Bibliographie utilisée pour la séquence





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2de bac pro – géographie - DI BARTOLOMEO Nathalie (LPR Verrières en Forez)

Remarques :

L’organisation proposée n’est évidemment pas exclusive. Il est possible d’étudier en premier les situations portant sur l’Inde et sur les agricultures durables de proximité, puis de passer à l’échelle mondiale.

Les leçons présentées sont des pistes de réflexion à articuler selon le projet construit par chacun.
Fil conducteur annuel : Les inégalités et dynamiques de développement durable se traduisent sur les territoires à toutes les échelles et interagissent entre elles.
Sujet d’étude : NOURRIR LES HOMMES
Référence au programme – Géographie – Classe de seconde

On constate la persistance de la malnutrition et de la sous-nutrition malgré la croissance des disponibilités alimentaires permise par les révolutions agricoles, l’extension des terres cultivées et le développement des échanges. On s’interroge sur les moyens d’assurer la sécurité alimentaire et de développer une agriculture durable.

Bibliographie utilisée pour la séquence :

  • Documentation photographique, Les nouveaux (dés) équilibres mondiaux, novembre-décembre 2009

  • La documentation photographie, L’agriculture mondialisée, n° 8059, Sept-Oct. 2007 (JP. Charvet)

  • TDC, Nourrir la planète, n°881, 2004

  • La documentation photographique, L’Inde ou le grand écart, n°8060, nov.-déc. 2007

  • Atlas de l’Inde, Ed. Autrement, 2008

  • Atlas des développements durables, Ed. Autrement, 2008

  • cafe-geo.net (J.P Charvet : Nourrir les hommes ; L’agriculture peut-elle nourrir le monde ? L’agriculture et l’alimentation dans le monde : images médiatiques et réalités ; F. Landy : Espaces ruraux et alimentation en Inde : comment dépasser la révolution verte ? ; S. Brunel : OGM et développement, entre discours et réalité)

  • Site de la FAO : http://www.fao.org

  • fig-st-die.education.fr/actes/actes_2004/index.htm (articles de Charvet « Nourrir les hommes, un enjeu mondial» et F. Landy : La politique alimentaire de l’Inde : le blé ou l’oseille ?)


Problématique générale :

  • Comment les sociétés humaines tentent-elles d’assurer la sécurité alimentaire ? Dans quelle mesure le développement d’une agriculture durable est-il en marche ?


Objectifs généraux en savoir et savoir-faire :

  • Montrer que l’alimentation est un enjeu de plus en plus important du développement durable marqué par un glissement de l’objectif quantitatif vers des objectifs de natures qualitatives dans les pays développés notamment

  • Enrichir la notion de développement durable

  • Lire des cartes, croiser des informations et généraliser à partir d’une étude de cas


Capacités :

  • Localiser une situation/des repères : pays, continent, domaine bioclimatique

  • Décrire une situation géographique

  • Compléter une carte simple, un croquis simple, un schéma fléché simple, relatifs à la situation étudiée

  • Relever les informations essentielles contenues dans le document et les mettre en relation avec ses connaissances

  • Rédiger un texte organisé, respectant l’orthographe, la construction des phrases, en utilisant un vocabulaire historique ou géographique


SITUATION 1 / L’Inde : plus d’un milliard d’hommes à nourrir (1H)
La leçon doit permettre de montrer que l’Inde parvient à mieux nourrir sa population mais que si elle est arrivée à l’autosuffisance céréalière, elle reste encore victime de l’insécurité alimentaire.
Problématique : Dans quelle mesure et comment l’Inde parvient-elle à faire face au défi alimentaire tout en préservant les ressources dont elle dispose ?
Objectifs :

  • Définir la Révolution verte

  • Mettre en évidence la croissance des disponibilités alimentaires permise par la R.V. en Inde

  • Analyser les limites du système agricole productiviste



Démarche et supports :
Analyse filmique

  • Extrait filmique « La Révolution verte » Inde, des hommes et des paysages, CNDP, 2008. DVD

  • Extrait de l’émission « Vu du ciel » de Yann-Arthus Bertrand, « Nourrir 6 milliards d’hommes »




        1. Distribuer aux élèves une carte de l’Inde et de ses régions ainsi que le tableau vierge à compléter durant la projection du 1er extrait.

