Poésies, proses & 33 photographies





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Quarante-cinq années après l’épilogue de cette incroyable affaire, le Premier ministre de France rassembla les pièces de la mystérieuse lettre reçue en cet éreintant mercredi 28 août 1991. Elle relut les preuves suivantes :

1° - il existe une construction souterraine sous le donjon du château de Gisors ;

2° - dans cette construction souterraine, se trouve une chapelle ;

3° - cette chapelle est bien telle que l’a décrite Roger Lhomoy, avec les statues et les coffres ;

4° -un document prouve l’existence des trente coffres au trésor ;

5° - il existe des souterrains reliant l’église au château.

Le Premier ministre se dirigea vers l’une des hautes fenêtres de son bureau, comme pour remonter à la lumière du quotidien. Un quotidien hélas chargé de nuages pressentis par son prédécesseur : « Avec le dossier du financement des retraies, il y a de quoi faire sauter les cinq prochains gouvernements ! ». Des ténèbres gardant le trésor du Temple, au ciel social plus que maussade de cet an 1991, il ne restait que fort peu de meurtrières pour

entr’apercevoir une faible luciole d’espoir. Le Premier ministre prit machinalement place à son bureau. Elle rédigea, à la main, une lettre, ou plutôt elle sembla calligraphier un billet laborieux. Elle relut une dernière fois les pièces de ce dossier remontant des terres du temps, les scella dans une forte enveloppe, le tout accompagné bien évidemment du livre pourpre et or que lui avait adressé le bienfaiteur anonyme de la France ; le livre de Gérard de Sède : « Les Templiers sont parmi nous ». Alors elle fit adresser cet étonnant message au 3 de la rue de Valois : au ministre de la Culture de contacter l’administration territoriale compétente pour que deux terrassiers assurent 48 heures de travail permettant d’atteindre la chapelle souterraine se trouvant à faible profondeur ! Cette chapelle renfermant 30 coffres en métal précieux rangés par colonnes de 10. Et le mot « coffre » est dérisoire : c’est plutôt d’armoires couchées dont il faut parler, d’armoires dont chacune mesure 2 m 50 de long, 1 m 80 de haut et 1 m 60 de large.

-Comment se fait-il que personne n’ait ordonné cette recherche somme toute de fort peu d’investissements ?

Tout en prononçant cette remarque à voix basse et monotone, la Dame de Matignon sortit et referma sans bruit la porte de son bureau, sur une journée torride bien ordinaire, et sur une France aux affaires maussades bien ordinaires.

Dole, Jura, Eté 1991.

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« Les Entrailles de Gisors ».

I Diffusion : - L’idée libre, Paris, 1992 ;

- Revue trimestrielle Florica, 1992 ;

- AVLP (Association Vaudoise de la Libre Pensée), Lausanne, Suisse, 2006 ;

- Distinction de la meilleure nouvelle 2006, IWA, Toledo, USA.

II Mobile initial de l’auteur : présentation originale et attrayante de « Les Templiers sont parmi nous » de Gérard de Sède, et de « Jésus ou le mortel Secret des Templiers de Robert Ambelain.

III – La Dame de Matignon. Il s’agit bien évidemment de Madame Edith Cresson, Premier Ministre de François Mitterrand du 15 mai 1991 au 12 avril 1992. Les mentions astrologiques figurant dans cette nouvelle sont authentiques. Madame Cresson reçut bien évidemment cette nouvelle et répondit à l’auteur à l’aide d’une carte de visite signée de sa main.

IV – Mobile de cette nouvelle édition légèrement revue et corrigée : inciter le lecteur à approfondir la connais-

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de Iéshoua’ (Jésus) par la lecture de trois ouvrages pertinenrs :

- « Les Grands Initiés » Edouard Schuré, Pocket n° 2182

- « Jésus parlait araméen » Eric Edelmann, les Editions du relié, Pocket, n° 11672 ;

