Aggravation des disparités mondiales (Europe triomphante/ au reste du monde)





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F] Le commerce mondial : ouverture ou cloisonnement ?
Les obstacles au libre-échange :
Essor des échanges : de 63 à 72 : + 8,5% / an ; de 73 (choc pétrolier) à 97 : + 5,4% /an

Effet : compétition + âpre entre les pays.

Pour développer les ventes : recours au dumping. Le GATT condamne cette pratique si elle est une menace importante à une production établie ou si elle retarde sensiblement la création d’une production nationale. Concurrence internationale également faussée par le système de subventions des Etats.

Réplique à cette concurrence déloyale = protectionnisme douanier. Le FMI assure en 87 que si celui-ci s’intensifie les restrictions commerciales auront des conséquences sérieuses et nocives. La politique des pays industriels s’éloigne de + en + de l’idéal du libre échange. Prolifération des restrictions non tarifaires (ex : contingentement des importations sous la forme d’accords bilatéraux d’autolimitation négociés (mais souvent imposés) aux pays fournisseurs. D’après une étude réalisée en 86 par la BM, près de 80% du commerce international échapperait aux dispositions du GATT (quotas, mouvements maison mère - filiales multinationales, trocs).
Plaidoyers en faveur du libre-échange par le FMI, le GATT puis l’OMC. Peter Sutherland (directeur général de l’OMC) : en 93 : 23M d’emplois dans les pays du G7 sont liés à l’exportation des marchandises et chaque milliard de dollars supplémentaire d’exportations créait 19000 emplois nouveaux dans ces pays.
Le protectionnisme en accusation :
Coût du protectionnisme aux EU:

Textiles et vêtements Acier Automobiles

pour les consommateurs : 1980 : 18400 M$ 1980 : 7250 1983 : 1109

coût économique : 1984 : 6650 1985 : 1992 1983 : 2192
Protection de la sidérurgie américain a coûté 114 000 $ par emploi protégé. L’OCDE montre dans un rapport que les mesures de protection à l’encontre des véhicules japonais ont été préjudiciables aux consommateurs (hausse des prix, sauvetage d’un nombre limité d’emplois).

Ainsi le protectionnisme apparaît comme une solution de facilité qui pose plus de problèmes qu’elle n’en résout.
Le libre-échange en question :
Depuis le débuts des 90’s, de + en + de partisans (notamment en Europe) d’un libre-échange contrôlé (Maurice Allais, prix Nobel d’économie : « libre-échangisme suicidaire »). Pour eux, la libération des mouvements des marchandises dégénère trop souvent en capitalisme sauvage, en multiplication de déréglementations.

La France propose la clause sociale de Marrakech (normes internationales de travail pour faire face à la concurrence déloyale), soutenu par les EU. EU hostiles au free trade, plus favorables au fair trade (commerce équitable). On peut concevoir la formation d’un cloisonnement du marché mondial, opposant des blocs régionaux rivaux. (ALENA, réplique à la CEE et à l’EEE). Toutefois, la conclusion des négociations de l’Uruguay Round en 93-94 et la mise en place de l’OMC semble avoir écarté cette menace et celle du protectionnisme généralisé.
G] Les marché du blé et du pétrole :
Le marché du blé au vent du libéralisme :
Production mondiale de blé passe de 480M de tonnes en 82-83 à 600M en 97-98. Chine 1er producteur mondial. La consommation mondiale augmente de 1,5% /an et même de 2,5% /an dans les pays développés. Pourquoi ? population croît à un rythme élevé, modifications alimentaires, occidentalisation des modes de vie… Blé = 1er marché agricole de la planète. Volume des échanges quadruple entre 50 et le début des 80’s.

Offre : EU, Canada, Australie, Argentine, UE (surtout la F) pourvoient aux 9/10 de la demande mondiale.

Demande : d’abord pays d’Europe socialiste (à partir du début 70’s jusqu’à l’éclatement), puis Chine (80’s) (1er importateur). Depuis une dizaine d’année importance dans ce marché du Japon et des NPI.

Grande instabilité des cours. Raisons : les aléas climatiques (URSS : sécheresse, Chine : inondation, Afrique du Sud : sécheresse + concurrence), les considérations géopolitiques (embargos de l’URSS par les EU), la confrontation entre les EU et l’UE (blé = enjeu économique important ; part des exportations mondiales des EU passe de 50% (début 80’s) à 30% (début Uruguay Round)  importantes subventions des 2 côtés), le mode de fixation des cours (prix déterminés dans les Bourses de commerce, sensibles à la spéculation).

Interventionnisme : double protection des producteurs de blé aux EU (prix de soutien et prix cible (si réduction des terres cultivées pour produire en fonction de l’évolution des marchés). L’UE garantit avec La PAC des prix élevés (+ subventions pour les exportations et prélèvements sur importations). Mais contestée par les EU, elle s’engage en 92 (= nouvelle PAC) à diminuer tout ça ! Progrès du libéralisme ) baisse des aides et des prélèvements (= droits fixes en UE).

