Le développement économique territorial : un nouveau concept de dynamisme économique p. 3





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Section I : LE PILOTAGE DE LA POLITIQUE DES PÔLES DE COMPETITIVITE


  1. Le pilotage étatique des pôles de compétitivité


La politique des pôles de compétitivité lancée par le gouvernement en 2004 lors du comité interministériel d’aménagement et de développement du territoire (CIADT) a pour objectif principal redynamiser la croissance économique française et ses entreprises dans un contexte de développement de l’économie de connaissance.

Le pilotage de cette politique des pôles repose donc sur une organisation interministérielle. Celle-ci de par sa nature traduit une multitude d’objectifs (la mobilisation de l’expertise sectorielle de chaque ministère, la prise en compte des enjeux de compétitivité économique et d’aménagement du territoire, la coordination des activités des pôles et le pilotage des appels à projets de R&D collaboratifs dans le cadre du FUI) qui résulte en partie de sa nature et de la nécessité pour l’Etat d’agir tant au niveau central et déconcentré qu’au niveau d’attractivité territoriale de la France.

Ainsi, le dispositif mis en place par l’Etat en matière de pilotage de cette politique des pôles peut être décrit de la manière suivante : à l’échelle étatique est placé le Comité Interministériel de l’Aménagement et du Développement du Territoire (CIADT) qui prend les décisions politiques nationales en la matière. Puis le Groupe de Travail Interministériel (GTI), composé de l’ensemble des ministères concernés par cette politique (à savoir les Ministères suivant : en charge de l’industrie, de l’aménagement du territoire, de la recherche, de la défense, de l’agriculture, de la santé, de l’environnement et des transports). Le GTI est une instance de pilotage opérationnel en ce sens qu’il met en œuvre les orientations et recommandations du CIADT. Avec son secrétariat, le GTI a pour rôle d’assurer une bonne coordination interministérielle dans le pilotage de la politique des pôles de compétitivité au niveau national. Le GTI délègue au niveau local des correspondants nationaux et locaux dans chaque pôle de compétitivité. Ces correspondants ont pour mission d’assurer les priorités nationales (en matière de stratégie et de technologie) avec les besoins locaux et les acteurs de l’écosystème local. A ce stade les pôles de compétitivité disposent donc d’un nombre élevé de représentant de l’Etat à savoir les correspondants nationaux d’un côté et de l’autre côté les correspondants locaux qui peuvent être au nombre de un ou deux sans compter également les représentants du secrétariat). Dans le cadre de leur mission les correspondants nationaux interviennent sur le pilotage stratégique et technologique des pôles. Ils sont issus des différents ministères représentés au sein du GTI et parfois ils sont membre du GTI technique. Tandis que le rôle du correspondant local est d’interagir quotidiennement avec le pôle par le biais d’une participation en tant qu’invité au conseil d’administration du pôle. Le correspondant local gère également le conventionnement et la négociation des contributions de l’Etat au budget d’animation du pôle, les relations avec les élus locaux. Ainsi un pôle de compétitivité peut choisir d’interagir avec un correspondant local ou un correspondant national ou encore avec un membre du secrétariat du GTI.

Au niveau infra-étatique la DGCIS et la DATAR ont pour rôle de coordonner et d’animer la politique des pôles de compétitivité. En organisant des rencontres d’échange et d’information auprès des équipes d’animation des pôles de compétitivité, complétés aussi par des réunions thématiques.

Quant aux collectivités territoriales (les conseils régionaux essentiellement, en l’occurrence), elles jouent également un rôle important en matière d’accompagnement et de pilotage des pôles de compétitivité dans la mesure où les conseils régionaux sont cosignataires des feuilles de route et sont aussi une source de financement importante pour l’animation des pôles.

La nécessité d’un pilote public dans le cadre de la mise en œuvre de cette nouvelle politique s’avère crucial en ce sens qu’il permet ainsi d’assurer une bonne gouvernance de la politique des pôles de compétitivité, en ce sens où le pilotage public permet de définir les différentes priorités d’action afin de valoriser les ressources régionales. Sa mise en œuvre nécessite donc un recours à des instruments.


  1. Les outils de la politique de pilotage


La mise en œuvre de la politique des pôles par les pouvoirs publics a nécessité le déploiement de plusieurs instruments tels que la labellisation des pôles, la contractualisation, la délimitation géographique d’un territoire et d’une zone de R&D.