        2. Visionner le film « La Révolution verte » (4’50)

        3. Identifier les moyens, les acteurs et les régions concernées par la Révolution verte en complétant le tableau.

        4. Analyser les conséquences et limites sur le plan social, économique et environnemental ? Visionner l’extrait de l’émission « Nourrir 6 milliards d’hommes » La Révolution verte au Penjab (49’ à 56’10)

        5. Appréhender les solutions alternatives pour une agriculture durable


Carte de l’Union indienne en 2007
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A l’issue de cette étude de cas on peut définir avec les élèves la notion de sécurité alimentaire

Trace écrite : répondre à la problématique (oralement)
Répondre à la question suivante : Dans quelle mesure et comment l’Inde parvient-elle à faire face au défi alimentaire tout en préservant les ressources dont elle dispose ?
Avec les élèves (à l’oral) on peut :

  • Établir le bilan de la révolution verte : identifier les inégalités et les limites

  • Envisager les solutions possibles pour l’avenir




  • Le professeur dicte une synthèse à partir des grandes lignes dégagées par les élèves


Ou schéma :
Les enjeux alimentaires en Inde


  • Les facteurs de la révolution verte

    • Irrigation

    • Semences à haut rendement

    • Engrais

    • Pesticides-insecticides

    • mécanisation




Conséquences économiques

  • disparition des famines

  • fin de la dépendance alimentaire

  • apparition de commerces spécialisés

  • désenclavement des régions rurales et croissances des bourgs

  • développement des activités dans les zones rurales

  • dépendance à l’égard des FMN



Conséquences environnementales

  • pollution et salinisation des sols

  • perte de fertilité des sols

  • épuisement des nappes phréatiques



Conséquences sociales

  • émergences d’une couche d’agriculteurs plus aisés

  • augmentation du niveau de vie

  • surendettement des agriculteurs

  • suicide des agriculteurs






Défis :

  • accroissement des écarts sociaux

  • permanence de la malnutrition

  • assurer la sécurité alimentaire : la révolution doublement verte


Apport documentaire destiné à l’enseignant
Document supplémentaire
Document : Vers une agriculture durable possible en Inde ?

Interview de M.S. Swaminathan (père de la Révolution verte) : Pour une seconde révolution verte.

Propos recueillis par Fabienne Lemarchand
Des sols qui s'appauvrissent, des ressources en eau qui s'épuisent. Comment fera l'Inde, qui en 2030 devra produire 300 à 350 millions de tonnes de grains (contre 192 actuellement) pour nourrir 1,3 milliard d'habitants ?
On peut bien sûr continuer à produire plus avec le système actuel. Mais à quel prix et pour combien de temps ? Dès 1968, j'avais mis en garde contre les effets secondaires d'une agriculture intensive et appelé à une « révolution verte durable » ou « révolution doublement verte ». D'une approche centrée sur les matières premières, le profit immédiat il faut se diriger vers un système d'agriculture intégrée qui tire le maximum de toutes les ressources disponibles dans une région donnée (l'eau, la terre, les engrais naturels, les animaux, etc.) tout en protégeant les fondations écologiques.

