Résumé L’enrichissement monétaire est l’un des objectifs les plus souvent cités dans les œuvres mercantilistes du XVII





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B - L’opposition aux colonies : Petty et Coke



Face à des courants de pensée globalement acquis au commerce colonial, et à la colonisation de nouveaux territoires, une opposition minoritaire est constamment réaffirmée tout au long du XVIIe siècle136. Coke, Roberts et Petty sont les représentants de cette pensée économique opposée à la colonisation.
a- La priorité au commerce maritime
Aussi bien pour Coke que pour Petty, les activités de commerce, et plus particulièrement de commerce extérieur, sont considérées comme les plus rentables : « On gagne plus par l'industrie que par l'agriculture et plus par le commerce que par l'industrie»137. Mais c’est surtout le commerce maritime qui apparaît comme la l’activité la plus lucrative. Le commerce extérieur est le seul moyen d’enrichissement du royaume138. Or, en Angleterre, la navigation est la seule façon de faire du commerce (à l’exception du commerce avec l’Écosse). Aussi la maîtrise des mers, surtout chez Petty, devient-elle le nouvel enjeu de puissance : « Ceux qui ont la suprématie de la navigation et de la pêche ont plus d’occasion que d’autres de fréquenter toutes les parties du monde […] ils peuvent être les facteurs et les porteurs du monde du commerce entier »139. Pour parvenir à cet enrichissement commercial, le commerce doit être libre. Aussi ces auteurs se montrent-ils hostiles aux actes de navigation140. Coke en particulier est favorable à des relations commerciales libres (ce qui n’est pas tout à fait le cas pour Petty) car il partage le grand dessein d’un commerce international réunissant toutes les nations : « Nos colonies et l’Irlande également, se seraient mieux développées et enrichies par un commerce libre plutôt que par un commerce restreint ; et pour cette raison, le commerce de l’Angleterre aurait été beaucoup plus important si aucune restriction n’avait été mise en place par le biais des actes de navigation »141.
De par sa position géographique « Tous les points de l’Angleterre ne sont qu’à une moyenne de 12 miles de la mer »142, ce pays pourrait envisager un développement des échanges avec les colonies et avec l’Irlande car il serait très lucratif : les coûts de transport terrestre sont bien plus élevés que les coûts de transport maritime. Or, aussi bien Petty que Coke, émettent un grand nombre de réserves quant aux avantages des colonies, tant sur le plan démographique que sur le plan économique.

