L’ocp sur ses territoires





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L’OCP sur ses territoires




Myriam Donsimoni

(PACTE-UMR 5194)

Daniel Labaronne

(Larefi)



Introduction



Depuis l’étude de Claude Courlet sur l’impact économique des activités de l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) sur ses territoires, L’Office a poursuivi son action structurante des espaces territoriaux sur lesquels il est implanté. Nous voulons évoquer ici les relations qu’entretient avec ses territoires cette entreprise, première firme industrielle du Maroc pour son chiffre d’affaire et leader mondial en matière d’exportations de phosphates sous toutes ses formes (minerai, acide phosphorique, engrais phosphatés).
Ces relations s’inscrivent dans une démarche de Responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) que l’Office assume pleinement et dans le cadre d’une réflexion renouvelée sur les liens complexes que l’OCP entretient avec ses territoires. Les actions conduites par l’Office se situent dans le prolongement des orientations suggérées par Claude Courlet dans son rapport, soulignant ainsi la pertinence et l’intérêt de sa contribution dans le cadre de son étude sur l’OCP. Notre propos est de rendre compte de ces actions et d’avancer des pistes complémentaires de réflexions inspirées par la richesse du matériel analytique exposé par Claude Courlet dans ses travaux. Nous conduisons notre étude en présentant l’action structurante de l’OCP à travers ses réalisations RSE sur ses territoires d’implantation (1). Nous soulignons les opportunités qu’offrent les territoires d’implantation de l’OCP en termes d’actifs spécifiques (2). Nous évoquons alors les éléments de fertilisation croisée qui peuvent enrichir conjointement l’OCP et ses territoires (3).

1. Une démarche audacieuse de responsabilité sociale de l’entreprise



Le phosphate est issu des sédiments marins constitués il y a des millions d’années. Il représente un véritable « cadeau de la nature » pour le Maroc, le pays détenant 80% des réserves mondiales de ce minerai. L’exploitation des premiers gisements de phosphate par l’OCP débute en 1921 dans l’actuelle province de Khouribga, à 120 km au sud-est de Casablanca. Par la suite l’OCP va exploiter trois autres sites miniers : celui de Benguérir, à 70 km au nord de Marrakech, celui de Youssoufia, à 60 km de Benguérir et à 100 km au nord-ouest de Marrakech ; celui de Boucraâ-Laâyoune situé dans les provinces du Sud, à 100 km au sud-est de la ville de Laâyoune et à 1. 200 km de Casablanca. Pour valoriser les phosphates, l’OCP va créer deux sites chimiques, celui de Safi et de Jorf Lasfar.

