Aggravation des disparités mondiales (Europe triomphante/ au reste du monde)





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C] La conjoncture : les politiques anti-crise depuis 1974 :
La difficulté d’une riposte unie :
Les fluctuations conjoncturelles de l’économie américaine se répercutent sur l’économie des autres nations. Dans le domaine monétaire, la disparition en 1971 des parités fixes et les variations incessantes des taux de change ont alimenté la spéculation et contribué à l’aggravation des écarts entre les monnaies. Ces écarts ont disparu dans la zone euro depuis 1999. Dans le domaine commercial, Allemagne et Japon enregistrent excédents commerciaux, Ru déficit, France déficit, puis excédent, Eu toujours déficit. Dans le domaine de l’énergie, les EU importent une grande part de leur consommation pétrolière malgré des ressources propres, ce qui alimente la hausse des prix, ce qui gène Europe et Japon.


D] Les bouleversements sociaux :
Les tendances lourdes : le remodelage des sociétés :
Les transformations économiques ont entraîné une dernière vague de migrations rurales qui a fait chuter les effectifs des agriculteurs. Dès le début des années 80, ils représentaient 10% des actifs, ce chiffre se réduisant d’année en année.

Ils sont à la hausse, mais tendent à régresser depuis les années 90. Le nombres des artisans et des petits commerçants à fortement diminué avec la concurrence de la grande industrie et de la grande surface. Les employés représentent plus de la moitié des actifs. Les salaires des employés sont inférieurs à ceux des ouvriers qualifiés. Augmentation du nombre de cadres.

Les classes moyennes finissent par représenter les 2/3 de la population totale.
Les étapes des transformations sociales :
Optimisme de l’après guerre (faiblesse du chômage, délice de la consommation, époque des miracles économiques), jusqu’en 1965. De 1965 à 1985, le temps des interrogations (contestations universitaires, écologie, baisse de la fécondité, mai 68). Puis les inquiétudes face à l’approfondissement de la crise se creusent. Le retour promis aux temps heureux de la croissance n’arrive pas. Inégalités aggravées, multiplications des SDF, peut de la mondialisation.

Extension et déclin du communisme :
A] L’évolution de l’URSS de 1945 à 1991 :
La fin et le bilan de l’ère stalinienne :
Mort de Staline en 53.

On privilégie le développement des activités de base (énergie, sidérurgie). Mise en place d’un véritable complexe militaro-industriel. Croissance des effectifs de travailleurs dans les secteurs industriel et tertiaire.

Economie soviétique administrée depuis Moscou par le Gosplan (créé par Lénine en 1921) et les ministères. Ce mode de gestion est responsable de dysfonctionnements de l’économie dans la finance (autofinancement interdit, seule la banque d’Etat Gosbank était le seul dispensateur de crédits et recevait tous les profits éventuellement réalisés), au niveau des approvisionnements, au niveau de la production (pas de soucis des besoins de la population , de la qualité, pas de recherche d’une meilleure productivité). Sacrifice délibéré d’autres secteurs comme ceux de l’industrie de biens et de consommation (niveau de vie de la population loin de celui des EU), et de l’agriculture (collectivisation et prélèvements ont de graves conséquences sur le niveau de vie des paysans (53 un kolkhozien gagnait 3 x moins qu’un ouvrier).
Khrouchtchev et la déstalinisation (1953 – 1964) :
Khrouchtchev, secrétaire du comité central du Parti communiste de l’Union soviétique (PCUS), dénonce les erreurs et les méfaits du culte de la personnalité voué à Staline. Révision du Vème plan, charges pesant sur les kolkhozes sont allégées, campagne de défrichement des « terres vierges » (régions de terres noires fertiles au sud de la Sibérie Occidentale, au nord du Kazakhstan (en 10 ans, 40 millions d’hectares ont été gagnés à la culture pour la création de nouveaux sovkhozes) . Industrie : objectifs revus à la hausse pour le groupe B.

1957 : réforme de la planification. Pouvoir en matière d’investissements et d’approvisionnement transférés à des Conseils de l’économie nationale ou Sovnarkhozes. Ils contrôlaient toujours les entreprises industrielles, mais ils permettaient une meilleure mise en valeur des potentialités régionales.

