Note de presse hebdomadaire master II gri sciencespo toulouse





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RUSSIE : LE DIRECTEUR DU THEATRE BOLCHOÏ A ETE ATTAQUE A L’ACIDE

Le danseur Serguei Filine, directeur artistique du théâtre Bolchoï à Moscou depuis mars 2011, était victime d’une attaque à l’acide par un inconnu jeudi soir, le 17 janvier 2013. La porte-parole du Bolchoï, Katerina Novikova, a souligné qu’il avait été la cible de menaces en permanence. Apparemment, cette attaque était liée à des rivalités professionnelles. "Nous n'avions jamais pensé que la guerre pour les rôles, et non pour des propriétés immobilières ou du pétrole, pourrait en arriver à ce niveau criminel. Il nous a toujours semblé et nous avons toujours voulu croire que les gens du monde du théâtre avaient un minimum de morale. C'est pour ça que cette histoire est terrible. » Le ministre de la culture parle non seulement d’une attaque à cet artiste honorable, mais à toute la culture russe.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/01/18/le-directeur-artistique-du-bolchoi-victime-d-une-attaque-a-l-acide_1818879_3214.html

http://www.zeit.de/video/2013-01/2103896474001/russland-chef-des-bolschoi-theaters-in-moskau-durch-saeure-angriff-verletzt
RUSSIE : LA JUSTICE REJETTE LA REQUETE D’UNE PUSSYRIOT

La justice russe a rejeté la requête d’une des membres des Pussyriot, condamné en 2012 pour "hooliganisme" et "incitation à la haine religieuse" lors d’une "prière punk" demandant à la Sainte Vierge de "chasser" le président russe, Vladimir Poutine, du pouvoir. Cette requête avait été faite pour demander le report de l’exécution de sa peine, lorsque son fils, âgé aujourd’hui de 5 ans serait plus âgé. Maria Alekhina avait demandé ce report fin 2012. La justice russe permet un report de peine lorsqu’une mère a un enfant en bas âge, en attendant la quatorzième année. Cependant, le tribunal de Berezniki a jugé que le tribunal de Moscou qui avait jugé la jeune femme avait pris en compte sa situation familiale.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/01/16/la-justice-russe-refuse-de-reporter-la-peine-d-une-des-pussy-riot_1818041_3214.html
HONGRIE : NOUVELLE TAXE POUR FORTUNES HONGROISES PLACEES A L’ETRANGER

Dans le contexte post-crise, la taxation des fortunes semble être devenu un moyen populaire de réinjecter des recettes dans les caisses d’Etat : Mercredi, 16 janvier 2013 l’office du Premier ministre hongrois a annoncé un nouveau projet d‘imposition rétroactive de fortunes des ressortissants hongrois à l’étranger à hauteur de 35%. Le gouvernement estime la totalité des fortunes concernées entre 3,3 et 6,7 milliards d’euros. Après les gouvernements allemand, britannique et autrichien, l’Hongrie s’intéresse particulièrement aux banques suisses, mais aussi chypriotes et autrichiennes. Le porte-parole du gouvernement Andras Giro-Szaz parle d’un rapatriement souhaité de cet argent : « Il est important que les fortunes offshore puissent rentrer et intégrer le système fiscal national aussitôt que possible ». Si telles mesures représentent véritablement une alternative efficace aux reformes des systèmes économiques fragiles reste douteux…

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/01/16/la-hongrie-veut-taxer-les-fortunes-de-ses-ressortissants-placees-a-l-etranger_1818055_3214.html
CROATIE : L’EGLISE CATHOLIQUE EXPRIME SA COLERE CONTRE NOUVEAU PROGRAMME SCOLAIRE

Depuis que le ministre de l’Education, Zoran Jovanovic, a introduit son nouveau programme scolaire avec des cours d’éducation sexuelle obligatoires, dont une partie sur l’homosexualité et la procréation médicalement assistée, l’Église catholique croate est en colère. Selon elle et son clergé, ces cours « initie[ent] les jeunes à la pornographie, à la masturbation, à l’homosexualité[ …] ». Le cardinal Bozanice trouve de son côté que «[…] l’éducation sexuelle menait à l’anéantissement de l’homme […]».