L’activité de l’OCP impacte les territoires à travers ses externalités négatives (pollution, poussières, expropriation) mais aussi positives (emplois, richesse, services publics associés). Pour faire face aux externalités négatives, l’OCP a mis en place des actions de RSE d’envergure. En 2006, avec l’arrivée du Président Mustapha Terrab, l’action territoriale et l’action RSE de l’OCP ont connu une ampleur nouvelle et ont su accompagner les revendications récentes liées au « printemps arabe ».
La responsabilité sociale de l’entreprise peut être considérée comme un système de régulation (Pasquero, 2006) qui fait le lien entre sphère privée et sphère publique et constitue au niveau local l’instrument de la nouvelle gouvernance publique (NGP), qui s’impose un peu partout dans le monde actuellement. Si pendant longtemps la RSE a permis à l’OCP de légitimer, au niveau local, ses actions et sa présence sur les territoires, on se rend compte qu’elle a largement dépassé ce cadre aujourd’hui à l’instar des nouvelles stratégies de l’entreprise ; elle devient elle aussi globale et est intégrée dans toutes les activités de l’entreprise. En effet, si, jusqu’en 2006, les activités de OCP n’étaient tournées que vers les aspects techniques de son métier, elles bénéficient maintenant du dynamisme lié à la révolution managériale insufflée par son PDG et s’expriment à différents niveaux, industriel et agricole bien sûr, mais de plus en plus au niveau social et environnemental. L’engagement de l’OCP en matière de RSE devient global, il est exprimé de la manière suivante dans le dernier rapport d’activité de l’Office, celui de 2011 : « Conscient des responsabilités que lui impose sa position de leader mondial dans la production de phosphates et de ses dérivés, de la place de son industrie dans la sécurité alimentaire et des défis environnementaux auxquels il fait face, OCP nourrit une double ambition : contribuer de manière décisive à la sécurité alimentaire mondiale et protéger l’environnement ». Les actions RSE dont nous allons rendre compte s’inscrivent dans une démarche ambitieuse, en rapport avec les activités industrielles de l’OCP, et s’incarnent dans des projets porteurs de sens (1.2.).
1.1. Une RSE ambitieuse
Contributeur important du PIB marocain (aux environs de 3,5 % du PIB national) et de la balance commerciale (28% des exportations marocaines de marchandises), l’OCP joue par ailleurs un rôle de locomotive dans la vie économique nationale. Il mobilise d’importants moyens à tous les niveaux et à chaque niveau il envisage d’intervenir de façon citoyenne. La vision qui est mise en avant peut se résumer de la sorte : penser et agir pour le développement citoyen.
Dès 2007, l’Office crée la fondation OCP qui sera reconnue d’utilité publique en 2012. L’organisation de la Fondation est aujourd’hui articulée autour de 3 programmes thématiques et d’un think tank, dénommé le Policy Center. Ce dernier agit en interne et à travers des réseaux constitués, notamment avec d’autres think tanks et organes de recherche partenaires, comme un centre de débats, de réflexions, d’incubation d’idées et en tant que force de proposition vis-à-vis des décideurs et autres parties prenantes.
Les idées fusent et l’OCP, nous avons pu le constater, est particulièrement rapide à les mettre en application.

1.1.1. Sur le plan industriel
Sur le plan industriel, l’OCP envisage un très fort développement de son activité : ouverture de nouvelles mines, projet de hub international « le Jorf Lasfar Phosphate Hub » (JPH), construction de pipeline pour le transport du phosphate des mines au site chimique… Ce dynamisme impacte l’urbanisation sur les territoires OCP et l’on observe une accélération de l’accession à la propriété avec la construction de nombreux logements, une campagne d’électrification des quartiers, de verdissement avec la plantation de centaines d’arbres et même un projet titanesque de ville verte qui commence à voir le jour sur le territoire de Benguerir. Parallèlement, l’OCP s’engage à développer l’économie nationale en soutenant la création des petites et moyennes entreprises.
Les PME/PMI représentent 90 % du tissu économique du Royaume du Maroc. En 2009, l’OCP, à l’initiative  du Ministère de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies et en association avec la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), a organisé les journées « Business Opportunities PME ». C’était l’occasion pour OCP de faire part de ses projets aux PME/PMI et de leur permettre de tisser des liens et des partenariats avec des sociétés étrangères, leaders de l’équipement et de l’ingénierie dans les secteurs industriels. De 2009 à 2015, dix milliards de Dirhams Marocains (MAD, près de 10 milliards d’Euros) seront dédiés aux PME/PMI, dans le cadre d’un plan d’investissement. Les entreprises étrangères faisant une place aux entreprises marocaines seront privilégiées à l’occasion des appels d’offre. Par ailleurs, la nouvelle politique d’achat sera guidée par un « Small Business Act », destiné à profiter aux soumissionnaires locaux, pour tout appel offre d’un site inférieur à 1 million MAD
1.1.2. Sur le plan agricole
Dans le domaine agricole, l’OCP est bien évidemment la « locomotive » de l’agriculture et, face aux défis relevés par le monde agricole marocain et eu égard aux objectifs de compétitivité que se fixe le pays, il mène des actions dynamiques et innovantes.
Historiquement, le Groupe OCP a toujours apporté son soutien à l’agriculture marocaine en cédant à prix coûtant ses engrais. En 2008, afin de protéger l’agriculteur de la flambée des prix des intrants, l’OCP a vendu les engrais à des prix inférieurs au prix du marché encourant un manque à gagner évalué à près de 2,6 milliards de dirhams. Dans la continuité de cet engagement, l’OCP a l’ambition de s’impliquer plus encore dans les partenariats de grande envergure sur le plan national, régional mais aussi au niveau de l’Afrique.
Partant du constat de la sous fertilisation de l’agriculture nationale, l’OCP a lancé dès 2010, en collaboration avec le Plan Maroc Vert , un programme de fédération de l’ensemble des acteurs autour d’une utilisation raisonnée des engrais, en quantités suffisantes et aux meilleurs coûts.  Ce programme dont le budget s’élève  à 30 millions MAD a pour objectif de dynamiser le marché local des engrais. Pour aboutir à de bons résultats, il était important de connaitre les sols et leurs besoins. Dans cet objectif, le projet phare consiste à réaliser une « Carte de fertilité nationale » qui constitue une contribution majeure et originale de l’OCP au développement de l’agriculture. L’évaluation de  la fertilité des sols et de leurs besoins en fertilisation permet d’améliorer les rendements par une utilisation plus précise et efficace des engrais. Fin 2013, toute la surface agricole utile du Maroc sera couverte par les cartes de fertilité, soit un total de 8,7 millions d’hectares. La cartographie complète de la province de Meknès, qui a servi de région pilote, a été présentée au Salon International de l’Agriculture de Meknès en avril 2010. L’investissement global de ce projet se chiffre à 63 millions MAD. Le Groupe OCP réfléchit également  à la possibilité de proposer des projets analogues en partenariat avec différents pays, en particulier en Afrique de l’Ouest.

