Aggravation des disparités mondiales (Europe triomphante/ au reste du monde)





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L’ECONOMIE MONDIALE

INTRODUCTION :
De 1880 à 1945 : 2 guerres mondiales, une série de crises dont la plus forte est celle des années 30.

Aggravation des disparités mondiales (Europe triomphante/ au reste du monde).

Le Vieux Continent contribue au développement de l’Amérique du nord, et s’assure la maîtrise de l’Afrique de l’Asie, et de l’Océanie par l’expansion coloniale.

Mais son hégémonie est contestée par les EU qui deviendront la 1ère puissance, et par le Japon qui s’ouvre au monde extérieur depuis l’ère Meiji (1868).

Puissance affirmée par un système économique sans rival, le capitalisme, fondé sur la recherche du profit et la concurrence, qui a mobilisé les innovations technologiques et donné naissance à la « société industrielle » caractérisée par l’essor du prolétariat ouvrier.

Selon Lénine, l‘impérialisme = « stade suprême du capitalisme ».

1ère guerre mondiale : déclin de l’Europe, essor des Etats-Unis. Système remis en cause en Russie avec le bolchevisme communiste (1917) et la création de l’URSS en 1922).

La 1ère GM (à cause des modalités du traité de paix) et la  crise des années 30 (millions de chômeurs en Allemagne) ont aboutit à la 2nde GM.

Depuis 1945 :

Accélération des rythmes démographiques liée à la baisse spectaculaire de la mortalité et à l’allongement de la durée moyenne de la vie. Population mondiale dépasse les 5 milliards en 1987, et les 6 milliards en 1999. D’après le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) : 8 milliards en 2025 et 9,4 milliards en 2050.

En quelques décennies, la technique a davantage avancé que durant l’ensemble des siècles précédents. Progrès des transports et des télécommunications permettent un meilleure mobilité des H et favorisent une globalisation de l’économie. La révolution électronique et informatique a profondément marqué les vingt dernières années.

Conséquences : dilapidation des ressources non renouvelables, atteintes à l’environnement, progrès des technologies nucléaires = menace (Tchernobyl en 1986). Ces accélérations creusent l’écarte entre pays développés et pays en voie de développement.

Du monde bipolaire ou au monde multipolaire :

Après la 2nde GM, le communisme s’est installé dan es les pays d’Europe centrale, puis en Chine et à Cuba, et dans une partie de l’Asie du Sud-Est. Les deux « Grands » se partagent la planète dans un système bipolaire (guerre froide, avant coexistence pacifique).

Monde occidental : Europe en quête d’unification, mais démographiquement affaiblie, Allemagne et Japon remettent en cause la suprématie économique des Etats-Unis.

Monde communiste : rupture en Moscou et Pékin (début des années 60), Rétablissement des relations entre Chien et EU.

Les pays sous-développés s’émancipent et constituent un troisième pôle qualifié en 1952 de Tiers monde par Alfred Sauvy. Volonté d’émancipation de ces pays aboutit à l’OPEP, qui a été à l’origine du premier choc pétrolier en 1973.

Effondrement du communisme en Europe : disparition du mur de Berlin (89), réunification de l’Allemagne (90), implosion de l’URSS (1991).

Hégémonie économique américaine contestée par l’Europe (et l’Euro en 1999). Triade : EU, Europe et Japon.

Le Capitalisme saura-t-il faire face à la transition vers l’économie de marché des pays de l’Est, la montée de l’intégrisme dans les pays islamiques ?

PARTIE I : Les héritage de la période 1880 – 1945 :
I L’INDUSTRIALISATION ET SON IMPACT SUR L’ESPACE MONDE :
Mutations techniques et conséquences :
Les transformations de l‘industrie :
L’économie industrielle de la fin du XIXème siècle et de la première moitié du XXème siècle était largement dépendante du complexe du charbon et du fer. De multiples perfectionnements ont permis d’augmenter la puissance, la vitesse et le rendement des machines mobilisant l’énergie fournie par le charbon grâce à la machine à vapeur et à ses améliorations (1ère M à V en 1710 (Newcomen ; amélioration de Watt en 1769). La capacité des hauts fourneaux s’est accrue et l’acier s’est substituée au fer. Ces nouvelles techniques provoquent la dispersion géographique de l’artisanat, et la concentration des usines à proximité de gisements de houille. Grandes régions d’industries lourdes : pays noirs en GB, en Allemagne (la Ruhr), bassin du Nord-Pas-de-Calais. L’industrie sidérurgique se développe aux EU (Pittsburgh (houille des Appalaches).)

