Avant de vous plonger dans cette fabuleuse aventure humaine, nous tenons, Bastien et moi, à remercier toutes les personnes qu’il convient de remercier





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Mercredi 8 août
Vélo : Pré Marcel Gières - 30km


Peu de vélo jusque chez les amis de Bastien (la maison du couple au nourrisson est sise à Gières), ce qui ne nous empêche pas d’apprécier les lAAArges pistes cyclables (on leur donne trois A nous !) et de se perdre le long de l’Isère.
Les ex-expat’ de chez Total sont super sympas. C’est ainsi que nous prenons une douche, allons sur internet (où le temps passé n’est pas rentabilisé vu qu’il est sur Linux…et pas nous). Et avant tout ça, nous eûmes droit au super gueuleton : semoule et ratatouille maison ! On y est bien chez eux. On glandouille un brin. On ne réfléchit pas tellement. On ne regarde pas l’heure non plus. Et au moment où on se décide –enfin- à prendre le train pour aller à Clelles et ben heu…comment dire…il ne reste que des bus…Avec notre chargement, ça va le faire ? Ou pas ? Qui ira sera ! Nous y allons donc ! Sur la route on traverse l’ex-campus de Bastien puis le Vieux Campeur qui accepte de faire rentrer nos vélos dans le magasin le temps –très court- d’un achat de sangle (car l’une de celle que nous possédions s’est vue abîmée par un caillou venu d’au-dessus).
Devant la gare la Société nous offre un beau combat cliché,du type « une bande de skinhead vs un arabe du coin qui eut l’audace d’appeler un renfort armé d’une chaîne ». Super. Pas stressant du tout vu que la scène se passe pile poil devant notre bus. Tranquille. Non, vraiment impressionnant comme baston.
Revenons-en à nos vélos. Après nous avoir dévisagé le chauffeur nous déclare calmement qu’il refuse les vélos. « C’est con, parce qu’en plus on leur avait demandé qu’ils installent une malle à l’arrière du bus. Mais ils ont pas voulu, la SNCF ».  La baston monte en intensité à côté, le chauffeur veut partir. « Bon allez, je vais vous ouvrir l’autre côté de la soute, vous pourrez y mettre vos vélos ». Yes ! Ouf ! Yeepee ! Hourra ! MER - CI ! L’arrivée tardive à Clelles nous prive d’une pizza dont nous rêvions (surtout Sieur Llorca ;)). Pas le temps de nous apitoyer sur ce coup du sort car il est temps de trouver un endroit ou étendre la bâche. Sur le retour du centre-bourg une maison éclairée qui semble posséder un petit bout de gazon bien plat nous tente grandement. Bast sonne, une toute jeune fille répond depuis sa fenêtre. Quelques instants plus tard un malinois, précédant sa maîtressenous couvre d’aboiements ;. Notre requête est transmise à haute et intelligible voix mais, du fait de la soit- disante agressivité du chien, elle sera refusée. Cependant, « vous pouvez vous installer sur le champ en face ». C’est sympa, oui. Mais le blé vient d’être fauché, il reste au moins dix centimètres de tige rigide et par endroit l’arrosage est en route. Pas le choix ! Nous y allons donc !. Toujours plus rapide que moi, Bastien a défait sa carriole, commencé à positionner son vélo quand soudain deux frontales s’approchent. « hého. Vous êtes là ? ». « Oui ». « Ma femme a eu peur. Il y a une maison inhabitée à côté de chez nous, vous y serez mieux ». Ok, très bonne nouvelle ! « Comment ? Une tente ? Ben…vous êtes sur ? Ca ne dérange pas ? ». « Non, ce qui nous dérangerais c’est de vous voir dormir avec seulement une bâche alors qu’il y a une sacrée rosée ici ! ». « Alors on ne peut plus refuser ». Deux secondes plus tard notre tente était installée (je vous laisse deviner de quelle modèle il s’agit) et nous pouvions dormir en toute quiétude.

Jeudi 9 août.
Vélo : Clelles La Richardière Clelles – 18km
Grimpe : Pilier Nord-Est du Mont-Aiguille.