Toujours dans le domaine agricole, au service d’une agriculture durable, l’OCP a lancé en 2010 un Fonds d’Investissement destiné à soutenir les besoins de financement du Plan Maroc Vert. Baptisé « OCP Innovation Fund For Agriculture » ce fonds d’investissement bénéficiait d’une enveloppe initiale de 200 MAD et avait pour mission la promotion de l’innovation et de l’entrepreneuriat dans les secteurs de l’agriculture et de l’agro-industrie. Ce fonds d’Investissement est ouvert à tout porteur de projet innovant qui permet l’émergence de structures pérennes, compétitives et créatrices d’emplois durables au Maroc. L’OCP met l’innovation et l’entrepreneuriat  au cœur du progrès national et en fait une de ses préoccupations majeures en mobilisant les moyens humains et financiers nécessaires.



1.1.3. Sur le plan éducatif et social
L’OCP joue un rôle éducatif et social important dans les  cinq régions (Khouribga, Benguérir – Youssoufia, Jorf Lasfar - El Jadida, Safi et Laâyoune) où sont implantés ses centres miniers et industriels. Ses actions dans ce domaine se sont amplifiées à la suite des manifestations du « printemps arabe » et se sont, entre autres, concrétisées par la mise en place du dispositif « OCP Skills ». OCP Skills est un programme inédit et ambitieux, visant à développer l’employabilité des jeunes et à initier et soutenir des actions de redynamisation socio-économique des sites. Ce dispositif se décline autour de 3 axes principaux, répondant aux attentes et aux besoins d’une jeunesse en quête de perspectives d’avenir et d’une meilleure qualité de vie.

Le recrutement de 5800 jeunes employés, en fonction des compétences requises pour accompagner la stratégie de développement. Le Groupe a favorisé des candidats qualifiés ayant une proximité avec l’OCP, enfants de retraités et habitants des zones riveraines de ses sites de production.

L’organisation de formations au profit de 15 000 jeunes issus prioritairement des sites où le Groupe est implanté. Ces formations, adaptées au profil et aspirations professionnelles des bénéficiaires, visent à développer l’employabilité des candidats et à accompagner leur réussite professionnelle.

