Aggravation des disparités mondiales (Europe triomphante/ au reste du monde)





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PARTIE III : Composantes et relations de l’espace monde :
I Les pays capitalistes développés :
Les structures : le « néocapitalisme » :
L’essor de la technocratie :
Terme apparu en 1919 au RU, la technocratie est une caractéristique essentielles des sociétés d’économie libérale. Les technocrates sont des experts qui détiennent un pouvoir qui leur vient de leur savoir (tête d’œuf). Rôle accru avec les entreprises qui fonctionnent sur l’élaboration d’une véritable stratégie qui détermine les investissements. La technostructure = ensemble des cadres supérieurs. Les dirigeants des entreprises sont des technocrates et non plus les héritiers des fondateurs. Ex : Henry Ford II abandonnera le rôle de PDG de la qui forme qui porte son nom. On assiste à la dissociation de la fonction d’entrepreneur, c’est-à-dire à la séparation entre, d’une part, la propriété du capital, détenu par les actionnaires et leurs représentants que sont les membres du conseil d’administration et, d’autre part, la gestion de l’entreprise assurée par la technostructure. La technostructure a d’autant plus de pouvoir que le capital est morcelé entre un grand nombre d’actionnaires.

Le management est l’ensemble des techniques d’organisation mises en œuvre pour assurer la gestion de l’entreprise et la réalisation de profits. La taylorisme est remis en cause par le reengineering : les nombreux échelons de pouvoir ralentissaient les décisions, et les préoccupations internes des structures tendent à faire oublier l’extérieur. Le reengeneering propose l’écoute du client, la prise de commande, la livraison, l’exécution d’un service après-vente., pour faire face à la concurrence et obtenir une meilleures efficacité (ce qui implique des suppressions d’emplois. Le concept de contrôle de la qualité par la participation des travailleurs s’est développé. Il est fondé sur la mise en place de cercles de qualité qui sont des petits groupes de travailleurs, ce qui permet d’intéresser les salariés à l’amélioration de leurs propres conditions de travail et d’améliorer la productivité et la qualité des produits et services fournis. On essaie d’optimiser au maximum la production, notamment dans les industries de montage comme l’automobile comme le toyotisme : il repose sur la robotisation et l’automatisation des chaînes de montage et sur la pratique du « juste-à-temps » qui consiste à travailler en « flux tendu » (système kaban), ce qui permet de réduire les stocks. « cinq zéros » japonais = zéro délai (logistique), zéro papier (informatique), zéro stock (distribution), zéro panne (maintenance) et enfin zéro défaut (qualité).

La marketing (mercatique en Français) est l’étude et la mise en œuvre des techniques destinées à assurer la vente des produits et des services et les relations avec les clients. Objectif : produire ce qui doit être acheter plutôt que de recherche à vendre ce qu’on produit. Il repose sur une étude scientifique des besoin du marché (info, pub). Création de firmes spécialisées dans la publicité (ex : WPP Group, Euro RSCG).
Le rôle des grandes entreprises :
La capitalisme a définitivement cédé la place à un capitalisme oligopolistique. 550ères entreprises mondiales réalisent 20% du PNB du globe. Le nombre d’entreprises a augmenté du fait de l’extension de la sous-traitance. Cette spécialisation permet la production en série et à bas prix.

En 1997, les EU possédaient 17 des 50ères entreprises mondiales. Les grandes entreprises créées au fin XIX début XX occupent le premier rang mondial dans nombre de branches industrielles (pétrole Exxon ; automobile, General Motors…). La suprématie américaine concerne aussi les services comme la banque par exemple (Citigroup). Les firmes américaines surclassent leurs homologues en matière de rentabilité. 7 de leurs entreprises parmi les 10 leaders (Exxon, General Electric, Intel, Ford, General Motors, Philip Morris et IBM), et Microsoft est le numéro un quant au rapport profits/ chiffre d’affaires (30,4%).