Selon une analyse du journal « Jutarnji List » la base de ce conflit verbal violent est le fait que la société croate se trouve en permanence dans une guerre idéologique entre le gouvernement social-démocrate et l’Eglise catholique. Pour cette dernière, c’est une bonne occasion de réaffirmer sa position victime persécutée par le pouvoir athée. Mais apparemment, les leaders de l’Eglise catholique croate dont l’évêque auxiliaire de Zagreb, Mgr Valentin Pozaic, qui a comparé le gouvernement au pouvoir « des nazis et des communistes », ont oublié que la Croatie ne se trouve plus dans un système totalitaire, mais démocratique. Selon le quotidien libéral croate « Novi List » : « Ce bras de fer aurait pu être comique si derrière les invectives de l’Eglise ne se cachait pas sa volonté de désavouer, voire de destituer, un gouvernement légitimement élu ».

[Courrier International, numéro 1159, 17-23 janvier 2013, p.26]
UKRAINE : TIMOCHENKO ACCUSEE D’AVOIR CONMANDITE UN MEURTRE EN 1996.

L’opposante Ukrainienne Timochenko, condamnée à 7 ans de prison pour abus de pouvoir est soupçonnée par le parquet ukrainien d’avoir organisé, à l’aide de Pavlo Lazarenko", un ex-chef de gouvernement ukrainien actuellement détenu aux Etats-Unis, le meurtre en 1996 d’un député.

Les conditions de sa détention font débat en Ukraine et dans le reste du monde. Le jour même où, le procureur général, Viktor Pchonka a annoncé l’ouverture de l’enquête pour meurtre, trois députés, opposants du régime, se sont vus chassés de la chambre de Timochenko par une vingtaine d’individus. Chambre qu’elle occupe depuis 2 jours dans l’hôpital de la prison pour protester contre ses conditions de détention ; les caméras de surveillance dans sa chambre, par exemple. Un des députés a même déclaré "Pendant deux minutes, elle ne me reconnaissait pas. Je lui parlais, mais elle ne réagissait pas", "J'ai même cru qu'elle était morte"

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/01/18/ukraine-timochenko-accusee-d-avoir-commandite-un-meurtre-en-1996_1819383_3214.html


Europe occidentale


  1. POLITIQUE EXTERIEURE


ROYAUME-UNI : Cameron et son projet sur l'Europe

Selon le quotidien The Times, le Premier ministre britannique David Cameron a avancé la date de son discours sur le futur européen de la Grande-Bretagne du 22 au 18 janvier, sous pression de la chancelière allemande, Angela Merkel. On attend de ce discours un engagement à renégocier la place de la Grande-Bretagne au sein de l’UE et à organiser un référendum pour valider ou pas ce nouvel accord, comme le note Presseurop. Néanmoins, le 18.01.2013, en raison de la prise d'otages en Algérie, le discours sur l'Europe du Premier ministre britannique a été à nouveau reporté. Dans des extraits rendus publics, on apprend cependant que "David Cameron avait l'intention d'avertir que le Royaume-Uni pourrait dériver vers la sortie de l'UE si celle-ci ne se réforme pas" (Le Monde). Il souligne alors trois défis pour l'UE : faire face à la crise de la zone euro, relancer la compétitivité européenne et renforcer le pouvoir d'influence des instances communautaires sur les citoyens pour davantage de légitimité démocratique. Ce discours tant attendu de la part de Londres, déjà maintes fois repoussé, semble réellement évoquer un fossé entre le Royaume-Uni et l'Europe qui semble de plus en plus se creuser (The Independent).
FRANCE : Intervention militaire française au Mali

