Résumé Cette contribution traite des enjeux de la dynamique des clusters industriels dans une économie émergente, la Thaïlande. La démarche se base sur une confrontation





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21 Clusters en économies émergentes : des objectifs spécifiques.
Retenir le terme de cluster dans le cadre de cette analyse ne résulte pas d’une critique aboutie des autres notions fréquemment rencontrées dans la littérature : SPL, district industriel, et autre pôle de compétitivité. Ce choix se justifie à la fois parce qu’il permet d’utiliser le vocabulaire en usage dans les institutions en charge de ce type de projets en Thaïlande en particulier, mais aussi –surtout ?-parce que le flou « définitionnel »2 qui entoure ce terme, va servir notre propos. Comme le soulignent Salvador et Chorincas (2006) « Bien que le concept3 de cluster n’apporte aucune innovation théorique importante, il a l’avantage d’être un outil pragmatique qui, grâce à l’inventaire des pointes du diamant et des facteurs externes au cluster (accidents historiques, politiques) se prête à l’analyse de cas concrets » (p449). A. Torre ne dit pas autre chose en conclusion de son papier en posant la question suivante « ne vaut-il pas mieux chercher l’intérêt principal de cette notion dans son caractère opérationnel ? » (p39)

Les justifications de l’utilisation de la notion de cluster apparaissent comme multiples. Cette notion permet en effet de satisfaire plusieurs préoccupations scientifiques : la territorialisation de l’activité économique (Pecqueur, 1996, Colletis-Wahl, Pecqueur, 2006), l’organisation des relations inter-firmes, l’implication de l’Etat ou encore l’analyse des systèmes nationaux d’innovation. La notion de cluster sera donc définie dans un premier temps très succinctement comme un groupe (ou une grappe) d’unités productives, appartenant à un ou plusieurs secteurs, soit manufacturiers soit de services, localisés sur un territoire délimité. Les unités peuvent être reliées par des relations fournisseur/client, partager une ressource ou des infrastructures communes. Un cluster bénéficie en général d’une image et d’une notoriété spécifiques (image de marque, appellation, etc.) et d’un soutien ou encadrement étatique (organismes publics et para publics, collectivités locales….). De surcroît, il peut s’appuyer sur des réseaux socio-politiques, des personalités-leader, voire des institutions spécifiques (Angeon 2006, De Bernardy 2000). Afin de progresser rapidement vers l’objectif de notre analyse, la proposition faite par Torre (2006) constitue un bon point de départ. Dans la typologie ainsi établie, la case 3 correspond bien à la réalité des cas qui ont fait l’objet des études de terrain servant de support à ce texte.
Tableau 1 : Que sont les clusters aujourd’hui ?