Le premier moyen mis en œuvre par les pouvoirs publics était l’instauration d’un label « pôle de compétitivité ». Ce label représentait donc pour l’Etat un gage d’excellence et d’exigence envers les parties prenantes à ce projet en matière de R&D et d’innovation. En effet ces dernières s’engagent ainsi à réaliser des projets collaboratifs dans ce domaine. En contrepartie l’Etat apporte une contribution au budget d’animation (aux projets de R&D et d’innovation) des pôles labellisés. Par ailleurs la particularité des pôles de compétitivité est de rapprocher sur un même territoire les agents économiques et des chercheurs au sein d’une même structure puisque pendant un moment chercheurs et agent économique ont toujours travaillés chacun de son côté. Cette idée pertinente de rapprochement de ces différents acteurs a pour effet de pallier les faiblesses de l’économie française en matière d’innovation.

Un autre outil de diffusion de la politique des pôles est la contractualisation, utilisée sous forme de contrat-cadre dans la première phase de lancement de cette politique (2005-2008). Cette approche contractuelle entre l’Etat et les pôles de compétitivité s’est consolidée durant la seconde phase avec des contrats de performance. Les contrats de performance ont pour finalité de recentrer les efforts collaboratifs des adhérents sur une stratégie partagée. Ils sont constitués d’un corps de contrat type (voir annexe) dans lequel figure les éléments suivants : la stratégie et les objectifs du pôle, sa trajectoire financière, la collaboration avec les autres pôles ainsi que sa feuille de route (fixe les domaines d’action stratégique, les actions prioritaires pour la période).

Ce procédé a ainsi permis aux pôles aux pôles de compétitivité d’une part de mettre en œuvre une réflexion stratégique qui entraîne la mobilisation des adhérents et d’autre part de s’adapter aux objectifs de la politique des pôles, en prenant compte ses propres enjeux et ceux du territoire. Toutefois, dans la pratique, on constate que ces feuilles de route attestent des ambitions déficientes et des réflexions stratégiques lacunaires. C’est pourquoi, selon le dernier rapport d’évaluation, il s’avère qu’en matière de contractualisation que les « feuilles de route ont été des documents réellement structurants pour quelques pôles mais pas pour tous. La contractualisation devrait donc être renforcée à l’avenir, pour porter davantage sur la stratégie des pôles et contribuer au resserrement thématique de l’activité des pôles.

La proximité des acteurs (industrie, centre de formation, recherche) sur un même territoire constitue le fondement même de la politique des pôles de compétitivité. Afin d’encourager cette proximité géographique un territoire (composé d’une ou de deux régions et précisant le périmètre de l’action du pôle27) a été défini pour chaque pôle lors de sa labellisation. Toutefois des extensions territoriales peuvent être accordées aux pôles sur décisions du CIADT. Afin d’encourager cette proximité géographique une zone de recherche et développement est délimitée pour chaque pôle, comme le prévoit la loi de finances pour 2005 dans son article 2428. Ces zones de R&D sont définies commune par commune dans le but de favoriser la concentration territoriale des acteurs de l’innovation dans les domaines d’action stratégique des pôles et d’apporter aussi une première visualisation spatiale de l’activité des pôles. Ainsi, la zone couvre un périmètre géographique moins large que le territoire du pôle ce qui permet d’avoir un effet plus fort de concentration des activités.
Section II : L’ACCOMPAGNEMENT FINANCIER DE L’ETAT DANS LA MISE EN ŒUVRE DE CETTE POLITIQUE


  1. Le dispositif de financement mis en place par l’Etat


Comme nous l'avons vu, la politique des pôles de compétitivité bénéficie de la mise en place par l'Etat de trois structures publics destine a Renforce respectivement l'engagement de la recherche publique dans les programmes favorisant les partenariats entre laboratoires publics et d'entreprise, contribuant aux transfert technologique des résultats de la recherche publique vers le monde économique (ANR), le développement de la R&D, dans le cadre d'appels à projets mettant en œuvre de grands programmes de développement à parité avec les financements privés (Agence de l'innovation industrielle), le soutien particulier au PME (OSEO).L'enrichissement des outils dont on dispose, désormais les pouvoirs publics rend nécessaire la coordination de ces moyens En réalité, la cohérence de cet assemblage de moyens est à rechercher plus dans le long terme, c’est-à-dire par le niveau de risque, visé par leur action à travers la nature (l'innovation et la recherche) et les modalités d'intervention (appels à projets).

La stratégie mise en place a pour finalité d'améliorer la compétitivité de l'offre industrielle française à court et moyen termes. Il s'agit d'accélérer la montée en gamme technologique de l'industrie française, à partir d'innovations. Cette stratégie, nous devons le souligner, ne se substitue pas à la politique de la recherche, elle ambitionne d'accroître les parts de marché de l'économie française et, par-là, d’accélérer la création de valeur, de doper la croissance qui, seule, peut garantir la création d'emplois. Le rapprochement de la recherche et de l'industrie sur des projets de développement concrets conditionne l'avenir des PME.