Vendredi 11 janvier, le Président de la République, François Hollande, a décidé l’intervention de la France au Mali. Dans un premier temps situé seulement sur la scène aérienne, les soldats français se sont engagés au sol mardi 15 janvier. Le ministre de la défense, Jean-Yves Le Driand, rappelle dans un article du Monde que 1 700 soldats français sont actuellement impliqués dans l’opération Serval dont 800 sur le territoire malien. Il annonce également que le nombre de soldats présents au Mali devrait passer de 750 à 2500 dans les mois à venir. Lors d’une conférence de presse, mardi 15 janvier, le chef du gouvernement, Jean-Marc Ayrault, rappelle les trois objectifs de cette intervention : arrêter l’offensive des groupes terroristes implantés au Nord du Mali, préserver l’existence de l'État malien et lui permettre de recouvrer son intégrité territoriale et sa totale souveraineté, et enfin, préparer le déploiement de la force d’intervention africaine autorisée par les Nations-Unies le 20 décembre dernier. Cette force internationale, essentiellement africaine, nommée « mission internationale de soutien au Mali, MISMA » aura pour dessein la reconquête du Nord du Mali aux mains des islamistes armés, la mise en place d’un processus de réconciliation politique à Bamako et de négociations avec les groupes rebelles du Nord considérés comme non terroristes. Tandis que le premier ministre français réaffirme que la France « agit à la demande du président du Mali et dans le respect de la Charte des Nations Unies », le Président de la République, François Hollande, insiste sur le fait que « la France ne doit intervenir en Afrique que de manière exceptionnelle, à titre exceptionnel et en temps limité. » Lundi, le Conseil de Sécurité avait fait part de son soutien à l’intervention française au Mali, comme en témoigne la déclaration de l’ambassadeur de France à l’ONU, G. Araud : « tous nos partenaires ont reconnu que la France agit en conformité avec la légalité internationale et la Charte des Nations-Unies. La priorité de la France demeure la mise en œuvre rapide de la résolution 2085 de l’ONU ». Le gouvernement français s’inquiète cependant du sort des otages dans le Sahel suite à la décision d’intervention au Mali. Jean-Marc Ayrault déclare à cet égard que « ce sont ceux là même qui détiennent nos otages qui menaçaient de s’emparer de la totalité du Mali ». Le président François Hollande devrait recevoir les familles des huit otages en danger dimanche 20 janvier.
ROYAUME-UNI : Mali et assistance logistique

Le Royaume-Uni soutient la politique de coopération militaire avec l'Hexagone, en fournissant une assistance logistique lors de son intervention au Mali. Prenant conscience du danger islamiste qui met en péril ses propres intérêts dans la région, Londres a octroyé cette aide "à la demande de Paris". Le Royaume-Uni s'inquiète en effet, comme le souligne Le Monde, "des liens entre les islamistes maliens et ceux du Nigéria", membre du Commonwealth, puissance régionale et gros producteur de pétrole, dont "les actions déstabilisatrices des extrémistes musulmans ont amené Londres à prêter main forte aux autorités d'Abuja". Malgré la reconnaissance d'intérêt national d'un tel engagement logistique au Mali, le Royaume-Uni exclut cependant toute participation directe de troupes terrestres ou aériennes dans le pays, en raison d'une armée britannique soumise à une importante cure d'austérité. L'opinion publique est également totalement opposée à une participation directe au conflit, au même titre que Londres estime qu'il s'agit "d'une force d'intervention panafricaine". En outre, il est important de noter qu'à la suite de la prise d'otages en Algérie, William Hague, ministre britannique des affaires étrangères, a affirmé ce jeudi 17.01.2013 qu'il n'y avait "aucune excuse" la concernant. "Je pense qu'il faut faire attention à ne pas attribuer hâtivement cette prise d'otage à l'intervention française au Mali", a-t-il commenté.
DANEMARK : Copenhague propose son aide à la France au Mali

Lors d’une conférence de presse, lundi 14 janvier, le ministre des affaires étrangères danois Villy Sovndal déclarait qu’ « à la lumière des derniers évènements, le Danemark était en train d’étudier plusieurs contributions possibles pour que la société internationale résolve la situation actuelle ». Il ajouta : « Je suis très concerné par la situation au Mali. Face au risque d’une future aggravation, je soutiens entièrement l’action de la France pour stabiliser la région par l’intermédiaire de la résolution 2085 du Conseil de Sécurité », propos repris dans la version anglais du journal danois Politiken. En réponse à cette déclaration, le porte parole du ministère de la défense français confirmait que le Danemark avait offert d’envoyer un soutien logistique à l’opération française au Mali : « nous sommes en discussion avec les danois et nous espérons qu’une décision sera prise rapidement. »
ALLEMAGNE : Berlin use des ressorts de la diplomatie à double voie pour un engagement a minima au Mali

