Présentation générale de l’édition





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Métiers de l’édition

  1. Présentation générale de l’édition



  1. Définition de l’édition

L’éditeur est un relais entre l’auteur et le lecteur. C’est un professionnel qui va coordonner différents autres professionnels de façon à venir toucher un lecteur.
Un éditeur a des comptes à rendre, une entreprise à faire tourner. Il doit donc choisir des manuscrits, mais pas uniquement ceux qu’il souhaite, également ceux qui correspondent à un certain public, un lectorat donné. Il engage des capitaux pour publier un écrit, à ses risques et péril.
Il y a donc bien une dimension économique et une notion de coordination.

  1. Evolution

- On note une internationalisation des échanges, avec une diffusion massive des succès dans les pays. On use de la publicité (comme pour Harry Potter), on traduit les ouvrages (mais pour cela les pays doivent acheter des droits). Grâce à internet, on peut accéder à un livre en version originale, ou rares.
Il y a des rachats de groupes de librairies par d’autres. Les investisseurs sont surtout Français et Européens.
On imprime de plus en plus en Chine ou en Europe de l’Est, à cause des coups de main d’œuvre, notamment pour les livres jeunesses où il faut rajouter des petits bouts de tissus, de carton etc.
- On fait aujourd’hui face à une révolution numérique qui ne cesse d’évoluer. On a créé les liseuses qui servent essentiellement à la lecture des livres, mais aussi des tablettes. Il y a certains livres qui n’existent plus en version papier. Quand on achète un contenu numérique, il peut disparaître de l’endroit où l’on a stocké le fichier et là on est bien embêté.
- Des éclatements et concentration : Des groupes fusionnent, se rachètent les uns les autres pour former de plus grands groupes et résister à l’économie (Gallimard vient de racheter Flammarion).
- La crise. Virgin et HMS viennent de déposer le bilan par exemple. Mais dans l’édition, quand il y a une crise économique, elle n’est pas aussi forte que dans les autres domaines. Cependant, il en va de même pour les booms économiques. C’est donc un domaine relativement stable.
Quand il y a la crise, les familles ne partent pas en vacances, ils préfèrent lire par exemple. Lorsque le budget loisir est resserré, les livres sont gagnants.

  1. Statistiques

- Chiffre d’affaire et production de l’édition française, il est de 2,8 milliards d’euros. On a parmi tout ça 4 à 5% de cession de droits : l’éditeur peut céder des droits dans le cas des traductions (l’éditeur du pays d’origine vend des droits au pays acheteur), dans le cas des produits dérivés (films, goodies etc.) En 2011 on était à 41900 titres différents publiés en France.
Quand un éditeur publie un livre, il faut qu’il soit mis en valeur, pour qu’il ne soit pas noyé parmi tous ces ouvrages. En plus de tout cela, on a des réimpressions de livres qui ont déjà marchés, environ 39300 (chiffres de 2011). Il y a 450 millions de livres vendus en 2011, mais il y en a eu 620 millions de produits (on ne parle là que des livres papier).
Tous ces livres en trop sont soit stockés, soit détruits, soit revendus, car ils prennent de la place, et donc de l’argent car il faut louer des entrepôts.
On estime qu’il y a environ 10 000 salariés dans l’édition aujourd’hui (à savoir qu’il y en a qui ne sont pas répertoriés car ils font deux métiers, comme libraire et éditeur).
Le tirage moyen par titre baisse d’année en année, car il y a de plus en plus de titres.
Quelques chiffres sur l’édition numérique en 2011 : Il y avait environ 56,8 millions d’€ qui provenaient de l’édition numérique, mais rien ne sert de retenir ces chiffres-là, ils ont bien trop évolués.
Il y a des pays comme les USA, le Japon et la Corée qui sont très en avance par rapport à nous. Les gens s’intéressent plus aux textes à lire sur l’ordinateur, ce n’est alors plus de la lecture plaisir, mais de la lecture de travail, d’efficacité.
S’il y a autant de livres produits chaque année, c’est parce que l’industrie culturelle est toujours en croissance, mais aussi parce qu’il y a beaucoup de gens qui écrivent et cherchent à se faire publier, et enfin parce que lorsque l’on met un livre en place, l’éditeur facture le livre au libraire, et si ce dernier le vend pas, il le renvoie à l’éditeur qui devra alors revendre un nouveau livre pour renflouer sa trésorerie.

