin, elles devront être achevées avant l'an 2000.

Le MITI a pris comme modèle la Silicon Valley californienne mais sans le reproduire purement et simplement, en le façonnant à la société japonaise. Le Comité Technopolis a identifié les facteurs de réussite des Américains, et a combiné cette expérience aux pratiques japonaises. En se concertant sur les institutions transportables et les processus d'innovation, les experts japonais espéraient éviter les obstacles qui se dressent lorsqu'on tente de reproduire des valeurs culturelles. Le Comité a examiné les principales villes de haute-technologie du Japon et a conclu que leur force résidait dans plusieurs facteurs : leur concentration d'universités et de laboratoires privés, leur facilité d'accès aux informations concernant la technologie et les marchés, leur maind'oeuvre hautement qualifiée, leurs systèmes de communications (transports) et de télécommunications, leurs réseaux de gestion et leurs relations individuelles. Ces observations sont fusionnées avec la politique économique japonaise pour mettre au point une stratégie planificatrice pour la réalisation des technopoles. Le plan représente trois éléments de base :
1> La politique en matière de recherche en haute-technologie I> Le programme de développement régional et urbain I> L'innovation industrielle et l'esprit d'entreprise.
La créativité dans la technologie est un but à long terme : elle concerne l'accélération du transport de technologie de Tokyo et d'autres grandes villes, vers les industries régionales. Au début des années 1980, se trouvaient encore à Tokyo, Kanazawa et Osaka, 80% des laboratoires privés, 70% des scientifiques et 60% des professeurs d'université. Le Comité Technopolis a recommandé la dispersion des activités de R&D dans les préfectures, qui représentent les 47 unités territoriales du Japon. Chaque technopole est chargée d'élaborer une stratégie régionale de R&D en fonction de ses industries stratégiques. Pour mener à bien ce programme de décentralisation et de renforcement de l'industrie locale, une enquête a été réalisée par le Japan Industrial Location Centeede Tokyo. Cette dernière a fait ressortir les raisons pour lesquelles une répartition régionale des activités de R&D est difficile
- difficultés pour obtenir l'information technique (29,4%) et les renseignements sur le marché (20,2%),

- manque de services relatifs aux activités de R&D (14,2%),

-communications difficiles avec le siège social des organisations (l@,6%),

-faiblesse des stimulants pour la concurrence

- refus des chercheurs et des ingénieurs de s'installer en province (7,8%),

- difficultés pour recruter du personnel qualifié (5,2%).
Pour surmonter ces obstacles le MITI a donc décidé de constituer un marché de l'information technologique et commerciale, le « Techno-Market ». Il s'agit d'organiser en réseaux informatiques « on line », les canaux par lesquels S'effectuent la collecte et le traitement des données. En effet, l'essentiel de l'information est regroupée dans les trois mégalopoles japonaises. Ces réseaux, en organisant le déplacement de l'information vers les provinces, permettraient d'alimenter les entreprises locales, les centres de recherche, en trois grands types de données :
I> Un index des entreprises qui appartiennent ou non au « Techno-Market », susceptibles de collaborer à des recherches conjointes
I> Une information technologique (savoir-faire, nouveaux produits, etc.) concernant chaque branche industrielle ;
I> Un fichier à jour des marchés sur lesquels les produits fabriqués sont commercialisables.
L'adhésion au « Techno-Market » oblige les membres, en plus de cotiser, de souscrire au code de déontologie qui garantit le secret de l'information, qui une fois dévoilée, peut être copiée à peu de frais. Le siège social de cette organisation, située à Tokyo est déjà relié à Osaka et aux représentations préfectorales des technologies de Hamamatsu, Toyoma et Kumamoto, qui réunissent selon les hauts fonctionnaires du MITI, les conditions optimales pour la réussite du projet.
Depuis, toutes les technopoles sont connectées. Le MITI a été aidé par des capitaux privés pour constituer le fonds de roulement nécessaire au bon fonctionnement du réseau de circulation auquel, au terme fixé àl990, cinq mille entreprises devraient participer. La systématisation du « Techno-Market » est activement animée par le MITI, car elle représente un des pilliers de la réussite du Programme Technopolis : un moyen indispensable pour accroître les possibilités de contact, la circulation de l'information, la coopération entre industries de tailles et de domaines différents, entre ces industries et les structures de recherche.
Le deuxième élément constituant le plan Technopolis et le nouveau programme de développement régional - qui est différent dans ses principes des précédents programmes - prépare la nouvelle société « informationnelle » (basée sur l'individu, la technologie, l'information et la communication). Au lieu de se concentrer uniquement sur la technologie, il propose la création de villes entièrement nouvelles, avec des zones de reche;che, des universités, des centres technologiques, des logements, des espaces verts et de loisirs, et des activités culturelles. Le but est de créer un environnement dans lequel les citoyens deviendraient créatifs et polyvalents.
Le troisième élément du plan est lié à l'esprit d'entreprise. Le MITI, en collaboration avec les préfectures, a identifié les industries locales stratégiques qui formeraient le noyau de leur économie au XXI siècle. Chaque région (préfecture) a analysé ses forces et ses faiblesses comparatives pour déterminer où se trouvaient leurs meilleures chances de réussite. Les données suivantes étaient estimées : main-d'oeuvre, réseaux de transports et télécommunications, tendances des investissements lourds, revenus agricoles, services municipaux, incitations locales à la R&D et à l'implantation industrielle, universités, programmes de formation et protection de l'environnement.


