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HISTOIRE


Table des matières

De la guerre 14-18 à nos jours

Titre premier : La première guerre mondiale et Révolution Russe (1914-1924)

Section I: Les origines du conflit.

a) Mouvements nationalistes

1) le « virus » nationaliste (depuis le milieu du XXe s.) + les facteurs de l’unification allemande.

2) les zones de crise a. nations mutilées (1. Serbie ; 2. Italie ; 3.France) b. nations soumises (1. la Pologne ; 2. le peuple slave ; 3. l’Irlande) c. nations insatisfaites (1.peuple balkaniques ; 2. les Juifs)

b) Rivalités d’impérialismes

1. Les grandes puissances (a) Grande-Bretagne, b) Russie, c) France, d) Italie, e) Autriche, f) Allemagne). 2. Les impérialismes secondaires (a) Serbie, b) Bulgarie). 3. Les Balkans

c)La perspective d’une guerre comme échappatoire à des difficultés internes.

d) L’effondrement du système bismarckien.

e) La psychose de guerre.

Section II: Les faits.

4 étapes : 1/ Guerre de mouvement 2/ Guerre de position/des tranchées 3/ Le tournant de la guerre (1917) 4/ Offensives allemandes désespérées (1918)

Section III : Les caractères particuliers de la guerre. a) Durée b) Expansion : 1. Mentalité de paix armée. 2. Prolongement des hostilités 3. Multiplication des intervenants (belligérants) 4. Provocation : Allemands contre Américains 5. Guerre économique. 6. Guerre psychologique.

c) Formes nouvelles : 1/ Guerre de masse. 2/ Guerre industrielle. 3/ Du matériel nouveau.

d) Les conséquences du conflit : A. Destruction B. Population (gueules cassées) C. Politiques

Section IV : Les conséquences.

A. Conséquences territoriales et géo-politiques. 1. Traité de Paix. 1) L’Allemagne. 2) L’Europe. 3) L’Autriche-Hongrie. 4) La Hongrie. 5) Les Etats slaves. 6) La Tchécoslovaquie.

Titre deux : La révolution russe (1905-1924).

Section I : Les origines. I. Les problèmes de l’Ancien Régime. II. Les principaux mouvements d’opposition. Section II : Les faits. I. La révolution libérale de 1905. II. Les révolutions de 1917. Section III : L’établissement du nouveau régime.

Titre premier: La première guerre mondiale et Révolution Russe (1914-1924)

(Lors des croisades, nous fûmes confrontés aux Turcs Seljonkides. Par après ce sont les trucs Ottomans dont la Capitale de leur Empire était en Asie Mineure et par après à Constantinople. Ils prirent pied en Europe jusqu’en 1918. (notions-> fin du cahier !)

Section I : Les origines du conflit.

a) Mouvements nationalistes.

La guerre 14-18 est une explosion nationaliste. On parle alors de :

1) le « virus »nationaliste (depuis le milieu du XXe s.)

Pour être solide, il faudra passer de Nation à Etat. Attention à ne pas confondre patriotisme et nationalisme ! Patriote : Ardent défenseur de sa patrie, de la terre de ses ancêtres. Qui est prêt à défendre les intérêts de celle-ci. Nationaliste : Sentiment plus « passionnel », affectif, qui cherche à valoriser sa Nation au détriment de celle des autres. Ce virus nationaliste affecte tout le monde.

Grandes étapes de l’unification de l’Allemagne. (Atlas p.98)

962-1806 : Saint-Empire, Ier Reich, confédération de plus de 300 Etats.

Facteurs de l’unification

1. Le mouvement libéral et nationaliste (pangermanisme) suscité par la lutte contre l’invasion des troupes françaises de la Révolution et de l’Empire : prise de conscience nationale.

2. Réduction considérable du nombre d’Etats allemands suite au redécoupage imposé par le Congrès de Vienne.

* 1815-1866, la Confédération germanique, sous l’égide de l’Autriche (Habsbourg de Vienne). La Diète à Frankfort était divisée en deux : ceux qui veulent la grande Allemagne, c’est-à-dire avec l’Autriche et qui suppose une grande autonomie ; et ceux qui préfèrent la petite Allemagne, sans les Hasbourgs et donc l’Autriche, mais avec la Prusse.