Le travail des fibres textiles employait le plus de personnes. Perfectionnement des techniques en Angleterre (1810 : machine à filer le lin ; 1824 : Roberts : métier à filer automatique ).

A partir de la fin du XIXème siècle, l’innovation technologique a permis la mobilisation de nouvelles énergies (électricité, pétrole (2nde révolution industrielle). Mais le charbon représente les ¾ de la consommation mondiale d’énergie.

Entre-deux-guerres : le néotechnique s’épanouit (électricité dans toutes les maisons, utilisation quotidienne du téléphone, l’automobile n’est plus un signe de richesse). Approche de l’ère nucléaire. Pour Schumpeter, l’expansion de la période 1896-1929 repose sur les activités caractéristiques du néotechnique : l’électricité, la chimie et l’automobile. 3 dernière décennies du XIXème siècle : grandes découvertes permettant la production et l’utilisation du courant électrique (dynamo, transformateur, moteur électrique, filament au tungstène, tubes de néon). Permet le développement de l’électrochimie et la production d’aluminium. Nouvelle industrie : la fabrication des appareils électroménagers.

Création du moteur à explosion qui utilise l’énergie produite par les carburants (essence, gazole), obtenus par le raffinage des hydrocarbures liquides. L’extraction de pétrole a été multipliée par 45 entre 1880 et 1938. Fin du XIXème siècle : EU = 1er producteur mondiale (Californie, Kansas, Texas).

Emergence de la chimie organique, création de fibre synthétique (nylon),du celluloïd, appareil photo (1er : Kodak), cinématographe inventé par les frères Lumière (1895).

Le développement industriel repose également sur le recours à des méthodes nouvelles d’organisation de travail dans les usines. Le taylorisme : organisation scientifique du travail (OST) (spécialisation des tâches et élimination de tout geste inutile. Il repose sur la mécanisation des usines et sur le travail à la chaîne. Il permet une production de masse standardisée et au prix de revient moins chers. Nouvelles méthodes utilisées par Henry Ford dans ses usines (nette amélioration de la productivité). Le fordisme associe taylorisme et augmentation des salaires ouvriers pour permettre une consommation de masse (salaire de 5$/ jour). Les pays d’Europe occidentale tarderont à adopter ces nouvelles méthodes.
La révolution des transports et des communications :
Progrès de la métallurgie et de la vapeur permettent l’essor des chemins de fer au XIXème et au XXème siècles (réseaux nationaux en Europe, transcontinentaux en Amérique et en Russie (transsibérien (9300km : le + long)). Vitesse accrue (200km/h dépassés), confort amélioré, plus économique en énergie (traction électrique ou Diesel). Traction électrique utilisée dans les transports urbains (tramways, métros). A la 2nde GM, le chemin de fer reste le mode de transport le plus employé par les voyageurs et pour les marchandises (14% du total des lignes en Europe occidental, 38% aux EU). Le chemin de fer a joué un rôle considérable comme stimulant de la croissance des industries sidérurgiques et mécaniques.

Modernisation des transports maritimes : on passe à une marine à vapeur : navires marchands et paquebots équipés de puissantes turbines à vapeur, puis de moteurs Diesel. Ouverture du canal de Suez (1869) et du canal de Panama (1914). Augmentation du trafic maritime.

Munie du moteur à explosion, l’automobile est une révolution. Le nombre de véhicules dans le monde passe de 1,7 à 35 millions de 1913 à 1929. avance américaine : modèle T de Ford est un succès immédiat et prolongé.

Début de l’aviation de 1903 avec les frères Wright. Avec la 1ère GM, la construction aéronautique devient une activité véritablement industrielle ( 200 000avions construits). Dans les années 30, à la prééminence française a succédé celle des EU (création du Boeing 247 (1er pour le transport de passagers)). Mais l’Europe est présente avec le turboréacteur.

L’électricité révolutionne le domaine de la transmission de l’information (Télégraphe (XIXème), téléphone, radiodiffusion (TSF) (BBC en 1922)). La diffusion de la télévision (1925) est beaucoup moins importante que celle de la radio à la veille de la 2nde M.
L’évolution de l’agriculture :
L’augmentation de la production liée au progrès technique engendre un nouveau type de crise lié à la surproduction.