Conséquences : les agriculteurs privilégient les cultures plus rentables (voire maïs, soja), les exportations de l’UE ont été réduites de 30% depuis 93 (mise en jachère, diminution des subventions (toutefois exportations américaines accrues)), guerres commerciales.

Le marché mondial du blé est dans une phase de mutation. Si réduction des emblavures continue, lourd de conséquences pour les importateurs à faible revenu.
Pétrole : marasme et reconfiguration du marché :
Après 1er contre-choc pétrolier de 86, nouveau et brutal recul des cours en 98. Depuis 86, le prix du baril ne dépasse que rarement 20$. Les prix officiels imposés par l’OPEP ne sont plus la référence, ils sont supplantés par les prix spot définis au jour le jour.

Après le pic de 3,1 Mllds de tonnés de 79, consommation sensiblement diminué (crise éco, politiques d’économie et de diversification de l’énergie). Mais la situation change dans le milieu 80’s. Nouveau record en 91. Principaux demandeurs : pays d’Asie en développement. Augmentation de la conso de la plupart des pays sauf ex-URSS.

Facture énergétique des grands consommateurs seulement de 1% du PNB. Pétrole reste la source d’énergie la plus compétitive. Plus de 80% des flux se dirige vers les 3 pôles majeurs de l’activité éco mondiale (Asie pacifique (= ¼ de la conso mondial, 1er importateur) ; EU et Canada (30% de la conso mondiale, production des EU fortement diminuée (recul de 40% / 73), EU importe la ½ du pétrole qu’ils consomment) ; l’UE ( produit 9% et reçoit 20%).

EU et ex-URSS parviennent à enrayer leur déclin. Progrès de l’Europe occidentale (+30% entre 93 et 97). Progrès + fort encore en Amérique latine (Venezuela, Mexique 5 et 6ème rang mondiaux).

Valorisation de 2 types de ressources nouvelles : l’exploitation des gisements sous-marins (progrès des méthodes de forages (jusqu’entre 300 et 1800m), ex : mer Caspienne) et les pétroles non conventionnels (sables bitumineux de l’Athabasca, pétrole lourd au Venezuela, forage horizontaux).

Problème de l’OPEP : comment gagner des pats de marchés alors que les prix des concurrents (NOPEP) ont été divisés par 2 voire 3 en dix ans ? Manque de discipline des membres (ex : 97 : Nigeria produit 400 000 barils/jour de plus que son quota ; Algérie programme un dépassement de 50% de son quota pour 2000 ; Venezuela = 1er fournisseur des EU = sécurité qui lui permet de braver l’organisation, d’autres membres se sont retirés (Equateur, Gabon)).

Réserves mondiales : 1000 Mllds de barils. 2/3 pour le Moyen-O, 12,4% pour l’Amérique latine, 7,6% pour l’Europe, 6,9% pour l’Afrique, 4,1% pour l’Extrême-O, 2,6% pour l’Amérique du N. 12 pays de l’OPEP contrôlent les ¾ des ressources mondiales. Ouverture des pays de l’OPEP aux compagnies internationales.
Conclusion : un monde polycentrique
A] Réseaux et territoires :
Nœuds et relais de l’espace mondial :
Transport maritime : ports, comme Singapour, Rotterdam, Chiba, Nagoya, Yokohama, LA, NY, Shanghai, = plaques tournantes dans le système mondial des échanges de marchandises. Transport aérien : + grands aéroports (Londres, NY, Chicago) = 80M de passagers chaque année. Essor des télécommunications. Imbrication des places financières. Véritables centres d’impulsion du système Monde = mégalopoles (amas urbains réunissant des dizaines de villes).
Frontières et interface :
La mondialisation tend à affaiblir le rôle des frontières (libéralisation des échanges, FMN…). Frontières = zones sur lesquelles se construisent des espaces fonctionnels appelés interfaces (ex : EU-Mexique (maquiladoras)). 3 interfaces jouent un rôle essentiel : EU-Mexique, le bassin méditerranéen, zone de contact entre Japon et ses voisins asiatiques. Rôle décisif pour les relations N-S. Dans ce cadre, trois centres majeurs : la Triade.
B] La Triade dans l’espace monde :
Un système tripolaire :
= EU, Japon, Europe occidentale. = + de 70% des richesses de la planète. Essentiel du pouvoir de commandement dans les mégalopoles (EU : mégalopolis (de Boston à Washington), puis autour de SF et LA ; J : Tokyo-Fukuoka ; Europe : Birmingham-Milan). EU = seule puissance mondiale complète (poids territorial, démographique, éco, militaire, influence culturelle et diplomatique, nombreuses FMN).