Organisation des relations inter-firmes







Forte

Faible


Localisation des

relations inter-firmes

Forte

1. Cluster à la Porter

3. Cluster lié à une ressource ou

à l’histoire locale

Faible

2. Cluster sans base locale avérée

4. Activité dispersée

Source : A. Torre (2006, p21).
Dans la typologie ainsi établie, la case 3 correspond bien à la réalité des cas qui ont fait l’objet des études de terrain servant de support à ce texte.
Torre (2006, p38) distingue également trois facteurs favorables à cette « concentration géographique des agents » en dehors du besoin de proximité géographique. Il insiste en premier lieu sur l’encastrement des relations économiques dans les réseaux sociaux, qui ont eux-mêmes « souvent des bases territoriales fortes ». En second lieu, et en cela nous le rejoignons largement, il souligne l’importance du conditionnement des comportements économiques par le jeu des institutions, tout en mentionnant que là encore, les institutions trouvent une grande source de légitimité dans la proximité géographique. Enfin, il tient à revenir sur l’importance des fondamentaux sur les processus d’agglomération, tels que « le prix du foncier, les avantages financiers et fiscaux ou encore la présence de réservoir de travailleurs qualifiés et disponibles. »
Alors que l’analyse menée par Torre ne porte en rien sur les pays émergents, ces facteurs favorables sont parfaitement transposables à la réalité de ces pays. Les fondamentaux, notamment, sont particulièrement prégnants dans le cas d’économies n’ayant pas atteint le stade d’économie développée En effet, la réalité observée en Thaïlande, mais également dans d’autres pays émergents comme à Taiwan (Paulmier, 2001, Guerrieri, 2001), mais aussi en Tunisie (Ferguène, Hsaini, 1998) ou en Inde (Schmitz et Nadvi, 1999), ne révèle pas autre chose. Etablir une typologie des clusters thaïs revient donc à établir des distinctions dans la case 3 du tableau de Torre, voire à modifier le contenu de la case 4.
Les conclusions de toutes les études de terrains4 vont donc dans le même sens : les « clusters » des pays émergents ne relèvent pas de logiques comparables à celles des pays développés. Notamment la cible n’est pas forcément la même. En pays émergents, l’objectif de réduction de la pauvreté n’est pas absent d’une politique de cluster. Dans ce cadre les activités susceptibles de générer des emplois non qualifiés vont être favorisées (Nadvi et Barrientos, 2004, p11), ce qui constitue une logique bien différente de celle des pôles de compétitivité actuellement encouragés en France par exemple. Les agglomérations repérées ressembler davantage, dans la plupart des cas, à des « embryons de clusters ». Dès lors, ce qui va être déterminant, c’est la dynamique qui se met en place et ce dont elle est porteuse. Comme le soulignent Salvador et Chorincas (2006), on trouve beaucoup de « clusters potentiels » qui dépendent d’une volonté de politique publique pour que se créent des synergies entre les PME locales, ou la mise en place d’agence locale permettant la production de services communs aux entreprises.
2.2 Clusters thaïlandais : vers une ébauche de typologie fonctionnelle
La démarche de « typologisation » des agglomérations (« regroupements ») d’entreprises a déjà fait l’objet de travaux recensés notamment par Nadvi et Barrientos (2004). Mais ces travaux, bien que portant également sur la réalité de pays en voie de développement, ne mettent pas les relations institutionnelles au centre des critères pris en compte, alors que ces dernières constituent un critère déterminant dans l’approche retenue ici. En effet, le terrain d’étude est celui de l’économie thaïlandaise dont les dirigeants ont adopté une démarche particulière pour l’identification et la promotion des clusters industriels au début de la présente décennie. Les justifications en sont doubles : d’une part la complexité croissante du système productif industriel a favorisé les phénomènes d’agglomération, et d’autre part, les institutions publiques ont misé sur le phénomène de cluster pour consolider des grappes d’entreprises existantes et améliorer les bases de la compétitivité nationale.
En Thaïlande, au cours des deux dernières décennies, la politique du Department of Industrial Promotion (Krom Sangseum Outsahakam) s’est focalisée en particulier sur l’appui aux PME et la modernisation des secteurs traditionnels (textile, petite mécanique, artisanat, agro-alimentaire,..). Le soutien aux « clusters » s’est organisé sur la base de cofinancements des agences de développement et de l’ONUDI. Ce qui justifie que la définition retenue par les autorités compétentes soit très proche de celle de l’ONUDI (Ceglie et Dini, 1999), elle-même tout à fait compatible avec celle de Porter (1999) : « (les clusters sont) des concentrations sectorielles et géographiques d’entreprises, qui produisent et/ou vendent une gamme de produits complémentaires et ainsi font face à des contraintes et des opportunités communes ».
Néanmoins, les données collectées ont permis de révéler un certain écart entre les orientations déclarées des agences ad hoc et la réalité des clusters sur le terrain. Alors que le discours se veut très offensif et très internationaliste, dans la pratique il s’agit de tenter de mettre en place des embryons de synergie entre des entreprises pré-existantes. Schématiquement, les clusters thaïs peuvent être rangés en trois catégories : les tradi-clusters, les plani-clusters et les néo-clusters.