La 1ère révolution agricole (XVIIIème) a consisté dans le remplacement des jachères par des cultures de plantes industrielles qui permettent l’enrichissement des sols et l’élevage intensif des bovins. L’agriculture intègre le système capitaliste. L’autoconsommation recule avec les progrès de l’urbanisation. Le chemin de fer a désenclavé les régions et permis une diversification. De ces transformations ont résulté des rendements plus élevés, une amélioration et une diversification de l’alimentation des population. Toutefois le recours aux importations est toujours essentiel.

Les pays neufs (Amérique du Nord, Argentine, Australie, Nouvelle Zélande) associent extensivité et forte productivité. La rareté de la main d’œuvre et la grande tailles des exploitation impliquent le recours à la mécanisation (porte-gerbe, moissonneuse batteuse, machine à biner, 1881 : tracteur à moteur à explosion (en 1938 : 1,2 million sur 2 appartiennent aux EU)).

Les progrès techniques ont permis la disparition des disettes, un accroissement des revenus de la paysannerie. Mais crise du phylloxéra (parasite qui détruit les vignobles).Début du XXème siècle : âge d’or pour les EU. L’entre-deux-guerres a été caractérisé par une crise permanente de l’économie agricole (surabondance et mévente). Dans les pays importateurs d’Europe, les productions nationales sont menacés par les achats à bas prix effectués dans les pays neufs. Les EU connaissent le problème de la surproduction. La crise a engendré la baisse des cours mondiaux (base 100 en 1913, 226 en 19, 1134 en 29). Le pouvoir d’achat des agriculteurs chute, ce qui implique emprunts et endettements.
La suprématie des pays industrialisés :
Polarisation et domination :
L’industrialisation a contribué à aggraver les disparités entre les taux de croissance et les niveaux de développement entre les Etats. Création de relations de dépendance. S’il y a un mouvement d’industrialisation en Inde et en Amérique latine (stratégie de substitution des importations), la concentration de la puissance industrielle dans une petite fraction de l’espace terrestre. 4 puissances : ¾ de la production manufacturière pour 13% de la population.
Le temps des conquêtes coloniales (1880-1913):
L’expansion coloniale est une manifestation de puissance. En 1913, l’Asie était colonisée à 56%, l’Afrique à 90% par les Européens, Empire russe déjà constitué en 1880. La Chine est indépendante mais sous grande influence liée à l’Europe par des traités inégaux.

Raison de la colonisation : mission civilisatrice (Rudyard Kipling « fardeau de l’homme blanc »). C’’est aussi la nécessité de se procurer au meilleur compte les matières premières (Jules Ferry : « la politique coloniales est fille de la politique industrielle »).

Deux grands empires coloniaux :

L’empire britannique : 1880 l’Empire le plus vaste. Inde « joyau de la couronne », Australie, Nouvelle-Zélande, Canada et Jamaïque (XIXème). Dernières décennies du XIXème : acquisitions de territoires africains (Egypte, Nigeria, Kenya, sud de l’Afrique…) Deux cas pour toutes les colonies : administrées par le Colonial Office (Inde : vice-roi) ou statut de Dominion (self government).

L’Empire français : constitué pour l’essentiel sous la IIIème République sous l’impulsion de Jules Ferry : Congo, Gabon, Madagascar, Niger, Guinée, côte d’Ivoire, Soudan, Mauritanie. L’Indochine française (1887) regroupait les 4 protectorats du Laos, du Tonkin, de l’Annam et du Cambodge et la colonie de Cochinchine. Algérie = département de la France. Tunisie et Maroc seulement protectorats.

Autres impérialismes : Allemagne en actuelle Tanzanie, en actuelle Namibie et au Togo. Pays-Bas en Guyane, Java + ouest de la nouvelle guinée = indes néerlandaises. Belgique : Congo. Portugal et Espagne faiblement présents en Afrique. Italie s’installe dans l’Erythrée dans une partie de la Somalie et en Tripolitaine.