La Chancelière Angela Merkel a synthétisé, par l'intermédiaire de deux déclarations cette semaine, toute l'ambiguïté de la position allemande face au conflit malien : l'une officielle – dans laquelle elle promettait à la France un « soutien politique, logistique, et médical », l'autre, officieuse, délivrée en marge d'une réunion à huis clos du Conseil de sécurité fédéral, où elle désignait le Mali, selon der Spiegel, comme « un panier de crabes » (sous-traduction de Scheißgebiet). Le contexte politique global pourrait apporter certains éclaircissements quant à cette diplomatie de la double voie : d'une part, 2013 reste une année électorale décisive pour la réélection d'Angela Merkel au titre de Chancelière (élections législatives de septembre), justifiant certaines velléités de la diplomatie allemande de se tenir à l'écart d'un conflit armé long et impopulaire, à l'image de l'Afghanistan (désapprouvé par 60 % de la population), mais elle marque également le cinquantième anniversaire du Traité de l'Élysée entérinant la collaboration renforcée entre France et Allemagne dans des domaines aussi divers que l'éducation, les relations internationales, mais également la défense. Ménager l'électorat tout en honorant ses engagements stratégiques vis-à-vis du partenaire français, deux buts résolument contradictoires qui ont abouti, ce mercredi, à la conclusion d'un accord a minima sur la question malienne. Fidèles à ce qu'ils qualifient de « culture de réserve en matière militaire », Thomas de Maizière, ministre de la Défense, et Guido Westerwelle, ministre des Affaires Étrangères, ont ainsi promis, en plus des mesures de formation initialement prévues à destination des forces armées maliennes, l'envoi de deux avions de transport « Transall », afin d'assurer l'acheminement de troupes françaises comme des 3 300 soldats escomptés de la Cédéao. Une telle tempérance a toutefois été quelque peu atténuée par la Chancelière, qui concédait cette même semaine que « si la situation venait à changer, nous n'exclurions pas de demander un mandat auprès du Bundestag (Diète fédérale allemande) » - un mandat indispensable pour avaliser toute intervention armée. Angela Merkel s'est toutefois abstenue de préciser le sens exact d'un tel « changement de situation », éludant, par la même, toute question de date.
AUTRICHE-IRLANDE-ROYAUME-UNI : Prise d'otages de ressortissants nationaux

D'après l'annonce d'un représentant du ministère de l'Intérieur yéménite, relayée ce mardi par le quotidien der Standard, un étudiant autrichien de 26 aurait fait l'objet d'une prise d'otages commanditée par des chefs tribaux dans la capitale yéménite de Sanaa, avant d'être remis aux mains d'Al-Qaïda. Si l'événement est loin d'être un cas isolé – le Yémen comptabiliserait environ 200 prises d'otages depuis 15 ans, essentiellement motivées par des revendications tribales – un ressortissant irlandais travaillant pour le groupe Co Antrim, a également fait partie des otages étrangers – dont des ressortissants français et britanniques - capturés, cette semaine, sur un champ gazier en Algérie du Sud. La prise d'otages, revendiquée par un groupe terroriste affilié à Al-Qaïda au Maghreb Islamique originaire du Mali, aurait été perpétrée « en représailles contre l'intervention militaire française au Mali », selon l'un de ses porte-paroles.


  1. POLITIQUE INTERIEURE


IRLANDE : Appel des loyalistes à l'arrêt des hostilités consécutives à l'affaire du « Union Jack 

Si des troubles sporadiques ont eu lieu par intermittence dans la ville de Belfast depuis que le conseil municipal, à majorité républicaine (nationaliste), a décidé, le 3 décembre, de ne faire flotter l'Union Jack, le drapeau britannique, sur la mairie que certains jours de l'année, certains dirigeants loyalistes, appuyés par quelque 41 organisations civiles et ecclésiastiques ont demandé publiquement, ce vendredi, l'arrêt des hostilités, après une visite d'Eamon Gilmore, Tánaiste (vice-premier ministre) et ministre des Affaires étrangères d'Irlande. Le politicien a ainsi rappelé que, selon les termes de l'Accord du vendredi saint (accord de paix de 1998), les drapeaux devraient être utilisés « de manière à promouvoir le respect mutuel plutôt que la division », rappelant ainsi que si la population avait entièrement le droit de contester la décision adoptée démocratiquement par la Mairie de Belfast, elle n'était en aucun cas habilitée à « utiliser des cocktails Molotov contre la force policière, ni à intimider ou menacer des élus », comme le rappelle the Irish Times.