b-Le coût économique des colonies



En dépit de l’intérêt porté au commerce maritime, Coke et Petty se montrent globalement hostiles à la constitution d’un empire colonial. Des raisons démographiques sont évoquées143 ainsi que des raisons économiques : Les colonies (de peuplement) coûteraient plus qu’elles ne rapporteraient. Pour Petty, les individus qui se sont installés en Nouvelle Angleterre auraient pu exploiter, cultiver dans de bien meilleures conditions, les terres d’Irlande, qu’ils ont finalement délaissées et condamnées de fait, à un niveau extrêmement faible de développement économique. Les colonies génèrent une augmentation des coûts collectifs de fonctionnement, sans aucune production supplémentaire, en raison de la dispersion des « forces vives » de la nation : « Cette même population, extrêmement dispersée, doit dépenser plus pour son gouvernement et sa protection que si elle vivait agglomérée et là où elle n’aurait pas à dépendre du vent, du temps et de tous les accidents de la mer »144. Petty semble plus favorable à une union douanière avec les colonies, formant un marché unique, muni d’une réglementation homogène, en condamnant les taxes douanières entre les différentes régions placées sous l’autorité de l’Angleterre145. Malgré l’intérêt d’une telle union, il reste le problème majeur de la dispersion géographique, car la possession de colonies devient plus coûteuse que si la puissance était concentrée dans un espace plus réduit : « Tous les petits royaumes et les dominions, au lieu d’être une addition, sont véritablement une diminution »146. Petty reprend les éléments de sa thèse sur les avantages de la concentration économique147 et l’applique aux colonies. Enfin, il critique le régime de l’Exclusif qui ne bénéficie pas aux colonies. Ce système oblige à faire transiter par l’Angleterre, les produits à destination d’autres régions, les grevant au passage de droits de douane dissuasifs, sans parler des coûts de transport. Finalement, c’est sur la base d’un simple calcul économique coût-avantage, que Petty rejette le système colonial.
Conclusion
La formation de la pensée économique mercantiliste a coïncidé avec les débuts de l’expansion coloniale européenne. Cette concordance n’est toutefois pas le résultat du hasard. La théorie économique s’est, en effet, en partie construite sur la défense ou sur la critique du commerce avec les Indes orientales. Les très nombreux pamphlets publiés, sont le fait souvent de dirigeants des grandes compagnies commerciales (Misselden, Mun, Child, Davenant), les œuvres économiques sont aussi le fait d’hommes publics comme Colbert ou Richelieu, eux-mêmes très impliqués dans les affaires maritimes et coloniales. Les importants débats et échanges intellectuels que le fait colonial a suscités ont contribué de façon essentielle à l’émergence de concepts et de mécanismes inédits (balance globale, division internationale du travail…) et féconds, pour une science en construction. Inversement, les idées mercantilistes, qui reposent principalement sur les notions de pouvoir et de richesse, trouvent un appui quasi parfait dans le fait colonial, qu’elles justifient et qui représente une de leurs principales illustrations. Mais surtout, au cours XVIIe siècle, le débat sur les relations entre les métropoles et leurs colonies a ouvert la voie à une question beaucoup plus vaste, que le XVIIIe siècle a parfaitement bien traitée : faut-il appliquer les conceptions du libéralisme (naissant) aux relations entre les états et leurs colonies (avec notamment le rejet du système de l’Exclusif et la condamnation du monopole commercial des compagnies commerciales) ou bien, faut-il les réserver aux seules relations entres états souverains ? La pensée libérale qui s’est affirmée au cours du XVIIIe siècle, s’est en effet, appuyée, en partie sur les relations coloniales, pour montrer les limites d’une économie protégée et les effets positifs attendus de relations marquées par l’idée de liberté économique148. En toile de fond, c’est bien le maintien de l’empire colonial qui est en question. Vauban avait implicitement soulevé la question, et au cours de ce nouveau siècle, le problème est posé de manière plus explicite. La conquête coloniale qui s’est illustrée dans un premier temps par des opérations de prédation et par la recherche d’un échange inégal a très vite débouché sur des problèmes de concurrence (calico controversy), sur des problèmes de coûts économiques jugés exorbitants. L’enrichissement tant attendu risquait aux yeux de certains économistes de se transformer en appauvrissement national. Aussi, en rendant aux colonies progressivement leur liberté, on pense créer les conditions d’un véritable développement économique chez ces dernières. En contrepartie, celles-ci apparaissent comme un important marché, très rentable pour les produits manufacturés européens. Cette nouvelle pensée économique n’annonce t-elle pas la fin du premier empire colonial et le début de relations économiques d’un type nouveau ?


1 Bartolomé Bennassar, « Vers la première ébauche d’une économie-monde » dans Pierre Léon [dir.], Histoire économique et sociale du monde, tome 1, L’ouverture du monde XIVe-XVIe siècles, Paris, Armand Colin, 1977, pages 416-426.

2 Jean Meyer et alii, Histoire de la France coloniale, Paris, Armand Colin, 1991 ; Alain Huetz de Lemps « Boissons coloniales et essor du sucre », dans Jean-Louis Flandrin et Massimo Montanari [dir.], Histoire de l'alimentation, Paris, Fayard, 1996, op.cit., pages 629-641.

3 Jacques Brasseul, Histoire des faits économiques, Paris, Armand Colin, 1997, tome 1.

4 Marc Ferro, Histoire des colonisations, des conquêtes aux indépendances XIIIe-XXe siècle, Paris, Le Seuil, 1994.

5 Jean Meyer et alii, op.cit.

6 Immanuel Wallerstein, Le système du monde du XVe siècle à nos jours, tome 1, Capitalisme et économie-Monde, 1450-1640, tome 2, Le mercantilisme et la consolidation de l'économie monde européenne 1600-1750, trad. française, Paris, Flammarion, 1980 et 1984.