Ancien pays colonisé, les EU condamnaient l’impérialisme colonial. Pas de colonie, mais influence en Amérique latine pour protéger les intérêts économiques, intervention à Cuba qui contraint l’Espagne à abandonner l’île et à céder aux EU Porto Rico et les Philippines. Les EU jouent le rôle de gendarme par la politique du gros bâton en Amérique latine, et développent des prêts et des investissements dans le cadre de la diplomatie du dollar.

L’Empire du soleil levant annexe la Corée, la partie méridionale de Sakhaline, les côtes chinoises et le sud de la Mandchourie.
Evolution des empires coloniaux de 1914 à 1945 :
Les Empires ont joué un rôle important dans la 1ère GM. Création du Commonwealth (dominions accèdent à une totale indépendance). Début de remise en cause des impérialismes, avec le droit des peuples à disposer d’eux mêmes, la formation de mouvements nationalistes au sein des colonies. L’Italie fasciste de Mussolini forme l’Impero, mais il sera de courte durée. Le Japon envahit de nouveaux territoires, la Chine, lies Indes néerlandaises, la Malaisie, les Philippines, l’Indochine française… Plutôt bien accueilli, le Japon prétendait instaurer une sphère de coprospérité. La défaite militaire sonne le glas des ambitions coloniales nippones.

Les économies et sociétés coloniales :
Le monde dominé est exploité par les pays industrialisés, les colonies sont des sources d’approvisionnement. Structure triangulaire : les EU vendent leurs produits à l’Europe, celle-ci vend les matière premières de ses colonies, qu’elle fournit en produits industriels.

Conférence d’Ottawa en août 32 : abandon du libre échange par le RU et mise en place d’un système de préférence impériale (le RU laissait entrer en franchise les marchandises importées du Commonwealth qui réduisaient les droits de douanes).

Dans tous les secteurs de l’activité économiques, les colonies étaient au service des intérêts des métropoles. Absence d’un véritable marché intérieur. Pauvreté entretenue dans les colonies pour accroître l’enrichissement de la métropole.

Si la colonisation est plutôt la conséquence que la cause de l’absence de décollage dans les pays colonisés, elle a contribué à le rendre beaucoup plus difficile.
Populations et peuplement du monde :
L’augmentation de la population mondiale :
La population mondiale s’est accrue de près d’un milliard d’habitants de 1880 à 1945. Les grands traumatismes du XXème siècle ont seulement ralenti l’évolution. Pertes humaines : 1ère GM : 13 M, 2ème GM : 40M. Pendant ces traumatismes, baisse de la natalité qui détermine le phénomène des « classes creuses ». Famines meurtrières en Inde, en Chine et en Russie font des millions de victimes. Ces incidents perturbateurs n’ont pas contrarié la tendance à l’augmentation de la population. Des facteurs d’ordre économique et social déterminent l’existence de rythmes démographiques très différents (transition démographique).

Jusqu’en 1880, pour les pays industrialisés, fort accroissement naturel lié à la baisse de la mortalité qui a fourni la main d’œuvre nécessaire à l’industrialisation. A partir de 1880, 2ème phase de la transition : accroissement naturel diminue.

La baisse de la mortalité s’explique avec l’amélioration des condition de vie (augmentation et diversification de la consommation alimentaire, règles d’hygiène, alimentation en eau potable et évacuation des eaux usées, progrès de la médecine (vaccins, sérums, découverte des groupes sanguins, de la pénicilline (1928)).

Diminution e la natalité à cause du malthusianisme (limitation du nombre de naissances, renforcé par la crise de 29 et le chômage). La croissance et les mutations économiques s’accompagnent d’un développement de l’individualisme et d’un bien être matériel jugé incompatible avec la possession de nombreux enfants. Les enfant soumis à l’obligation scolaires entrent plus tard dans la vie active et constituent des charges et non plus de sources de profits. Egalement essor du féminisme, déchristianisation.

Années 30, intervention de l’Etat qui ébauche une politique de la famille (allocations familiales…). Dans les pays de dictature, on considérait qu’une population abondante était élément de puissance.

A partir de 1880, les pays d’Europe méridionales et orientale entrent dans la 1ère phase de transition (décalage à mettre en rapport avec le sous-développement économique)

Les pays phériphériques et dépendants ont conservé un régime à faible accroissement naturel (mortalité et natalité élevées).

Les mouvements migratoires :
L’Amélioration de la productivité des exploitations agricoles a libéré un main d’œuvre nombreuse qui a quitté les campagnes pour les villes, à laquelle s’ajoute les artisans qui ont du abandonner leurs activités à cause de la concurrence de la grande industrie. Exode rurale et urbanisation conduisent à une nouvelle occupation de l’espace.