Khrouchtchev proposait de faire dépasser au pays « le niveau économique des pays capitalistes les plus évolués : en 20 ans, la production industrielle devait sextupler, la productivité multipliée par 2,5 et le niveau de vie des Soviétiques supérieur à celui des Américains. Mais perspectives illusoires ? La croissance est la 2nde plus importante dans le domaine industrielle (+84% en 7 ans). La production de pétrole double et celle de charbon quadruple. Dans le domaine agricole, échec de la campagne de défrichement, insuffisance des infrastructures de stockage et de communication.
Brejnev : immobilisme et « socialisme réel » (1964 - 1982) :
Il s’est efforcé de préserver les intérêts de la nomenklatura à l’intérieur du pays et de renforcer la puissance militaire soviétique et l’emprise de l’URSS sur les démocraties populaires européennes. Chute de Khrouchtchev suivi de l’abandon de la réforme de 57 et d’une nouvelle réforme mise en place en 65 pour améliorer les performances économiques par le retour à une planification concentrée (sovnarkhozes supprimés et ministères reconstitués) par l’autonomie financière des entreprises et l’intéressement des travailleurs, et par la gestion scientifique de l’économie (introduction des méthodes modernes de gestion et de production)

De 65 à 82, accroissement de la production et des échanges avec le 1/3M et surtout avec les pays industrialisés occidentaux afin d’importer des biens d’équipement et des technologies. Pourtant ralentissement continue et régulier de la croissance éco (objectifs des plans jamais réalisés, productivité de l’éco = ½ de celle des pays développés).

Mais échec de la réforme économique (en fait elle n‘a pas été vraiment appliquée !)
L’URSS à la mort de Brejnev : une économie dans l’impasse :
Fin 82 : grande puissance mondiale, mais économiquement attardée. Force militaire considérable, influence importante.

Gestion hypercentralisée et bureaucratique (subordination des entreprises au directives du Gosplan et des ministères. Carences tant à l’amont (centralisation des approvisionnements en matières 1ères donc irrégularité des livraisons, inachèvement de projets) qu’à l’aval (1/3 des contrats pas honorés, mauvaise qualité des produits, invendables) des entreprises.

Importance des dépenses militaires (lutte pour la suprématie militaire avec EU, volonté de préserver la domination de l’URSS en Europe de l’Est). Le complexe militaro-industriel détournait à son profit une part importante et croissante des investissements. Sciences et techniques connaissaient un grand développement en URSS, notamment dans les domaines des mathématiques, de l’industrie spatiale et de la fusion nucléaire. Mais elles dépendaient du complexe militaro-industriel et d’une bureaucratie envahissante. Donc fossé technologique qui séparait l’URSS des pays industrialisés occidentaux. Aussi, multiplication des achats de machines et d’usines « clefs en mains », et espionnage industriel (ex : avion supersonique Tupolev 144 = copie du Concorde).

Sous-productivité aussi liée à la médiocre qualité des travailleurs. Population active soviétique augmente de 32,5M entre 65 et 82. Mais très inégalement répartie. Manque de motivation : paysans cultivent leurs lopins de terre privés, absentéisme, alcoolisme et instabilité.

Crise de l’agriculture : même si avec EU et CEE l’une des plus importante, elle connaît de nombreuses difficultés : l’inadaptation des structures foncières, la médiocre productivité de la main d’œuvre, les carences techniques (mauvaise organisation du stockage et du transport), l’insuffisance de la production (nécessité d’importer des produits agricoles (dépendance coûteuse).

Difficulté d’approvisionnement de la population concernant les denrées alimentaires de base et les biens de consommation industriels (le canapé le moins cher vaut presque un mois de salaire). Conséquences : importance de l’épargne et économie parallèle (chapardage, travail noir, corruption : représente le ¼ du PNB de l’URSS).
Remise en cause ou maintien du système ? (1982 – 1985) :
Andropov succède à Brejnev et lutte contre la corruption et tente d’améliorer la productivité de l’économie par deux moyens : la mobilisation des travailleurs (retour à une discipline de travail et contrôle) et l’autonomie des entreprises. Puis en 84, c’est Konstantin Tchernenko qui lui succède. C’est le retour à l’immobilisme avec de nouveaux projets grandioses mais irréalistes.

