Poésies, proses & 33 photographies





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de tout ton cœur, de tout ton êre, de toute ton intelligence,

et de toute ton intensité.

31 - Et la deuxième est : Aime ton compagnon comme toi-même.

De misva plus grande, il n’en est pas ».
Marcos12, 28-31

La Bible, André Chouraqui, Desclée de Brouwer.
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L’auteur en août 2012 aux Charmilles de St-Jean-de-Losne

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L’ĖTANG DE SAMEREY

Lorsque je me retrouve, ébloui sur la frange

De l’étang bourguignon tout près de Samerey ;

Que ne viens-tu, songeuse, en marge des forêts

Pour poser ton regard sur son tain très étrange ?
Il a engrossé dans le vairon de ses langes

L’herbe di-a-bo-lique -et c’est là son secret-

Qui arrête le temps. Près de lui tu pourrais

Toucher la vie qu’aucune horloge ne dérange
SI tu t’assieds dedans sa barque abandonnée,

Tu sentiras des coups vibrant sous son plancher.

Est-ce une âme damnée prisonnière de l’onde ?
Ou bien la rame heurtant une racine dure ?

Un noyé réclamant une vraie sépulture ?

Un esprit tapageur parlant de l’autre monde ?
Mai 1987.

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RELIRE MAUPASSANT…

(A propos de Boule de Suif)

Rouen lors de la guerre de 1870. On parlait de l’entrée prochaine des Prussiens dans la ville ; alors la vie s’anémiait jusqu’à des scènes de pâle démission : boutiques fermées, rues muettes. Glacé par le silence, le passant incongru filait la venelle en rasant les murs. L’armée adverse, par ses massacres, avait remis en cause toute croyance en la justice céleste.

Cependant au fil du temps, au fil des heures lasses, la terreur prime avait laissé place à un calme raisonnable, autorisant même un mode de guerre plus conviviale où l’on voyait, dans quelques familles, l’officier prussien manger à la table. Et la ville reprenait des couleurs, les Prussiens grossissaient les rues, entraînant les Français. Ce qui n’empêchait pas ces derniers de respirer partout l’odeur de l’invasion et de crier sous cape – en bons Normands opulents et avares – contre les exigences des vainqueurs de l’argent, encore de l’argent, toujours de l’argent !

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Or, bien des commerçants avaient de gros intérêts engagés au Havre. Par protection – sans doute monnayée – de certains officiers allemands, une grande diligence à quatre chevaux fut autorisée pour le voyage. A quatre heures et demie du matin, au travers d’un rideau de flocons, dix passagers embarquèrent avec des airs de conspirateurs. Comme nous l’allons voir, ces gens, à l’exception de deux religieuses et d’une personne particulière, appartenaient à la classe décriée par Flaubert : celles des petits bourgeois qui pensent bassement. Ventrus, grossiers, suffisants ; parvenus, politiciens ou nobliaux accompagnés de leurs épouses ; tous n’avaient d’yeux réprobateurs, au fur et à mesure de la levée du jour, que pour la seule indigne et scandaleuse passagère : une prostituée à l’embonpoint précoce, d’ailleurs surnommée « Boule de Suif ». Mais sa jeunesse, toute sa personne en fait appétissante et sa fraîcheur, faisaient plaisir à voir. Et puis, le noir magnifique de ses yeux, et l’ombre énigmatique du regard laissaient pressentir en elle des qualités inappréciées. Un cœur enfin, tout de délicatesse, qui se serait trompé de corps.

Le corps a ses raisons, impérieuses et triviales. Et c’est alors que dans l’après-midi les bourgeois imprévoyants, et sur le gril de la faim, n’eurent tout à coup vraiment de considération que pour le plantureux panier à provi-

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sions de la plantureuse Boule de Suif. Et toutes ces dames ne se firent plus que doux miel pour leur providentielle voisine, qui partagea et partagea, si bien qu’on lui dit des « madame » pour mieux lui vider son panier.

Mais Boule de Suif était bonapartiste et défendait ses opinions non sans exaspération. Sur ce, la diligence s’arrêta devant l’hôtel de Commerce de Tôtes. Un officier allemand inspecta les dix passagers en vérifiant leur identité et leur autorisation de voyage. Tout le monde se mit à table pour le souper, mais l’officier revint et fit demander mademoiselle Rousset, alias Boule de Suif, qui le suivit. Elle redescendit bientôt, toute rouge et hors d’haleine. Puis tout le monde partit se coucher.