7 Lionel Rothkrug, Opposition to Louis XIV, the political and social origins of the French Enlightenment, Princeton, Princeton University Press, 1965.

8 Selon les mercantilistes, le pouvoir est source de richesse et la richesse source de pouvoir. La réalisation de l’un des objectifs est une façon de réaliser le deuxième objectif, cf. Jacob Viner, The long view and the short view, Studies in Economic Theory and Policy, Glencoe ill, The free press, 1958.

9 François Fourquet, Richesse et puissance, une généalogie de la valeur, Paris, La découverte, 1989.

10 Andrea Finkelstein, Harmony and the Balance : An Intellectual History of Seventeenth-Century English Economic Thought, Ann Arbor, University of Michigan Press, 2000.

11 Voir notamment, Jean Bodin, Response aux paradoxes de Malestroit touchant l'enrichissement de toutes choses, et le moyen d'y remédier, 1568, Rééd., Paris, Fayard, 1986, op.cit., volume VI, pages 411-503 ; Jean Bodin, Les six livres de la République, Paris 1576, Rééd., Paris, Fayard, op.cit., 6 volumes, 1986 ; Antoine De Montchrétien, Traité de l’économie Politique, Rouen 1615, Rééd., Genève, Droz, 1999 ; Josiah Child, A New Discourse of Trade, printed for J. Hodges, on London-Bridge, London 1690 ; Charles Davenant, “Discourses on the public revenue and on the trade”, 1698, in The Political and Commercial Works, Collected and Revised by Sir Charles Whitworth. London, R. Horsfield, 1771, Reprint, Gregg Press 1967, op.cit., volume II, pages 1-123 ; Sébastien Vauban, « Moyen de rétablir nos colonies d’Amérique et de les accroître en peu de temps » 1699, dans Vauban, sa famille et ses écrits. Ses oisivetés et sa correspondance, Paris, 1910. 

12 Thomas Mun, A discourse of trade from England into the East London, 1621, reprint New York, Augustus Mc Kelley, 1971 ; Thomas Mun, England's treasure by forraign trade or the Ballance of our Forraign Trade is the Rule of our Treasure, London, 1664, reprint New York, Augustus Mc Kelley, 1965 ; Charles Davenant, “An essay on the east India trade”, London, 1696, in The Political and Commercial Works, Collected, op.cit., volume I, pages 85-123 ; Josiah Child, A treatise concerning the East-India trade, 1697, in Lars Magnusson, [ed.] Mercantilism, London, Routledge, 1995, 4 volumes, op.cit., volume II, pages 27-54; Jean-Baptiste Colbert Lettres, Instructions et Mémoires, publiés par Pierre Clément, Paris, 1861-1882, 10 tomes ; Cardinal de Richelieu, Testament Politique, 1632-1638, Rééd., Paris, Editions complexe, 1990.

13 William Petty, Political Arithmetick, London, R. Clavel and H. Mortlock, 1690, in The Economic Writings, Edited by Charles Hull, Cambridge, Cambridge University Press, Reprint, New York, Augustus Mc Kelley, 1963, 2 volumes, op.cit., volume I, pages 232-313 ; William Petty, The political Anatomy of Ireland, London, D. Brown and W. Rogers, 1691, in The Economic Writings, op.cit., volume I, pages 121-230 ; Roger Coke, A Discourse of Trade, Printed for H. Brome, London, 1670, Reprint New York, Johnson Reprint Corporation, 1970.

14 Jean Bodin, Response aux paradoxes de Malestroit, op.cit., page 418.

15 Antoine de Montchrétien, Traité de l'économie Politique, op.cit., page 239.

16 Thomas Mun, A discourse of trade from England into the East, op.cit., page 50.

17 Michel de Montaigne, Essais, 1580, Rééd., Paris, Gallimard, collection La Pléiade, 1950, Livre 1, titre du chapitre XXII.