3. Union économique, sous l’égide de la Prusse.

4. Mouvement libéral, démocratique et nationaliste de 1848.

5. Guerres de consolidation nationale menées sous l’égide de la Prusse au nom du pangermanisme.

1848 : Printemps des peuples. L’Allemagne voulut montrer sa puissance, de là suivront trois guerres :

1/ 1864 : Guerre contre le Danemark, et annexion de deux duchés par l’Autriche et la Prusse.

2/ 1866 : Défaite de l’Autriche par la Prusse et ses alliés allemands.

* 1866-1871 : Confédération d’Allemagne du Nord, rassemblant sous l’égide de la Prusse, 22 Etats allemands et excluant l’Autriche.

3/ 1870 : Victoire sur Napoléon III qui a été amené à déclarer la guerre, au profit du roi de Prusse Guillaume Ier. Annexion de l’Alsace (Bas-Rhin et Haut-Rhin) et de la Lorraine.

* 1871-1918 : IIe Reich, confédération sous hégémonie prussienne.

* 1919-1933 : la République de Weimar.

*1933-1945 : IIIe Reich, Etat unitaire (sous Adolf Hitler)

* 1949-  : République fédérale

Grandes étapes de l’unification de l’Italie.

1848 : Italie divisée en plusieurs Etats, après l’échec des révolutions de 1848.

1859 : Annexion de la Lombardie par le Piémont, suite aux victoires de Magenta et Solférino. Cavour, premier ministre libéral qui veut unifier l’Italie.

1860 : Soulèvement dans le centre de l’Italie et dans les Etats du pape et la France laisse faire, contre la Savoie et Nice. Ensuite, annexion des régions du Sud au Piémont grâce à Garibaldi.

1861 : Victor-Emmanuel II proclamé roi d’Italie

1866 : Suite à la victoire des Prusse sur l’Autriche, annexion de la Vénétie (qui appartenait à l’Autriche).

20 septembre 1870: Rome est prise, et en 1871, elle devient la capitale de l’Italie.

Les Italiens avaient du s’opposer au Nord, à l’Autriche ; au Centre, aux Etats de l’Eglise ; et au sud, au Royaume des Deux Siciles. Deux problèmes se posent ensuite : les terres irrédentes* et la Question romaine*.

Il faut noter qu’un des germes de ce mouvement nationaliste est la Révolution française. Le nationalisme suppose un certain orgueil, avec la volonté d’agrandir son territoire par persuasion, conquêtes ou autre.

2) les zones de crise

a. Les nations-mutilées

Trois nations se considéraient comme telles, à savoir la France, l’Italie et la Serbie :

- la France qui continue de réclamer la Lorraine et l’Alsace.

- l’Italie qui continue de réclamer les terres irrédentes à l’Autriche.

- la Serbie car la Bosnie et l’Herzégovine ont été annexées par l’Autriche, en 1908. Les Serbes et les Bulgares souhaitaient reconstituer l’Empire qu’ils possédaient au Moyen Age. Les deux n’étant pas possible en même temps.

b. Les nations soumises.

1/ la Pologne : elle a été partagée entre trois puissances (1795-1919) Au Sud Ouest, l’Autriche ; au Nord Ouest, la Prusse ; et à l’Est, la Russie.

2/ les nations Slaves de l’Empire austro-hongrois (nom officiel de 1867 à 1918).

1867 : Compromis entre Autriche et Hongrie. Acte officiel qui va donner un maximum d’autonomie à la Hongrie. C’est un Etat multinational, car c’est un Empire. Celui-ci se composait de 35 millions d’habitants : 9 millions d’Allemand (c-a-d de Suisses, d’Allemands et d’Autrichiens), 6,5 millions d’Hongrois, de 5,5 millions de Tchèques.

On distingue deux types de Slaves : les Slaves du Nord (Tchèques, Slovaques, Polonais et Ruthènes) et les Slaves du Sud (Slovènes, Croates, Serbes et Roumains). Et c’est le peuple Slave qui est le plus nombreux. Les Roumains sont le seul peuple slave à parler une langue romane et cela car sous Trajan, l’Empire romain s’est énormément agrandit et a pris la Dacie (actuelle Roumanie). Les Serbes n’étaient pas seulement dans l’Empire, mais aussi en dehors. Ce qui provoqua un problème car ils rêvaient de réunir tous les Slaves du Sud. Ils y arriveront et la Capitale sera Belgrade. François Ier, prénommée François II avant, fut le premier empereur d’Autriche.

