Territoires et acteurs de la recherche au cœur de la compétitivité





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Session IV

Territoires et acteurs de la recherche au cœur de la compétitivité

La région Auvergne
Table ronde
Les médias et la science : enjeu démocratique, enjeu de puissance

Mercredi 30 novembre 2011
Marie-Françoise CHEVALLIER-LE GUYADER, directrice de l’IHEST

Daniel POUZADOUX, président de la Fondation Varenne

Michel DOLY, président du Conseil économique, social et environnemental de la région Auvergne, administrateur de l’IHEST

Sophie BECHEREL, journaliste, France Inter, présidente de l’Association des journalistes scientifiques de la presse d’information (AJSPI), ancienne auditrice de l’IHEST

Philippe ROUSSEAU, directeur des éditions La Montagne

Stéphane FOUCART, journaliste, Le Monde


Marie-Françoise Chevallier-Le Guyader

Je tenais à remercier le Cerdi pour son accueil ainsi que tous ceux qui sont venus nous rejoindre pour cette journée sur les médias et la science : enjeu démocratique, enjeu de puissance. Cette journée s’inscrit dans le projet de l’Institut des Hautes Etudes pour la Science et la Technologie. Créé il y a cinq ans, cet établissement public a une mission de formation et d’anticipation du débat public sur les sciences et les technologies. Chaque année, l’Institut rassemble des responsables, des dirigeants, des jeunes à haut potentiel issus de tous les secteurs de la société pour réfléchir à ces questions. Nous débattront aujourd’hui dans le même esprit que celui que nous développons tout au long de nos rencontres, c’est-à-dire un esprit critique qui croise des cultures différentes tout en étant respectueux de l’opinion de chacun.

Cette année, nous analysons les rapports science/société à travers le prisme de la puissance. Pour cette 4e session du cycle national qui se déroule en région Auvergne, nous avons choisi de réfléchir aux enjeux des médias et à leur puissance. Ce sujet peut paraître inattendu. Toutefois, la puissance est toujours l’expression d’une force (celle de l’information dans le cas des médias) rapportée à un territoire (la région Auvergne dispose du groupe de presse Centre France, notre partenaire pour cette journée).

Lectorat, qualité de l’information : le monde de la presse a ses propres règles qui ne sont pas celles de l’univers de la production des connaissances (recherche, enseignement supérieur). Entre ces deux univers se trouvent des passeurs : les journalistes scientifiques mais aussi généralistes. L’information sur les sciences et les technologies constitue pour ces passeurs un véritable enjeu : enjeu de traitement de l’information face à la complexité et à l’évolution rapide des sciences et des technologies, enjeu de transformation du métier des journalistes à travers les technologies numériques, etc. Que devient le métier de journaliste ? Comment évolue-t-il ? Quelle responsabilité porte le journaliste ?

Pour préparer cette matinée, nous avons travaillé en partenariat avec le journal La Montagne, la Fondation Varenne et le Conseil économique, social et environnemental de la région Auvergne. Je les remercie vivement et cède la parole à leur représentant.
Daniel Pouzadoux

Merci de ces présentations et merci de nous avoir invités à cette journée. Je vous présenterai la Fondation Varenne et ses relations avec le Groupe Centre France lors de notre déjeuner-débat.

Pour l’heure, je souhaiterais vous rappeler trois éléments peu connus sur le Cerdi :

  • Premièrement, cet organisme, qui forme de jeunes chercheurs en économie, produit le plus gros contingent de chercheurs français de la banque mondiale. Grâce à lui, la région Auvergne s’expatrie donc à Washington dans des postes particulièrement élevés.

  • Deuxièmement, depuis plus de 20 ans, le Cerdi met en œuvre un programme de la banque mondiale révisé tous les trois ans. La reconduction régulière de ce programme prouve la qualité de cet organisme de recherche. Ce programme consiste en une formation de 18 mois délivrée à des hauts fonctionnaires des pays d’Afrique, d’Asie et des Balkans. Ces hauts fonctionnaires quittent leur fonction pendant 18 mois pour venir acquérir une formation supplémentaire qui les amène ensuite à des postes plus élevés. Le Cerdi dispose donc d’un réseau conséquent de ministres des finances, de l’économie, de directeurs des administrations centrales, etc., dans bon nombre de pays, ce qui lui donne une force importante.