18 Antoine de Montchrétien, Traité de l'économie Politique, op.cit., page 177.

19 C’est nous qui soulignons.

20 Ibidem, page 177.

21 Ibidem, page 177.

22 Jean Bodin, Les six livres de la République, op.cit., volume V, page 64.

23 Antoine de Montchrétien, Traité de l'économie Politique, op.cit., page 24.

24 William Petty, Political Arithmetick, op.cit., volume I, pages 192-193.

25 Charles Davenant, “Discourses on the public revenue and on the trade” op.cit., volume I, page138.

26 Jean Bodin, Les six livres de la République, op.cit., volume VI, page 49.

27 Antoine de Montchrétien, Traité de l'économie Politique, op.cit., page 187.

28 Ibidem, page 188.

29 Sir G. Peckham, A true report, 1583, cité d’après Klauss Knorr, British colonial theories, 1570-1850, Toronto, University Press, 1944, 2nd edition 1963, op.cit., page 42.

30 Gerard de Malynes, The Maintenance of Free Trade, London, 1622, Reprint, New York, Augustus Mc Kelley, 1971, op.cit., page 164.

31 Josiah Child, A New Discourse of Trade, op.cit., page 197.

32 Ibidem, page 200. 

33 Ibidem, page 200. 

34 Charles Davenant, “Discourses on the public revenue and on the trade”, op.cit., volume II, page 3.

35 Ibidem, page 3.

36 Ibidem, page 5.

37 William Petyt [Anonyme, attribué à], Britannia Languens, Printed for Tho Dring, London 1680, Reprint in J.-R. McCulloch, Early English Tracts on Commerce, London 1856, Reprint, Cambridge University Press, 1954, pages 275-505, op.cit., page 370.

38Cf. Klauss Knorr, British colonial theories, 1570-1850, op.cit., page 73.

39 Roger Coke, A Discourse of Trade, op.cit., page 43.

40 Ibidem, page 33.

41 Ibidem, page 33.

42 Voir sur ce point, J. O. Appleby, Economic thought and ideology in the seventeenth century England, Princeton, Princeton University Press, 1978.

43 Charles Davenant, “Discourses on the public revenue and on the trade”, op.cit., volume II, page 3.

44 Josiah Child, A New Discourse of Trade, op.cit., page 201.

45 Ibidem, page 233.

46 La politique mercantiliste en règle générale favorise l’importation de matières premières, et décourage au contraire les importations de produits manufacturés. Ainsi les premières corn laws ont pour objectif d’autoriser l'exportation des blés, seulement en période d'abondance, et à condition que les exportations ne créent pas d'augmentation artificielle des prix. En Angleterre et en France par exemple, la laine ne pouvait être exportée car elle alimentait une industrie très florissante jusqu’au début du XVIIe siècle. De même, les marchandises nécessaires à l’exercice de la guerre, à la construction de navires (bois de charpente, pois, cordage…) ne pouvaient être exportées et leur importation était très encouragée. Le principe de protection fut appliqué d’abord aux biens qui étaient produits à l’intérieur du pays, puis étendu à ceux qu’on voulait produire, sur l’ensemble de cette question, cf. Eli Heckscher, Mercantilism, London, George Allen & Unwin, 1955, 1st edition 1931 ; Douglas Irwin, Against the tide, An intellectual history of free trade, Princeton University Press, 1996, op.cit., pages 26-63.

47 Antoine de Montchrétien, Traité de l'économie Politique, op.cit., page 186.

48 Ibidem, page 197.

49 Voir sur ce point : C. W. Cole, French Mercantilism doctrines before Colbert, New York, Richard, R. Smith, 1931, op.cit., page 158 ; Pierre Dockès, L’espace dans la pensée économique, Paris, Flammarion, 1969, op.cit., page 121.

50 Antoine de Montchrétien, Traité de l'économie Politique, op.cit., page 199.

51 Ibidem, page 200.

52 Ibidem, page 197.

53 Ibidem, page 196.

54 Colbert semble avoir atteint l’objectif démographique, puisqu’en 1685 il y a 12 373 habitants dont 5629 femmes, avec en moyenne 6. 2 enfants par maison (chiffres de Vauban cité par Jean Meyer et alii, Histoire de la France coloniale, op. cit.). Il y aura 19 315 habitants en 1714.