Puis Mikhaïl Gorbatchev. Il a repris à son compte la politique de réformes d’Andropov. Combat contre la désorganisation et l’irresponsabilité (alcoolisme, contrôle de qualité avec système de sanctions).
Les dernières tentatives de réforme (1986 – 1991) :
Adoption du XIIème plan quinquennal qui prévoit l’augmentation de 14 à 16% de la production agricole et de 21 à 25% la production industrielle. Gorbatchev annonce une réforme radicale de l’économie qui prend le nom de perestroïka. Les réformes adoptées sont un bouleversement sans précédent dans l’histoire de l’URSS. Il fallait décentraliser la gestion au profit des entreprises plus autonomes et aux dépens des organes de planification. On recherchait donc l’efficacité et la rentabilité (l’accélération du progrès scientifique et technique le permet).

Agriculture : recours aux stimulants matériels, primes, sanctions pour gaspillage). Industrie : 60% des entreprises du secteur industriel doivent fonctionner sur la base de l’autofinancement et de l’autonomie comptable. Pour éviter le développement du chômage, renforcement des garanties sociales des travailleurs. L’autonomie de gestion de l’entreprise devait permettre de réduire les subventions colossales versées par l’Etat. Rémunération de la main d’œuvre revalorisée de 30% et surtout hiérarchisation des salaires. Réorganisation de la Recherche et Développement. Dans le monde du crédit, le décret de restructuration du système bancaire est entré en application le 1er janvier 1988 et la Banque de l’URSS (Gosbank) a perdu ses fonctions commerciales désormais transférées à cinq banques spécialisées.

Renaissance de l’initiative privée avec la loi sur la propriété et la création d’un fonds de privatisation. Dans le secteur agricole, la loi de 90 autorisait la propriété privée agricole en URSS. Nouvelles formes d’exploitations : la ferme familiale et la coopérative (association volontaire de paysans). Dans l’artisanat et les services, travail individuel autorisé puis droit de s’associer pour former des coopératives. Domaine bancaire : création de 150 banques indépendantes. Impossible réforme des prix : stabilité des prix maintenue grâce aux subventions de l’Etat (1/8 des dépenses budgétaires). L’ignorance des réalités de l’économie de marché était coûteuse et préjudiciable à l’économie nationale.

Ouverture sur l’extérieur grâce au recours aux capitaux occidentaux (appel aux investisseurs étrangers avec la création de sociétés mixtes, puis loi de 91 qui autorisait aux entreprises étrangères à investir en URSS) ; et financement des déficits donc la dette extérieure s’est alourdie), grâce à l’intégration au marché mondial (dans le domaine commerciale et monétaire (convertibilité du rouble en devises occidentales et entrée au FMI (rang d’observateur en 90)) dans le domaine politique (initiatives en matière de désarmement, désengagement à l’extérieur des frontières (évacuation de l’Afghanistan, réunification de l’Allemagne, émancipation des pays d’Europe centrale)).