  • Troisièmement, le Cerdi est un centre d’études qui fournit régulièrement 20, 30 ou 40 % des papiers et des réflexions qui alimentent les grandes réunions politiques internationales (G8, G20, etc.).

La Fondation Varenne est partenaire de cette journée car elle s’intéresse à la science. Grâce à un partenariat signé il y a quelques années avec la Cité des Sciences (devenue Universcience), la Fondation développe une activité d’information scientifique vis-à-vis des scolaires. Elle propose également un appui pour tout ce qui concerne l’éducation aux médias : relation entre la presse et l’école, aide au journalisme, recherche dans les domaines du droit de la publication et du droit à l’image.

Dans le cadre de nos opérations scolaires et d’éducation aux médias, nous avons noué un partenariat avec Universcience et l’AJSPI afin de créer un concours de l’information scientifique. Initialement intitulé concours du journalisme scientifique, nous l’avons renommé car le journalisme scientifique n’existe pas. Il existe des journalistes qui écrivent sur des thématiques scientifiques. Ce concours est un succès puisqu’on est passé d’une dizaine de dossiers reçus lors des premières éditions à plus de cinquante. Nous couronnerons prochainement des articles venant du Québec, du Burkina Faso, de Suisse et de France.

Nous nous intéressons à la science car ce domaine est fondamental. Nous avons voulu faire partager cet intérêt aux jeunes. C’est l’action que nous menons, via l’éducation aux médias, avec la plupart des journaux de la presse quotidienne régionale. En effet, bien que liée au groupe Centre France, la Fondation Varenne mène une action transversale avec les autres journaux de la presse quotidienne régionale.
Michel Doly

Je vous félicite d’être auditeurs de l’IHEST. Il y a quelques années, j’étais à votre place et je peux témoigner que cette formation marque réellement l’évolution individuelle de chacun de ses auditeurs.

Le thème de cette journée, médias et science, relie deux items : enjeu démocratique et enjeu de puissance.

Enjeu démocratique

Cet enjeu recouvre la nécessité d’avoir des médiateurs entre le chercheur, qui fait la science et crée le savoir, et la société. L’IHEST vise justement à créer un vivier de médiateurs, d’intermédiaires entre la science et la société. Cependant, faut-il des médiateurs ? En d’autres termes, faut-il mettre la science à la portée de tous ? La science est difficile. La communauté scientifique est un milieu « fermé » où les chercheurs, expertisés par leurs pairs, restent volontiers entre eux. Faut-il qu’il y ait, dans ce cercle fermé, intrusion d’une tierce personne, d’un médiateur pour venir vulgariser les résultats de la science, expliquer ce qu’elle est et la mettre à la portée de tous ?

Il y a quelques dizaines d’années, la science était porteuse de progrès. On parlait du progrès scientifique. On avait une approche très positive de la science qui était perçue comme permettant de mieux vivre, d’être mieux soigné, de maîtriser et d’utiliser la nature (cf. l’énergie nucléaire qui résulte de la maîtrise du phénomène naturel de radioactivité). On voit bien à travers deux grands débats actuels, celui sur les OGM et celui sur le changement climatique, que s’est installée une suspicion vis-à-vis de la science. La science devient suspecte parce qu’elle peut produire des effets néfastes, même dans le domaine médical. De ce fait, la science a désormais à se justifier. Qui doit justifier la science vis-à-vis de la société ?

Enjeu de puissance

Le deuxième item boucle avec le premier. Quelle est la place de la délibération politique ? La science et le progrès scientifique n’enferment-ils pas le politique dans une délibération imposée ? La science ne supprime-t-elle pas la délibération politique ? Parce qu’il y a une expertise scientifique en amont, on dit à l’élu ce qui est mauvais pour la société. Quelle marge de manœuvre lui reste-t-il ? Aucune. Si la marge de manœuvre de la délibération politique est nulle, cela signifie que l’expertise scientifique mène la construction sociale et la décision politique. Cette problématique est majeure. Qui a le pouvoir politique ? Le politique a-t-il encore une marge de manœuvre vis-à-vis de l’expertise scientifique ?

La boucle est bouclée en ce sens qu’on voit bien qu’il y a probablement nécessité :

  • de « médier » la science, d’arriver à ce que la société soit au courant du progrès scientifique

  • d’avancer et de créer le savoir pour les chercheurs

  • de s’approprier les progrès scientifiques pour la société

Ce faisant, l’expertise scientifique peut s’imposer à la décision politique. Enjeu démocratique certes ; mais enjeu de puissance également. La place des médias, qui portent les débats, est majeure dans cette problématique.