1. La Cité Scientifique d'Ile de France Sud
Parmi les nouveaux espaces industriels fondés sur la haute-technologie, la Cité Scientifique d'Ile-de-France est la plus importante. Dans l'économie nationale, la région Sud de Paris a joué un rôle prépondérant depuis le XVII, siècle. La création des liaisons de transport (ligne de Sceaux) et la dislocation des centres de recherche et d'enseignement ont été déterminants pour l'évolution économique de la zone. La Cité Scientifique regroupe 90 communes et 1 200 000 habitants. Elle couvre une surface énorme d'environ 500 k M 2 et concerne un territoire qui va de Saint-Quentin-enYvelines à Evry, 50 kilomètres de long et 12 kilomètres de large. Cet espace se trouve dans la « deuxième couronne » de la banlieue parisienne. Sa frontière au nord est la « petite couronne » qui a connu un développement rapide au début du siècle, basé sur les industries de production de masse (automobile, machines-outils, biens d'équipements, etc.) et une urbanisation très dense. Cette concentration industrielle et urbaine a provoqué des effets externes négatifs sur l'environnement local. Cette situation favorise la naissance de la Cité Scientifique qui coïncide avec la planification urbaine plus rigoureuse des années 1960 et l'apparition du SDAU (Schéma Directeur d'Aménagement et d'Urbanisme) de la région parisienne.
La deuxième couronne se compose d'un tissu urbain varié. Les villages et les hameaux qui témoignent de la vie rurale du XIX siècle sont aujourd'hui valorisés comme centres-villes. L'habitat pavillonnaire occupe la plus grande partie du territoire urbanisé. L'habitat collectif est très fortement représenté à Massy, Antony et aux Ulis mais également dans les villes nouvelles comme les centres anciens mais dans d'inégales proportions. Les zones d'activités se développent en périphérie des plus grandes agglomérations. Cette zone apparaît donc fortement contrastée. Les valeurs exprimées dans le SDAU s'appuient sur le concept de « qualité de vie » et à travers deux options : la « ceinture verte » et les « zones naturelles d'équilibre ». L'accessibilité de la zone est commode. A l'heure actuelle, le réseau radial est encore prédominant aussi bien au niveau des autoroutes que des transports en commun. La ligne RER relie actuellement cette zone (partant de Saint-Rémy-les-Chevreuse, en passant par Orsay, Palaiseau et Massy) à Paris Quartier-Latin et même plus loin, traversant Paris jusqu'à l'aéroport de Roissy. Cette ligne a été appelée « ligne intellectuelle » parce qu'elle a amené les chercheurs, les professeurs et les cadres des zones résidentielles dispersées aux laboratoires et universités concentrés à Paris.
Comme le montre la carte, les autoroutes A6 et AIO (axe nord-sud) relient rapidement le secteur à Paris. Cette voie principale est renforcée par la Nationale 118 et l'A 86 qui ceinturent la région parisienne. L'aéroport international d'Orly assure les liaisons pour toute la France par Air Inter et par d'autres lignes pour l'étranger. L'espace central de la zone est essentiellement habité par les cadres et la bourgeoisie moyenne tandis que les villes plus éloignées et les deux villes nouvelles ont offert des logements et un cadre de vie agréable pour les classes moins aisées. La politique d'aménagement du gouvernement a préconisé depuis les années 1950 la décentralisa tion et la délocalisation de Paris des activités industrielles mais également du secteur tertiaire. La Cité Scientifique a été désignée comme lieu d'accueil privilégié pour les grandes Ecoles et les instituts de recherche.
Cet espace au Sud de Paris - qui touche quatre départements : Hauts-de-Seine, Essonne, Val-de-Marne, Yvelines - possède de nombreux atouts pour le développement d'une industrie de haute-technologie. En 1983, pour mieux gérer les potentialités de cette zone et pour coordonner les actions, un organisme a été créé : « l'Association Cité Scientifique, parcs et technopôles d'Ile-de-France ». Cette dernière se compose d'un conseil scientifique, d'un conseil économique et social et d'un conseil d'administration. La Cité Scientifique a ainsi une double signification. D'une part c'est un territoire sur 1'lle-de-France qui se compose de 90 municipalités où la production sous ses formes nouvelles rencontre un terrain fertile en constituant une aire post-fordiste et d'autre part c'est une organisation administrative qui oriente l'évolution de la zone (Noël, 1982).
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