Libéralisation du régime à travers la Glasnost, c’est-à-dire les dénonciations souvent virulentes formulée dans les médias des carences de l’administration, de la corruption et du mauvais fonctionnement de l’économie et de la société ; et la démocratisation (libération des dissidents, arrêt de la censure, liberté de conscience et des organisations religieuses ; vers le multipartisme ; droit de grève sous conditions).
B] Les autres expériences communistes :
Les pays européens :
Au lendemain de la 2nde GM, soviétisation des économies situées à l’est du « rideau de fer » (Bulgarie, Hongrie, Pologne, RDA, Roumanie, Tchécoslovaquie), avec lesquels l’URSS développent ses échanges dans le cadre du Comecon créé en 49. Des réformes profondes en bouleversé tous les secteurs d’activité : propriétaires fonciers expropriés, création de fermes d’Etat, collectivisation de l’éco agricole (sauf en Pologne) ; la planification économique concentrée et centralisée a privilégié l’industrialisation (50’s et 60’s entre 8,5% et 13% de croissance)… Mêmes effets nocifs qu’en URSS : agriculture sacrifiée à l’industrie, niveau de vie de la population sacrifié à l’investissement dans l’industrie lourde… mais rejet du système par les populations à la mort de Staline (révolte hongroise de 56, « Printemps de Prague » en 68). Tchécoslovaquie, instauration d’un « socialisme de marché » (disparition de toute planification, entreprises indépendantes de l’Etat, libre concurrence), mais Moscou y met un terme. Dans les autres pays les tentatives échouent car impossibilité de transformer le système. Tentative du « communisme du goulash » en Hongrie qui échoue car les réformes économiques n’étaient pas accompagnées des changements politiques nécessaires.

Après rupture avec Staline et son exclusion du Kominform, La Yougoslavie de Tito abandonne le modèle soviétique et suit la voie originale d’un pays « non-aligné » se réclamant du communisme et indépendant des 2 blocs. Développement de l’autogestion, de « l’économie de marché socialiste ». Depuis le début de la crise mondiale et la mort de Tito en 80, la croissance s’est ralentie, la situation du pays s’est dégradée avec le développement de l’inflation, de l’endettement. Ces difficultés ont consacré l’échec du communisme et la Parlement a abandonné l’autogestion en 90. Après 45, le parti communiste du Royaume d’Albanie s’est emparé du pouvoir. Même type de réformes, mais l’originalité est le choix fait par les dirigeants du pays de s’isoler des autres Etats communistes européens en s’alignant sur les positions de l’URSS, puis en désertant le camp soviétique et en prenant parti pour la Chine communiste. Refusant tout crédits extérieurs, l’Albanie s’est enfoncée dans le sous-développement économique.
Les pays du Tiers monde :


C] La remise en cause du communisme :
L’effondrement du communisme en Europe de l’Est :
Nomination d’un 1er ministre non communiste en Pologne en 89, démantèlement du rideau de fer par la Hongrie qui a entraîné un exode massif des Allemands de l’Est contraignant le régime communiste à ouvrir le mur de Berlin. Eviction du chef du parti communiste en Bulgarie. En 90, élections libres organisées dans tous les pays qui se sont engagées dans la transition démocratique. L’URSS engagée dans la perestroïka et au prises avec des difficultés économiques et politiques internes n’a pas tenté de bloquer le processus.

Les économies des pays d’Europe centrale et orientale (appelés désormais PECO) sortaient ruinées de près d’un demi-siècle de communisme. Dans certains pays s’ajoutent les tensions entre peuples d’origines et ethnies différentes (Bulgarie, Roumanie, Tchécoslovaquie scindée en deux Républiques tchèque et slovaque). Passer du communisme à l’économie de marché implique la mise en œuvre de réformes structurelles concernant la propriété des moyens de production et les marché financiers., l’application de politiques de stabilisation. Mais transition douloureuse (fermeture de nombreuses entreprises, poussée du chômage, forte inflation). Ces reconstructions et reconversions impliquent une aide massive de l’Occident. Pologne, Hongrie et République tchèque entre dans l’OCDE, l’OTAN et certainement dans l’UE en 2004.

Les privatisations de masse constituent le moyen essentiel de transformation du système économique.
La fin du communisme et les crises dans les Balkans :
La disparition de l’URSS :
Dégradation de la situation économique. Les défauts du fonctionnement du système n’ont pas disparu et sont même aggravés (Etat principal client des entreprises, mauvaise qualité des produits, faible productivité agricole, pénurie de biens de consommation (les revenus des soviétiques ont 2x + augmenté que la production de ces biens), alourdissement du déficit budgétaire (110-130Mllds de roubles en 89)). Le système est maintenu (planification maintenue, interdiction aux entreprises d’Etat d’accéder à l’autonomie financière, l’indispensable réforme des prix a sans cesse été repoussée). Raisons de l’échec : résistance de la nomenklatura, hostilité face à la politique de Gorbatchev, la perestroïka ne remettait pas fondamentalement en question la nature communiste du système économique (or la modernisation de l’économie était inconciliable avec le maintien de l’idéologie marxiste-léniniste).