  • Tradi-cluster

Cette forme élémentaire d’agglomérations à forte localisation (à l’échelle du canton ou de la cité) reflète les conditions initiales du processus d’industrialisation: exploitation des ressources naturelles et humaines disponibles, petites et moyennes entreprises fondées par des entrepreneurs locaux (capital familial) et basées sur des technologies simples et un savoir-faire traditionnel (Schmitz et Nadvi, 1999). Cette forme de clusters apparaît spécialisée soit sur des produits de type artisanal (travail du bois, de la céramique et du tissu) soit sur des biens de consommation simples (confection, petites pièces mécaniques, etc.). L’identité du cluster est toujours reconnue, et parfois, affichée, voire promue. En effet, les entreprises souvent concurrentes cherchent rarement à défendre un label commun, c’est une institution « exogène » qui va prendre en charge cette promotion.


  • Plani-cluster

Cette notion moins courante dans un contexte d’économie émergente traduit une réalité nouvelle : le plani-cluster désigne en effet une forme d’agglomération identifiée par un projet public (porté et financé par le Gouvernement central, relayé par un Ministère ou une institution locale) dans le cadre d’une opération de développement économique délibérée (Carluer, Samson, 2006). Ce type de stratégie se base toujours sur une réalité industrielle existante, que le projet se donne pour objectif de dynamiser, recadrer, en favorisant en particulier les relations inter-entreprises. Il s’agit donc de construire ou renforcer les partenariats privé-privé ou privé-public en initiant un partage de moyens ou infrastructures collectifs, afin, in fine, d’établir une identité/image commune. Les secteurs manufacturiers sont les premiers concernés. Ces projets d’agglomérations sont directement impliqués dans la stratégie d’exportation nationale (confection en sous-traitance, bijouterie, crevette noire,…). Dans ce cas, la localisation peut être très vaste (plusieurs dizaines de kilomètres, traversant des frontières de collectivités locales).



  • Néo-cluster

Cette appellation vient qualifier des regroupements d’entreprises spécialisées sur des produits haut de gamme et/ou très compétitifs internationalement. L’impulsion peut venir d’une entreprise privée leader ou d’une initiative publique afin de mobiliser à la fois des acteurs locaux et internationaux (contribution d’IDE). Il s’agit clairement d’une stratégie industrielle offensive en direction des marchés extérieurs, parfois fondée sur l’exploitation bien maîtrisée d’une technologie au préalable importée (pièces détachées automobile, périphériques d’ordinateurs) (Courlet et Ferguène, 2003). Si le néo-cluster est bien celui qui se rapproche le plus d’un cluster « à la Porter » (Case 1), néanmoins, la localisation des partenaires reste encore lâche du fait des contraintes inhérentes à une économie émergente (Lecler, 2002). Ces regroupements de firmes concurrentes sont motivés par le partage d’infrastructures et de service communs et l’organisation de réseau de sous-traitants performants. La préoccupation de formation de la main d’œuvre qualifiée et d’amélioration technologique est également présente. Il s’agit donc de la forme la plus évoluée des clusters émergents.
Cette catégorie n’a pas été établie sur la base des études empiriques réalisées par les auteurs de ce texte. Néanmoins d’autres travaux ont mis en évidence cette nouvelle forme d’organisation, nous permettant d’établir la catégorie « néo-cluster ».

Ainsi Lecler (2002) a montré que l’organisation des agglomérations d’entreprises dans le secteur de l’automobile avait largement été structurée par des constructeurs japonais dans le cadre de la division régionale de leur processus productif en vue de minimiser notamment les coûts de la main d’œuvre. Ces travaux permettent également d’illustrer les déséconomies liées à l’hypertrophie de Bangkok, puisque Toyota comme Mitsubishi ont choisi de s’en éloigner dès les années 90.

A partir de son expérience de la National Science Technology Development Administration, Intrakamneurd (2006) analyse la constitution d’un cluster regroupant les acteurs de la filière produisant les disques durs informatiques (HDD cluster). Il souligne l’initiative privée relayée par des acteurs publics soucieux de développement technologique. Les grandes firmes étrangères tissent un réseau d’activités articulées, appuyées par une association à vocation mondiale avec un dirigeant ‘ leader inspiré’. L’approche cluster vient étayer un démarche visant à pérenniser l’activité, à lui garantir une promotion adéquate et un cadre d’évolution technologique (R&D, formation de base des employés, etc).