Les Hasbourgs hésitèrent longtemps sur la question du comment gouverner. Ils hésitèrent entre centralisation et fédéralisme. C’est-à-dire de soit unifier, centraliser, au nom de la raison avec une organisation plus efficace. Ou alors de donner un maximum d’autonomie aux régions.

Ils n’optèrent finalement pour aucun des deux mais pour une sorte de dualisme austro-hongrois : un maximum d’autonomie avec la Diète, pour les Hongrois. Cela ramènera des problèmes car ces derniers vont dominer ceux qui ne sont pas Hongrois et qui sont sur leur territoire. Cela ranima alors les problèmes nationalistes et provoqua aussi un élan de xénophobie entre le Slave et l’Allemand. ---(Jalousie de la part des Slaves)

3/ les nationalistes irlandais. L’île avait été progressivement conquise par les Anglais, puis les Ecossais. Ces derniers faisaient en sorte de mettre un maximum des leurs afin d’être majoritaire sur l’île. Après Henry VIII, il y eut de gros problèmes religieux suite à sa volonté d’imposer l’anglicanisme à une île profondément catholique. Par le Home Rule (1893 ; 1912) ils obtinrent une certaine autonomie. Mais pour certains irlandais ce n’était pas encore suffisant.

1916 : Pâques sanglantes. Rébellion du peuple contre l’occupant britannique.

c. Les nations insatisfaites.

1. Les peuples balkaniques.

Mélange énorme d’ethnies, de culture,… Ici, apparaît la Question d’Orient*. L’Autriche qui fut assiégée par les Turcs à la fin du XVIe et aussi du XVIIe, sortie vainqueuse les deux fois. A partie de la fin du XVIIe, recul progressif de l’Empire Ottoman vers l’Asie en libérant de plus en plus les peuples slaves, qui eux aussi voudront alors conquérir les autres. L’Empire Ottoman était surnommé par le Tsar « l’homme malade ». Ainsi, la Russie souhaitait se diviser l’Empire entre grandes puissances. Seulement, la France et la Grande-Bretagne n’étaient pas de cet avis car les deux puissances possédaient des facilités avec l’Empire, et se situaient trop loin pour qu’un partage soit intéressant pour elles. Pour la France, c’était Napoléon III Bonaparte (1851-1870) qui était sur le trône.

1853 : Guerre de Crimée. Les Russes étaient prêts à écraser les Turcs, mais les Anglais et les Français volèrent au secours de l’Empire.

2. Les Juifs.

Sioniste-Sion* : Nom biblique de Jérusalem. Etablissement d’un Etat Juif en Palestine. (Question palestinienne*).

On ne peut pas parler d’antisémitisme avant le XIXe, mais bien d’antijudaïsme. C’est-à-dire une certaine hostilité non raciste vis-à-vis des Juifs. On leur faisait grief à cause de leur mauvaise intégration, de leur appartenance culturelle, religieuse, etc.

Fin du XIXe, ces griefs se multiplient et on leur reprochera même leur race. Cela aboutira donc au racisme et à l’antisémitisme. Cette Nation, suite à la diaspora* se retrouvait un peu partout dans le monde.

Diaspora* : Dispersion suite à des persécutions (ex : exil à Babylone, répression des révoltes Juives par les romains, en 70 puis en 135, car ceux-ci mettaient en danger le pouvoir romain).

1349 : Epidémie de peste. Le Juif devient le bouc-émissaire. En effet, ceux-ci sont reconnus coupables d’avoir un rôle dans cette épidémie.

Recrue des sens … ?

1/ Révolution française qui va exacerbée le sentiment nationaliste. Emancipation des Juifs (fin XVIIIe et Révolution française). Mouvement libéral qui va « libérer » les Juifs. Mouvement profondément anticléricale. Donc opposition aux catholiques, d’où les griefs de ceux-ci aux Juifs.

2/ Révolution industrielle et à nouveau émancipation. Certains Juifs vont édifier d’énormes fortunes. D’où les scandales dû aux jalousies. On leur avait interdit beaucoup de domaines d’activités. Ainsi il ne restait principalement que le domaine de la finance, car celui-ci n’était pas très intéressant à l’époque. Par la suite, les Juifs ont réussi à faire fructifier ces domaines d’où leur fortune. Un des reproches fait aux Juifs étaient le fait que certains pratiquaient l’usure (prêt d’argent qu’il faut rembourser avec des intérêts exhorbitants)

3/ Nationalisme

La science se développe considérablement et des études sont faites. Il en découle alors une hiérarchie des « races ». Certains peuples avaient fait leur preuve, ainsi que de bonnes choses pour les autres, etc… Ceux –ci étaient donc considérés comme des peuples supérieurs, au sommet de la hiérarchie (ex : Grèce, Inde,…). Tandis que d’autres étaient considérés comme inférieurs, voire dangereux.