C'est un équilibre délicat que l'on peut obtenir en mariant les sciences les plus modernes (biotechnologies, technologies de l'information, imagerie satellitaire, énergies renouvelables, etc.) et la tradition. C'est ce que j'appelle l'écotechnologie - une technologie écologiquement durable, socialement acceptable et qui crée des emplois -, ou la règle des cinq E pour Ecologie, Economie, Equité (particulièrement entre hommes et femmes), Emploi et Energie. La surface cultivable ne pouvant guère être étendue, l'accroissement de la production devra une nouvelle fois venir d'un accroissement durable de la productivité notamment des terres les moins favorables, celles qui sont situées dans les régions arides et semi-arides et qui n'ont que très peu bénéficié de la révolution verte. Que les choses soient claires : je ne prône pas un retour aux méthodes traditionnelles de cultures. Ceux qui défendent cette idée semblent ignorer qu'il y a seulement un siècle, entre 1870 et 1900, les famines ont décimé 30 millions de personnes, alors que la population de l'Inde n'était que de 290 millions !
L'Inde se prépare à la culture intensive d'organismes génétiquement modifiés (OGM). Pensez-vous qu'ils pourront améliorer la vie des plus pauvres ?
Aucune solution n'est à négliger a priori. Y compris l'introduction des OGM. Les bénéfices peuvent être considérables pour les pays en développement à la fois en termes de sécurité alimentaire et d'environnement. C'est en effet la façon la plus efficace pour concentrer un maximum de caractères génétiques favorables dans une plante. On peut, par exemple, envisager d'avoir des variétés à haut rendement dotées de meilleures qualités nutritionnelles, nécessitant moins d'eau et d'engrais, adaptées à la sécheresse, tolérantes au sel et plus résistantes aux maladies. N'oublions pas qu'en Inde ces dernières détruisent chaque année plus de 25 % des récoltes ! Les OGM permettraient d'accroître la production tout en limitant la mise en culture de nouvelles terres, et donc la pression sur l'environnement.

La Recherche (http://www.larecherche.fr/content/recherche/article?id=13217)


Une fragile situation nutritionnelle = parole professorale

En dépit des apparences, la situation alimentaire actuelle n’est pas florissante. L’équilibre est précaire : on ne souffre plus de la faim, mais le déséquilibre nutritionnel des rations est inquiétant. La consommation de protéagineux (lentilles, pois...) est importante car l’alimentation des Indiens est celle des habitants des pays pauvres : elle comporte peu de fruits, de légumes, de viandes (pour avoir de la viande, il faut du fourrage qui serait produit au détriment des autres cultures). Pour les populations rurales et urbaines, la ration alimentaire diminue légèrement en termes caloriques. En moyenne, elle s’élève à 2100 calories. 48% des enfants souffrent de sous-nutrition et 80% des femmes sont anémiées.

Le déficit dans les campagnes est donc à la fois qualitatif (malnutrition) et quantitatif (sous-nutrition) : il contraste avec l’image des stocks (qui pourrissent parfois sous les bâches). Les exportations de riz (1/3 du marché mondial) ne sont donc pas un bon signe : c’est certes le résultat de la révolution verte, mais c’est surtout le signe que la population n’a pas les moyens d’acheter du riz. Le cas du blé, alimentation de l’Inde du nord, était similaire jusqu’au renversement récent du marché mondial qui rend désormais l’Inde (de façon conjoncturelle ?) importatrice.

Frédéric Landy , http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=1284
La sécurité alimentaire doit s’appréhender à l’échelle mondiale mais se mesurer à l’échelle locale, voire individuelle (mesurer l’accessibilité des Indiens à l’alimentation) : «La notion de sécurité alimentaire (…) oblige à déplacer le regard de la balance commerciale nationale vers la situation nutritionnelle des individus. L’autosuffisance à l’échelle du pays ne signifie pas que tous les Indiens soient convenablement alimentés, quantitativement (en calories) et encore moins qualitativement (en protéines, lipides, vitamines, fer…). On met alors en lumière les inégalités entre régions, classes sociales, ou entre sexes et générations au sein d’une même famille. Alors que l’autosuffisance se pense au niveau national, la sécurité alimentaire a besoin des deux niveaux extrêmes : sa mise en œuvre joue des potentialités sur les marchés mondiaux, mais elle ne peut s’évaluer qu’au niveau local. » (Landy, Dorin, 2002)

LECON : Nourrir les hommes ou Le défi alimentaire ( 1H)
Problématique de la séance : Comment les sociétés tentent-elles d’assurer la sécurité alimentaire mondiale face à des besoins croissants ?