Situation éco profondément détériorée en 90-91 : stagflation, désorganisation des échanges avec la disparition du Comecon en juin 91, endettement aggravé, dépréciation du rouble, niveau de vie de la population effondré, au bord de la famine (aide alimentaire de l’Occident vitale).

Le problème des nationalités était conditionné par deux facteur : la politique de russification (migration et installation des Russes dans toute les Républiques socialistes soviétiques. Sur les 144M de Russes, 25M vivaient hors de la République de Russie) et la force du sentiment national chez les peuples allogènes (nationalismes ethniques et culturels).

Montée des séparatismes (tensions accentuées avec le libéralisme politique de Gorbatchev. A l’été 91, L’URSS est une union théorique, 13 Républiques socialistes soviétiques sur 15 ayant proclamé leur souveraineté et 5 d’entre elles ayant proclamé leur indépendance. Echec du pouvoir politique : vaines tentatives de Gorbatchev pour sauver l’Union avec le recours à la force (manifestation de Tbilissi en Géorgie réprimées, blocus éco sur la Lituanie…). L’échec du putsch militaire organisé par les conservateurs du régime consacre la dislocation de l’URSS qui est remplacée en décembre 91 par une Communauté des Etats indépendants (CEI) formée par les trois R2publiques slaves auxquelles sont venues se joindre huit autres Républiques de l’ex RUSS.

Très vite, les tensions et les rivalités entre les Etats l’ont emporté sur la volonté de coopération, interdisant la constitution d’une économique unifié et les échanges entre les anciennes Républiques soviétiques ont diminué. En 93, la décomposition de la CEI s’est accentuée avec la mise en place de l’Union économique slave rassemblant la Russie, l’Ukraine et la Biélorussie. Se constitue aussi une Union économique centre-asiatique. Dans les 15 anciennes Républiques soviétiques, le niveau de production était en 97 inférieur à celui de 89, ce qui souligne les difficulté de passage à l’économie de marché. Les situations économiques sont très différentes selon les pays.

Le post-soviétisme en Russie : Russie : 146,8 millions d’habitants (+ peuplé et + vaste de l’ex-URSS).

Boris Eltsine, président de la RSFR depuis 1991, est réélu en 1996 président de la Fédération de Russie. La mise en place d’un nouveau système économique : Programme de passage à l’économie de marché. La réforme (« thérapie de choc ») est appuyée par le FMI et s’inspire des principes du monétarisme (libération des prix (sauf pour l’énergie), rigueur budgétaire, réduction des dépenses de l’Etat, institution d’une TVA de 8%, impôt sur les société). Les entreprises doivent financer leurs investissements. Nécessité de posséder une monnaie avec une vraie valeur d’échange. Elle est fixée à 125 roubles pour un dollar. Création du nouveau rouble en 1993 et multiplication des banques (+ importantes : Sberbank, Rosselkhozbank, banque internationale de Moscou (Moscoubusinessbank).

Divergences politiques entre défenseurs du « gradualisme » dans les réformes et les libéraux partisans d’une rupture brutale avec l’ancien système. Les gradualistes obtiennent comme premier ministre Viktor Tchernomyrdine jusqu’en 1998. A son départ, instabilité ministérielle (Eltsine malade et en conflit avec la Douma) avec 4 gouvernements qui se succèdent : Kirienko (libéral), Tchernomyrdine, Evgueni Primakov et Sergueï Stepachine. Les pays occidentaux et le FMI dont de la poursuite des réformes la condition du maintien de leur aide financière.