En Russie, on constata qu’après l’arrivée de la Révolution industrielle, le pays tentait de se hisser et de s’en sortir. Mais des crises, des réclamations, des problèmes de nationalités, éclataient un peu partout. Le Juif devint alors, en cette période de crise, le bouc-émissaire. La police fermait les yeux sur ce qu’il se passait contre eux car c’était une manière de dévier les révoltes : on s’attaquait aux Juifs et non au Tsar. Suite à la persécution, on leur cherche un lieu (Palestine) d’où le sionisme.

b. Rivalités d’impérialismes*.

1.Les grandes puissances.

a) Grande-Bretagne : premier empire colonial du monde, et qui redoute bien entendu la concurrence (France, principalement en Afrique). ATLAS p.104 et 110 La Lybie reste un Etat-tampon* entre les colonies britanniques et françaises. Bientôt, une nouvelle puissance colonisatrice arrivera : l’Allemagne (comme pour son unification, elle arrivera plus tardivement). Elle prit pied en Turquie, et cela ne plût évidemment pas à Londres. De plus, l’Allemagne entretenait de bonnes relations avec Constantinople et obtient une voie ferrée de Berlin au golfe persique. Ensuite, étant en Turquie, qui est la route vers les Indes, ils se situaient tout près de l’Irak, tandis que la révolution pétrolière se préparait. La Grande-Bretagne commença à avoir tellement peur, qu’elle commença à faire des promesses aux arabes. ATLAS p.128

La flotte britannique est également la première flotte au monde. Mais là aussi les Allemands commencèrent à faire du bon travail. On craint alors une hégémonie allemande. Tandis que la Grande-Bretagne a toujours tout fait pour combattre l’avènement d’une « super » puissance. (Ex : Guillaume III d’Orange, roi d’Angleterre, fera partie des grands opposants de Louis XIV. Ce sont également les Anglais qui s’opposèrent à Napoléon).

b) La Russie : C’est une puissance continentale, handicapée par le fait que ses ports sont situés au Nord et sont donc paralysés par les glaces en hiver. Cet impérialisme va se diriger alors dans deux directions : le Sud et le Sud –Ouest.

Au Sud : Tibet, Afghanistan, Perse. La Russie veut étendre sa domination en profitant du déclin des grandes puissances chinoises, perses et celles de l’empire ottoman. Mais faisant cela, elle se heurta alors au mouvement, en sens inverse, de l’impérialisme britannique.

Au Sud Ouest : La Mer Noire, les détroits et Balkans. Atlas p.102 L’Empire russe cherche à évincer définitivement les Turcs d’Europe. Ils firent pression pendant la guerre afin d’obtenir Constantinople. Ils soutinrent l’émancipation des Balkans au nom de la religion orthodoxe et du nationalisme. Il y avait toujours l’idée de rassembler la totalité des peuples slaves (panslavisme*), afin de les avoir sous son égide. - point de vue religieux : religion orthodoxe. - point de vue ethnique : cousins slaves -> volonté de solidarité.

Les Russes souhaitaient avoir des alliés en Europe. Ils souhaitaient également avoir pied en Mer Noire et de faire la loi dans les Détroits, qui correspondaient au passage entre la Méditerranée et la Mer Noire. Ayant donc pour but d’avoir des débouchés portuaires en Méditerranée et plus spécialement en hiver, car les ports russes étaient paralysés par le gel. Mais ils rencontrèrent un problème et se heurtèrent aux intérêts de l’Empire ottoman et contrecarrèrent les Autrichiens, qui allaient dans le même mouvement que les Allemands.

On constata alors la protection des catholiques >< aux orthodoxes. Les peuples étaient obligés de s’entendre, vu que tout le monde était les uns sur les autres. Mais cela n’intéresse pas les grandes puissances impérialistes, elles préfèrent mettre « de l’huile sur le feu » afin d’arriver à s’imposer quelque part.

Jusque 1912, nous sommes toujours dans l’Empire turc en (Thes)salonie. Mais Vienne s’y intéressait également. D’où les guerres balkaniques, impérialismes/ambitions croisées. De plus, la Russie souhaitait se venger de sa double humiliation.