- « La Vie des Maîtres », Blaird T. Spalding, J’ai lu/Aventure secrète n° 2437,

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L’auteur en 1987, par Fabienne Landois (Paris)
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Le chemin peut aujourd’hui me paraître long. Me sembler long le long du Temps. Le long du Temps que nous longeons. Le long du Temps qui ne bouge pas puisque c’est nous qui passons. Puisque le Temps est un leurre. Puisqu’il n’existe pas. Le chemin d’aujourd’hui ne se laissera plus parcourir bien longtemps car nous allons changer brutalement de Dimension, et passer plus vite… entraînés par la Terre. Déjà des symptômes nous alarment : cette morbide attirance vers tous les souvenirs du passé ; cette force de traction en arrière vers ce qui est mort et décomposé puisque n’existant plus. Cette maladie mentale du conservatisme aggravé souvent de traditionalisme dément étatisé par l’aberration pathologique du « devoir de mémoire ». Ce culte des clous de cercueil que la terre a pourtant déjà dévorés. Cette crise de passéisme diabolique tuera beaucoup de gens. Dieu se retire des églises catholiques – l’un des signes de cet abandon divin est l’apparition des haineux de la Foi ; ces pratiquants d’une religion de mort qui vous mettent

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mal à l’aise et vous empêchent même diaboliquement de vous recueillir durant les offices. Dieu ne fut que très rarement présent parmi les temples extérieurs – sauf quand on le réclamait à cor et à cris ou qu’on Le priait intensément – car Il réside et trône au vivant du temple intérieur qu’est notre âme individuelle. Et désormais il se retire de toutes les églises dans lesquelles se traînent les tièdes et les pratiquants machinaux. Satan est tour-à-tour moderniste, traditionaliste ou charismatique. Et sa plus belle victoire est d’avoir chassé Dieu du temple intérieur des âmes pour sembler le faire sous-entendre dans les églises, les collégiales, les basiliques et cathédrales où il n’est plus que sporadiquement présent pour les vrais croyants qui Le cherchent malgré la bouillie insipide de tant de liturgies vulgaires et blasphématoires. Les religions – inventions des hommes – sont à reléguer aux oubliettes des calamités ancestrales de l’humanité avec leurs sœurs jumelles et toutes aussi venimeuses que sont les guerres. Guerres et religions : les deux cancers de l’Humanité, assurant depuis des millénaires le gagne-pain de légions de mercenaires en causant la mort de millions d’innocents.

Dieu existe car la Science est en passe de nous faire déduire Son Existence, mais Il n’est la propriété de personne et n’a pas à être parqué dans des musées pour y être vendu en morceaux, avec la menace d’un Enfer pour qui refuse de l’acheter. Raison pour laquelle il n’y aura plus de pape et que toutes les

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églises seront fermées et détruites, avant l’arrivée d’un véritable pasteur universel rassemblant tous les hommes de la terre pour qu’ils ne fassent plus qu’Un. Dieu sera libéré de toutes ces récupérations mercantiles et s’épanouira gratuitement dans le chaud de toute âme qui L’appellera. Le commerce de simonie tacite puisque l’on quête à grand bruit durant l’offertoire et même en début de consécration – comme je l’ai souvent entendu – est bien l’une des abominations de la désolation que dénonce Ieshoua’. Je ne parle pas de l’avenir des mosquées ni des temples de certaines religions, de pareils scandales sacrilèges n’y sont pas commis. Je relate simplement les pauvres scènes qui défilent pesamment autour de moi : des catholiques adeptes de la pensée unique fréquentant des églises au bord du dépôt de bilan où les prêtres évitent absolument de citer le Décalogue pour « ménager les sensibilités » ; ne pas déplaire au nombre de celles et de ceux qui transgressent les lois divines – d’ailleurs fréquemment lois de la nature. Bref : il convient de ne pas froisser la clientèle sinon les quêtes et autres deniers du culte seront en berne…

Le chemin peut aujourd’hui me paraître long sur le chemin de l’agonie du vieux monde mourant, mais l’échéance de 2012 est là qui me brandit l’urgence de la reconstruction du Temple intérieur avant la destruction des temples mercenaires et l’éclatement de notre étroite dimension avant l’arrivée, brutale et sans préavis, du Monde Nouveau. Et la Science est là pour nous révéler une échéance qui nous attend vers