Sophie Bécherel : La place de la science dans la presse et la formation des journalistes

Je vais tenter d’esquisser les grandes lignes des thèmes abordés ce matin. Je vous dresserai un tableau « impressionniste » de la situation des journalistes scientifiques dans la presse en France, dans la mesure où il n’existe pas d’enquêtes précises. Cependant, l’AJSPI offre un avant-poste d’observation intéressant pour mieux connaître ces journalistes. L’AJSPI a 56 ans et donc un certain recul. 240 journalistes, représentants plus de 70 médias tous supports confondus, y sont actuellement inscrits. On estime entre 600 et 700 le nombre de journalistes qui traitent d’information scientifique.

Panorama de la situation des journalistes scientifiques

Depuis 10 ans, le nombre de journalistes titulaires tend à diminuer, entraînant une précarisation de la profession. Malgré ce phénomène, de plus en plus de jeunes veulent entrer dans cette profession et traiter de sujets scientifiques. Pour mémoire, Libération a abandonné une pagination spécifique pour la science en 2009. Le Monde l’avait également abandonnée et vient de la réintroduire.

La télévision, et c’est majeur puisqu’il s’agit du média par lequel les européens s’informent à propos de la science selon une enquête de la Commission européenne, ne consacre que 2 % de son temps aux émissions scientifiques et n’a presque plus de journalistes scientifiques. Concernant l’information, on trouve à TF1 un journaliste traitant de l’environnement mais pas des sciences en général ; à France Télévision, un journaliste scientifique à France 2 et un à France 3 ; aucun journaliste scientifique à M6. La situation des programmes de divertissement ou éducatifs est un peu différente.

A la radio, la situation est assez semblable. Il n’y a plus de journaliste scientifique à Europe 1. Une journaliste scientifique à RTL. Radio France, avec ses multiples chaines, tient encore son rang.

Dans la presse écrite, la situation évolue sans cesse. La crise économique entraîne la diminution du nombre de pages et donc du nombre de journalistes. La thématique scientifique n’est pas la dernière à subir les conséquences de cette crise.

En marge de ces médias, on voit se développer une autre forme de journalisme scientifique, via les blogs notamment. Nombreux sont les journalistes en poste qui complètent leur travail via les blogs. Par exemple, le journaliste de Libération, qui a de moins en moins de place dans son journal, est extrêmement actif sur son blog. Cela pose la question de savoir qui lit les blogs et quel est l’impact de ce travail souvent remarquable.

Concernant le multimédia, Universcience a récemment ouvert une télévision (qui la regarde ?). Du fait de l’évolution vers le multimédia, on demande désormais au journaliste de produire du son, de l’image, une mise en page spécifique. Le temps qu’il consacre à ces nouvelles missions ne nuit-il pas à celui qu’il passe à chercher les bonnes informations ?

Donc une assez grande précarité mais un enthousiasme car c’est une matière que pas mal de journalistes aimeraient traiter.

Qui sont les journalistes scientifiques ?

Il existe deux profils :

- des journalistes généralistes devenus journalistes scientifiques par goût des sciences ;

- des scientifiques, qui à la fin de leurs études scientifiques se sont rendus compte que la transmission d’un savoir les intéressait plus que la recherche et qui ont complété leur cursus en devenant journalistes.

On trouve plus de journalistes ayant un haut niveau de culture scientifique dans les journaux spécialisés que dans les médias généralistes.

Comment travaillent les journalistes scientifiques ?

Les médias non spécialisés n’ont pas de ligne éditoriale précise concernant la science. Les journalistes scientifiques traitent de la science au travers de résultats scientifiques, de projets à venir, d’études en sciences humaines qui ont un impact sur la gestion économique ou notre comportement quotidien, des grands enjeux de société et des questions qui font débats (nucléaire, OGM, climat, etc.). Ils traitent peu de la politique de recherche et de la science en train de se faire (on montre rarement que la vérité est temporaire, que la communauté scientifique doute, hésite, fait des erreurs). On ne peut donc pas donner une bonne image de ce qu’est la science et de la manière dont elle contribue à faire progresser l’humanité.