- Guerre de Crimée (de 1853 à 1856). La Russie était prête à écraser les Turcs, mais Paris et Londres allèrent au secours de ceux-ci et firent renoncer la Russie au protectorat des pays balkaniques, la neutralisation de la Mer Noire (demandé par Paris). Tandis que le Détroit des Dardanelles était interdit en temps de paix sans autorisation de la Turquie. Les Russes restèrent dépité face à cela. La Guerre s’acheva par un traité de Paris.

- Au niveau de la Bosnie et l’Herzégovine (annexion en 1908 ?) par l’Autriche, cela leur était resté en travers de la gorge.

c) La France : Riche, investit à l’étranger (en Russie par exemple, c’est en partie grâce aux capitaux français, qu’elle réussit à sortir de ses problèmes suite à la Révolution française). La France souhaitait protéger son énorme empire colonial*, contre l’Allemagne. Le Maroc était un protectorat* (différent de colonie) avec le respect de l’autorité locale mais à qui on prend le pouvoir des relations étrangères (tutelle*).

NB : Le fait de coloniser provoqua entre autre la Révolution industrielle, suite à l’importation massive de matières premières puis transformation et enfin écoulement des marchandises en masse afin de faire du profit, recherche de débouchés pour vendre. Et l’Allemagne cherchait justement ces débouchés. C’est ainsi qu’elle força le passage et il y eut deux crises marocaines en 1905 ? et 1911 ?.

Les Français calmèrent les Allemands, afin de stopper la deuxième crise, par un échange. Ils leur cédèrent le Cameroun.

d) L’Italie : Comme l’Allemagne, elle fit son unification tardivement et arriva donc aussi très tard dans le phénomène de colonisation* (ou colonialisme). Au Nord de l’Italie tendance à l’impérialisme*, c’est-à-dire étendre sa domination. A la clé, irrédentisme car l’Italie n’a toujours pas achevée son unification. Elle fut évincée par la France en Tunisie, en 1881. Pour les Français, après avoir pris l’Algérie, la logique pour eux était la Tunisie. L’Italie réussit à obtenir l’Afrique orientale (Somalie en 1889, l’Erythrée en 1890). Elle voyait également dans les Balkans un axe possible pour son expansion.

e) L’Autriche : Grande puissance impérialiste moderne. Il y eut dans l’Europe de l’Ouest un grand combat entre les chefs de l’Empire(Allemagne) et la France. Tandis que Londres, pour empêcher l’avènement d’une super puissance, pratique une politique de bascule. C’est-à-dire qu’elle se met du côté du plus faible. Les trois grandes puissances de l’Europe étant l’Autriche, la Russie et la Prusse. Ainsi, on assistera à un recul de l’Autriche au Sud et à l’Ouest, à cause des Italiens qui prendront la Vénétie, à la perte des Pays-Bas, et au XVIIIe s., le combat entre chefs de la Prusse. 1866 : raclée de Sadowa. Elle fut évincée à l’Ouest et elle aura tendance alors à se tourner vers l’Est et le Sud Est (Turquie d’Europe). 1879 : alliance avec la duplice. L’Autriche se réconcilia très rapidement avec l’Allemagne, au détriment de la Russie. En effet, les ambitions de l’Autriche rejoignaient celles de l’impérialisme allemand. Elle ambitionna le port grec (de Thessalonie). D’ailleurs, l’Autriche fut déjà soutenue par l’Allemagne lors de l’annexion par cette première de l’Herzégovine et de la Bosnie, en 1908.

f) L’Allemagne : Envie d’expansion et jeune, comme l’Italie, elle souhaite rivaliser avec la flotte britannique, à la recherche de débouchés commerciaux (colonies). Elle avait des liens privilégiés avec Constantinople. Elle se heurta en Afrique à la France. De plus, elle avait des visées vers l’Empire ottoman, ce que Londres n’appréciait pas. 1914 : Un inspecteur allemand devint inspecteur général de l’armée turque, tandis que l’Allemagne savait que la France était en retard du point de vue militaire, de l’armée. L’impérialisme allemand apparaissait comme dangereux à cause du pangermanisme qui avait été le ressort de son unification. Ils avaient l’idée que l’Empire allemand ne se limitait pas aux frontières allemandes. Les pangermanistes affirmaient que le Reich est en phase de croissance et qu’il avait donc droit à un espace vital. Un certain racisme apparaît alors en France et en Allemagne, avec des théories sur l’existence d’une hiérarchie des races. Ainsi que d’un droit naturel, pour ceux qui ont eux la chance et le pouvoir de coloniser, de s’étendre, tandis que ceux qui n’ont pas eu le temps de céder la place aux autres. Idée totalement antichrétienne. Plus tard, montée sur le trône d’un nouveau « kaïser », Guillaume II, qui est un belliciste (qui souhaite la guerre, qui est prêt et s’y prépare).