La sécurité alimentaire : une situation paradoxale dans le monde d’aujourd’hui
Approche par la carte (plus rapide et visuelle) : faire réfléchir sur le sens des données fournies par la carte. Classer les pays ou groupes de pays selon la part des sous alimentés ?
Analyse orale de ces deux cartes avec les élèves pour :


  • Faire dégager les idées principales des deux documents afin de mettre en relief les liens entre sous-alimentation et pauvreté : les causes de la sous-alimentation le creusement des inégalités sociales dans les pays émergents.


Carte 1 : carte des ratio- caloriques par J/Pers en 2005

  • dégager l’intérêt de ce type de carte : on fait relever les situations contrastées lorsque l’on passe de l’échelle mondiale à celle des Etats avec les pays riches aux fortes disponibilités alimentaires quotidiennes, des disponibilités moyennes dans les PED où on peut faire identifier les grands contrastes


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Pour satisfaire ses besoins nutritifs, une personne a besoin d'au moins 2300 kilocalories par jour. En dessous de ce seuil, on parle de malnutrition. Depuis 30 ans, l’amélioration de la situation est significative. La malnutrition touche aujourd’hui 15% de la population mondiale, contre 33% en 1970.
http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/le-dessous-descartes/392,CmC=980526,view=maps.html

Carte 2 : carte de la sous-alimentation dans le monde

  • localiser les populations les plus touchées par la sous-alimentation

  • faire relativiser les écarts trouver précédemment cette carte permettant de corriger les informations tirées des moyennes nationales des rations caloriques

  • carte qui confirme l’ampleur de la sous-alimentation en Afrique subsaharienne mais qui montre que les deux pays les plus touchés par la sous-alimentation sont la Chine et l’Inde.


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In Atlas des développements durables, Ed. Autrement, 2008
Texte : Les défis agricoles
Face à la perspective à long terme – 2050 – d’une escalade des besoins alimentaires, certains jugent indispensable de doubler la production mondiale actuelle, en augmentant les surfaces cultivées, alors que l’espace planétaire est déjà très utilisés, et en accroissant massivement les rendements, alors que l’eau sera moins disponible pour l’irrigation et que le coût des engrais va s’accroître avec celui du pétrole. Difficile, donc, de ne pas imaginer que l’agriculture à haut rendement, qui induit des désordres environnementaux, devra évoluer.

L’Asie va connaitre une augmentation de population importante, alors qu’elle utilise déjà la presque totalité de ses terres et que ses rendements sont déjà très élevés. Cela ne pourra que déboucher sur la croissance de ses importations agricoles. A l’inverse, l’Amérique latine dispose d’immenses réserves de terre et pratique des rendements faibles. Elle devrait devenir progressivement le grenier alimentaire de l’Asie. L’Afrique du Nord et le Moyen-Orient ont utilisé presque tout l’espace et toute l’eau disponibles ; pour faire face aux besoins futures, cette région va devoir elle aussi importer.

L’Afrique subsaharienne dispose de terres mais sa population va s’accroître rapidement ; depuis longtemps dans cette zone, la production augmente à un rythme lent, faisant planer des risques permanents de pénurie. Les Etats-Unis et l’UE n’auront pas de besoins supplémentaires mais leurs couts de production sont élevés. L’Europe de l’Est et la Russie possèdent des réserves importantes de terre et de productivité et pourront jouer un rôle exportateur potentiel. Il y aura inévitablement plus d’échanges internationaux pour faire face aux besoins alimentaires.