L’Etat, à travers ses organes de suivi et d’évaluation, a mis en place à la fois des outils de contrôle et de financement. Nous examinerons leurs mécanismes de fonctionnement.
L’Agence de l’Innovation Industrielle vise à développer les capacités technologiques de l’industrie à moyen et long terme. La prise de risque est plus grande, c’est pourquoi la « dose » d’intervention publique (environ 50%) est plus importante dans le cadre du partenariat public-privé qui manifestement conduit à un partage du risque financier permettant aux entreprises de s’engager. L’intervention publique doit donc être interprétée comme un levier de l’investissement privé c’est-à-dire un amortisseur pour les entreprises à faire face au niveau du risque qu’elles encourent. L’Etat garant de cette initiative permet aux PME d’accompagner des efforts de ces derniers dans la recherche et le développement.

Quant à l’Agence Nationale de la Recherche, une grande partie de ces interventions sera dédié à la recherche fondamentale, dont on peut espérer qu’elle débouche à long terme sur des innovations économiquement viable. Logiquement le niveau de risque est alors en totalité couvert par la puissance publique.
C’est aussi la raison pour laquelle le groupe OSEO est appelé à intervenir spécifiquement en direction des PME qui participeront aux projets de recherche et de développement des pôles de compétitivité. Les interventions d’OSEO en faveur des pôles de compétitivité seront de deux types : des avances remboursables à un taux renforcé, pouvant atteindre le taux maximal de 50% si les projets de recherche et développement présentés par les PME s’inscrivent dans les axes de recherche d’un pôle de compétitivité et, dans les mêmes conditions, une augmentation du taux d’abondement. Par ailleurs, conformément aux décisions du CIADT du 14 septembre 200,4 trois de ces programmes d’intérêt général en direction des pôles de compétitivité se définissent de façon prioritaire :

- le renforcement des fonds propre des entreprises concourant aux pôles de compétitivité dans le cadre du programme « PME innovation » ;

- le développement du très haut débit, en liaison avec les collectivités locales dans le cadre de l’enveloppe destiné à l’équipement numérique des territoires ;

- l’appui à l’immobilier d’entreprise et aux logements intermédiaires destinés aux chercheurs par la mobilisation des concours financiers prévus au titre de la politique de mutation urbaine et territoriale.

Le CIADT a décidé que les engagements respectifs des agences (ANR, AII, OSEO) ainsi que de la Caisse de dépôts concernant leurs interventions préférentiels en direction des pôles de compétitivité, donneront lieu à l’élaboration de convention particulière avec l’Etat.

A l’origine, les moyens étatiques dédiés au lancement et à l’accompagnement des pôles de compétitivité représentaient une valeur 750 millions d’euros pour la période 2005-200729.

Ces moyens financiers devaient provenir à part égal du budget général de l’Etat et du budget des établissements publics liés à l’innovation et au développement des PME. Dans ce cas le montant alloué initialement a été doublé pour atteindre 1,5 milliard d’euros en juillet 2005. Suite à différents ajustement entre la période 2006-2007, ce montant s’est réparti pour la période 2006-2008 de la manière suivante :

- 831 millions d’euros provenaient du budget général de l’Etat (les ministères),

- au moins 520 millions d’euros venant des agences pour la recherche et l’innovation et de la caisse nationale des dépôts dans le cadre de leurs programmes d’aides,

- enfin 160 millions d’euros provenaient d’exonérations fiscales.

A noter que ces crédits ont été augmentés par des fonds européens et des subventions accordées par les collectivités qui s’impliquent de manière directe dans la démarche. La très grande majorité de ces financements est destinée au soutien des projets R&D mené en commun d’une part par les entreprises et d’autre part les laboratoires publics des pôles entendu que chaque territoire constitue un laboratoire dans son espace (projets dits « collaboratifs »). Le reste des financements va notamment à l’animation des pôles c’est-à-dire au soutien, au fonctionnement, et aux actions de l’équipe permanente. Nous soulignons tout de même que la réorganisation des agences pour la recherche et l’innovation a constitué un enjeu important dans la démarche. Parallèlement à la mise en place des pôles, l’Etat, acteur principal, a réorganisé ces agences destiné au soutien de la recherche et de l’innovation.

C’est le cas par exemple de la création d’un nouvel établissement public, OSEO30. L’objectif de cette agence est double : rationaliser le dispositif et favoriser ou encourager le développement de l’innovation au sein des PME. Puis, fin 2007, l’agence de l’innovation industrielle (AII), qui finançait des projets d’innovation de grandes ou moyennes entreprises regroupées sous forme de consortiums avec des laboratoires publics, a fusionné à son tour avec OSEO. Les aides ont été réorientées vers les entreprises moyennes (moins de 5000 salariés). En 2005 a également été créée l’agence nationale de la recherche (ANR) qui a pour mission de financer des activités de recherche et de développement de divers types : la recherche fondamentale ou appliquée, soutien au partenariat public-privé, contribution au transfert de technologie des résultats de la recherche publique vers le monde économique etc.