Le Japon = exceptionnelle réussite (souhaite une place à l’ONU).

L’Europe occidentale : espace composite et limité en devenir. Constitue déjà le pôle commercial majeur de la planète. Espace éco, monétaire. Mais L’Union européenne ne parle pas d’une seule voix sur la scène internationale (Allemagne pas représentée à l’ONU !).
La zone d’influence des Etats-Unis :

Influence éco se concentre sur le continent. ALENA en 92 : dépendance du Mexique (85% de son commerce avec l’ALENA). Influence multiforme sur le sud du continent. Toutefois réussite du MERCOSUR, qui négocie avec l’Union européenne la création d’une zone de libre-échange transatlantique.

La zone d’influence du Japon :

Ensemble Asie(Pacifique a connu la plus forte croissance du monde, de 70 à 90. Le Japon impulse les 4 dragons, les Petits Tigres (Malaisie, Thaïlande, Indonésie et Philippines), et la Chine. Système complexe d’interrelations. Australie entraînée dans la spirale (fournisseur d’énergie et de matière 1ères. Mais grave crise depuis 97. Mais faiblement structuré sur le plan institutionnel (Japon n’y exerce aucun leadership politique).

La zone d’influence de l’Union européenne :

D’abord, la zone de libre échange de l’EEE (Espace économique européen) qui regroupe l’UE et l’AELE (- la Suisse).

Puis, pouvoir d’attraction sur le Vieux continent (entrée prévue de Pologne, Hongrie, République tchèque, Slovaquie, Slovénie, Estonie, Lituanie, Lettonie, Malte, Chypre).

Enfin, l’UE domine les échanges, notamment dans les pays d’Afrique et du Moyen-O.
C] La diversité des périphéries :
L’éclatement du « Sud » :
Entre 65 et 80, croissance du PIB total du Tiers monde plus rapide que celle des pays développés, mais pour la plupart de ces pays, la situation s’inverse à partir de 80. Tenté de parler des Tiers mondes… Différents types de pays :

Les 4 Dragons (Corée du Sud, Taiwan, Hong Kong, Singapour). IDH supérieur à 0,9, PIB parfois + élevé que certains pays européens. Puissance conjuguée = celle du Japon. Mais rattaché au monde sous-développé par leurs systèmes financiers et bancaires fragiles, leur faible protection sociale, leur régime souvent peu démocratique…

Les pays moyennement intégrés à l’espace monde (Bébés Tigres + Sri Lanka, Maroc, Tunisie, Turquie, Jordanie, Egypte, Brésil, Mexique, Argentine, Jamaïque). Endettement assez lourd

Les pays exportateurs de pétrole : Chute des prix du pétrole (81) a freiné leur croissance. Pays les + plus peuplés lourdement endettés (Nigeria, Algérie, Venezuela), les – peuplés ont moins de difficultés éco (Arabie saoudite, Koweït).

Les pays marginalisés : = Plus de 40 pays (Afrique, Bolivie, Paraguay, Haïti, Afghanistan, Bangladesh, Cambodge, Laos…). Economie fondée sur l’exportation de produits agricoles et miniers, produits dévalorisés : donc faible croissance voir recul du PIB. Dettes + lourdes, et revenus diminuent.

Les angles morts : difficilement mis en valeur, isolés… (Mongolie, Népal).
L’Europe de l’Est en devenir :
Période de transition pour les PECO (pays d’Europe centrale et orientale. Abandonnent le modèle soviétique pour l’économie de marché. Création de conditions de libre jeu de la concurrence (libération des prix, investissements étrangers). Difficultés : inflation, recul de la production industrielle, chômage, déficit commercial. Situation de l’Europe orientale plus difficile (croissance partout négative en 97, inflation de 1089% en Bulgarie !). L’Union européenne est devenue le principal partenaire commercial (en 97 : 60-70% de leur exportations et 50-60% de leurs importations).

La Russie fait pression pour un renforcement des liens au sein de la CEI (?). Situation actuelle des pays de l’ex-URSS sur le plan éco diversifiée. Place de la CEI dans leur commerce extérieur est la plupart du temps supérieure à l’UE. Conflits d’intérêts liés aux démantèlement de l’URSS demeurent (territoriaux, questions douanières, partage de la dette, de l’héritage militaro-industriel). Guerres (Kosovo 98). Pour beaucoup de pays, tentation de l’Occident (qui peut fournier capitaux, aides et marchés indispensables. Russie ; désorganisation de l’Etat, mais progrès en termes de libertés et de déplacement (6M de voyageurs par an). La Russie s’intègre au nouvel ordre mondial par une économie d’endettement. Paupérisation (30% de la population en dessous du seuil de pauvreté, espérance de vie masculine inférieure à 60 ans). Il faudra au moins 10 à 20 ans pour que la puissance russe se reconstruise.


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