Dans les pays industrialisés d’Europe, se développent des villes situées près de bassins miniers (Pays noirs d’Angleterre (Birmingham, Manchester), la Ruhr, le Nord-Pas-de-Calais. Formation de banlieues éloignées des centres historiques. Les villes américaines : plan en damiers, gratte-ciel. L’urbanisation s’étend à l’ensemble du monde (villes millionnaires sur tous les continents sauf l’Afrique). La mégalopole de Londres regroupe 2M d’hs (1981). En 1900, Paris et NY dépassaient ce chiffre, et 14 à la veille de la 2nde GM.

De 1880 à la 1ère GM, les migrations de population entre les continents sont les plus importants de toute l’histoire. Facteurs politiques (persécutions des minorités ethniques ou religieuses), et économiques (surpeuplement). Stimulés par les colonies et l’ouverture des pays neufs. Après la 1ère GM ralentis avec la diminution de l’accroissement naturel, les mesures pour limiter les entrées, et la crise des années 30.

Pays de départ (entre 1880 et 1940) : Asie : 2M d’émigrants. Europe : 43M qui contribuent au peuplement de l’Amérique. Pays d’arrivée : Les colonies (provenant des métropoles), et principalement les dominions. Pays d’Amérique latine. Eu : principal pays d’immigration (28M enregistrés). Migration favorisées par la baisse des prix de traversée. Cela aboutit au melting pot américain. Politique restrictive après la Première GM.

On remarque aussi d’importantes migrations intracontinentales :

En Amérique : du Canada et du Mexique vers les EU. Le Canada est un relais entre le vieux continent et les EU. En Asie, la diaspora chinois s’est étendue aux pays d’Asie du Sud-Est. En Europe, la France a recours au recrutement de main d’œuvre.
II L’Economie capitaliste :
Les caractéristiques du système :
Les principes : le libéralisme économique :
Le capital est une masse d’argent productive et le capitalisme un système dont le moteur essentiel est la recherche de profit.

Le capital peut être foncier et immobilier, ou mobilier comme le capital des banques, des entreprises lorsqu’il est représenté par des titres, les actions, qui peuvent s’échanger. Ils sont collectés par des institutions financières et boursières.

Les grandes banques sont née pour la plupart au XIXème siècle et avant 1880 (RU : Barclay, All : les 4 D (deutsche…), F : Crédit lyonnais, société générale…, EU : First national Bank). Elles assurent le commerce de l’argent.

Le niveau des échanges est fonction du rapport entre l’offre et la demande qui détermine les prix de transactions entre producteurs, commerçants et consommateurs. La libre concurrence et la loi du marché interdirait la survie des entreprises archaïques et permettraient aux consommateurs de bénéficier de prix bas. Le système capitaliste est l’expression du libéralisme politique hostile à l’intervention de l’Etat.

La monnaie est l’instrument des échanges. D’abord pièces, puis monnaies fiduciaire, puis monnaie scripturale (engagements écrits (chèque qui se développe à la fin des années 30)).

Fin XIXème, début XXème : l’or était le seul étalon monétaire (système du Gold Standard). Franc (1803), £ (1816), mark (1873), le rouble (1897), $ (1900). Cette stabilité n’a pas résisté au choc de la 1ère GM (augmentation de la masse fiduciaire, diminution des stock d’or). D’où la conférence de Gênes (1922) qui décide l’institution du Gold Exchange Standard (qui ajoute à l’étalon or des monnaies de réserve « as good as gold » ($ et £)).

La crise financière de 29 oblige le RU puis les EU à abandonner la convertibilité de la £ en métal précieux. Le $ va dévaluer de 41%. Sa valeur-or ainsi atteinte servira de base à la signature des accords de Bretton Woods en 1944 qui feront du $ la seule monnaie de réserve internationale.
Les structures : l’organisation des entreprises :
Seules les grandes entreprises étant en mesure d’assurer les investissements nécessaires, la concentration a permis d’accroître les profits en produisant plus et mieux, grâce aux économies d’échelle par le moyen de concentrations horizontales (fusions et ententes entre entreprises de même branche qui produise la même chose) et verticales (entreprises ayant des unités de production complémentaires). Ce phénomène à la fois national et international s’explique aussi par les crises qui éliminent naturellement les entreprises les plus faibles.