En définitif l’architecture organisationnelle de la démarche sur l’accompagnement des pôles de compétitivité mis en place par l’Etat autour des différents agences a conduit à l’émergence par la fusion de l’agence OSEO, structure par excellence d’accompagnement en matière de l’innovation, la recherche et développement, le financement. Ceci nous amène à examiner dans un second point ce qu’il en est de l’accompagnement des projets proprement dits de recherche et de développement.


  1. L’accompagnement des projets de R&D


Dans une économie de plus en plus basée sur la connaissance, la maîtrise des filières technologiques constitue un enjeu stratégique majeur permettra aux grands groupes comme aux PME d’améliorer leur compétitivité et de développer localement une activité créatrice de valeur ajoutée et d’emploi. Le financement de la recherche-développement, et plus largement celui de l’innovation, nécessite des ressources importantes pouvant remettre enjeu l’existence des structures qui les porte si elle ne mobilise pas les financements adaptés et suffisant. Ces financements sont d’origine diverses. Parmi les acteurs de financement il y a l’Agence National de Recherche, le Fonds Unique Interministériel (FUI).

A l’origine, chaque ministère est appelé à financer ces projets en suivant ces propres procédures. Il s’est avéré une forme de complexité administrative par rapport aux pôles. Dans un souci d’efficacité, l’Etat a donc décidé en 200631 de regrouper les moyens des ministères concernés à savoir : industrie, défense, transport, agriculture, santé, aménagement du territoire au sein d’un fonds unique interministériel (FUI) créé à cet effet.
Le fonds unique interministériel est une des structures finançant les projets collaboratifs menés avec le soutien de pôles de compétitivité. Doté de 490 millions d’euros sur la période 2009-2012, le FUI finance essentiellement des projets de recherche appliquée portant sur le développement de produits ou services susceptible d’être mis sur le marché à court ou moyen terme. Le fonds unique interministériel a pour vocation le financement exclusif des projets de recherche et développement collaboratifs. Ces projets susceptibles d’être retenus à l’issue d’un appel à projets permettent d’élaborer des formes de coopération variée. Le conventionnement demeure bien l’une des formes appliquée par les porteurs de projet vis-à-vis de ces partenaires. La mise en place de ce conventionnement s’effectue tout d’abord par étape de l’appel à projets qui permet aux porteurs de projet de communiquer des pièces en vue d’une expertise ou du conventionnement proprement dit.

La responsabilité de la gestion autrefois exercé par la DGCIS (Direction générale de compétitivité de l’innovation et service) a été transférée à OSEO en 2009. Ce transfert a été effectif; et assorti d’un objectif de réduction de délai de conventionnement. Cet objectif répond à l’évaluation faite en 2008 des pôles de compétitivité qui pointait des délais de procédure du FUI inconciliable avec le calendrier des projets soutenu.
La présence d’OSEO en région a été diversement appréciée par les pôles de compétitivité, ce qui facilite pourtant les échanges sur les conventionnements, mais aussi d’améliorer les délais. Le processus dans sa globalité est maintenant apprécié par différents acteurs. Néanmoins quelques interrogations restent à étudier, notamment les critères d’éligibilité, c’est-à-dire être sélectionné (labellisé) par au moins un pôle. Un projet est éligible au FUI lorsqu’il répond aux critères suivants : être collaboratif (rassembler au moins deux entreprise et un laboratoire de recherche), être piloté par une entreprise réalisant les travaux de R&D, développer de nouveaux produits ou services innovants, avoir été labellisé par un pôle, etc.

Nous avons identifié trois exemple de projet financé par le FUI dans le cadre de financement de pôle. Le premier projet concerne les matériaux d’origine végétale à l’intérieur des véhicules, ce projet appelé Biomat du pôle Industries et Agro-ressources (Champagne-Ardenne, Picardie) a pour objectif de substituer les matériaux traditionnellement utilisés à l’intérieur des voitures et issus du pétrole par des matériaux d’origine végétale, renouvelable et environnementale. Ensuite, le FUI a permis le développement des technologies haut débit pour les zones rurales isolées. Le projet Ourses du pôle Aérospace Valley (Aquitaine, Midi-Pyrénées) a pour objectif le développement les technologies combinant les télécommunications par satellique et les télécommunications sans fil terrestre afin d’offrir des services haut débit dans les zones rurales isolées. Enfin, Terra numerica : la numérisation du patrimoine le projet Cap digital Ile-de-France vise à développer les technologies nécessaires à la production et à l’exploitation visuelle de représentation 3D des territoires urbains de grandes dimensions.
Par ailleurs, l’Agence Nationale de la Recherche, acteur dans le financement des pôles de compétitivité, intervient aussi dans la mise en place de projets. Rappelons que l’ANR et les pôles de compétitivité ont été mis en place la même année (2005). Sa vocation première étant le financement des projets de recherche, l’ANR est donc devenue un partenaire important des pôles avec quatre missions différentes :