3/ Clusters en Thaïlande : des réalités contrastées
Deux études de cas permettent d’illustrer la pertinence des catégories ci-dessus. Ces cas ont fait l’objet d’enquêtes de terrain ainsi que d’études d’agences gouvernementales. Ils sont tout à fait révélateurs des spécificités des relations interentreprises dans un contexte d’économie émergente.
31 Un « plani-cluster » textile dans la province de Chaiyaphum5
Cette étude d’un cluster provincial fondé sur les activités textiles, comporte deux aspects : d’une part une analyse du contexte de développement de l’industrie textile en Thaïlande, afin de préciser sa dynamique, ses défis. Ensuite sera examinée la politique publique d’appui au cluster, les partenariats et les perspectives tracées.

Quelques elements de la dynamique du secteur textile–habillement
La filière textile continue d’occuper une place importante dans le secteur manufacturier et l’économie nationale; Elle représente le quart de la valeur ajoutée manufacturière, laquelle se situe à près de 30% du PIB depuis une quinzaine d’années. Cette filière emploie encore plus d’un millions de personnes, et assure 6% des exportations – bien que cette part relative soit en régression. Bien évidemment un effet d’éviction a été provoqué par l’ascension chinoise, mais la Thaïlande reste un exportateur actif – vers les pays occidentaux, le Moyen Orient, la Russie et le reste’ de l’Asie – en plus d’un marché intérieur dynamique.
Les secteurs textile/confection constituent des réseaux hiérarchisés principalement articulés autour de la capitale, dans laquelle ils s’ancrent sur plusieurs quartiers (Suphachalasai, 1990, 1992). La plupart des entreprises sont des PME, à capitaux familiaux thaïlandais (fréquemment sino-Thaï), et occasionnellement en investissement conjoint avec des partenaires Japonais ou Taiwanais. L’intégralité de la filière textile est présente dans le pays – des filatures coton et synthétiques à la confection et à l’ennoblissement. En sus des sociétés de commerce et des fabrications sous licence de grandes marques internationales, des agences de design et des marques locales (Pena House, John Henry, ou Greyhound) renforcent la filière. Actuellement, après une phase de prospérité, le secteur textile doit faire face à plusieurs défis majeurs. Le secteur manque globalement de moyens techniques : design, R&D, alors même que certaines entreprises ont des capacités innovantes réelles. La position compétitive du pays est restée trop axée sur le milieu de gamme, la sous-traitance internationale et les productions sous licence des marques mondiales. Au niveau du commerce international les firmes disposent d’un potentiel marketing et s’insèrent dans de bons réseaux, mais la fin des accords multi-fibres a remis en question la rente dont bénéficiait la Thaïlande.

Finalement, la concurrence régionale sur les marchés mondiaux est avivée : la Chine s’est imposée (et exporte vers la Thaïlande alors même qu’elle s’y fournit moins en tissu). Alors que le Vietnam et l’Indonésie occupent les mêmes créneaux à l’exportation que la Thaïlande – rejoints par le Bengladesh. Ainsi la reconstruction de l’avantage compétitif dépend à la fois de facteurs macroéconomiques, d’un nouveau positionnement (gammes de produits, marques, créneaux sur les fibres naturelles, etc) et d’une évolution de l’organisation institutionnelle (appui public, promotion des instances associatives), et industrielle (relations de sous-traitance, capacités de R&D, marques, dessins et modèles).
Chaiyaphum : un programme de cluster soutenu par l’Etat
Le ministère de l’industrie (Department of Industrial Promotion) a été le promoteur des clusters, dans la lignée de ses projets de renforcement du tissu industriel national. Dans le cas de Chaiyaphum (Région Nord-Est, 400 km de Bangkok) plusieurs types d’acteurs clé sont impliqués : les industries piliers, les industries support, les associations et services publics, les clients, les établissements financiers, techniques ou universitaires. La collaboration est organisée par un acteur catalyseur : l’Agent de Développement du Cluster (ADC – CDA en Anglais).