Trust (né aux EU dans les années 1880) : remise par les propriétaires de plusieurs entreprises de leurs actions à des hommes de confiance chargés de les administrer. 1er trust : Standard Oil Company. Mais application d’une loi antitrust qui interdisait la constitution de monopoles sur un marché déterminé.

Les holdings (moyen d’échapper aux antitrusts) : groupes financiers qui contrôlent des entreprises juridiquement autonomes par le moyen de participation majoritaires dans le capital de ces entreprises. Ex : First National Bank. Les konzerns allemands (ex: Krupp) et les zaïbatsus (= « cliques financières ») japonais sont des holdings.

La concentration a aussi pour objectif de limiter la concurrence avec la constitution de cartels afin de se partager le marché et de maintenir des prix élevés. Cette cartellisation sera encouragée par Roosevelt au début du New Deal et surtout dans les pays de dictature (cartellisation obligatoire en Allemagne nazie, 14 zaïbatsus possédaient 63% du capital des sociétés japonaises). Les Alliés décideront au lendemain de la guerre démembrer ces puissantes entreprises par la décartellisation.
Les conséquences : l’émergence d’une société nouvelle :
L’industrialisation a profondément modifié les structures des sociétés. En 1880 l’emploi agricole restait le plus important (sauf en Angleterre). 50 ans après l’emploi industriel le devance (sauf en France). Progrès du salariat. Développement du prolétariat ouvrier provenant de l’exode rural. L’essor de la classe ouvrière a posé un problème social (durée de travail, pénibilité des tâches, absence d’hygiène et de sécurité, pouvoir d’achat (difficultés pour se nourrir, se loger)).

Progrès du socialisme et du syndicalisme. Le marxisme est un socialisme scientifique. L’économie est l’infrastructure déterminant les régimes social et politique. Comme l’accumulation des profits engendre une paupérisation croissante des ouvriers, ceux-ci doivent agir en s’associant pour faire la révolution afin de s’approprier les moyens de production. Avec l’abolition de la propriété privée de ces moyens, l’avènement d’une société sans classe, et à terme sans Etat, serait possible. A la veille de la grande guerre, le socialisme est devenu un courant d’idées et une force. Son but est la destruction de la société bourgeoise. Deux courants principaux ; l’un réformiste (transformation progressive), l’autre révolutionnaire. Cette division explique a faillite de l’internationalisation de ce mouvement.

La révolution bolchevique de 1917 en Russie explique la mise en place d’un cordon sanitaire destiné à empêcher la progression du communisme. La création du Komintern divise le mouvement socialiste en socialistes et communistes.

Fin XIXè début XXème, créations d’associations ayant pour but de défendre les intérêts de la classe ouvrière. Grandes organisations syndicales : RU : Trade Union Labor (TUC), EU : American Federation of Labor (AFL), France : Confédération Générale du Travail (CGT). Syndicalisme réformiste, qui ne remet pas fondamentalement en cause la nature du capitalisme et qui privilégie la négociation. Syndicalisme révolutionnaire (CGT).

Multiplication des syndicats durant la 1ère GM. En 33,Hitler supprime les syndicats. Au EU, le syndicalisme connaît un formidable essor dans les années 30, devenant un nouveau pilier de la société américaine (big labor, qui s’ajoute au big business et au big government)), renforcé par le vote de la Wagner Act en 1935.
L’évolution de la conjoncture : les crises :
Des fluctuations cycliques :
Croissance irrégulière.

III L’économie socialiste : la Russie soviétique :
L’établissement du communisme en Russie (1917 – 1920) :
Les conditions : la Russie en 1913 – 1917 :
L’Empire des tsars, le plus étendu du monde, constituait un ensemble multinational. L’essor économique de la Russie a concerné l’agriculture. L’Etat encourage les initiatives personnelles des paysans, leur émigration vers la Sibérie et sa mise en valeur agricole. Ces réformes accentuent les disparités entre paysans riches et pauvres. La paysannerie a fournie la main d’œuvre à la grande industrie qui s’est développé sous l’impulsion de l’Etat, et grâce à l’apport massif de capitaux européens (notamment pour l’exploitation des ressources énergétiques et minières de l’Ukraine, de Bakou et de l’Oural). L’industrialisation a aussi concerné les grandes villes (Moscou, St-Petersbourg) . Les capitaux étrangers ont aussi financé la construction de chemins de fer.