- l’implication des pôles dans le processus de programmation de l’agence,

- la prise en compte de la qualité de partenariat dans les évaluations,

- le financement d’un bonus pour les projets de pôles et le financement de l’animation des pôles.
Il existe un lien très étroit entre les pôles et l’ANR, ce lien repose sur la recherche académique et la recherche appliquée. Parallèlement, l’ANR apporte aux pôles une vision d’anciens chercheurs sur le continuum entre recherche et innovation. Cela se traduit par une relation particulière entre les pôles de compétitivité et l’ANR, qui est perçue comme un partenaire et non comme un donneur d’ordre. Autres complémentarités entre l’ANR et les pôles de compétitivité repose sur la programmation thématique de l’agence et la feuille de route thématique des pôles. La première a vocation d’identifier l’ensemble des technologies qui sont perçue comme important par les acteurs publics de la recherche et par les entreprises, alors que la seconde a pour finalité d’identifier les technologies que les acteurs de pôles décident d’investir pour les années à venir.

DEUXIEME PARTIE : L’IMPACT DES PÔLES DE COMPETITIVITE SUR LE TISSU ECONOMIQUE LOCAL
Face à une économie mondiale de plus en plus concurrentielle, la France a lancé en 2004 une nouvelle stratégie industrielle, basée sur les pôles de compétitivité. La politique des pôles de compétitivité a pour vocation la concentration des acteurs sur un territoire limité. Celui-ci est défini au niveau de la région qui constitue selon C. BLANC32 « l’échelle la plus pertinente pour inscrire territorialement ces collaborations ». Ce rapprochement géographique des acteurs de l’industrie, de la recherche et de l’enseignement supérieur a pour but de favoriser la compétitivité des territoires (chapitre I) et de renforcer leur développement économique d’un point de vue local. (chapitre II).
CHAP. I : LES PÔLES DE COMPETITIVITE : UNE REPONSE A LA COMPETITIVITE DES TERRITOIRES
L’approche mondialiste de l’économie actuelle telle que nous la connaissons a remis en mouvement les territoires. Selon les urbanistes, ce terme de territoire renvoie à une idée de proximité immédiate ou éloignée, alors que ce terme est souvent employé pour évoquer les lieux intermédiaires situés entre les communes et la région. Par ailleurs, les champs de compétences relevant de ces territoires ont conduit ces derniers à être parties prenantes dans bien des projets et notamment ce qui touche au développement économique. Ainsi la recherche de compétitivité par les pouvoirs publics et les entreprises constituent une priorité majeure. La recherche de cette compétitivité passe par une analyse approfondie de la compétitivité des territoires (II) et de la relation entre les entreprises et les territoires (I).
SECTION I : LA RELATION ENTREPRISES-TERRITOIRES
L’installation de plusieurs entreprises compétitives sur un territoire donné, rend celui-ci plus attractif. Or chaque territoire cherche aussi de son côté à être plus attractif par rapport aux autres territoires. Dans ce cas de figure il est donc nécessaire d’établir un lien relationnel entre ces deux entités pour favoriser la création d’un dynamisme économique au niveau local. Ainsi la qualité des relations est donc essentielle. En ce sens que son efficacité est manifestée au niveau de l’Etat, par sa volonté de chercher de plus en plus à jouer le rôle de régulateur et de fédérateur de projets. Quant aux entreprises le fait de véhiculer une image d’appartenance nationale est constitutif d’un avantage concurrentiel (made in France). Outre cette première approche relationnelle du public et du privé, nous analyserons dans une deuxième approche la relation entre public et privé.


  1. LE RÔLE DES POUVOIRS PUBLICS DANS LA RELATION ENTREPRISES-TERRITOIRES


L’analyse portée par l’auteur VELTZ dans son ouvrage33 nous montre bien les limites des politiques institutionnelles mises en place par les Etats, à l’efficacité incertaine.

D’un point de vue général les Etat interviennent plus ou moins directement. C’est le cas de la vision européenne sur le développement des territoires de chaque Etat membre. En France l’Etat joue un rôle de stimulateur en articulant à la fois les logiques économiques, sociales et environnementales. C’est dans le cadre de ces missions en matière de développement territorial que sont menés au niveau des territoires des réflexions autour de la prospective économique pour mieux guider et insuffler toutes les actions stratégiques de l’Etat. En effet c’est par le biais des sociétés d’économie mixte dont un grand nombre bénéficie des capitaux de la caisse des dépôts et de consignation, que l’Etat doit améliorer son dispositif d’accompagnement aux projets de développement sur les territoires afin de créer un vrai dynamisme économique basé sur le concept de « la socio-économie des réseaux »34.