Au petit matin frileux, et à la stupeur générale, l’officier prussien n’autorise pas la diligence à repartir et les voyageurs passent une interminable journée ainsi qu’une autre nuit à l’hôtel. L’enjeu est simple : L’Allemand libère les bourgeois si Boule de Suif couche avec lui… Et tous de supplier Boule de Suif d’acquiescer, Boule de Suif farouchement décidée par son patriotisme à ne pas se prostituer. Pour la première fois de sa vie, en effet, Boule de Suif découvre l’horreur de la réelle prostitution. Mais on la prend à part, on l’exhorte, on la

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supplie, on la sermonne – y compris les deux religieuses – « une action blâmable en soi devient souvent méritoire par la pensée qui l’inspire ».

Elle accepte enfin de coucher avec l’officier prussien, et le lendemain matin, dans un froid guilleret cette fois-ci, neuf personnes montèrent allègrement dans la diligence du retour. Boule de Suif n’existait plus pour personne. Triste et honteuse, elle eut faim durant le voyage, car dans la hâte et l’effarement de son lever, elle n’avait pas songé à se ménager quelques provisions. Et les bourgeois mangèrent et burent tout leur soûl, dédaigneux face aux sanglots de cette traînée de laquelle avait dépendu leur liberté.

« On fuyait plus vite, la neige était plus dure. Et Boule de Suif pleurait toujours ».

Maupassant, le plus réaliste des réalistes et qui voulait rendre l’humble vérité, ancien petit séminariste à Yvetot, pense-t-il à Jésus disant aux Pharisiens que la prostituée les devancerait sur le chemin du Ciel ?

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QUELQUES NĖNUPHARS…

Je me trouve en forêt du Pochon (484 hectares), « ma forêt » de l’ONF, district de Losne en Côte d’Or. Au bout de la route de l’Homme-mort. En allant sur l’étang de l’Aillon. Je suis à la croisée de quatre directions et de quatre choix : revenir sur mes pas vers l’autoroute A36 et le chemin de retour ; tourner à gauche et partir sur l’ étang du Potet (curieusement rebaptisé ces dernières années sur les cartes « Etang Portier ») et le cœur de la forêt ; tourner à droite et rejoindre l’A36 et les chemins menant sur Abergement-la-Ronce dans le Jura ; ou bien aller tout droit : étang de l’Aillon, Maison-Dieu ou Saint-Symphorien-sur-Saône. Je décide d’aller tout droit après avoir rejoint mon VTT.

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Et je suis maintenant au bord de la Saône, sur un talus de pierres taillées, descendant vers l’eau, et très incliné, près de Saint-Symphorien dont les maisons aux toits de tuiles rouge passé, et même un peu noirci, sont tout derrière moi sur la gauche. Le vent souffle et l’eau passe, rapide, en vaguelettes d’un bleu marron très moiré. Beaucoup de nénuphars délavés et fripés, avec toutefois leurs gros yeux jaunes de fleurs ballotés par les mouvements de l’eau. Des voix, portées à la surface, me parviennent de la berge d’en face. Des voix de pêcheurs, sur fond de champs de maïs, de bosquets bas et d’arbres solitaires espacés. A quelques toises de moi et sur la gauche, deux traditionnelles barques vertes, en bois, immobilisées contre un piquet. Beaucoup de nuages neigeux, adamantins, de tous les modèles, de tous les desseins, clairsemés ou bien tassés en plages.

Au loin du chemin de halage, blanc mat et poussiéreux, quelques tentes et autres caravanes. Parfois une inévitable voiture immatriculée d’ailleurs. Quelques bateaux de plaisance pilotés par des touristes étrangers et multicolores.

Deux buses et deux autres oiseaux que je ne connais pas se partagent le ciel et le dessus de l’eau.

Je voudrais être un canard blanc ballotté sur les vaguelettes moirées de bleu bruni, pour savoir comment me parviendraient, du milieu de la Saône,

les douze coups de l’Angélus semés du clocher de Saint-Symphorien ; tout comme la sirène de cette usine de Saint-Jean-de-Losne. Avec le vent très impulsif, les sons de cloches m’arrivent sous forme de couches de musique ondulante. Je les trouve tièdes et lents à se résorber.