La Russie était un pays rural, féodal et autocratique, dirigé par Nicolas II. L’agriculture restait extensive et peu productive. La Russie était un pays semi-industrialisé. La 1ère GM a alourdi l’endettement de l’Etat et alimenté l’inflation monétaire. Le climat social s’est dégradé du fait du ravitaillement, de la hausse des prix, de l’aggravation de la misère du prolétariat. Les insurrections révolutionnaires conduisent à la chute du tsarisme en février 1917, puis à la prise du pouvoir par les bolcheviks.
L’installation du marxisme-léninisme :
Les bolcheviks devaient consolider le pouvoir et installer le socialisme. Le retrait de la Russie de la guerre (paix de Brest Litovsk en 1918) et le refus de reconnaître les dettes du régime tsariste ont contribué à la détérioration des rapports avec les Français et les Britanniques. Afin de faire face à la volonté de la part des pays de l‘Entente d’abattre le régime de Lénine, fut adapté un politique de « communisme de guerre », rupture totale avec l’ancienne organisation de l’économie par la collectivisation de la terre, des usines et des activités de service.

Dans l’agriculture, la grande propriété foncière est abolie « sans délai et sans aucune indemnité ». Puis, elle sera confiée aux soviets qui les donneront aux paysans. Création de fermes d’Etat (sovkhozes). Le problème essentiel est d’assurer le ravitaillement des villes et de l’armée. Puis, réquisition de tout ce qui n’est pas nécessaire à l’agriculteur.

Dans l’industrie, instauration du « contrôle ouvrier » sur les entreprises, et nationalisation des entreprises. Planification de l’économie (création du Conseil supérieur de l’économie nationale (Vesenkha).
La nouvelle politique économique ou NEP (1921 – 1927) :
Une « retraite stratégique » :
Création en 1922 de L’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS). Réussite politique, mais échec économique du communisme de guerre (1920 = année 0). La production agricole chute (mécontentement des paysans qui ne peuvent disposer librement de leurs récoltes). Les difficultés de ravitaillement provoque une famine meurtrière (5M de victimes).

La production industrielle s’effondre à 13% du niveau de 1913. Situation désastreuse, mécontentent politique. Une révision de la politique économique s’impose : Lénine lance la NEP (1921).
Le « capitalisme d’Etat » :
La NEP est la combinaison d’éléments capitalistes et socialistes, combinaison que Lénine appelle « le capitalisme d’Etat ». Un retour à l’économie de marché est effectué (abandon du troc, étalon monétaire).

Dans l’agriculture, les réquisitions sont abandonnées (1921) et remplacées par un impôt (1/2 des réquisitions), liberté d’emploi de main d’œuvre salariée.

Dans l’industrie les petites entreprises sont restituées à leur ancien propriétaire, et l’industrie d’Etat fonctionne selon une logique capitaliste. Mais Lénine ne renonce pas pour autant au socialisme.

On observe donc un redressement de l’économie. La production agricole remonte rapidement grâce aux mesures de libéralisation. Les résultats sont plus lents dans le domaine industriels. La population retrouve de meilleures conditions de vie. Recul de la mortalité. Essor démographique. Mais l’industrie est incapable d’absorber les excédents de population en provenance de la campagne. Le chômage augmente régulièrement (500 000 en 1923, 2M en 1927).

A la fin de la NEP, l’URSS apparaît comme un pays économiquement sous-développé. L’agriculture emploie les 4/5 de la population. A la disparition de Lénine en 1924, le problème était se savoir si l’industrialisation se ferait avec ou contre la paysannerie. Boukharine était pour la modération et pour une agriculture capitaliste. Préobrajenski préférait une industrialisation rapide et contrôlée par le pouvoir politique, ce qui devrait entraîné le sacrifice des intérêts de la paysannerie. Staline choisira cette dernière voie en 1928.
La planification stalinienne (1928 – 1940) :
Le changement de cap :
Staline va écarter Trotski, qui souhaite prendre la tête de la révolution mondiale, et applique la thèse de la construction du socialisme dans un seul pays. Staline critique violemment la NEP, et veut créer en URSS un socialisme puissant par le développement à marche forcée d’une véritable économie industrielle.
Les choix de Staline :
A partir des années 20, Staline exerce un contrôle total sur la parti communiste (après procès truqués, purges sanglantes). Il met en place un véritable culte de la personnalité, un mode de terreur (Goulag). Sa politique économique repose sur trois piliers essentiels : la planification, la collectivisation et l’industrialisation.