Les appartenances nationales et régionales demeurent très présentes autour de ce concept qu’une économie globalisée ne peut effacer car il existe des liens forts avec les territoires, leurs diversités issues de leurs propres histoires. A ce titre il existe un lien étroit entre ces entreprises et le territoire à travers leurs capacités à structurer des processus locaux fondés sur le relationnel, les pratiques, la configuration géographique des lieux et les spécificités locales. Cette vision des choses s’illustrent par l’exemple de Michelin à Clermont-Ferrand et de l’Oréal à Paris même si le principal laboratoire de recherche du groupe l’Oréal est installé à Chicago.

C’est le cas de dire quel intérêt constitue le poids des interactions territoriales dans les stratégies des entreprises. D’une certaine manière, cette interaction permet aussi la reconnaissance des territoires. Dans le cadre de la globalisation économique, l’analyse menée par Michael POTER à travers sa théorie du « Diamant » montre un double intérêt d’une part pour stimuler les entreprises locales et d’autre part pour expliquer les écarts de compétitivité. Cette analyse permet également de définir des mesures sur lesquelles s’appuient les pouvoirs publics pour mieux profiter des spécificités locales.

En définitif nous pouvons dire que plus un territoire est de proximité, moins il peut se contenter d’intervenir comme simple régulateur dans un espace institutionnel. En fait l’acteur s’engage dans un jeu d’interaction marchande et non marchande dans lesquels s’entraînent les entreprises. A travers les engagements, les autorités territoriales visent à créer ou améliorer l’attractivité de leurs territoires, facteurs de compétitivité des entreprises. Attractivité et compétitivité sont deux déterminants d’une même ambition.


  1. LE RÔLE DETERMINANT DE LA RELATION PUBLIC-PRIVE


Le rapport du publique et privé a connu son aboutissement au travers des projets de l’urbanisation. Aujourd’hui, cette démarche économique intègre aussi la vision nécessaire au développement de tout territoire. Depuis la création des conseils de développement qui a marqué la participation des structures économiques dans les projets, c’est le cas de préciser la conception des schémas régionaux de développement économique comme réponse aux problèmes de l’urbanisation. Cependant, les évolutions sont le résultat d’un constat : la multiplication des processus coopératifs sont renforcés en vue de l’instauration d’une gouvernance efficiente.

L’objectif est bien de faire coïncider les questions posées par le public et le privé. L’entreprise se demandant sur quel territoire elle doit s’implanter et le territoire s’interrogeant sur le fait de savoir quels sont les types d’entreprise qu’il est préférable d’acquérir en priorité. En fait les espaces des entreprises n’est pas celui des nations. Les intérêts ne peuvent se confondre et pourtant les entreprises et les structures territoriales sont appelées à travailler ensemble pour assurer leur maintien et leur développement respectifs. Aussi pouvons-nous faire remarquer la compétitivité d’un territoire peut entraîner la compétitivité d’une entreprise, toute chose égale par ailleurs. En outre, pour séduire les investisseurs, elle ne se suffit pas à elle-même, d’où la question des infrastructures, des activités économiques existantes sur les territoires dans une stratégie de développement lisible clairement défini aux réseaux des entreprises, des universités et des structures de formations, de centre de recherche.

A noter que il faut également une complémentarité et une logique d’enchaînement correspondant à l’emboitement des différents niveaux géographiques et administratifs d’ailleurs l’expérience à montrer que les territoires qui manifeste le plus de dynamisme endogène sont aussi ceux qui les plus attractifs pour les capitaux étrangers. Rien de surprenant à ce que l’attractivité du territoire soit la préoccupation prioritaire des agences de développement, des comités d’expansion, des chambres de commerce et d’industrie.

La qualité des relations nouées localement est essentielle, en ce sens que l’interaction entre les entreprises et les pouvoirs publics profite à l’ensemble du territoire, ce qui explique que les autorités territoriales favorisent aujourd’hui ces interdépendances. Le rôle des pouvoirs publics est d’aider le plus grand nombre d’entreprises à intégrer les réseaux existants quitte à en créer de nouveaux pour valoriser leur savoir-faire, faire valoir leur créativité et leur capacité de répondre à une demande spécifique ; par la mise en place des systèmes productifs locaux et plus récemment, des pôles de compétitivité.
SECTION II : LES PÔLES DE COMPETITIVITE : UN INSTRUMENT D’ATTRACTIVITE ET DE COMPETITITVITE DES TERRITOIRES
La mise en place par les pouvoirs publics d’une politique de pôles de compétitivité, méritent à cet égard une analyse particulière portée sur les concepts de compétitivité au sens large du terme et de l’attractivité des territoires. Ce binôme attractivité/compétitivité a pris une telle importance dans les discours médiatiques et politiques à tel point qu’il devient aujourd’hui comme un concept économique interdépendant. En effet la mondialisation et la remise en mouvement consécutive des territoires, puis la décentralisation et ses transferts de compétences dévolues par l’Etat aux collectivités territoriales ont forgé une concurrence au sein de laquelle chaque collectivité tente de tirer son épingle du jeu. Notre analyse portera dans un premier sur la compétitivité des territoires puis dans un second point son attractivité.