GRECE : Le pouvoir menacé

En début de semaine, le siège de la Nouvelle Démocratie, le parti au pouvoir en Grèce, a été à nouveau l'objet d'une virulente attaque. Les jours précédents, deux bureaux du parti conservateur ont été incendiés à Athènes, le local du parti socialiste grec (PASOK) a été vandalisé, et les domiciles de cinq journalistes ont été visés. Le gouvernement ne compte pas se laisser intimider mais ces actes isolés et ces attaques répétées sont perçus par certains comme une menace de la démocratie et d'autres y voient une résurgence du terrorisme d'extrême gauche (Euronews et To Ethnos). Le gouvernement grec doit également faire face à une enquête de taille puisque le parlement a décidé l'ouverture d'une enquête sur le rôle joué par un ancien ministre dans la falsification et la disparition du fichier de personnes soupçonnées d'évasion fiscale : Giorgos Papaconstantinou, ministre des finances entre 2009 et 2011.

ITALIE : En pleine campagne électorale, Berlusconi doit faire face à ses différents procès

Le procès contre Silvio Berlusconi dans lequel il est accusé de prostitution de mineure et d’abus de pouvoir, communément appelé « Rubygate » et pour lequel il encourt 3 ans de prison, a finalement repris lundi 14 janvier, à Milan. Les avocats de l’ancien Président du Conseil italien avaient pourtant demandé le report du procès, arguant que ce procès risquait de perturber la campagne électorale du Cavaliere pour les élections générales des 24 et 25 février prochains. Silvio Berlusconi n’étant pas secrétaire général du PdL (Popolo della Libertà) et ayant lui-même déclaré ne pas se présenter au poste de Président du Conseil, le Tribunal était donc tout à fait en mesure de rejeter sa requête. Dans cette affaire, Berlusconi se dit victime « d’une gigantesque diffamation ». Au contraire, le procès Unipol pour lequel Berlusconi encourt cette fois-ci un an de réclusion pour divulgation de secrets professionnels a quant à lui été reporté après les élections de février, le verdict était pourtant prévu pour le 7 février, comme l’explique un article du 17 janvier du quotidien italien Corriere della sera.

3. CRISE ECONOMIQUE

BELGIQUE : Respect de la rigueur budgétaire en 2012

Selon les chiffres actuellement disponibles publiés par La Libre Belgique, qui ne sont pas encore définitifs, le budget belge 2012 se clôturera avec un déficit de 2,96 %, soit juste sous les 3 % préconisés par la « règle d'or » européenne. Si la Belgique ne respecte pas le programme de stabilité instauré par le gouvernement, qui prévoyait 2,8 %, de déficit les ministres belges du Budget, des Affaires Sociales et des Finances n'ont pas manqué de marquer leur satisfaction face à ces résultats. Quant à la dette, elle a augmenté de 1,9 % par rapport à 2011 et s'établit à 99,7 %. La progression est notamment due à l'augmentation des garanties données dans le cadre du mécanisme de stabilité européen (1,5 %) et à la recapitalisation de Dexia (0,8 %), alors que le remboursement anticipé par la banque KBC de sa garantie a permis de réduire la dette d'un peu plus de 1 %. Ces résultats budgétaires auraient permis à la Belgique de retrouver la confiance des marchés, a souligné le gouvernement belge dans un communiqué, qui salue ici « une performance » majeure.
4. BREVES
Italie : La BCE met en garde, jeudi 17 janvier, l’Italie face à la situation politique actuelle du pays. En effet, l’incertitude politique qui menace l’Italie met en fuite les capitaux des investisseurs et freine la reprise. Le quotidien italien La Repubblica rappelle que cette situation est un danger de plus pour le pays à un moment où la croissance de la zone euro « continue d’être faible ».

Islande : Le gouvernement islandais a annoncé, lundi 14 janvier, une pause dans les négociations qui conditionnent son adhésion à l’UE. Cette décision politique est justifiée par l’approche des élections législatives en avril mais témoigne sans doute également de l’euroscepticisme qui règne sur l’île. En effet, dans un récent sondage, près de 60 % des islandais sont désormais opposés à une adhésion à l’UE.