Michel Foucher, In Documentation photographique, Les nouveaux (dés) équilibres mondiaux, novembre-décembre 2009


  • Analyser le texte et montrer quelles sont les perspectives d’avenir concernant le défi alimentaire mondial en le confrontant à la carte n°2



Trace écrite :

  • Rédiger un texte organisé, respectant l’orthographe, la construction des phrases, en utilisant un vocabulaire géographique en utilisant les mots clés suivants :


Malnutrition - sous-nutrition - sécurité alimentaire
Situation 2  : Développer des agricultures durables de proximité, une alternative pour demain? (1 H)

  • La leçon doit permettre de faire comprendre que si des moyens existent pour développer des agricultures durables ils ne constituent pas des modèles uniques et sont encore à la marge ou ils constituent des modèles encore isolés.



  • Echelle locale

Problématique de la séance : Développer des agricultures durables de proximité, une alternative pour demain?

Etape 1

On peut faire émerger des propositions de la part des élèves de manière à voir si certains connaissant déjà ces solutions alternatives que constituent les AMAP 

La problématique à définir avec les élèves à partir de l’interview de Ioan Negrutiun professeur de biologie à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon.

Support : Fichier audio interview de Ioan Negrutiu (17’58 à 23’19)

Site : http://www.r2sciences42.com/Agriculture-et-alimentation-un

Des étudiants à l’Ecole des Mines de Saint-Etienne abordent dans cette page la thématique de l’agriculture et du développement durable, en particulier dans l’agriculture locale.

Dans l’émission : Mise en perspective à l’échelle mondiale : pourquoi développer des agricultures durables ?

Rappel de ce qu’est la Révolution verte et la révolution doublement verte

Etape 2

Comparaison de 2 extraits vidéo (on peut uniquement utiliser l’audio pour éviter que les élèves ne se concentrent que sur l’image)

  • Extrait de l’émission « Vu du ciel » de Yann-Arthus Bertrand, « Nourrir 6 milliards d’hommes » Emission du 4 décembre 2007 (France télévision) - AMAP, une solution (1’24 à 1’28’24)

M6 - Capital Terre, « 7 milliards sur la terre : Comment tous se nourrir sans détruire la planète ? » Émission diffusée le 24 mars 2010 sur M6 - L’AMAP, version française des locavors américains (1’11’09 à 1’15’25) => montre que les AMAP se développent partout dans les pays riches.

Activités élèves

  • Définir à partir des deux extraits ce qu’est une AMAP

  • Compléter un tableau de synthèse

  • Se rendre sur le site régional de l’AMAP et compléter le tableau en fonction des informations retenues  http://www.reseau-amap.org

  • Mise en commun

  • Faire une critique des deux extraits (Emission Vu du ciel vision idéalisée des AMAP ; émission Capital Terre).

  • Localiser l’AMAP de Montbrison à l’aide google maps







AMAP

Les acteurs




Les enjeux :

  • Economiques



  • Environnementaux



  • Sociaux







Les limites




Etape 3 dans le cadre de l’EGLS

  • Visite de l’AMAP de Montbrison en compagnie du professeur de cuisine en vue d’une préparation d’un repas lors de la journée de du développement Durable

______________________________________________________________

Voici les informations essentielles retenues sur le site de l’Amap Rhône-alpes

Les AMAP : Définition

Les AMAP (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) dont l’objectif consiste à créer un lien entre le producteur et le consommateur, tout en assurant un niveau de rémunération supérieur et plus régulier à l’agriculteur

Une AMAP est une Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne ayant pour objectif de préserver l’existence et la continuité des fermes de proximité dans une logique d’agriculture durable, c’est-à-dire une agriculture paysanne, socialement équitable et écologiquement saine.

Il s’agit aussi de permettre à des consommateurs d’acheter à un prix juste des produits d’alimentation de qualité, en étant informés de leur origine et de la façon dont ils ont été produits, et de participer activement à la sauvegarde et au développement de l’activité agricole locale dans le respect d’un développement durable.