L’appui à des projets d’entreprises et à des projets associatifs, dans tous les secteurs d’activités.
1.2. Les projets novateurs de l’OCP
L’OCP est une entreprise pionnière dans l’aménagement écologique. Actuellement, plusieurs projets d’envergure le mobilisent. Il s’agit de la mine verte de Khouribga (2.1), la ville verte de Benguerir (2.2), la création de l’université Mohamed VI (2.3), le projet Jorb Lasfar Hub (2.4), la réhabilitation de la zone industrielle de Safi (2.5).

      1. Mine verte à Khouribga



Le Groupe OCP a débloqué 1,5 milliard de dirhams pour le projet de la « Mine Verte » qui s’inscrit dans le cadre d’une réhabilitation durable des anciennes installations minières s’étendant sur une superficie de 294 hectares à l’intérieur du périmètre urbain de Khouribga.
Il y contribuera à la réinvention du caractère urbanistique de la ville. La mise en œuvre de cette initiative citoyenne par le Groupe est le gage d’un apport continu en avantages sur les plans environnemental et socioéconomique de la ville et sa région. L’attractivité de Khouribga s’en trouvera fortement améliorée. Le projet se compose d’un complexe socioculturel, d’un complexe résidentiel et touristique, des terrains de sport multidisciplinaires et des infrastructures de sports extrêmes. Il s’agit de la réhabilitation de terrains miniers, d’une valeur de 1300 millions de dirhams, avec comme objectifs, entre autres : un musée, un golfe sur sable, un circuit formule 1, sans oublier l’assainissement des eaux usées ; un investissement qui prendra d’autant plus de valeur que, faut-il le rappeler, l’autoroute qui sera finalisée en 2012, mettra la région à une heure de Casablanca.

    1. Ville verte à Benguerir



L’OCP s'est engagé dans l'édification de la Ville Verte, prévue à Benguerir, qui sera un pôle urbain qui obéit aux exigences du développement durable et sera à l'avant-garde en matière environnementale, selon un cahier des charges visant la certification de niveau international LEED ND. La ville verte, modèle en matière de respect des normes écologiques, sera réalisée sur une superficie de 688 ha. Elle comprendra des infrastructures et des équipements socioéconomiques de taille conformément aux critères techniques, scientifiques et environnementaux les plus répondus à l'échelle internationale, notamment dans les domaines de la planification, de la construction, et de l'urbanisme. Elle intégrera également les normes d'une gestion responsable de l'eau (double circuit : eau potable-eaux grises, stockage des eaux de pluie et recyclage des eaux usées).
Premier projet de cette nature sur le continent africain, ce futur pôle urbain se construit autour d’une coulée verte s’intégrant au tissu urbain de la ville de Benguerir, comprendra en outre une cité sportive, un complexe hospitalier, des ensembles résidentiels, des équipements publics et abritera diverses activités novatrices et créatrices d’emplois donnant à la région une vocation dans les métiers de services et de logistique. Le projet sera réalisé selon un schéma institutionnel garantissant sa pérennité à la faveur de partenariats public-privé, faisant intervenir les collectivités locales, la Fondation Rhamna pour le développement durable, l’OCP et autres investisseurs publics et privés. Le projet est porté aujourd’hui (depuis février 2011), par la «Société d’aménagement et de développement vert».
Cette société, autorisée sur proposition du ministère de l’Economie et des Finances, est une société anonyme, avec un capital initial de 165 millions de dirhams, détenu à 100% par l’OCP. Le coût global du projet est de 4,70 milliards de dirhams. Ce montant est réparti en coût d’acquisition et d’aménagement du terrain (3,61 milliards de dirhams), coût de construction (957 millions de dirhams), études (125 millions de dirhams) et autres (5 millions de dirhams). Les retombées indirectes attendues de «la ville verte» vont ainsi largement au-delà de la rentabilité faciale dudit projet, le projet ambitionne de faire du territoire de «Rehamna» un espace socio-économique intégré qui constituera une locomotive du développement industriel, logistique et agricole de la région de Marrakech-Tensift- Al Haouz.
      1. Université Mohamed VI