  1. Particularités de l’édition Française

On a connu la hausse de la TVA qui a influé sur les prix des livres
- Une multitude d’éditeurs dominée par l’édition parisienne. Les auteurs sont en majorité parisiens, puis la presse et les médias sont parisiens également. Les prismes sont aussi sur Paris, ce qui évite les frais de transport et facilite les liens avec les libraires.
- Investissements des étrangers. Les européens investissent énormément aux USA, mais aussi entre eux.
- Des secteurs forts, comme la jeunesse et la BD, ce qui fait augmenter les prix malheureusement. Il y a de plus en plus d’innovation dans ce domaine.
- Prix fixe avec la loi Lang (mise en place en 1982, qui dit qu’un livre est au même prix dans toutes les librairies. Cela permet d’éviter toute concurrence entre librairies, de renvoyer les clients d’une librairie à l’autre quand un ouvrage est épuisé à un endroit, de préserver les petites structures pour éviter qu’elles ne se fassent manger par les grosses (Fnac), le client n’a pas à rechercher le moins cher pour acheter un livre. Cependant, les librairies ont le droit d’appliquer des réductions de 5% à leur gré. Il faut savoir que le prix du livre est fixe pendant deux ans, après cela, les libraires ont le droit de solder le livre comme ils le souhaitent. En Angleterre en revanche, il n’y a pas de prix fixe, les libraires font ce qu’ils veulent, et il y a de superbes promotions.
En France, on a donc accès à une plus grande richesse de bouquins, et pas seulement aux Best-sellers comme en Angleterre, on conserve ainsi une richesse éditoriale. Ça permet également à quelqu’un qui habite dans un village d’avoir le livre à un même prix que celui qui habite dans une grande ville.
L'économie de la presse écrite va mal en ce moment : à cause du coût de l’impression et de la diffusion/ distribution. Il y a une tentative de compensation avec les versions numériques des journaux en version payante. → ça devient tout juste rentable.
Les ouvriers du livre cassent le métier. Ex ; un quotidien vendu 1e50 a son prix de revient à 0,60e. Il faut combler en pub mais il y en a de moins en moins.
New-York Times s’effondre à la bourse même si son lectorat se maintient. Il fait face à une grande difficulté.

Il faut beaucoup de clics internet pour rentabiliser .

Pur player site lancé directement sur internet, pas de passerelle avant. → exemple Rue 89, vit avec les ventes dérivées.

On a moins de lecteurs qu'ailleurs car la presse est plus chère. Pour le partage, il faut des accords avec partenaires régionaux.

35000 journalistes en FR en 2012.
600 000 abonnés au site du New-York times.

Un journal doit être vendu deux fois ; au lecteur et aux agents publicitaires. + système de livraison du journal à domicile mais très difficile.

L’express avant la pub représentais 60 % des recettes. Aujourd’hui ; deux fois moins.

Les sites d’info :

  • Par exemple rue 89, 1 million de visiteurs par mois. Médiapart ; 30 journalistes avec un abonnement à 9e par mois, pour 30 000 abonnés. (c'est le seul à vivre avec les articles en eux même)

  • Slate.fr : déclinaison du site américain. Analyse et débat.

  • Concurrence redoutable de google et yahoo. Ils se rémunèrent sur les liens hypertextes.

Lectorat de la presse écrite

On fait des enquêtes pour savoir à qui se destine le journal.

  • Quel genre de publicité pour quel lectorat ?


Dangereux car on va dans le sens du point de vue du lecteur donc plus d’exigence.

Pennel : marre du diktat de l’Audimat donc le site est sans pub mais payant.

XXI e : Revue créée par une journaliste (ancien du figaro) et un éditeur. Ils en ont eu marre des restrictions du nombre de mots […] 61000 exemplaires vendus, succès.
Choix de la vente en librairie. Public relativement jeune. Ils sont hors actualité donc différents.
Ils traitent des sujets auxquels les autres n’ont pas pensé.

Feuilleton : 20% d’articles français. Créneau trimestriel. 80% d’articles étrangers. Papiers littéraires et reportages.

Books : traduction de livres du monde entier.

M Magazine ( le Monde ) : Ils perdaient de l’argent donc magazine créé pour être une pompe à pub de luxe. Public assez large.
Multiplication par 4 de leur chiffre d’affaire et 3 fois plus de lecteur ce jour-là.

Chaque jour, plus de 25 millions lisent un quotidien dont 48% de plus de 15 ans et dont 4 millions lisent un gratuit.
Ouest France ; 2,3 millions de lecteurs, le plus gros, 12 départements.
55 % des lecteurs sont des hommes avec pour âge moyen 50 ans. Avec haut revenu ; niveau post bac.
Les gens changent rarement de journaux.

Les avantages fiscaux

Les aides à la presse ont vu le jour après la libération. Les avantages fiscaux sont :

  • la TVA à 2,1% pour la presse.