L’Europe occidentale compte 39 firmes parmi les 100ères (15 allemandes, 10 françaises, 6 britanniques et 4 italiennes). Allemagne : Thyssen Krupp Stahl (3ème producteur mondial d’acier), chimie (Entreprises 2,3,4 rangs mondiaux), automobile (Volkswagen). France : sidérurgie, cosmétiques (L’Oréal leader), l’aérospatiale. En revanche, ses firmes pétrolières et automobiles sont de modeste envergure. Firmes britanniques : pétrole (Shell, BP), aéronautique, textile, industrie agroalimentaire. Autres pays : moins importantes sauf Philips (Pays-bas), Nestlé (Suisse) ,Fiat (Italie)… Le Japon: 2ème puissance industrielle, il place 26 de ses entreprises parmi les 100 leaders. Keiretsus = grands conglomérats uqi ont succédé aux zaibatsus. Six grands groupes (Mitsui, Mitsubishi, Sumitomo, Fuyo, Sanmoku, Sankin) = 13% du chiffre d’affaires total. Ils sont très actifs sur les marchés extérieurs par leur « maisons de commerce » ou sogo shoshas. Les japonais dominent la construction navale et placent leur entreprises au premier rang mondial pour la sidérurgie (Nippon Steel) et le textile (Toray). Toyota, Nissan (3ème et 5ème), Fujitsu leader mondial des télécommunications. Leader de l’horlogerie (Seiko), appareillage photographique (Canon, Nikon)…

On considère qu’il y a conglomérat dès qu’une société a des activités dans au moins huit secteurs distinct. Elle permet de tourner la législation antitrust (ex : Textron textile, hélicoptères, stylos…). 80-90 : recul des conglomérats. Concentration : fusions horizontales ou OPA. On passe donc de la diversification des activités à la spécialisation.

Quelques firmes multinationales avant 45 (Ford). Une FMN réalise au moins 25% de son chiffre d’affaires dans des centres de production situés en dehors de leur pays d’origine. Pendant longtemps, elles sont le synonyme de l’impérialisme américain. Mais depuis 1960, le poids des FMN américaines a diminué avec la montée de celles du Japon et de l’Europe. Sur les 9ères, 5 américaines (Exxon, General Electric), 1 RU-PB (Royal Dutch Shell), 1 allemande (Volkswagen) et deux japonaises (Toyota, Mitsubishi). Toutes les FMN ont un centre de décision unique qui siège dans le pays d’origine. En 1997, 53000 FMN disposent de 450000 filiales à l’étranger, réalisent 7% du PIB mondial.

Elles sont les grands acteurs de la mondialisation grâce à l’investissement direct à l’étranger (IDE). Les fusions transfrontalières se multiplient (ex : Philips par Whirlpool), dans le domaine de l’automobile aussi (98 : Daimler-Benz + Chrysler, 99 : Ford + Volvo et Renault + Nissan). Principaux investissement des firmes dans les pays industrialisés (surtout Europe). Investissements européens en Europe (RU aux EU), investissements nippons en Europe (RU = « Cheval de Troie ») et aux EU.

Les raisons essentielles qui conduisent les FMN à développer la croissance « externe » sont la recherche des économies d’échelle et l’ouverture des marchés étrangers afin de contourner protections douanières et obstacles non tarifaires.

Investissements dans les pays du Tiers monde pour exploiter leurs richesses naturelles et leur main d’œuvre peu chère. 2 possibilités : on vent les produits au même prix (= superprofit) ou un peu moins cher (profit + concurrence). Installations dans les zones franches asiatiques, maquiladoras.

Deux types de stratégies : stratégie multinationale (usines indépendantes de la maison mère), et stratégie « globales » : 1er cas : décomposition du processus conception-production-distribution entre différents pays. 2ème cas : spécialisation des filiales dans des produits spécifiques et multiplication des échanges de produits finis entre elles de manière à présenter un gamme complète de produits dans tous les pays.

Inconvénients des FMN : dépendance de pays d’accueil. Bénéfices fréquemment rapatriés. Dangereuses pour les firmes nationales.