Désétatisation de l’économie dans l’agriculture : échec de la décollectivisation accélérée, mais démantèlement des fermes collectives et liberté d’acquisition et d’exploitation de la terre à partir de 1993), dans l’industrie et le tertiaire : décret de privatisation (entre 92 et 98 : 126000 entreprises privatisées). « Privatisation populaire » par la distribution gratuite à chaque Russe d’un coupon de privatisation (vouchers), d’une valeur de 10000 roubles, pour acheter les anciennes sociétés d’Etat. A partir de 1995, « privatisation capitaliste » avec le lancement du plan « prêt contre actions » (des investisseurs privés choisis après enchères gèrent la part de l’Etat dans les grandes entreprises publiques, en échange d’un prêt au gouvernement). Certaines banques deviendront par la suite propriétaires des grands groupes industriels comme les sept établissements qui constituent la « semi-boïarchtchina » (en référence au sept conseillers d’Ivan le Terrible). Ce sont à la fois des banques commerciales et des banques d’affaires. Au cœur de ce nouveau capitalisme d’origine bancaire, s’est affirmé le poids du secteur pétrolier et gazier (70% de la capitalisation boursière et 40% des exportations totales). Mais la reconversion de l’industrie de guerre vers la production destinés à la consommation devrait coûter 150 milliards de $ sur 15 ans.

Intégration de la Russie dans le marché mondiale (libération des échanges extérieurs, entre au FMI (mais pas encore à l’OMC), au G8 depuis 1997, aides financières par l’Allemagne, la BERD et le FMI (prêt de 40M de $ en 3ans), investissements par les entreprises étrangères.

Le poids de l’héritage :

La problème des nationalités qui avait été en grande partie à l’origine de la désintégration de l’Union soviétique, demeure d’actualité dans un Etat multinational immense. Les principales nationalités non-russes sont réparties en 21 Républiques. Ethnies moins importantes : République autonome pour les Juifs du Birobidjan, et 10 arrondissements autonomes (okrougs). 2 villes d’importance fédérale (Moscou et St-Petersbourg). Les 89 entités territoriales, « sujets » de la Fédération de Russie, sont représentées par 2 députés chacune au Conseil de la Fédération qui, avec la Douma d’Etat, forme l’Assemblée fédérale.

La constitution donne l’essentiel du pouvoir au Président. Moscou détient le pouvoir en matière de budget fédéral, de politique étrangère et de défense nationale. La Constitution de 1993 renforce les pouvoirs de l’exécutif fédéral (russe seule langue, rouble seule monnaie). Elle sera rejetée par 41 des 89 sujets de la Fédération. De nombreuses entités régionales revendiquent l’autonomie, sinon l’indépendance économique (ex : Tatarstan, Iakoutie…). Risque majeur d’éclatement de la Fédération.

L’implosion de l’URSS a posé le problème des 25M de Russes (= pieds rouges) qui vivent encore aujourd’hui à l’étranger et qui constituent des minorités. Diminution de la population liée à la chute de la natalité (8,8 pour mille en 96 (France :12,6)) et à une augmentation de la mortalité. Chute de la fécondité à 1,7 (avortements, situation économique difficile des couples). Le taux brut de mortalité (14,3 pour mille) est plus élevé que celui des pays occidentaux. Diminution de la durée moyenne de la vie (voisine de certains pays du Tiers monde). Augmentation de la mortalité liée à un vieillissement de la population, à une déqualification des médecins, insuffisance de l’équipement des hôpitaux. Surmortalité masculine et déséquilibre entre le nombre d’hommes et de femmes lié au pertes de la 2nde Guerre Mondiale et aux ravages de l’alcoolisme.

Le « chaos » économique :

Les conditions d’existence ne se sont pas améliorées (ni pour le logement, ni pour l’alimentation). Le passage brutal au capitalisme a plongé le pays dans une situation financière, économique et sociale désastreuse. De 92 à 98, la production a diminué de près de moitié. Effondrement des échanges extérieurs, hyperinflation (ex : les prix ont augmenté de 2500% en 92), pouvoir d’achat détérioré. Le taux de chômage atteint les 10% de la population active en 1997.