Espagne : Un Fonds pour le logement social pour remédier au drame humain des expulsions

Un Fonds pour le logement social a été créé jeudi 17.01.2013 par le gouvernement espagnol prévoyant près de 6 000 logements à loyers réduits destinés aux familles étant expulsées. "Geste fort en direction des plus touchés par la crise économique", Euronews souligne que l'objectif de l'Espagne est ainsi de freiner le drame des expulsions.

Grèce : Des relations complexes avec la Macédoine

Cette semaine également, un carnaval très sarcastique s'est déroulé dans un petit village en Macédoine où des milliers de personnes ont mimé l'enterrement de la Grèce, en raison de son marasme économique et de sa précarité sociale. En agissant ainsi, il s'agit évidemment de remettre au goût du jour le contentieux opposant les deux communautés quant au nom donné à la Macédoine et à son héritage culturel (Euronews).

France : Entre 340 000 et 800 000 manifestants dans les rues de Paris dimanche dernier contre le projet de loi sur le mariage et l’adoption pour tous. Espérant ainsi faire fléchir le gouvernement, ce dernier a déclaré au contraire que « sa volonté d’avoir un débat au Parlement pour permettre le vote de la loi était intacte ».

Europe : La Commission fera avant l'été, selon Le Monde, une proposition législative pour mettre en place un mécanisme commun de résolution des crises bancaires. La première étape avait été proposée par la Commission en juin 2012 avec un plan de gestion des crises pour éviter les faillites des banques et pour que les sauvetages bancaires soient financés par les créanciers et actionnaires. Le mécanisme européen unique doit permettre d'aller plus loin.
Les Amériques
18/01/2013 : L’Argentine est brouillée avec les statistiques2
Jeudi 17 janvier, des hackers du groupe Anonymous ont mis hors service la page Web de l'Institut national de statistiques et recensement (INDEC). Ils protestaient contre la falsification du coût de la vie.
Les Argentins ont ras le bol de la manipulation des chiffres par le gouvernement péroniste de Cristina Kirchner. Selon l'INDEC, l'inflation a été de 10,8 % en 2012. Par contre, des sources indépendantes s'accordent  sur 25,6 %, plus du double. Mais la hausse des prix est facile à constater pour les argentins, il leur suffit de faire leur marché.
L'Argentine et le Venezuela sont les seuls deux pays d'Amérique Latine qui ont perdu le contrôle de l'inflation. Les chiffres de l'INDEC ne sont plus pris en compte par plusieurs journaux et institutions.
D'ailleurs, les syndicalistes alignés sur le gouvernement Kirchner eux-mêmes réclament des augmentations de salaire de plus de 25 %, juste pour rattraper le pouvoir d'achat rogné par l'inflation.
Autres chiffres controversés en Argentine sont ceux de la progression du patrimoine des Kirchner. En 2003, année de l'investiture présidentielle de Nestor Kirchner, leur fortune était de 7,4 millions de dollars. En 2010, son épouse Cristina Kirchner avait multiplié par dix ce patrimoine : il était de 70,5 millions de dollars.
Ces chiffres proviennent de la déclaration patrimoniale faite chaque année par la chef d’Etat. Il n'inclut pas les biens d'autres membres de la famille ou des proches, qu'ils soient ou non au gouvernement, associés d'une façon ou d'une autre aux affaires des Kirchner. Le patrimoine initial n'a cessé d'augmenter depuis leur accès au pouvoir, d'abord provincial puis national.