55 Jean-Baptiste Colbert, Lettres, Instructions et Mémoires, op.cit., volume III, page 393.

56 Sébastien Vauban, « Moyen de rétablir nos colonies d’Amérique et de les accroître en peu de temps », op.cit.

57 Ibidem, page 418.

58 Ibidem, page 177.

59 Ibidem, page 420.

60 Ibidem, page 436.

61 Henry Robinson, Certain proposals, London, 1652, cité par Klauss Knorr, British colonial theories, 1570-1850, op.cit., page 54.

62 Josiah Child, A New Discourse of Trade, op.cit., page 205.

63 John Pollexfen, A discourse of trade, coyn, paper credit, London, 1697, op.cit., page 86.

64 Josiah Child, A New Discourse of Trade, op.cit., page 410. 

65 Cf. Cosimo Perrotta, ‘Is the mercantilist theory of the favourable balance of trade really erroneous ?’, History of Political Economy, 1991, volume 23 (2), pages 301-335.

66 Nicholas Barbon, A Discourse of Trade, London, 1690, Reprint by Jacob H. Hollander, Baltimore, John Hopkins University, 1905, op.cit., page 34.

67 Dudley North, Discourses upon Trades, London, 1691, Reprint by McCulloch Early English Tracts on Commerce, op.cit., page 528. 

68 J. O. Appleby, Economic thought and ideology in the seventeenth century England, op.cit. ; William Letwin, The origin of scientific economics, the English economic thought 1660-1776, London, Methuen, 1963.

69 J.O. Appleby, Economic thought and ideology in the seventeenth century England, op.cit., page 171. 

70 Nicholas Barbon, A Discourse of Trade, op.cit., pages 35-36.

71 John Cary, A Discourse concerning the East-India trade, London, 1695, in Lars Magnusson, [ed.], Mercantilism, op.cit. volume II, pages 1-9.

72 Dalby Thomas, An historical account of the West-India colonies, 1690.

73 Dalby Thomas, An historical account of the West-India colonies, cité par J.O. Appleby, Economic thought and ideology in the seventeenth century England, op.cit., page 171.

74 Charles Davenant, “Discourses on the public revenue and on the trade”, op.cit., volume II, page 12.

75 Ibidem, page 22.

76 Josiah Child, A New Discourse of Trade, op.cit., page 230.

77 Ibidem, page 125.

78Charles Davenant, “Discourses on the public revenue and on the trade”, op.cit., volume II, page 8.

79 Ibidem, page 9. 

80 Le Staple Act de 1663 réserve le commerce des colonies à la seule métropole, en obligeant les colonies à ne vendre et à n’acheter les produits qu’en Angleterre. Cette dépendance a aussi son pendant, puisque la plupart du temps est accordé sur les marchés nationaux un monopole aux produits coloniaux. Heckscher rapporte le cas du tabac, produit colonial, dont la production en Angleterre fut interdite dans l’intérêt même des colonies, cf. Eli Heckscher, Mercantilism, op.cit., volume II, page 41.

81 Josiah Child, A New Discourse of Trade, op.cit., page 78.

82 Ibidem, pages 124-125.

83 Fernand Braudel, Civilisation matérielle, économie et capitalisme, 1. Les structures du quotidien, 2. Les jeux de l'échange, 3. Le temps du monde, Paris, Armand Colin, 1979, op.cit., volume III, pages 426-429.

84 Cf. sur ce point, Michel Morineau, Les grandes compagnies des Indes orientales, XVIe-XIXe siècles, Paris, PUF, 1994.

85 Cité par Roland Marx, Histoire de la Grande-Bretagne, Paris, Armand Colin, 1980.

86 François Fourquet, Richesse et puissance, une généalogie de la valeur, op.cit., page 175.

87 Comme le note Cole, à propos de la politique coloniale de Colbert, en près de 20 ans, la connaissance plus assurée de la route des Indes, la capacité désormais acquise des marchands à mener à bien leurs affaires dans cette région, et la connaissance des mœurs et coutumes : « étaient des actifs qui ne figuraient pas dans un bilan mais qui représentaient une contribution substantielle pour les successeurs de Colbert », cf. C. W Cole, Colbert and a century of French mercantilism, New York, Richard Smith, 1939, 2 volumes, op.cit., volume I, page 523.