Un partenariat s’établit entre un groupe de consommateurs et un agriculteur de proximité. Il se formalise par un contrat dans lequel chaque consommateur achète en début de saison une part de la production (légumes, viande, fromage, oeufs…) qui lui est distribuée périodiquement à un coût constant. Le producteur s’engage à fournir des produits de qualité dans le respect de la charte des AMAP.
L'AMAP au regard du développement durable


  • apprécier les bénéfices environnementaux d'une nourriture qui n'a pas parcouru des centaines de kilomètres, avec moins d'emballages, issus d'une agriculture bénéfique pour la biodiversité, protégeant les sols et l'eau, moins polluante et moins énergivore ;

  • rendre possible (ou favoriser) le retour des particularités alimentaires locales et régionales ;

  • améliorer l'économie locale par une augmentation des emplois (en 2002 pour les 17 AMAP provençales, 12 postes sont passés de saisonnier à permanent afin de pouvoir fournir de produits en quantité et diversité suffisante pour toute l'année), plus de processus locaux, de consommation locale, et circulation de l'argent dans la communauté ;

  • bénéficier de l'amélioration des liens sociaux, de la responsabilité sociale, du sens de la communauté et de la confiance.


Les avantages des AMAP peuvent aussi se regrouper selon les 3 axes du développement durable : écologiquement sain, socialement équitable, et économiquement viable.

http://www.reseau-amap.org/amap-42.htm

_________________________________________________________________________________

A l’issue de cette séance

Travail de groupe : Réalisation d’un dossier documentaire (type CCF) sur une autre alternative de l’agriculture durable au choix (2 élèves par dossier) avec présentation à l’oral de leurs travaux.

L’alternative formée par :

L’agriculture biologique

  • Le commerce équitable


  • Les OGM

Les émissions peuvent être utilisées pour l’élaboration du dossier documentaire

  • Extrait de l’émission « Vu du ciel » de Yann-Arthus Bertrand, « Nourrir 6 milliards d’hommes » Emission du 4 décembre 2007 (France télévision)




  • M6 - Capital Terre, « 7 milliards sur la terre : Comment tous se nourrir sans détruire la planète ? » Émission diffusée le 24 mars 2010 sur M6 -


EVALUATION DU SUJET D’ETUDE : NOURRIR LES HOMMES (1H)
Capacité : Lier les informations retirées du reportage choisi aux arguments développés dans un texte scientifique.
Remarques

Evaluer les élèves de manière différenciée en fonction des compétences des élèves

  • Cette évaluation propose deux reportages (L’enfer des poulets ou Le bœuf et les feed-lots) qui peuvent être choisis par les élèves en fonction de leurs compétences : un élève en difficultés pourra choisir le reportage sur L’enfer des poulets, plus court et plus simple dans le discours.

  • De même l’enseignant peut construire son évaluation différemment en fonction de l’approche qu’il souhaite mettre en avant. On peut ainsi utiliser le texte 1 « Les évolutions de la demande de produits agricoles au niveau mondial » et ainsi mettre l’accent sur les causes de l’agriculture productiviste : une transition alimentaire à mettre en lien avec l’amélioration du niveau de vie et l’urbanisation (dans les pays émergents).

  • ou alors choisir le texte 2  « Filières longues, filières courtes et commerce équitable » et mettre l’accent sur les solutions envisagées principalement celles visant à une meilleure organisation des marchés mondiaux afin de parvenir à la sécurité alimentaire mondiale.

Evaluation 1ère solution

Reportages et texte « Les évolutions de la demande de produits agricoles au niveau mondial »


  • Que dénonce le reportage choisi (au niveau environnemental, économique et social) et quelles solutions semble-t-il proposer ?

  • Dans quelle mesure le texte de Jean-Paul Charvet permet-il de comprendre la nécessité d’une agriculture intensive.



Evaluation 2ème solution

Reportages et texte « Filières longues, filières courtes et commerce équitable»


  1. Que dénonce le reportage choisi (au niveau environnemental, économique et social) et quelles solutions semble-t-il proposer ?

  2. Quelles sont les solutions envisagées dans le cadre d’une agriculture durable (texte 2) et quelles en sont les limites ?