La Saône sent à la fois les moissons, les foins et le poisson.

Soudain, irruption de bateaux de plaisance : quatre sur la droite et un sur la gauche. Coques bleues et cabines blanches. Le solitaire, lui, a sa coque noire et le nez retroussé banc.

Ces vacanciers sur l’eau nous changent un peu du sang coagulé des autoroutes…

N’est-ce pas, les vaches ? Car de l’autre côté du chemin de halage, et dans un pré, sept vaches sont groupées en rond. Couleur café-au-lait très pâle, elles sont couchées, sauf une qui doit être de garde. Je les observe, elles me regardent. On s’est compris. Le vent, associé à nos convictions, m’envoie sans crier gare un ballot d’odeurs bovines épicées bien senties.

Finalement, pas le temps pour moi de méditer aujourd’hui ! Je suis décidément un contemplatif de la nature, bien Taureau par mon signe astral, bien

Scorpion par mon ascendant qui me porte à fouiller dans tout ce qui cherche à se cacher.

Le taureau communique avec les vaches ; le scorpion envie les profondeurs cachées de la Saône, que dissimulent, par endroits, quelques occultes nénuphars.

15 Juin 1992

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NON, JE N’AI PAS CHANGĖ…

Le plaisir littéraire le plus gourmand pour moi est de tresser des publications en mêlant inédits et pages composées voici dix, vingt ou trente ans. Je constate en premier lieu qu’il existe toujours la même unité dans la qualité de l’écriture – citation extraite des critiques reçues. Secondement, je me retrouve toujours d’accord avec les idées avancées, avec d’autant plus de satisfaction qu’elles se sont avérées au fur et à mesure de l’avancée sur ma ligne du Temps. Par ailleurs, des pages écrites en 1977 sont toujours publiables à l’heure où je passe à l’édition numérique.

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Je me retrouve indémodable ! Quant à ma façon de concevoir l’écriture littéraire : non, je n’ai pas changé !

Pour ce qui est des activités professionnelles, je garde toujours un œil baladeur sur les opportunités qui peuvent se présenter. Tout en riant fort aux souvenirs des critiques des morts-vivants durant les années 70, scandalisés par qui changeait fréquemment d’emploi – qui, donc, était déclaré « instable » par le voisinage. Trente années plus loin, ces mêmes zombis coulés en série se retrouvent ballotés par la crise de l’emploi et condamnés au nomadisme professionnel… Et moi, j’alignais tout récemment douze années de présence dans la même occupation salariale, jusqu’à ma décision de m’en aller voir ailleurs afin de préparer sous cape la prochaine étape ; alors que bien des conscrits ont déjà reçu plusieurs fois l’échelle sociale sur le dos. Je scandalise toujours les moutons : non, je n’ai pas changé !

Quant à ceux qui se sont mariés parce qu’ils étaient en âge de l’être… Quelle hécatombe : des divorces, des remariages, de nouveaux divorces, des « familles recomposées », des patrimoines écartelés, des enfants malheureux ! Et moi je vais assurant que je ne me marierai que sur le tard ; que l’homme ne connait pas la ménopause et – circonstance aggravante – je tresse

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des pages tendres et roses pour des muses toutes plus jolies les unes que les autres et comptant jusqu’à près de quarante années de moins que moi ! Mon cœur est toujours neuf : non, je n’ai pas changé !

Pour la musique, là encore j’y reviendrai, je la reprendrai par là où elle m’a prématurément quitté lorsque j’avais quinze ans : à la composition. Mais je ne me compromettrai plus entre les tuyaux crochus des grandes orgues des églises. Je ne m’engagerai de nouveau dans ces lieux ambigus que lorsque je rencontrerai une organiste jeune, pour me faire oublier tous les dégoûtants rats visqueux atteints de la maladie de la pédale qui ont gangréné ma jeunesse musicale. Au feu de l’enfer toutes ces orgues de Sodome et Gomorrhe ! Je prône l’orgue numérique, cet orgue propre, cet orgue de la liberté, cet orgue démocratique que l’on peut inviter dans son salon, au loin de toutes les prostitutions ecclésiales et autres cochonneries d’une certaine gente masculine organiste orgasmatique ! Dies irae pour les rats d’égout d’églises ! Dies irae pour ma jeunesse musicale salie, pourrie par ces vieux tritureurs du larigot ! Mais pour la musique dédiée au roi de instruments par un Jean-Sébastien Bach ou par un François Couperin : non, je n’ai pas changé !