  1. LA COMPETITIVITE DES TERRITOIRES


La notion de compétitivité est une notion assez récente dont l’utilisation du terme remonte aux années 80 alors qu’à l’époque les données économiques relatives aux systèmes productifs des différents Etats étaient considérés comme équivalentes. Ce n’est qu’à partir des années 1990 que le terme est utilisé pour mettre en évidence la relation basée sur l’existence d’un réseau associant donneurs d’ordres et sous-traitants, puis elle remonte jusqu’à la nation. Pour prendre son actuelle dimension grâce au rapport du Conseil d’analyse économique rédigé par Michèle Debonneuil et Lionel Fontagné intitulé Compétitivité. Ainsi la définition donnée du terme de compétitivité au sein de ce rapport va rapidement évolué.

C’est ainsi que pour certains la compétitivité peut être défini comme « la capacité à fabriquer des biens et des services qui répondent aux exigences des marchés internationaux, tout en offrant aux citoyens un niveau de vie qui, tout à la fois s’élève et puisse être préservé à long terme »35. Pour l’OCDE, la compétitivité désigne « la capacité des entreprises, d’industries, de régions, de nations ou d’ensemble supranationaux de générer de façon durable un revenu et un niveau d’emploi relativement élevés, tout en étant et restant exposés à la concurrence internationale ». Cette définition s’appuie à mon sens sur deux acteurs essentiels d’un côté les agents économiques qui représentent l’offre marchande et de l’autre les territoires qui peuvent être considéré comme des offreurs de services.

Tandis qu’au niveau européen, la Commission européenne met l’accent sur la capacité à créer des emplois (qui est la préoccupation actuelle dans l’Union européenne). Par ailleurs, la Commission définit dans son rapport de 2001 la compétitivité comme étant « la capacité à atteindre une progression soutenue des revenus réels et des conditions de vie dans les régions ou les Etats, produisant des postes de travail pour tous les demandeurs d’emploi ». A travers cette définition la Commission européenne insiste sur les politiques économiques et sociales de l’Europe face à l’accroissement des écarts entre ceux qui ont le travail et ceux qui n’en ont pas. En faisant ainsi évoluer la notion de compétitivité qui devient « la capacité à améliorer durablement le niveau de vie de ses habitants et à leur procurer un haut niveau d’emploi et de cohésion sociale ». Cette évolution étymologique du terme de compétitivité nous conduit à examiner ces différents aspects qui peuvent être classés en trois catégories.

Au cours de ces dernières années, on note que la compétitivité, comme critère de performance commerciale a pris une dimension beaucoup plus stratégique. Alors que les autres facteurs de développement économique (l’innovation et la capacité d’adaptation des entreprises aux évolutions rapides et internationales du marché) s’imposent aux compétiteurs. En effet, il n’y a pas de compétitivité sans compétition. La compétitivité n’existe que si les compétiteurs sont dotés des atouts significatifs et capables de les faire valoir ou développer sur les marchés. Cette notion de compétition englobe de manière plus large les territoires et l’accompagnement public des actions marchandes et non marchandes.

Elle ne prend pas en compte les coopérations qui peuvent se former durablement ou de façon plus ponctuelle. Ainsi, sur le plan local, un territoire entendu au sens géographique du terme peut avoir la capacité d’être un excellent compétiteur dans certains domaines et il doit nouer avec les autres des alliances stratégiques dans les domaines auxquels il est moins compétiteur. C’est le cas pour certains projets, qui nécessitent des alliances régionales, voire interrégionales ou parfois monopolisent plusieurs collectivités avec elles. Le constat de Jean-Charles Lollier à ce sujet est juste :« un territoire est compétitif s’il peut affronter la concurrence du marché tout en assurant une durabilité environnementale, économique, sociale et culturelle fondée sur une logique de réseau et d’articulation interterritoriale »36.