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les prochains mois : un dysfonctionnement général dont l’origine remonte à 1987  : la Résonance de Schumann. Notre Terre est en train d’effectuer une ascension de sa fréquence de Résonance, c’est-à-dire de sa fréquence vibratoire essentielle. Les scientifiques nous la présentent sous le nom de Résonance de Schumann. Le Résonance de Schumann est considérée par les géophysiciens comme « le battement de cœur de la Terre ». A partir de1987 cette fréquence vibratoire s’est lentement accélérée, et depuis 1997, s’accélère de plus en plus. Alors que pendant des milliers d’années elle était de 7,8 hertz (7,8 cycles par seconde), elle a atteint aujourd’hui une valeur record de 12,9 hertz. En bref : plus la vibration s’élève, plus le temps s’accélère. Ce temps va encore s’accéléré de plus en plus sans que nous nous en rendions compte. Actuellement, une journée de 24 heures correspond à 16 heures de temps réel. Nous alternons entre la 3ème, la 4ème et la 5ème Dimensions. La 3ème Dimension nous replonge dans nos anciens schémas, le passé. C’est notre mental empêchant toutes possibilités de résonance avec l’énergie lumière. Avec la 4ème Dimension, c’est l’accélération du temps qui ouvre un passage dans notre conscience (la zone de l’espace neutre, le Soi lumineux). Nous avons alors accès à l’intemporalité, la 5ème Dimension. Ainsi pouvons-nous parfois ressentir des malaises : fatigues inexplicables, sueurs nocturnes, pertes de mémoire, douleurs dans le dos, la nuque, des épaules, etc. L’accélération du Temps porte notre corps physique

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et notre ADN en mutation. Nos cellules cherchent à s’harmoniser avec les fréquences plus subtiles de l’énergie lumière qui spiritualise actuellement la planète. D’où l’urgence de se préparer pour 2012 et après car, lorsque nous atteindrons la 5ème Dimension, le passage sera très difficile à vivre pour quiconque, non informé, n’aura pas commencé sa transformation intérieure. Notre être humain va se retrouver confronté à une colossale descente d’énergie lumière venant du cosmos, qui se placera dans toute la création. L’homme vivra un moment obscur, ressentant toutes ses mémoires émotionnelles ressurgir ensemble, comme une force destructrice dans sa conscience car aucune force magnétique ne pourra les retenir. Ce sera le grand lâcher-prise, l’abréaction. Ce défoulement sera vécu comme une délivrance par celui qui aura suffisamment et rapidement évolué. Il fera l’expérience de l’ascension planétaire, s’engageant à l’avenir dans la loi du UN (l’Unité).

Quiconque ne voulant pas lâcher prise vivra cette évolution-révolution comme une crise infernale.

Le chemin peut aujourd’hui me paraître long. Me sembler long le long du Temps. Le long du Temps que nous longeons. Le long du Temps qui ne bouge pas puisque c’est nous qui passons. Puisque le Temps est un leurre. Puisqu’il n’existe pas. Le chemin d’aujourd’hui ne se laissera plus parcourir bien longtemps car nous allons changer brutalement de Dimension, et passer plus vite…

Et c’est à l’intérieur de nous-mêmes  que Dieu nous attendra ! Des révélations privées nous exhortent à nous tenir prêts – au sens matériel du terme - avec sac à dos et sac de couchage afin de partir en sécurité vers des havres qui seront indiqués aux réels fils et filles du Dieu Miséricordieux. Car cette Résonance de Schumann bousculera la Terre au point de la faire basculer. Adviendront des tsunamis, des irruptions de volcans ; l’humanité sera décimée et la face de la Terre sera renouvelée à la fois par l’eau et par le feu. Pas de fin du monde en vue, oh ! Que non, mais des tribulations, non datées, je le précise et qui ont commencé ; rappelons-nous la chute du Dow Jones (-777,7) en septembre 2008 et le tsunami artificiel dirigé sur le Japon en mars 2011… La mission des informateurs est donc de rappeler que « un homme averti en vaut deux ! »

Certaines personnes connaîtront donc bien évidemment l’année 2047 *

*(« 2047 » : le sens ésotérique de la date ne concerne que l’auteur de cette page).