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Pour mes forêts, mes chères forêts qui m’inspirèrent mon premier pseudonyme « Nicolas Sylvain » ; je les retrouverai. J’irai, crayon et carnet à la main, les chanter sur leur terrain. Je m’y enfoncerai pour y passer quelques nuits d’ermite-prieur. Le Créateur, Dieu – ou quel que nom que nous puissions Lui donner – se rencontre le mieux au cœur de Sa création la plus silencieuse et la plus retirée. Là où l’on ne le prie vraiment qu’en respirant simplement. J’irai là où je puis m’arrêter le long du temps, sans plus me soucier des heures ; dans la neige et sous la lune – comme l’année de mes dix-sept ans – sur les traces des grands gibiers de l’hiver ; sous le ballet strident et vespéral des moustiques du mois d’Août ; entre les champignons jaunes à demi-dissimulés sous le brun craquelé des feuille de l’automne ; le long des coursières infranchissables qui semblent couver une eau noircie par quelque sorcière immortelle ; au milieu des ronces lascives et rapaces des mûriers tachant les doigts gourmands d’une encre violette et sucrée ; sous les hautes futaies – colonnes de cathédrale vertes et grises entrelacées des rayons d’or blanc du soleil ; sous les branchages émeraude et serrés des grands épicéas et des sapins de Vancouver ; au bord de cet étang de la lisière, avec ses cris inconnus de canards venus de nulle part et nageant sans un bruit, sans un mouve-

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ment sur une eau ésotérique dans le gris mat d’un dimanche après-midi pré-hivernal ; dans le brouillard forestier de velours mouillé des six heures du matin d’octobre avant le ronronnement rauque des tronçonneuses ; dans le vert acidulé de ce chemin pierreux de Mai, à direction d’un après-midi pour la quête incertaine des éphémères fraises des bois, ou du timide brin de muguet apeuré là où l’on ne le cherchait pas. Pour ces trésors d’émotions hiératiques sous les forêts d’un Créateur non diabolisé par les armures dogmatiques et théologiques des clercs mercenaires : non, je n’ai pas changé !

Pour la préférence de la prière solitaire aux prestations des liturgies vaticandeuses dépravées pourvoyeuses de sacrements invalides ; pour la découverte de la réelle valeur de la Messe en latin révélée par les frères francs-maçons des Hauts Grades ; pour la défense de la langue française malgré les sabordages d’une éducation nationale décadente ; pour le mépris absolu de toutes les étiquettes et la recherche de l’authenticité dans tous les domaines de la vie ; pour le rejet d’une société de consommation harassant les gogos de besoins inutiles ; pour la lutte sournoise, machiavélique et omniprésente des chacals qui tentent par tous les moyens de voler leurs prochains ; pour le choix des livres fortifiant l’âme, et le dégoût des bouquins facile et sirupeux des plumitifs régionalo-facho- médaillés : non, je n’ai pas changé !

Et pour l’amour de la vie qui m’a été donnée pour le meilleur et pour le risque, malgré les menaces criminelles qui ont souventes fois tenté de la rompre ; pour le triomphe des deux valeurs affichées de cette vie – la communication et l’authenticité : non, je n’ai pas changé. Merci, Grand Architecte de l’Univers – merci, mon Dieu – de m’avoir créé dans Votre monde qui est si beau !

Mardi 26 Mars 2009.

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Fidèle aux orientations du CAMN -Cercle des Architectes du Monde Nouveau- j’autorise la repoduction de tous les textes et de toutes les photographies de cet e-book, sous réserve que les sources en soient mentionnées ainsi que mes coordonnées postales et. Les publications numériques en ligne ou téléchargeables sont soumises au dépôt légal, selon le Code du patrimoine (art. L131-2, L132-2,L132-2-1et R132-23-1). Cependant, à ce jour, il n'y a pas de dépôt à l'unité, leur collecte passe par le site web qui les diffuse. Ma demande de collecte de site web a bien été reçue par le service du Dépôt légal numérique de la Bibliothèque nationale de France. Comme mon site répond aux critères juridiques du dépôt légal de la BnF, il y est archivé.
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Mise en ligne : 25 Octobre 2012
albert-marie.world@hotmail.fr

www.albert-marie.be

www.nicolas-sylvain.jimdo.com

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