Avantages des FMN : création d’emplois. Introduction de techniques évoluées de production et de gestion. Echelle devient mondiale.
L’intervention de l’Etat :
Elle va transformer le capitalisme libéral en capitalisme « réglementaire ».

L’Etat intervient dans un premier temps dans le domaine économique. L’Etat a une fonction régulatrice. Il assiste et soutient l’économie, l’encadre (crédit, fiscalité, contrôle des prix, des salaires), et l’oriente par la fixation d’objectifs de développement aux niveaux national et régional (planification, aménagement du territoire). Politique régionale (loi de décentralisation, création du Fonds européen de développement régional (FEDER) en 1975. Ses actions structurelles se caractérisent par la réglementation de l’entreprise privée (permis de construire…), par la multiplication des entreprises à capitaux publics. En Italie et en Allemagne, le secteur public a été légué par les régimes totalitaires. Au RU et en France, la vague de nationalisations de l’immédiat après guerre a accru la puissance des capitaux publics dans les secteurs de base de l’économie.

L’Etat intervient aussi dans le domaine social, c’est le Welfare State. Puissance renforcée des organisations syndicales. Au EU : 18M d’adhérents (15,7% de la pop) en 97 contre plus du 1/3 au lendemain de la guerre. Organisation la plus importante : l’AFL-CIO. Le syndicalisme connaître aujourd’hui un profond déclin. Au Japon : 18M de salariés syndiqués. Shin Rengo : 3ème organisation syndicale mondiale. Dans l’Union européenne : les taux varient de 6% en France à 90% en Suède. RU : TUC (Trade Union Congress). France: CGT, FO. Plan international : Tuac (Trade union advisory Commission) issue du plan Marshall regroupe 70M de syndiqués.

Depuis la 2nde guerre mondiale, les pays capitalistes ont tous adopté de régimes de sécurité sociale qui diffèrent selon les pays. France l’une des meilleures. RU : National Health Service (NHS). Japon: couvre les frais de santé des salaries, mais ¾ des retraités ne peuvent subvenir à leurs besoins. EU seulement à partir des années 60 : Medicare (retraités, handicapés) et Medicaid (adultes pauvres). Les américains dépensent 2 à 3 fois plus pour leur santé.

Problèmes : La politique sociale n’a pas fait disparaître les pauvres dans les pays industrialisés (1/4 monde). EU : 13, »% de la population est pauvre. Création d’un revenu minimal (RMI). Problème des retraites. Aux EU, au RU, et au Japon, la capitalisation joue un grand rôle et les fonds de pension sont importants. En Allemagne et en France, la répartition assure l’essentiel du financement des systèmes de retraite. Ce procédé est plus menacé.

La crise de la stagflation de la seconde moitié des années 70 a rendu inefficaces les solutions de Keynes et valorisé la pensée d’Hayek un ultralibéraliste. Les vague néo-libérale, partie du RU et des EU, s’est propagée (Kohl, Chirac ; Nakasone). Thatcher (dame de fer), chef du parti conservateur et 1er ministre de 79 à 90. Rupture avec le keynésianisme : politique ultralibérale (Thatchérisme). Désengagement de l’Etat (compression des dépenses budgétaires, allégement de la fiscalité, privatisations, limitation du pouvoir syndical). Ronald Reagan (partisan républicain), président des EU de 80 à 88. Il s’entoure d’économistes libéraux (théorie du supply side, « trop d’impôt tue l’impôt »). Pareil, il faut restaurer l’esprit d’entreprise. Politique de reaganomics.

Le mouvement de privatisation a concerné tous les grands secteurs d’activités industrielles et commerciales.
B] La conjoncture : les politiques économiques de 1950 à 1973 :
Les Etats-Unis de Truman à Nixon :
Administrations démocrates de Harry Truman (élu en 48). « Fair Deal » en 45 (augmentation du salaire minimum, protection sociale). Commande européenne (plan Marshall). Politique dirigiste avec la guerre de Corée. En 52 : président républicain Dwight Eisenhower. Recours aux crédits publics et aux déficit budgétaire. Création de la NASA en 58.