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Avril 2008

SPIRITUALITÉ DE L’ÉVEIL

Entre Dieu et « diable » il est des sphères intermédiaires. Entre le Créateur et le diviseur ; entre Yahvé et le criminel ; et puis entre le « bien » et le « mal » il est d’autres eaux d’autres consistances et transparences, d’autres édifices, d’autres déchéances ; d’autres temples et d’autres maisons de tolérance. « Entête Elohîm créait les ciels et la terre, la terre était tohu-et-bohu, une ténèbre sur les faces de l’abîme, mais le souffle d’Elohîm planait sur la face des eaux » (Entête Genèse I – 1-2 – La Bible traduite par André Chouraqui, Desclée de Brouwer, 2001). Entre la vérité et les vérités, il est encore des vérités vraies et de fausses vérités. Entre le ciel et la terre il est des cieux, il est des Ciels. Il est des mondes, il est de plans, il est des sphères, il est des religions et des philosophies. Il est des choix pour l’homme né libre puisque créé tel par le Créateur respectueux de l’homme qu’à son image il créa. Puis l’homme a tout diversifié et tout compliqué. Et l’homme a surtout fait commerce de ce que Dieu créa pour lui. Au commencement était le Verbe ; puis l’homme – outre sa fatale erreur d’orgueil à vouloir être dieu – introduisit la consommation et la récupération. La consommation et la récupération de tout ce dont il pouvait tirer parti pour sa

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propre gloire – en prétextant parfois qu’il le faisait pour la seule gloire du Créateur. Cela donna diverses traductions inexactes des Evangiles, des tas de dogmes et des doctrines contradictoires et concurrentes. Cela donna certaines messes traditionalistes en treillis, rangers et casque lourd : « à genoux sinon vous serez fusillés ! », Cela donna des fidèles coincés, peureux, crispés et constipés qui serrent les fesses en latin. A l’opposé cela donna des célébrations progressistes vulgaires produisant de nouveaux supports liturgiques bâclés à coups de textes arrangés des Ecritures, et des musiques de bal-musette. Le tout générant des sacrements invalides et dépourvus de toute action de l’Esprit. Cela donna dans les deux cas des simagrées et simulacres à l’opposé du geste d’amour du Créateur. L’homme finit ainsi par se célébrer lui-même en simulant de célébrer Dieu. Il fait ainsi son propre Décalogue (ses propres commandements), ses propres saints et ses propres martyrs ; il contrevient aux lois les plus élémentaires de la nature – ce qui a commencé à lui valoir de sérieux retours de bâton, tels que maladies et cataclysmes – tout en singeant ou falsifiant la volonté du Grand Architecte de l’Univers. Et l’homme inventa le feu vert et le feu rouge.
Pour bien comprendre le processus ainsi que le mal irréversible causé par les conditionnements, les manipulations et les programmations mentales ; imaginez que l’on vous dise : « Attention ! A partir d’aujourd’hui le Code de la Route est modifié ; vous vous arrêterez lorsque
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le feu sera vert et vous passerez lorsqu’il deviendra rouge ! ». Que feriez-vous ? Avec la meilleure des bonnes volontés vous auriez tout de même un mal énorme à vous familiariser avec cette nouvelle coutume – ce nouvel ordre des choses. Mais vous réfléchiriez, songeant qu’après tout pourquoi fut-il décidé de passer au vert et de s’arrêter au rouge ? C’est le rouge qui fait bondir le taureau, par contre le vert est une couleur apaisante, reposante. Alors pourquoi ne pas s’arrêter au vert et passer au rouge ? Vous objecteriez forcément que, ma foi, tout le monde fait comme cela depuis le début, alors pourquoi remettre en cause cette vérité – la vérité ? Et vous finiriez ainsi par conclure sans doute que toute vérité – la vérité présumée – ne repose souvent pas sur quelque chose de sérieux, mais sur la fantaisie, l’impondérable, sinon sur l’inconscience et l’imbécilité du plus grand nombre… C’est cela la manipulation : vous obéissez à des us et coutumes en