88 Cardinal de Richelieu, Testament Politique, 1633, 3e édition, Amsterdam, 1638, Rééd., Paris, éditions complexe, 1990, op.cit., page 114.

89 Ibidem, page 114.

90Jean-Baptiste Colbert, Lettres, Instructions et Mémoires, op.cit., volume III, page 467.

91 Ibidem, page 570.

92 Cité par Michel Deyon, Le mercantilisme, Paris, Flammarion, 1969, op.cit., page 100.

93 Edward Misselden, The Circle of Commerce or the Ballance of Trade, London, 1623, Reprint New York, Augustus Mc. Kelley, 1971.

94 Ibidem, pages 34-36.

95 Le pamphlet publié en 1664, c'est à dire 23 ans après sa mort, a été écrit avant 1628.

96 Thomas Mun, A discourse of trade from England into the East, op.cit., page 34. 

97 Ce circuit-là doit être considéré chez Mun comme le circuit du capital, cf. Philippe Steiner, in Alain Béraud et Gilbert Faccarello [dir.], Nouvelle histoire de la pensée économique, Paris, La découverte, 3 Tomes, Tome 1 : Des scolastiques aux classiques, 1992, op.cit., volume I, pages 116-121.

98 Thomas Mun, England's treasure by forraign trade or the Ballance of our Forraign Trade is the Rule of our Treasure, op.cit., page 16.

99 Thomas Mun, A discourse of trade from England into the East, op.cit., page 12.

100 Ibidem, page 26.

101 Cf. P. J. Thomas, Mercantilism and East India trade, London, Frank Cass, 1963, op.cit., page 12.

102 Thomas Mun, England's treasure by forraign trade or the Ballance of our Forraign Trade is the Rule of our Treasure, op.cit., pages 10-11. 

103 Ibidem, page 17. 

104 Josiah Child, A New Discourse of Trade, op.cit., pages 171-172.

105 Ibidem, pages 172-173. 

106 Charles Davenant, “An essay on the East India trade”, op.cit., volume I, page 89.

107 Ces arguments rejoignent en grande partie semble t-il les faits observés depuis par les historiens, puisque les biens manufacturés, en provenance d’Asie et réexportés sur les marchés européens, représentaient en 1699-1701 22.5% des exportations britanniques, cf., K. N. Chaudhuri, The trading world of Asia and the English East India Company, 1660-1760, Cambridge, Cambridge University Press, 1978, op.cit., page 13.

108 Ibidem, page 97.

109 Ibidem, page 116.

110 Entre 1660 et 1700, la quantité d’argent exportée est d’environ 702 852 kg et la quantité d’or exportée est de 20 098 kg, cf. K. N. Chaudhuri, The trading world of Asia and the English East India Company, 1660-1760, op.cit., page 177. L’Europe recevait les métaux précieux des mines d’Amérique et c’est ce métal-là que l’on réexportait. Il est de l’ordre de 15% en 1680, cf. Michel Morineau, Les grandes compagnies des Indes Orientales, op.cit., page 48. Ce commerce vers les Indes pouvait difficilement être responsable d’une importante hémorragie. Mais par ailleurs, il est admis que le marché des régions asiatiques ne pouvait absorber les produits européens en très grande quantité, compte tenu des coûts de production, si bien que les métaux précieux servaient de moyen de règlement des échanges internationaux unanimement accepté.

111 Ibidem, page 129.

112 Ibidem, page 147.

113 Ibidem, page 11.

114 Ibidem, page 88.

115 Cité par P. J. Thomas, Mercantilism and East India trade, op.cit., page 79.

116 Charles Davenant, “An essay on the East India trade”, op.cit., volume I, page 10.

117 Cf. William Barber, British economic thought and India, 1600-1858, Oxford, Clarendon Press, 1975.

118 Charles Davenant, An essay on the East India trade, op.cit., volume I, page 102.

119 Ibidem, page 90.

120 Ibidem, page 121.

121 Josiah Child, A treatise concerning the East-India trade, 1697, in Lars Magnusson, [ed.] Mercantilism, op.cit. volume II, page 38.

122 Voir sur ce point, P. J. Thomas, Mercantilism and East India trade, op.cit.
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