15/01/2013: Vers le « plein emploi » en Amérique Latine ?
Les derniers résultats avancés par l’Organisation Internationale du Travail (OIT) en matière de chômage confirment une tendance qui s’est accélérée depuis le passage au XXIème siècle. Les chômeurs en Amérique Latine ne représentent plus que 6,4%3 de la population active sur l’année 2012.
Alors que les années 1990 sont liées à une augmentation du chômage au rythme des privatisations et de l’ouverture commerciale ; la croissance se maintenant au fil des années 2000, phénomène jusqu’à alors jamais expérimenté dans la région, aurait permis de renverser les conclusions alarmantes de fin de millénaire. Les intentions de la Chine de développer son marché interne depuis 2004 avec un énorme appétit en matières premières sont venues appuyer cette tendance à la croissance, et le besoin grandissant en main d’œuvre à tous les niveaux.
Il semblerait même que les mauvaises expériences du passé aient pu être mises à contribution. La crise mondiale de 2008/2009, qui aurait très bien pu porter un coup d’arrêt à l’embellie des années 2000, n’a finalement eu des effets que très peu dommageables sur les économies de la région. Les leçons du passé ont appris à ne pas appliquer le réflexe mécanique du « serrage de ceinture », pour plutôt privilégier l’investissement et autres mesures de promotion de la croissance, avec l’accent mis sur la protection des revenus des employés et de leur emploi, à en croire Élizabeth Tinoco, observatrice de la région auprès de l’OIT.
Un problème surgit cependant au moment d’observer cette statistique à la loupe : le chiffre proposé par l’OIT ne rend pas compte de la qualité de l’emploi. Une grande partie de ces travailleurs ne cotisent pas au sein d’organismes de sécurité sociale, et 30% de ces derniers sont des travailleurs dits « pauvres », dont le salaire ne permet de passer au dessus du seuil de pauvreté. Dans la grande majorité des États scrutés, le travail demeure assez souvent informel, même si sa proportion a baissé de 60 à 55% sur la décennie selon la Banque Interaméricaine de Développement. Cette baisse du chômage serait donc imputable à l’augmentation du « sous-emploi » ou à la prolifération des « emplois secondaires ».
6,4% très respectables, avec les nuances nécessaires à apporter quant à la précarité des solutions proposées. L’Amérique Latine doit finalement se réjouir d’une tendance qui ne faiblit pas avec le temps, plus encore que de l’acuité de ce chiffre. L’OIT prévoit des conclusions similaires pour l’année 2013.

18.01.2013: Au Chili, la centrale thermoélectrique de Ventanas devra réduire ses émissions de 90 % avant la fin de l'année.
La Ministre de l’Environnement, Maria Ignacia Benitez, annonçait ce vendredi 18 janvier le nouveau projet de réduction des émissions de la centrale thermoélectrique de Ventanas, AES Gener et de la raffinerie minière d’Etat, Codelco, toutes deux situées dans la Baie de Quintero. Ce mouvement s’inscrit dans la ligne écologique servant les engagements du gouvernement chilien vis-à-vis du développement durable4.
Avant la fin de l’année en cours, les deux structures devront respectivement atteindre leurs promesses. En termes de chiffres, AES Gener, devra procéder à une réduction des émissions de 90%, ce qui représente un investissement supérieur à quatre-vingt-seize millions de dollars5. Quant à Codelco, la réduction sera seulement de 60 %, mais engendrera néanmoins la fermeture des activités de raffinage d’or et d’argent6.
Les mesures mises en place par le gouvernement se présentent tardivement si l’on considère le Décret 13 en vigueur depuis le 23 juin 2011 qui formule déjà des réformes dans le domaine des centrales thermoélectriques7. Aujourd’hui encore, il peut être reproché à Maria Ignacia B., et donc aux dirigeants chiliens, son manque de clarté quant aux réels aboutissants de tels investissements dans le secteur thermoélectrique. En l’occurrence, il n’est pas précisément énoncé que la réduction des émissions se fera parmi les rejets nocifs. La population, concernée tant au niveau écologique que professionnel, se demande si la conséquence immédiate de cette évolution du système ne traduira pas une augmentation du chômage dans la région due à une baisse de la production ou à l’augmentation du prix du processus de transformation.

Enfin, pour rassurer la population ainsi que les investisseurs locaux et internationaux, la Ministre de l’Environnement, assure lors d’une interview dans le Mercurio que la norme adoptée au sujet des centrales est similaire à la celle appliquée au sein de l’Union Européenne, un modèle qui a déjà prouvé son efficacité.