tenant leur bien-fondé pour vérité, en étant capable de vous battre pour un « idéal » ; tout en n’ayant jamais regardé les choses avec conscience. C’est donc sans réfléchir, en prenant toutes les idées des autres pour argent comptant, que vous attachez beaucoup de valeur à des causes qui, souvent, ne valent rien. Et si vous contestez la valeur de ces fausses valeurs, vous allez être accusé ou vous culpabiliser, et même devenir malade, ou encore méchant et malheureux. Or, la vérité vraie est vérité et la fausse, fausse vérité. Vous croyez ainsi à des vérités réelles, mais vous croyez aussi, dur comme fer, à des mensonges. Observez, passez au crible toutes vos
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actuelles convictions ! Eprouvez tout, vous allez constater à quel point – sur bien des sujets – vous vous trompez ; à quel point, surtout, l’on vous a trompé. Regardons, avec les vues de la Science, ce qui a été créé. La Science demeurant l’antidote le plus sûr à tous les poisons inoculés par les dogmes, les doctrines et tous les obscurantismes séculaires.
Qui sommes-nous ? Où sommes-nous ? Et pourquoi sommes-nous ? Des millions d’échos fusant de la planète Terre nous répondent : « et d’où venons-nous ? ». Que de tentatives de réponses n’avons-nous pas toujours cherchées ? Au-delà de toutes nos spéculations et des grands beaux livres d’images qui servent aux églises pour dominer l’humanité, il est une science qui sonde le puits sans fond de l’univers, qui mesure la distance nous séparant de l’inaccessible étoile. Une science à donner des cauchemars, lorsqu’elle nous présente l’ardoise de certains chiffres, de certaines mesures, de certains âges et de certaines distances. Cosmologie : étude de l’univers dans son ensemble, de sa structure, de sa géométrie, de son évolution et de son origine. Déjà cauchemardesque est le début. Si l’on peut toutefois parler de début pour ce qui n’était rien… Mais vraiment rien du tout, puisqu’il n’y avait rien à quoi le comparer… Et puis un jour – « un jour » parce qu’il faut tout de même bien situer l’action – un jour quelque part au beau milieu de ce rien du tout sans fond ; apparaît quelque chose ! Quelque chose qui, bien évidemment, ne ressemble à rien. C’est une histoire de
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fous, me direz-vous ! Alors, précisions que ce rien du tout situé nulle part est beaucoup plus petit qu’une tête d’épingle. C’est une boule de matière. D’une certain température, puisque cette température dépasse les cent milliards de degrés… D’une certaine densité, puisque cette densité dépasse plusieurs milliards de fois celle du plomb… Alors là, enfin, dans ce rien du tout sans fond situé nulle part, il va se passer quelque chose. Une explosion. Et l’on se retrouve avec un univers ultra-minuscule et ultra-condensé. La petite boule de cosmos se déplace à l’infini et devient l’univers que nous connaissons. Cette tête d’épingle d’énergie pure est composée de neutrinos, de grains de lumière, d’électricité et de particules élémentaires de toutes sortes. Et tout cela s’agite, tout cela se heurte, tout cela s’annihile, tout cela se récréé. Et tout cela va commencer à s’organiser. Après un dixième de seconde depuis l’explosion, on assiste déjà à la naissance des protons, qui sont les noyaux de l’atome d’hydrogène. La ronde créatrice va continuer. L’énergie pure va se transformer en atomes, se coaguler en galaxies en étoiles, en planètes jusqu’à la structure actuelle. La première et la plus hallucinante des histoires – la gestation de cette petite boule de cosmos appelée à devenir l’univers que nous connaissons – aura duré trois minutes et quarante-cinq secondes. Mais tout cela s’est quand même passé voici plus de quinze milliards d’années… « Entête Elohîm créait les ciels et la terre » disent les Ecritures, et pour ce faire, le Grand Architecte de l’Univers fit sourdre une explosion qui accoucha d’une tête d’épingle, au milieu d’un rien du tout sans fond situé nulle part…