Le programme du DIP est structuré par étapes : identification et cartographie des clusters; conception et promotion de programmes mobilisateurs, pré-diagnostic, démarches de recrutement des partenaires, mise en place, suivi et évaluation. Le cluster de Chaiyaphum est destiné aux firmes textiles de la zone. Il se situe en catégorie 3 (la plus favorable) des zones de promotion du Bureau des Investissements (BOI) ce qui signifie qu’il bénéficie des conditions les plus favorables dans le cadre de la politique de décentralisation. Les avantages sont principalement fiscaux – détaxation tant pour les importations qu’exemption d’impôt sur les bénéfices pour 8 ans).
En 2003, 19 entreprises ont adhéré au programme lancé par le DIP, et elles étaient 37 à la fin de 2006 – comprenant à la fois des filatures, des entreprises de tissage, de tricotage, et des sous traitants… L’adhésion au cluster est volontaire. La structure a reçu un soutien budgétaire du DIP au départ, puisqu’en 2003, 3.3 millions de dollars ont été attribués au projet. Le DIP a réduit graduellement son soutien, et l’objectif étant que le cluster fonctionne sur une base autonome.
Pourquoi les entreprises sont elles motivées pour participer ? A ce stade le DIP n’apporte pas de réponse claire – et suggère que le mécanisme fonctionnera comme dans d’autres contextes. Une étude menée dans le cadre du cluster automobile met en avant des motivations diverses, parmi lesquelles l’utilisation commune de machines-outils, l’achat groupé de matières premières, le partage de carnets de commandes, les visites d’entreprises. On peut s’interroger sur le bien fondé de l’analogie compte tenu notamment des différences de dynamique sectorielles. La démarche des entreprises de Chayaphum pourrait donc être mise sur le compte d’une simple stratégie de communication et de captation de fonds publics.

La plupart des entreprises sont détenues par des thailandais, mais il y a aussi des investisseurs d’Inde et de Taiwan. En fait la province constitue un bassin d’emploi commode, ce qui a motivé les entreprises depuis le début des années 1990 –lors du boom de l’économie, accompagné d’une surchauffe sur le marché de l’emploi – cette ressource est certainement autant déterminante pour la localisation que les privilèges accordés par le BOI.
Il faut souligner que le programme des clusters du DIP place de façon centrale l’ADC - CDA (Cluster Development Agent). Cet acteur est souvent désigné dans la littérature sous le terme de IFC (Institute for Collaboration). Sa fonction est de mettre en relation les éléments du cluster. Selon le DIP cet agent peut être privé ou public, tel qu’une antenne régionale du département, un bureau de la Fédération des industries (FTI), une Chambre de Commerce. Exceptionnellement le CDA pourra être une émanation des entreprises membres.

A Chaiyaphum, au cours de la première année, à défaut de CDA approprié, l’Université Chulalongkorn de Bangkok a été missionnée pour mettre en place une cellule de coordination. Par la suite, la FTI a pris le relais. Le CDA se consacre principalement à des actions de coordinations et de relations publiques du cluster : rencontres, visites d’entreprises, promotion à Bangkok. Par contre il semble que les démarches pour partager des ressources, organiser des formations, grouper des commandes restent embryonnaires.

Selon les évaluations du DIP, la notion de cluster reste ambiguë, même pour les membres; ceux-ci sont réticents à partager leurs informations, et à se mobiliser collectivement. Par ailleurs des actions de mobilisation pour la consolidation du cluster, le partage de programme de R&D ou l’intégration d’acteur financiers tardent à prendre forme. Ces éléments viennent confirmer le diagnostic d’un cluster textile mis en place par les acteurs publics mais qui n’a guère été approprié par les entrepreneurs. Au delà du facteur temporel, la notion de cluster reste à ancrer dans les dynamiques industrielles et locales.
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