Les reportages
Extrait de l’émission « Vu du ciel » de Yann-Arthus Bertrand, « Nourrir 6 milliards d’hommes »

  • L’enfer des poulets (5 min)


Ou
M6 - Capital Terre, «7 milliards sur la terre : Comment tous se nourrir sans détruire la planète ?» Émission diffusée le 24 mars 2010 sur M6

  • Le bœuf et les feed-lots (10 min)


Texte 1 : Les évolutions de la demande de produits agricoles au niveau mondial
Cette demande repose sur trois facteurs principaux : l’accroissement démographique (phénomène qui concerne les pays pauvres), l’urbanisation des populations (un terrien sur deux est désormais citadin) et l’amélioration des niveaux de vie.

La progression de la demande de grains apparaît très largement soutenue par le fort accroissement de la demande mondiale en protéines d’origine animale. Chaque fois que des populations, à l’origine pauvres, s’enrichissent – parce qu’elles migrent des campagnes vers les villes (en Chine ou en Inde, le niveau de vie moyen d’un citadin est de trois à quatre fois supérieur à celui d’un rural) et/ou parce que les niveaux de vie s’améliorent pour des fractions plus ou moins importantes de population dans les pays émergents –, la consommation de viandes « blanches » (volailles et porc) augmente. De 1980 à 2005, la consommation mondiale de viande porcine a augmenté de près de 100% et celle de viande de volailles de plus de 200%. Dans le même temps, celle de la viande bovine n’a progressé «que» de 30% […]. Or porcs et volailles sont des «granivores», très largement nourris à base de céréales et de tourteaux ou farines de graines oléagineuses.

Au cours des dernières décennies, les superficies consacrées à ces dernières (soja, colza, tournesol, etc.) dans le monde n’ont pas cessé de progresser au détriment des superficies cultivées en céréales, alors que celles-ci sont de plus en plus sollicitées, depuis peu, pour produire des biocarburants. Est-ce un effet du hasard si les plantes OGM actuellement les plus cultivées sont le maïs (qui est la céréale la moins chère sur le marché mondial) et trois graines oléagineuses : le soja, le colza et le coton?
CHARVET Jean-Paul, « L’agriculture mondialisée », in la Documentation photographique, n° 8059, 2007

Texte 2 : Filières longues, filières courtes et commerce équitable
Les tentatives visent à la mise en place de filières plus courtes : les Associations pour le maintien de l’agriculture paysanne en constituent un exemple. […] Elles demeurent encore très peu répandues.

Dans différents pays en développement d’Afrique ou d’Amérique latine, l’essor des villes a toutefois engendré, autour d’elles, et parfois à l’intérieur même de leurs propres périmètres, un renforcement de filières courtes de commercialisation. […] Dans différentes régions littorales du golfe de Guinée, du vivrier marchand s’est même partiellement substitué à de l’agriculture de plantation tournée vers les marchés mondiaux : agriculteurs et petits commerçants – souvent des femmes – participent activement à l’approvisionnement des villes en commercialisant chacun de très petites quantités. En Côte d’Ivoire, des réseaux ont été également mis en place aux échelles régionale et nationale par de véritables commerçants-entrepreneurs afin d’approvisionner les villes en igname.

Alors que ces filières sont essentiellement locales ou régionales, celles du commerce équitable sont internationales. Il s’agit de filières pour lesquelles des consommateurs acceptent de payer un peu plus cher les denrées qu’ils achètent afin que les producteurs puissent être rémunérés à des prix plus élevés et moins fluctuants.[…] Le commerce équitable ne concerne toutefois qu’une exploitation agricole sur mille et moins de 0,5% des échanges des produits concernés[…].

Ces filières sont sans doute appelées à se développe davantage, mais elles ne peuvent pas être considérées comme de véritables alternatives au fonctionnement actuel du système alimentaire mondial.
D’après CHARVET J-P, « L’agriculture mondialisée », in la Documentation photographique, n° 8059, 2007



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