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Et maintenant, l’ardoise cauchemardesques de certains chiffres. Le soleil est fort d’une espérance de vie de 8 milliards d’années. Et cela fait 4,6 milliards d’années qu’il transforme son hydrogène en hélium. Le soleil est ainsi la plus gigantesque des centrales nucléaires… Transformer l‘hydrogène en hélium, c’est également la mission de 90% des étoiles. Ainsi font l’étoile Polaire, Sirius et Véga ; les plus connues. Ces reines et princesses du firmament ont toutes sortes de masses. La Naine rouge n’a que 0,05 masse solaire (le soleil servant d’étalon) ; mais la Super géante bleue accuse 120 masses solaires. La durée d’une étoile est inversement proportionnelle à sa masse. Une naine brûlera son hydrogène pendant une vingtaine de milliards d’années, tandis qu’une super géante explosera brutalement après seulement 2 ou 3 milliards d’années. La dimension des étoiles ? La Naine blanche est plus petite que la terre – environ 10 000 kilomètres, tandis que la Super géante rouge peut s’enfler jusqu’à mesurer 5 ou 6 milliards de kilomètres de diamètre… Nous les trouvons pourtant si fines, ces petites étoiles que nous contemplons depuis notre planète Terre ! Ces petites étoiles, monstres de lumière issus d’un rien du tout sans fond situé nulle part. Alors il y a de la place dans cet espace sans fin. Jugez plutôt : la Lune est située à 328 000 kilomètres de la Terre. Le Soleil est à 140 millions de kilomètres de la Terre. Mercure est à 58 millions de kilomètres du Soleil. Vénus en est distante de 108 millions de kilomètres. Mars, de 228 millions de kilomètres. Jupiter, de 778 millions. Saturne, de 1428 millions. Uranus, de 2872 millions. Neptune, de 4500
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millions et Pluton, de 5914 millions de kilomètres du Soleil. Devant de tels chiffres, de telles ampleurs, de telles distances ; les scientifiques sont de plus en plus nombreux à parler de « Grand Architecte », de « Grand Ingénieur ». Entête Elohîm créait les ciels et la terre ». Et, ce faisant, un jour – « un jour » parce qu’il faut bien tout de même situer l’action – un jour, quelque part au beau milieu d’un rien du tout sans fond, est apparu quelque chose…
Il y a donc, fort heureusement pour notre équilibre mental, la Science, avec ses appareils de mesure, avec ses moyens d’investigation toujours plus perfectionnés, avec ses preuves. La Science qui nous présente un monde rationnel, un monde effectif, un monde concret puisque démontrable ; la Science avec ses vérités vraies puisqu’observées et comprises par des gens rompus à toutes les disciplines qu’elle requiert. La Science qui, elle seule, est capable de nous prouver un jour l’existence de Dieu - quel que nom que nous puissions Lui donner. Que l’on songe à l’économie de temps que l’humanité entière aurait faite sur le chemin de la connaissance de Dieu, si Thomas d’Aquin avait été gratifié d’une Expérience aux Frontières de la Mort !... Il y a donc les grands beaux livres – avec ou sans images – au travers desquels règnent la poésie, la mythologie, les traditions, l’enluminure, des apparences de surnaturel, la légende, l’imaginaire, le subjectif et l’auto-hallucination ; desquels a été forgée une foison de doctrines, de dévotions, de cultes fort sujets à caution. Et qui, dans tous les cas, ne sont souvent que des
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prothèses pour individus se laissant manipuler faute d’une forte personnalité. Puis il y a la Création, brute, si belle et si bénéfique à l’homme lorsque cet homme n’a pas tout pollué. Ce qui est reposant, au travers des tribulations de notre humaine vie et des maintes déceptions qui nous viennent de nos semblables ; c’est de s’apercevoir que la nature, elle, ne change pas. Elle est immuable, toujours solide et fidèle à tous les rendez-vous. Le malheur de l’homme arrive et lui sera peut-être fatal s’il persiste à vouloir rompre avec la nature. Le malheur surgit lorsque et homme rejette ses origines ; rejette l’environnement pour lequel il a été créé. Si seulement l’homme prenait le temps de s’arrêter au pied d’un arbre pour s’y adosser ! Un arbre, comme ça, parmi d’autres arbres. S’adosser à un arbre pour faire le plein d’énergie de la Nature. Une communion immédiate d’établit avec l’Auteur de la chose créée. Dieu (L’Inconnaissable) se trouve aussi – et surtout – là sous l’écorce. Dieu n’est pas une substance mystérieuse, un gri-gri cul-béni que l’on dissimule dans un lieu clos pour en vendre au peuple les bienfaits en morceaux. L’enseignement de Iéshoua’ se faisait principalement dehors, sur la montagne, dans les champs, au bord de l’eau – et même sur l’eau. C’est lorsque l’on veut faire commerce de la spiritualité ; que l’on veut en faire un métier rémunérateur, que l’on se perd et que l’on perd son âme dans les sectes.
L’enseignement essentiel de Iéshoua’ fait appel à l’intériorité de la personne. Adhérer à Dieu est une
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démarche personnelle ; adhérer à Dieu n’est pas une participation à des pratiques qui ne sont toujours qu’inventions des hommes. Iéshoua’ disait : « le royaume des cieux est au-dedans de vous ! ». Il ‘a jamais dit « parmi vous » - cela est le fait d’une traduction viciée. Iéshoua’ ne parlait pas latin. Ainsi entent-on trop souvent dans les églises des paroles qu’Il n’a jamais prononcées. Quant aux sophismes brandis tels : « hors de l’Eglise pas de salut ! », « un Chrétien seul est un Chrétien en danger ! » ; ils ne sont que discours commerciaux de boutiquiers de la foi. Au commencement de ce nouveau millénaire – aube du Monde nouveau – doit être l’Evangile, brut, non dénaturé, non récupéré, non asservi aux ambitions des clercs dévoyés et mercenaires. Au commencement était l’Evangile de Iéshoua’ ; ensuite apparut le « Christianisme » qu’il n’a jamais fondé. Iéshoua’ n’est pas le fondateur du « Christianisme » ; il est l’œuvre de Paul de Tarse et des empereurs Constantin et Théodose… Ce qui entraîna et entraîne toujours parfois des liturgies déconcertantes, et, toujours, des pratiques religieuses primant sur la véritable conversion – qui est changement radical de mode de vie et de pensée. Sans compter le culte des saints passant avant celui dû au Créateur. Ajoutons hélas enfin quelques superstitions et des travers portant à l’idolâtrie ; et nous pouvons parfois nous écrier : « Ah ! Brûler tous les livres dits ‘pieux’ et ne conserver pour fortification de la vie spirituelle qu’un Evangile authentique et bien traduit ! ». Haro sur le « cubénisme », redoutable sclérose de l’âme !