De bon matin la rosée est bien présente, heureusement que nous écoutâmes les bons conseils de nos hôtes! Après le petit-déj’ toutes les affaires inutiles à l’étape grimpistique du jour sont déposées chez nos amis. On y laisse même un mot expliquant ce que l’on fait et à partir de quelle heure ils peuvent commencer à s’inquiéter…mot qu’ils ne verront pas, tant pis, ou tant mieux, car comme vous le comprendrez nous exploserons les prévisions horaires très largement.
Direction le pilier nord-est du Mont-Aiguille. Les vélos sont laissés à la fin de la piste forestière de la Richardière. Et là, des sensations me font frémir : je me sens mou sur le vélo, fatigué durant la marche d’approche et impuissant dès la première longueur. D’une manière ou d’une autre, on sent que la journée sera longue…
Le sac est embêtant dans les fissures et me voilà coincé dans la longueur du sandwich ! J’en fais un bon, de saucisson ! Au bout d’un certain temps je suis obligé de prendre l’option de tirer sur une corde. Et là ! De dieu ! Elle est vieille et d’une élasticité inhabituelle, voire inquiétante ! Pétard de Zeus ! En voilà des conditions défavorables ! S’en suivent alors plusieurs longueurs à fissures dans lesquelles je ne suis pas encore performant du tout. Un style à apprendre…
Vers le haut, le rocher est pourri. Enfin, « rocher »… Puis un moment d’inattention et la corde soulève un caillou que je ne vois pas et qui me coupe au bord de l’extrémité de l’index de la main droite (portion nord-est de l’index quand je le tiens bien. Un signe du destin, j’en suis persuadé !). Vite ! Petit check-up : puis-je plier le doigt ? Oui ! Sens-je le bout de ce dernier ? Oui ! Que de la chaire, ouf ! Mais vu qu’en escalade les doigts sont sujets à une irrigation préférentielle cela pisse le sang au début et je ne trouve pas les pansements (l’occasion toutefois de peindre une sanguine sur la paroi, d’y laisser ma trace, mon style… !)…Dès que j’effleure quoique ce soit la douleur est vive…et dieu sait qu’on en effleure des choses en escalade, avec le bout de l’index ! L’équation du moment est : saignement + fatigue + appréhension + peur du rocher « bon dans son ensemble » à en croire le topo = pas le mental + vivement qu’on soit là-haut, bourdelle de bourdelle! Tant et si bien que je suis à deux doigts (enfin, plus tout à fait désormais) de faire signe à l’hélicoptère de la sécurité qui arrive pile poil à cet instant (qu’est-ce qu’on peut être bête dans ces états…). Mais non. Il faut lutter. Lutter pour arriver. Et puis ce n’est vraiment pas grave du tout. En tout cas Bastien avait raison de me prévenir : « pierre qui roule n’amasse pas mousse, mais pierre qui tombe écrase les pouces ! ». Je souris…
Quand une secousse me rappelle à l’ordre ! Je ne suis pas seul ! Bastien ne sait rien et se demande bien pourquoi je suis aussi long ! Allez, on y retourne ! Arrivé au relais, je m’équipe d’un super pansement vert puis passe en tête dans la longueur suivante. Une traversée en 3 qui devrait faire long feu. Sous le caillou effrité (si, si !) la traversée est facile. Jusqu’à ce qu’une « épaule » habillée d’une corde qui pendouille me ralentisse. Elle est franchie, je suis à califourchon dessus mais…que vois-je ?!! Damnation ! Une faille de 3-4 mètres de large me sépare du relais d’en face ! Je me retourne, explique la situation à Bastien. « Ben, franchis-la !». Comment ? « Saute, enjambe, je sais pas moi, elle pas si large que ça !? ». Et moi de lui répondre : « ben, quand même un bon peu ! ». « Tends ta jambe ! ». Quelques secondes plus tard : « ah oui, quand même…C’est quoi qui tiens la corde « fixe » ? ». « Un spit ! ». « Un spit ? Ben c’est parfait ! Je te mouline dessus, tu descends la faille et tu vas jusqu’au relais ! ». La moulinette est enclenchée sur même pas un mètre. Je ne vois vraiment pas comment accéder à ce misérable relais. D’autant qu’un autre, sous la fissure à suivre, est mieux placé. Bref, je perds mon sang froid, panique. Il est tard et on vient de perdre facilement un quart d’heure à hésiter…Alors je retraverse et rejoins Bastien. Il y va et élude l’obstacle sans difficulté. « Heu…c’est ce vieux piton rouillé que tu appelles spit ?? ».  « …  ». « Si j’avais su je ne t’aurais jamais mouliné dessus !!! ».
Le reste de la voie sera éprouvante pour les deux, avec des « 5 » annoncés, terriblement difficile, un relais placé sous des blocs qui sont autant d’épées de Damoclès. Même Bastien se met au « french free » !! Et quelle sortie de ch***** : difficile d’éviter tous les étrons négligemment affublés de leur papier, pour le coup hyper hygiéniques ! Mon œil !
Néanmoins, l’arrivée au sommet est un moment de pure extase ! Et malgré la crainte de la descente que je ne connais pas, la joie est immense, le soulagement tout autant. Je ne suis pas à l’aise dans le terrain à chamois mais la descente n’est pas si difficile. Au dernier rappel, nous arrivons à temps pour décoincer un brin de rappel tout neuf de la cordée du dessous. Heureusement que nous fûmes lents finalement (oui, certain rapace dirait qu’au contraire, il aurait fallu arriver encore plus tard..)! Sur le sentier on retrouve notre sac et dévorons absolument TOUT ce qui s’y trouve. Du coup la cordée sauvée nous dépasse et nous les retrouvons plus bas, après avoir récupéré nos vélos. La tournée de chips et de clairette est « royale », on en oublie presque l’heure tardive. Allez, hop ! Il faut filer maintenant ! A bloc sur nos vélos il nous tarde de dormir. On se serre pour laisser passer une voiture dont le conducteur nous interpelle : « hé ! C’est chez moi qu’il y a vos affaires ! ». Mince. Il « commençait à flipper » et est monté nous cherché avec sa fille. « Vous retrouverez la maison ? ». « Oui, oui ». Une minute plus tard il s’arrête, nous laisse passez devant pour nous éclairer : au top securit’ ! Et du coup nous apercevons un lièvre plongeur ainsi qu’un blaireau dévoreur de pommes (sans aucun ajout en hallucination artificielle). Arrivé à la maison c’est hydratation +++. Des carafes d’eau et du jus d’orange font évidemment l’affaire. Et malgré ce qu’on a déjà mangé, c’est aussi restauration trois étoiles pour nous, à coup de restes de lasagnes, plat de pâtes gargantuesque engloutis intégralement, chorizo, pain et yaourts. Fantastique ! Et puis je soigne mon doigt.
Maintenant dodo, fin de la journée.

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