Au cœur de ce projet de la ville verte, se trouvera l’université Mohammed VI. Il s’agit d’une université en réseau, qui ne se substitue pas à celles existantes. Elle bénéficiera des moyens de l’OCP. Cette université se fera avec des partenariats prestigieux : MIT, Ecole des mines de Paris, Science Po. Université orientée recherche-développement, filière énergie renouvelable et développement durable, agriculture semi-aride, fertilisation, énergie, mines, elle doit contribuer à palier l’insuffisance de la Recherche - Développement au Maroc. Elle doit attirer la diaspora marocaine: 13 000 chercheurs marocains dans le monde (Soual).
Le phosphate est une ressource générique, l’OCP le rend spécifique au niveau international, en proposant des services qui font intervenir son savoir-faire, le tout dans un contexte de protection de l’environnement. Mais au niveau du territoire, la spécification est plus difficile à trouver dans la mesure où l’effet territoire ne fonctionne pas (encore) et où la réciprocité n’est pas (encore) très active.

Pour résumer, le territoire en tant que tel n’attire pas l’OCP ; ce dernier s’installe dans un espace géographique en raison de la présence de phosphate et construit petit à petit un territoire. La réciprocité n’est pas active et la pérennité du système, pour le territoire est remise en cause. Si l’OCP s’éloigne, les limites du territoire s’estompent…
Une des stratégies de l’OCP pour palier à cet état de fait, passe par l’aménagement du territoire quand il arrive, mais aussi quand il part.
      1. Jorf Lasfar Hub



Démarré en 1986, le port de Jorf est un projet intégré et pratiquement autonome au niveau de sa consommation d’eau (97% provient du dessalement d’eau de mer, 1 milliard de mètres cube par an, matériaux plus chers pour éviter érosion, économie d’eau douce) et d’électricité (par la vapeur générée par le brulage du souffre). Il s’agit de la création d’une plateforme de la chimie des phosphates de classe internationale, prévoyant la création de 10 nouvelles unités chimiques. Des entités corporatives spécifiques furent créées pour mutualiser un certain nombre de services, opérer la gestion du stockage de gypse et faire bénéficier les opérateurs présents de nombre de services de logistique et de stockage communs.
Une quinzaine de candidats, ont déjà manifesté leur vif intérêt pour ce type de partenariat. La mise en place de cette plate-forme favorisera l’éclosion de pôles de recherche, de formation et de récréation qui changeront radicalement le visage de la ville d’El Jadida.
C’est un moyen pour l’OCP de vendre son seulement son phosphate et ses engrais mais aussi et surtout, son savoir-faire.
      1. Réhabilitation de la zone industrielle de Safi



L’installation d’une centrale électrique ONE (sur un terrain OCP), la mise en place de deux IDE, la création d’un nouveau port en face des installations chimiques de Maroc-Phosphore I et II, feront partie des activités développées sur la nouvelle zone industrielle de l’OCP à Safi. L’aménagement de cette zone permettra de libérer le port de Safi de toutes les activités industrielles et de mettre fin aux nuisances qui en découlaient (libération déjà entamée fin 2006 avec l’arrêt de tout transport d’ammoniac par un pipe qui traversait la ville de Safi).
L’ensemble de ces activités et projets marquent les territoires de façon structurante et les caractérisent à un point qu’ils sont différents des autres territoires marocains. Si l’OCP a insufflé une activité et un dynamisme, le territoire quant à lui a fourni la richesse minière et aussi les opportunités. Il en résulte un système d’attentes réciproques qui influe sur la dynamique qui s’instaure entre l’entreprise et son territoire d’implantation. C’est ce que nous envisageons d’observer dans la deuxième partie de ce travail.

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