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Ah ! Oui, décidément : bonne terre créée par Dieu pour territoire de l’homme ; que tu es belle lorsque cet homme n’essaie pas de te grimer ! Le viol de la terre est également un acte criminel. A propos de respect de la terre, il y avait encore au début des années soixante – avant la furie vaticandeuse – une bonne cérémonie catholique : les Rogations, qui consistaient, au printemps, à partir en procession dans la nature tout en priant et en chantant des litanies pour demander au Ciel de favoriser les récoltes. Voilà quelque chose de sain ! Je m’aperçois qu’il en est des religions comme des idéologies politiques : on peut glaner par-ci, par-là, le meilleur et jeter le reste…Heureusement, notre époque, scientifique, a désormais les moyens d’investigation dans le passé pour discerner le vrai du faux ; pour informer avec des preuves, plutôt que de désinformer avec des doctrines, des interdits, des falsifications et des excommunications. Car, en relisant l’Histoire telle qu’elle se déroula véritablement, l’on rencontre bien des abjections commises par des gens d’Eglise - et souvent parmi les plus élevés dans la hiérarchie. Augustin, par exemple, au Vème siècle, rédigea le premier traité justifiant dans l’Eglise le droit politique de supprimer les non-catholiques. Il écrivait au Comte Boniface : « Il y a une persécution injuste, celle que font les impies à l’Eglise du Christ et il y a une persécution juste, celle que font les Eglises du Christ aux impies. » Même Thomas d’Aquin approuvait la condamnation à mort de tous ceux qui étaient reconnus hérétiques. Il enseignait : « En ce qui concerne les hérétiques, ils méritent d’être
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séparés de l’Eglise par l’excommunication, mais aussi d’être retranchés du monde »… En 1233, l’Espagnol Dominique de Guzman (futur « saint » Dominique) – fondateur de l’Ordre des frères prêcheurs, tout d’abord appelés « Jacobins » avant de devenir « Dominicains » - qui se voit confier l’Inquisition par le pape Grégoire IX, déclare : « Puisque aucun remède n’a d’effet sur le mal, que celui-ci soit extirpé par le feu ! Que le malheur de la guerre ramène les personnes à la vérité ! ». Pie V, alias Michel Ghislieri, deviendra Grand Inquisiteur…(Pour plus d’informations, cf. « Jésus parlait araméen, Eric Edelmann, les éditions du Relié, Pocket n°11672). Montaigne avait ses raisons logiques et argumentées de dire qu’il n’y a pas d’hostilité plus grande que l’hostilité catholique. Quant à Voltaire, il avait été profondément marqué par le cas du Chevalier Jean-François de La Barre (1747-1766) condamné à l’âge de dix-neuf ans à « la torture ordinaire et extraordinaire » pour ne pas avoir enlevé son chapeau – alors qu’il pleuvait –devant une procession de capucins dans les rues d’Abbeville…En ce troisième millénaire, on peut vraiment se demander par quelles aberrations de jugement et de la conscience il a fallu passer pour ériger des statues à des ecclésiastiques – soit disant « saints » - ayant prêché les croisades, ayant, en fait et de fait, incité aux génocides…De combien de milliers de morts leur « catholicité » a-t-elle été responsable ? Et, puisque l’on a dressé des statues à ces prêcheurs de mort, pourquoi ne pas dresser une au sinistre Hitler Adolf ? J’estime qu’il faudra réexaminer à la loupe de la véritable Histoire ainsi