En l’absence de politique éditoriale précise, certains médias ne traitent que des sujets qui concernent l’aménagement du territoire, d’autres que des sujets qui ont une valeur ajoutée économique, ou que des sujets qui font débat dans la société, ou que des sujets médicaux, etc. Cela donne une assez grande liberté aux journalistes surtout s’ils sont des électrons libres dans leur rédaction. Cette liberté s’accompagne d’une forte responsabilité. Compte-tenu de la masse d’informations qui nous arrive (il existe environ 16 000 journaux scientifiques dans lesquels les chercheurs publient, qui produisent chaque année plus d’un million d’articles ; pour le journaliste scientifique, il n’est pas facile de s’orienter, de savoir chercher la bonne information, de déterminer si elle est vérifiée), nous faisons des choix en fonction de notre public supposé. Ce public supposé explique en partie pourquoi il y a moins de science sur TF1, Europe 1 ou RTL. On jauge que le public de ces médias n’a pas la même appétence pour la science que celui qui regarde Arte ou écoute France culture.

Nous faisons un cocktail de toutes les disciplines. Certaines choses sont plus ou moins faciles à traiter. Nous ne nous aventurons pas sur des terrains que l’on trouve trop ardus, pas assez sexys ou ne faisant pas vendre. Par exemple, la politique de recherche, qui a connu beaucoup de bouleversements depuis 5 ans, est sous-traitée.

Autre problème lié à la raréfaction des journalistes scientifiques et à la manière de trouver l’information : il y a 20 ans l’Agence France Presse comptait dix journalistes scientifiques à temps plein, spécialisés par discipline, avec un très faible turn-over. Elle faisait donc référence dans ce domaine. Aujourd’hui, l’AFP ne compte plus que deux journalistes scientifiques qui tournent tous les 2 ou 3 ans. Désormais, la science à l’AFP ne représente plus rien. Or, dans les médias dépourvus de journalistes traitant des sujets scientifiques, on fait souvent confiance aux agences. Mais quand on n’a pas le recul pour analyser les communiqués et repérer les erreurs, les informations sont diffusées sans que l’on sache si elles sont vraies. Compte-tenu de l’impact d’internet, elles se répandent comme une trainée de poudre.

Depuis dix ans, en plus des millions de papiers publiés par les scientifiques, le journaliste scientifique est assailli par les communiqués de presse. En effet, parce qu’on a estimé qu’il y avait un déficit de connaissances scientifiques, on a demandé aux chercheurs de s’impliquer dans le partage des savoirs, de sortir de leur laboratoire, de communiquer, de rendre des comptes. Des services de presse ont donc été montés pour les aider. Ils sont très efficaces car la plupart d’entre eux sont composés de journalistes devenus communicants. Les grands organismes de recherche français abreuvent les journalistes scientifiques de leurs communiqués. Ces communiqués de presse sont envoyés à toutes les rédactions, y compris à celles dépourvues de journalistes scientifiques. Sans recul, ces communiqués sont repris et se répandent très rapidement. On peut dès lors légitimement se demander si l’on a à faire à de l’information ou de la communication. Qui vérifie les informations des communiqués ? La place qui leur est accordée est-elle vraiment méritée ?

La formation du journaliste

Les difficultés que j’évoquais concernant la recherche d’informations posent aujourd’hui la question de la formation du journaliste et de son rôle.

Il y a 15 ans, on a créé des filières spécifiques pour les journalistes scientifiques. Elles sont en train de disparaître ou d’évoluer en raison de l’absence de débouchés pour les journalistes ainsi formés. Progressivement, ces filières ont vu arriver moins de candidats. Une filière a fermé à Montpellier. L’école de Lille s’interroge sur l’avenir de cette filière.

Des discussions sont en cours. Faut-il conserver la spécificité et former des gens à avoir un regard critique sur ce qui est publié, sur la politique de recherche, sur les choix de société, sur les enjeux de société actuelle ? Si oui, on court le risque que ces journalistes bien formés, très spécialisés, ne trouvent pas leur place sur le marché du travail. Faut-il au contraire supprimer les filières spécifiques et introduire un peu de science dans les filières généralistes ? C’est le choix fait par l’école de journalisme de Science Po. Si tous les journalistes sont sensibilisés aux questions de science, cela augmentera la place de la science dans les médias. Néanmoins, la qualité du travail fourni et des enquêtes s’en ressentiront peut-être.
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