L’inflation monétaire a provoqué une dépréciation spectaculaire du rouble (le taux de change en dollars est passé de 125 roubles en 92 à plus de 5000 en 95). La « dollarisation » de l’économie russe a conduit l’Etat à interdire la circulation des devises étrangères (94). Ancrage du rouble au dollar avec une marge de fluctuation de + ou – 15%, ce qui permet de stabiliser le rouble, jusqu’à la création du nouveau rouble en 98 ( ~ à 1000 anciens). Mais la crise financière de 98 contraint le gouvernement à dévaluer le rouble.

L’instabilité politique et l’impuissance de l’Etat à faire rentrer les impôts est à l’origine d’un déficit budgétaire en augmentation constante. L’Etat multiplie ses emprunts : dette publique : 15% du PIB en 98, dette extérieure : 125 Mllds de $ en 97 (25% du PNB).

Multiplication des trafics en tout genre., mafias, extrême pauvreté (21% de la population est en dessous du seuil de pauvreté en 97).

Si certaines solution libérales sont inadaptées à la situation de la Russie, il semble que l dépérissement de l’Etat et son incapacité à réaliser les réformes indispensables constituent bien les raisons principales de cette situation difficile.

Les évolutions dans les pays du Tiers monde :
Corée du nord :

Situation instable. Politique d’autosuffisance voulue par Kim Il-sung désastreuse. Son fils, Kim Jong-Il, à partir de 1994, continue une politique intransigeante. La famine apparaît.

Le Vietnam :

Une des pays les + pauvres du monde. 80M d’hs et accroissement annuel de 2%/an. Après 30 ans de guerre, les dirigeants tentent de concilier le parti unique autoritaire et l’économie de marché, en lançant une politique de rénovation. La terre est accordée aux paysans. Le Code des investissements étrangers est l’un des plus favorables du monde (de 86 à 92, + de 2 mllds de $ sont investis (en provenance de Taiwan, Hong Kong, France, Corée du sud…). Pour que les entreprises américaines puissent profiter de ce marché, Clinton lève l’embargo en 1994. Même si le Vietnam devient un « bébé tigre », le régime politique reste autoritaire et centralisateur.
Cuba :

Les transformations de l’URSS à partir de 1985 sont très mal accueillies par Fidel Castro. Le lider maximo lance le « communisme de combat » (= « castroïka » : suppression des marchés paysans, surveillance du secteur artisanal, strict rationnement des produits alimentaires, purges, limogeages, slogans (« le marxisme-léninisme ou la mort »)…)). A partir de 87 relâchement de la surveillance, tourisme international (« un mal nécessaire »), mais refus de toute économie de marché pour la population. Embargo américain maintenu.

La Chine :

La politique des « quatre modernisations », proposée à partir de 75, porte sur l’agriculture, l’industrie, l’armement et la science.

Décollectivisation de l’agriculture (Production de céréales augmente de 30% en quelques années). La réforme apparaît comme un succès, malgré les réticences communistes. De nombreuses familles peuvent accéder aux « trois choses qui tournent » (montre, bicyclette, machine à coudre). A partir des années 80, diversification de la production alimentaire (« servir la ville en enrichissant les paysans »).

Dans les régions rurales, petite industrie toujours présente (« quitter la terre sans quitter le village »). L’industrie urbaine juxtapose l’industrie d’Etat et l’industrie privée. Pour accélérer la modernisation industrielle, la Chine décide de s‘ouvrir aux capitaux étrangers (permet d’importer des technologies de pointe, de familiariser la main d’œuvre avec les techniques modernes, tout en se procurant des devises). Les villes et provinces méridionales accueillent des milliers d’entreprises dans différents secteurs (textile, alimentaire (Coca-cola à Shanghai), électronique, pétrole (Total, Elf-Aquitaine). Création de zones économiques spéciales pour produire des marchandises destinées à l’exportation.

En 1989, le « printemps de Pékin » (mouvement populaire) sera réprimé dans le sang sur la célèbre place Tian An Men. Toutefois la libéralisation économique se poursuit avec l’abandon progressif de « l’économie administrée ». Dans les années 90, la Chine a connu un véritablement boom. Le taux annuel de croissance a oscillé entre 6 et 13%. Récupération de Hong Kong en 97 (mais difficultés de cette place financière avec la crise asiatiques).

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