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que le patrimoine des statues disséminées sur le territoire de France  Quelque chose de lancinant nous suggère qu’un jour les peuples persécutés par ce « catholicisme » vicié et criminel viendront nous demander des comptes – et que nos ecclésiastiques qui les « accueilleront » ne crient surtout pas au « martyre » mais qu’ils se battent une coulpe, cul et goupillon à ras de terre ! Hélas, cent fois hélas, je pressens que toutes ces errances criminelles vont se payer par la destruction des églises, par l’extermination du clergé. Et ce châtiment ne viendra sans doute pas uniquement des hommes jadis persécutés mais de la révolte des éléments actuels. En 2009 nous apprenions que le Vatican finançait un observatoire destiné à mettre le soleil sous haute surveillance, suite aux prophéties de Notre-Dame plus particulièrement lors de ses visitations à Fatima. (Cf. « Notre-Dame de l’Apocalypse » - Pierre Jovanovic – Le Jardin des Livres).
Alors que faire, en attendant ces règlements karmiques ou décidés par le Ciel ? Que faire ? Que faire ? Pauvres de nous qui devenons de tristes et désabusés crapauds de bénitier coassant dans le doute croissant : « on n’sait plus quoi croire ! On n’sait plus quoi croire ! ». Déjà, s’asseoir et écouter Dieu (Allah, Elohîm, Grand Architecte de l’Univers, Yahvé) qui parle au cœur de qui veut l’écouter. Que faire ensuite, que faire encore, que faire toujours ? La réponse, l’antidote à toutes les fausses dévotions, à tous les pharisaïsmes, à tous les sacerdoces dégénérés à tous les sacrements vaticandeux inopérants, à toutes les aberra-
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tions cléricales ; nous a été donnée par un personnage – Iéshoua’ qui eut fonction de Christ – dont l’existence commence à être éclaircie et prouvée par les moyens de la Science (archéologie, découvertes de manuscrits inconnus, recherche patientes d’historiens magistraux) J’ajouterai que d’importants travaux réalisés par nos frères francs-maçons, depuis ceux de Robert Ambelain, continuent de cerner les véritables actes sur terre ainsi que les véritables enseignements de Iéshoua’ – dont l’existence n’a maintenant plus aucune raison d’être mise en doute. Nous vivons une exaltante époque où la Science va nous apporter les preuves de l’existence de Dieu ! Une époque exaltante qui nous démontrera que Dieu n’est pas la propriété d’une Eglise particulière, n’est pas la propriété de mercenaires ou de religieux fantaisistes. Le Prophète Muhammad (qu’Allah le bénisse et lui accorde le salut !) nous rappelle : « Il n’y a de dieu que Dieu ! »
En quoi consiste donc la vraie spiritualité  - la bonne et seule et vraie religion ? En deux commandements. Deux commandements, si simples en apparence, mais si longs à respecter comme à pratiquer. Si longs qu’ils demandent parfois l’apprentissage de toute une vie. Deux tout simples commandements qui ne sont autres que la voie de la perfection – que l’on appelle aussi « sainteté », quoi que ce terme ait été galvaudé, usurpé et injustement attribué à des individus qui ne le méritaient certes pas. Ce commandement, le voici :

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28 – Un des Sopherîms s’approche de lui ; il les entend discuter,

et pénètre que Iéshoua’ leur a bien répondu.

Il l’interroge :  « Quelle est la première de toutes les misvots ?*

29 - Iéshoua’ répond :

La première est : Entends Israël, Yahvé/Adonaï, notre Elohîms, Yahvé/Adonaï un,

30 - et tu aimeras Yahvé/Adonaï ton Elohîms
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