La compétitivité d’un territoire peut être également abordée à travers une logique d’entreprise. En effet, celle-ci a la possibilité de cibler soit un marché restreint (au niveau local et le plus souvent c’est le cas des entreprises spécialisées dans les services de proximité à la personne et qui évoluent de manière satisfaisante sur le marché local) soit elle s’inscrit dans une perspective beaucoup plus large c’est-à-dire, au niveau européen et une telle approche conduit l’entreprise à rechercher une compétitivité globale basée à la fois sur la compétitivité-coût et hors- coût. En ce sens que l’entreprise, selon sa position sur le marché et son savoir-faire, cherchera à bénéficier des coûts les plus bas possibles pour satisfaire une clientèle à la recherche des premiers prix ou apporter des éléments de différenciations significatifs pour sortir d’une concurrence trop vive axée sur les prix de vente.

Par ailleurs, la fragmentation de la production économique aboutit à la mise en concurrence des territoires. En effet si les territoires restent statiques les entreprises quant à elles sont de plus en plus mobiles d’une part. D’autre part elles sont à la recherche certaines compétences (telles que la logistique, maintenance, formation, partage d’équipements spécialisés) au sein du territoire où elles opèrent, au risque d’être elles-mêmes attiré vers un autre territoire si elles ne trouvent pas ces compétences. Ainsi, tout territoire doit donc s’organiser pour être compétitif en s’appuyant sur sa rente c’est-à-dire « une activité globale à laquelle on a dédié un ensemble d’outils, de procédés, de moyens, qui permettent de tirer durablement de cette activité une certaine rentabilité »37. L’existence d’une rente implique la spécialisation d’un territoire. Celle-ci constitue un gage de différenciation, d’identification et de reconnaissance.

En outre, elle favorise la cohérence des stratégies et des projets. Cette nécessité de spécialisation permet ainsi de distinguer selon Jacques Godron le « territoire dispersé » qui « ne pourra éviter la dilution et noiera son projet dans le saupoudrage » et le « territoire coordonné » qui, lui « saura limiter ses choix, s’y tenir, faire converger finances et moyens autour d’un projet identitaire et mobilisateur »38.
B) L’ATTRACTIVITE DES TERRITOIRES
De manière générale, l’attractivité est définie comme étant la capacité d’un territoire à attirer les populations et les entreprises et à les retenir quand elles sont établies. Toutefois dans un contexte de concurrence tout territoire cherche à attirer et retenir vers lui les entreprises qui lui permettent de se développer. Ainsi l’attractivité d’un territoire ne va pas sans la localisation recherchée par les acteurs économiques en ce sens que les critères de localisations (la recherche de la meilleure localisation par les entreprises ou les investisseurs) jouent un rôle considérable dans la décision des investisseurs. Ces critères reposent pour l’essentiel sur les éléments suivants : le choix du territoire est conditionné par une diversité des services proposés qui incluent les infrastructures, les facteurs d’image et d’identité du territoire. De cette vision de l’attractivité découle la définition suivante, selon F. Hatem39 « l’attractivité est la capacité pour un territoire d’offrir aux investisseurs des conditions d’accueil suffisamment intéressantes pour les inciter à y localiser leurs projets de préférence à un autre territoire ». Ainsi l’attractivité d’un territoire correspond à un ensemble des paramètres suivants la demande, l’offre, la concurrence existantes ou potentielles. L’approfondissement de ces différents éléments permet ainsi de mieux comprendre cette notion d’attractivité d’un territoire.

En ce qui concerne la demande des entreprises, celle-ci n’est pas homogène en ce sens qu’elle diffère selon les projets, les besoins des futurs investisseurs. Prenant le cas d’un investisseur qui souhaite implanter soit un magasin dans le cadre du développement d’un réseau de distribution soit un laboratoire qui fera appel à des ressources humaines rares et très spécialisées. Ces deux projets n’ont rien de commun en terme de choix, dans le cadre du premier projet ce sont plutôt des indices économiques et commerciales qui seront décisif tels que l’indice de la situation économique de la zone de chalandise visée qui déterminera la décision de réaliser ou pas le projet. Il en va tout autrement pour le laboratoire, qui a besoin pour s’implanter d’un environnement propice à l’étude de la recherche et développement. De plus la présence au sein d’un territoire de professionnels, de cabinets d’experts reconnus dans le même domaine constituera un élément primordial dans le choix de la localisation. En conséquence les potentialités territoriales deviennent ainsi essentielles au-delà de simples données économiques.

Quant à l’offre des territoires, celle-ci suppose la prise en compte de certains éléments tels que les compétences spécifiques du territoire parmi lesquelles on peut mentionner la connaissance du territoire et de ses ressources mobilisables, la capacité à dialoguer avec l’industriel afin d’identifier ses besoins. Ainsi l’offre des territoires répond donc à des besoins différenciés qui doit être segmentée. Elle oriente la localisation de la manière plus précise, en essayant de répondre à un grand nombre de projets individuel d’investissement par un ensemble d’offres. De plus les collectivités sont de plus en plus nombreuses à intégrer la segmentation stratégique pratiquée dans le monde marchand.
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