La planification allait désormais s’étendre sous la forme de plans de cinq ans ou « piatiletka ». Le Gosplan est réactivé avec la mise en place de trois premiers quinquennats. Le premier a pour but d’éliminer complètement les éléments capitalistes tout en transformant l’URSS en pays industriel. Le second confirme que la vie économique est guidée par le plan économique de l’Etat pour renforcer l’indépendance de l’Union soviétique. Le troisième devait réalisé le passage graduel du socialisme au communisme, mais fut abandonné du fait de l’invasion de l’URSS par les armées hitlériennes en 41.

Il n’existait pas de bourgeoisie marchande. Aussi le seul moyen d’obtenir des capitaux pour le développement industriel était de mettre l’agriculture au service de l’industrie. Une industrialisation rapide supposait le transfert d’une partie importante de la population du secteur primaire au secondaire. Il fallait donc équiper les paysans en machines, en engrais et en semences. La politique de collectivisation de l’agriculture de Staline, en totale opposition avec la NEP, devait mettre fin à l’opposition de la paysannerie.

L’industrialisation est fondée sur le développement des industries lourdes et d’équipement, afin de rendre l’URSS puissante et indépendante du capitalisme. 1er plan on fait appel à l’Occident pour ses machines-outils, mais 2ème plan diminution des importations.
Une économie en profonde mutation :
Le secteur privé disparaît au profit de l’industrie d’Etat. L’efficacité maximale est recherchée (lutte contre le gaspillage, hiérarchisation des salaires, mouvement stakhanoviste).

L’industrie d’équipement progresse plus rapidement que l’industrie de consommation. Même si tous les objectifs ne sont pas atteints l’Union soviétique devient la 3ème puissance industrielle mondiale.

La socialisation s’est effectuée par la dékoulakisation et la collectivisation. Cette dernière provoque une réduction importante de la production agricole (paysans hostiles abattent le bétail), et amène une famine mortelle en 1931 (5,5M de morts). Staline accordera alors des lopins de terre aux paysans. En 194 les kolkhozes représentaient 96,9% des exploitations. Mais l’agriculture demeurait toujours extensive et peu productive.
Une société nouvelle :
La population de l’URSS gagne 20M entre 28 et 39. Transformation des structures sociales, de la population active et des modes d’habitat. Le secteur privé a disparu au profit d’entreprises étatisées qui emploient les ouvriers et employés (dont le nombre triple en douze ans : représentent plus de la moitié de la population totale à la veille de la 2nde GM contre 1/5 en 28). Important mouvement d’urbanisation. Les six plus grandes villes ont doublé leur population. L’urbanisation de l’Oural et de l’Asie est le plus remarquable. On observe aussi une russification de la Sibérie et de l’extrême-Orient.
La seconde guerre mondiale (1941 – 1945) :
La mobilisation économique du pays :
Malgré la signature du pacte germano-soviétique de 39, l’URSS est envahie en juin 41 (plan Barberousse). Atouts : l’importance de la population (main d’œuvre quasi illimitée), ressources. L’URSS est aidée par les EU (prêt-bail, matériel, ravitaillement). Avec l’occupation de l’Ouest, transfert d’entreprises et de travailleurs dans l’Est. Bataille de Stalingrad de 43 marque le tournant de la guerre. Conditions de vie très dures ont permis à l’armée rouge de faire reculer les troupes nazies jusqu’à la prise de Berlin en 45.
Le bilan du conflit :
20M de morts (plus lourd bilan, 10% de la population). Partie européenne de l’URSS dévastée (milliers d’usines et de voies ferrées disparues). Bénéficie en revanche d’agrandissements territoriaux (pays baltes, territoires biélorusses et ukrainiens, des territoires de la Finlande, de l’Allemagne, de la Roumaine, le sud de Sakhalin, îles Kouriles). L’armée rouge est demeurée présente dans les pays d’Europe centrale, où des régimes communistes se sont installés. Il deviennent des satellites de l’URSS.

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