16/01/2013 : Obama ouvre le feu contre le lobby des armes
« Les armes ne sont pas le problème. Les criminels et les malades mentaux susceptibles de violence le sont » assurent, les pro-armes aux Etats-Unis, très attachés à la Constitution qui garantit à chacun depuis 1791 la liberté de détenir et de porter des armes, au même titre que la liberté d'expression ou de religion.8
Un mois après la tuerie survenue dans l’école primaire de Newton, dans le Connecticut, Barack Obama a décidé de s’attaquer à ce droit. En effet, le 16 janvier, le président américain a présenté un plan, jugé ambitieux par les médias américains, composé de vingt-trois mesures réglementaires. « Réduire la violence due aux armes est compliqué, mais protéger nos enfants ne devrait pas être controversé », a-t-il assuré. Pendant la campagne électorale, il était pourtant resté muet sur le sujet, tout comme son rival Mitt Romney, de peur sans doute de se mettre à dos une partie importante de la population (une erreur qu’avait commise Al Gore en 2000, selon certains observateurs : après s'être prononcé en faveur de ventes d’armes plus restrictives, il avait perdu beaucoup de voix).
Concrètement, le président veut que les élus votent l’interdiction des armes d'assaut et des chargeurs de plus de dix balles –deux mesures autorisées depuis 2004-, ainsi qu’une vérification plus approfondie des antécédents des acheteurs d’armes ou encore que les personnes présumées ou avérées dangereuses se voient refuser tout accès. On est encore loin de l’interdiction pure et simple des armes, mais voilà un premier pas, qui fait déjà réagir les défenseurs de la liberté du port d’armes. Au premier rang, le tout-puissant lobby des armes à feu, la National Rifle Association (NRA), pour qui les mesures présentées hier sont au mieux à côté de la plaque, au pire, révoltantes. Sur son site internet, la NRA a mis en ligne une vidéo qui fait scandale aux Etats-Unis. « Est-ce que les enfants du président sont plus importants que les vôtres ? », s’insurge le clip, qui souligne que les deux filles de Barack Obama sont protégées par les policiers armés des services secrets.910
Obama va maintenant devoir convaincre les membres du Congrès, et plus globalement l’opinion publique américaine, dans un contexte tendu. Depuis le massacre de Newton, les ventes d'armes ne cessent d'augmenter, les gens y voyant la preuve qu’il leur faut posséder une arme pour se défendre en cas d’attaque...

En bref :
14.01.2013: Les citoyens cubains ont désormais le droit de sortir du pays pour une période limitée11.

Depuis ce lundi, les citoyens cubains peuvent, sous présentation d’un passeport en règle, se rendre à l’étranger pour une période de vingt-quatre mois, dès qu’ils atteignent l'âge de dix-huit ans. Cette réforme vient mettre fin au régime de la «Carte Blanche», un privilège accordé aux scientifiques renommés pour qu’ils puissent remplir leur mission de veille aux Etats-Unis, du temps de Fidel Castro. Malgré ce gain de liberté, la population se heurte à la barrière du niveau de vie peu élevé de Cuba, en comparaison aux pays qui l’entourent. En conséquent, un jeune cubain de dix-huit ans aurait beaucoup de difficultés à vivre hors de son pays.

20/01/2013 : Arrestation de 158 policiers dans le Nord du Mexique12.

Accusés de protéger et d’informer des délinquants liés au cartel narcotrafiquant de la Comarca Lagunera, voire même d’avoir collaboré à des séquestrations, ces officiers des forces de police locales ont été appréhendés au cours d’une opération alliant police fédérale et armée mexicaine. Cette arrestation fait suite à celle du mois de novembre 2012, avec 145 policiers arrêtés en plein exercice de leurs fonctions. La « grande purge » des forces de police corrompues annoncée par le nouveau président Peña Nieto vient peut être de débuter.

20.01.2013 : Barack Obama entame son second mandat présidentiel

Le président Barack Obama entame, ce dimanche 20 Janvier, son second mandat à la tête des Etats-Unis en prêtant serment lors d'une courte cérémonie à la Maison Blanche, avant les festivités grandioses de lundi auxquelles sont attendues des centaines de milliers de personnes.

15/01/2013 : L'ONU dépénalise la coca en Bolivie13

La Bolivie a obtenu de 169 des 183 pays adhérents à la Convention sur les stupéfiants de l'ONU que soit dépénalisée la mastication de la feuille de coca, au nom du respect d'une pratique ancestrale. La Bolivie s'était retirée en 2011 de la Convention sur les stupéfiants de 1961 en signe de protestation face à l'inscription de la feuille de coca sur la liste des produits stupéfiants. Dans les Andes, les feuilles de coca sont utilisées à des fins thérapeutiques, contre la faim, la fatigue et les effets de l'altitude. Mais la feuille de coca sert aussi à produire de la cocaïne.
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