De 1961 à 1966, la new economics. Pendant Kennedy et Johnson. Dépenses publiques accrues, allégements fiscaux pour résorber le chômage. Pour éviter l’inflation, augmentation du taux d’escompte et adoption des « principes directeurs » de Samuelson.

La guerre du Vietnam alourdit les dépenses militaires, accroît le déficit budgétaire et s’accompagne d’une forte hausse de l’inflation.  augmentation des impôts, limitation de la création monétaire… 68 : élection de Richard Nixon : politique monétariste sur les conseils du chef de file de l’« école de Chicago », Milton Friedman.  période de dépression. Il décide alors en 1971 l’abandon de la convertibilité en or du dollar, suivie de la dévaluation du dollar. En même temps, mesures dirigistes (prix et salaires bloqués). En 1973 débute la stagflation, aggravée par le 1er choc pétrolier.
La percée du Japon :
Avec la guerre de Corée, le Japon, ennemi d’hier, devient allier des EU. Le « boom coréen » est la première étape de la marche triomphale de l’économie japonaise. L’efficacité du modèle japonais repose sur la collaboration permanente entre les entreprises et l’administration. 1955-1973 = « haute croissance ». Le PIB a dépassé celui du RU, de la France et de l’Allemagne. 3ème puissance mondiale. Progrès de l’épargne des ménages, prêts des banques, main d’œuvre rurale à bas prix, politique fiscale favorable aux entreprises privées. Le Japon ignore l’Etat providence. Adhésion au FMI, au GATT et à l’OCDE. « Développement en vols d’oies sauvages » (importation d’un produit, le fabrique, puis l’exporte à bas prix). Le Japon a ainsi accru ses excédents commerciaux.
Les succès du modèle allemand :
L’économie sociale de marché définie par Ludwig Erhard correspond au passage à un néo-libéralisme dans lequel l’Etat garde un pouvoir de coordination et de régulation. Après 1954, la décartellisation (cf Potsdam) a pris fin, et un mouvement inverse de concentration s’est développé. 1960 : 2ème rang des pays exportateurs, mark = monnaie puissante. La politique restrictive destinée à enrayer la hausse des prix plonge le pays dans une profonde récession en 1967. 1969 : arrivée au pouvoir des socialistes. A la veille du 1er choc pétrolier, de nombreux points forts (alternance politique sans heurts, inflation exceptionnellement faible, décentralisation et organisation de l’espace).
La France d’une République à l’autre :
De 1950 à 1973, la France a connu la plus forte période de croissance de toute son histoire. Elle est devenue une grande puissance industrielle ouverte sur le monde extérieur (CECA, CEE). Bouleversements de ces 30 G produits sous la IVème puis la Vème République (1958). La IVème République (1950-1958): effort d’investissement (+10%/an), progrès de la consommation des ménages, essor des exportations. CECA, traité de Rome. Les progrès de la production ont concernés tous les secteurs, mais particulièrement l’industrie (sidérurgie, chimie, automobile). Lois sociales (SMIG, 3 semaines de congés payés ). Forte inflation (guerres coloniales). La Vème République : La croissance s’est accélérée (5%/an), malgré 3 ralentissements 58, 64 (retour de l’indépendance de l’Algérie), 68 (mai). L’industrialisation du pays s’est accélérée avec la concentration des entreprises et le développement d’industries de pointe. Avancée sociale (SMIC, protection des salariés privés d’emplois, ASSEDIC). Elévation du niveau de vie. Mais inégalités, disparités régionales.
Les difficultés du Royaume-Uni :
Le dirigisme économique était de règle, sans jamais déboucher sur le collectivisme. Le « Stop and Go » a contribué au blocage de l’économie. Le RU entre dans la CEE en 73. Il a pris au fil des années un retard marqué.
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