2. Les impérialismes secondaires.

a) La Serbie : Rêve d’une Yougoslavie, c’est-à-dire du rassemblement des slaves du Sud, sous l’égide de Belgrade.

b) Bulgarie : Pareil, et elle veut retrouver l’Empire qu’elle possédait au Moyen Age.

3. Les Balkans.

Principal champ de bataille des impérialistes. Ensemble des Sud-Est de l’Europe. -> Balkanisation. Guerre balkanique de 1912 à 1913. La Question d’Orient apparaît ici, et concerne les grandes puissances d’Europe (problème de succession, tutelle économique et financière, etc) De 1912 à 1913, on profite que l’Empire ottoman est en guerre avec l’Italie, qui se solde par l’acquisition de la Libye, avec le soutien de la Russie. La Bulgarie et la Serbie s’entendirent pour pousser hors d’Europe les Turcs. En Mai 1913 : défaite des Turcs et traité de Londres. La Turquie garda, malheureusement pour les Russes, le contrôle des détroits, mais céda tout de même beaucoup de territoire. Création de l’Albanie en 1912, à l’issu des guerres balkaniques, ce qui n’arrangea pas la Serbie, et seconde guerre car les vainqueurs (Monte Negro, Grèce, Serbie et Bulgarie) ne sont pas d’accord. La Serbie et la Grèce projetaient de se partager entre elles la Macédoine, sur le dos des Bulgares, qui ne se laisseront pas faire. 1913 : deuxième guerre suscitée par la Bulgarie qui fut évincée du partage de la Macédoine par la Grèce et la Serbie. Ils seront battus par les Roumains qui voulaient reprendre le Sud de Dobronga ainsi que par les Turcs qui voulaient se venger et reprendre pied en Europe. Ils y arriveront et conserveront la région d’Andrinople (= Edirne) en Thrace orientale. Mais ce fut tout ce qu’il resta de Turquie d’Europe (= Roumélie). 10 août 1913 : traité de Bulgarès.

Conséquences de ces guerres bulgares : les Serbes nationalistes bombent le torse. L’impérialisme sort renforcé. Les Bulgares vont s’allier aux ennemis des Serbes dans la guerre mondiale, c’est-à-dire, aux Allemands.

c)La perspective d’une guerre comme échappatoire à des difficultés internes.

-> La Russie et l’Autriche-Hongrie. Il y avait de nombreux problèmes dans l’Europe de l’Est. Ex : - problèmes de nationalités en Russie, se composant des pays baltes, des Polonais et des Finlandais. - problème d’agitation, révolutionnaire ou nationaliste depuis 1905 (Révolution en Russie) + deux Révolutions en 1917. En 1905, fin de la guerre contre le Japon qui gagna. La Russie, après cela n’était donc toujours pas remise de sa défaite. - problème aussi dans l’Empire austro-hongrois qui était également des problèmes nationalistes. Concerne en partie les Serbes situés à l’intérieur et à l’extérieur de l’Empire. Une guerre contre eux semblait donc résoudre les problèmes. De plus, poussée vers le Sud-Ouest pour des débouchés thessaloniques. Certains virent dans la première guerre mondiale une possibilité pour résoudre ces problèmes internes (comme Vienne et Saint-Petersbourg. C’était une tentation de donner un dérivatif aux problèmes internes. Mais il fallait que cette guerre soit brève gagnante. Mais ce ne fut pas le cas bien que la Russie se trouva dans le camp des vainqueurs.

! Différence entre les Allemands du Sud et du Nord. Au Sud, ils étaient plus catholiques, romanisé et détestaient le militarisme russe, tandis qu’au Nord, protestants. Le seul moyen de les rassembler était de «casser du Français ». La guerre était semblait donc une solution aux problèmes internes.

d) L’effondrement du système bismarckien. (ATLAS 112)

Bismarck était chancelier de Prusse et devient chancelier du Reich, quand le IIe Reich fut proclamé à Versailles.

Système bismarckien : construction diplomatique que Bismarck a mit sur pied, a échafaudé.
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