  • Subventions pour les transports pour la poste.

  • Réduction d’impôts d'investissements

  • Plans sociaux : exonération des taxes professionnelles.

→ les aides représentent 1,5 milliard d'euros par an.
(Arrivé d’un grand groupe industriel dans la presse par passion.
Lagradère, François Pinnot, Bernard Arnaud ; Hommes d’affaires qui ont racheté. )
Journalistes en France ; Qui sont-ils ? (journalisme.com)

On en dénombre 37 007 en France au 4 Janvier 2011.
Nombre de carte de presse qui diminue aujourd’hui et beaucoup plus de femmes dans les journalistes.
( 45% en 2010 et 22% en 1965 )


Précarité en légère hausse. Aujourd’hui 12 écoles reconnues en France pour devenir journaliste.
1881 ; Loi de la liberté de la presse qui est toujours en vigueur. Mais il y eu des modifications :

  • 1949 : interdiction de publier photos d'enfants.

  • 1990 : interdiction de publier le négationnisme

  • 1992 : Interdiction de produire des propos racistes.

  • 2000 ; Renforcement de la présomption d’innocence.

  • 2008 ; Loi Dati ; protection des sources.


Comment communiquer avec la presse ?

Beaucoup de communiqués de presse.
Les rédactions reçoivent des communiqués de presse : ils sont clairs, pas très longs.

80% des femmes sont attachées de presse, 50% font partie d’institutions, ¼ sont en agence, ¼ sont indépendantes.

Missions de l'attaché de presse :

  • Il doit connaître l’entreprise, le produit.

  • Il pense à informer plus que vendre

  • Il met à jour régulièrement son fichier,

  • Il ne promet pas d’exclusivité, soigne ses revues de presse.

  • Un communiqué de presse doit être court, clair, pas de recto-verso.

Groupes de presse en France


Groupe de presse

Exemple de journaux

Bénéfices

Lagardère

Journal de Mickey, Elle

1,27 milliard d'euros

Hersant Média

La provence, nice matin

700 millions

Socpresse

Figaro

520 millions

Amaury

Parisien, Aujourd'hui en France, Equipe

520 millions

Bayard

OKAPI, Pomme d'api

420 millions

La vie le monde

Telerama, courrier interna.

390 millions

Prismapresse

Voici, Gala, Capital, Femme actuelle, ça m'intéresse, Géo

540 millions

Mondadori

Télé poche, Télé star, Closer, Grazia

340 millions

Ouest France

60 titres de presse régionale. Principal actionnaire de « leboncoin »

1,3 milliard

Roulanter

L'express, Lire, l'Etudiant, Côté maison.

220 millions

Sud Ouest

Mide libre

380 millions

Mutuel + HEBRA

Le progrès, le dauphiné libéré

Non renseigné

Presse quotidienne nationale


Journal

Nombre d'exemplaires

Année de création

Le Figaro

321 101

Non renseigné

Le Monde

292 085

1944

Equipe

285 247

1946

Aujourd'hui en France

170 000

1994

Les échos

119 576

1908

Libération

119 205

1973

La croix

93 586

1883

L'humanité

45 827

1904


Deuxième cours
Il y a 40 000 journalistes en France, et nous comptons de 2000 à 2008 une évolution de 13% de journalistes. Maintenant le chiffre reste stationnaire : il y a un équilibre avec les licenciements dans la presse papier et les recrutements dans la presse web.
Il y a une dizaine d'écoles reconnues en France, qui apportent une certaine sécurité. La sûreté d'être bien formé et donne l'avantage de la carte de presse.
Il existe une formation par alternance : Ecole + journal , alternance pendant laquelle on est payé.

Il y a aussi une télé-préparation payante, ou une prépa égalité des chances qui est ouverte sur critères sociaux.
A Paris, nous avons comme école : CFJ / LIFP / LIPJ / Sciences po école de journalisme / ISSEA.

En Province : CQEJ Strasbourg/ EJCMI Marseille/ EJT Toulouse / ESJ Lille / ICM Grenoble/ IJBA Bordeaux / IUT de Tours / IUT de Lanion
Principes de déroulement de l'examen d'entrée de concours des écoles :


  • Paris Sorbonne : L'école dure deux ans, et n'est accessible qu'après l'obtention d'une licence. Il y a équivalence entre l'école et un master. Le concours comporte un oral et un écrit qui se valent en nombre de points. (différent que pour l'ESJ Lille : les points de l'écrit ne comptent pas à l'oral).

→ L'écrit :

  • Dossier de dépêches AFP à analyser

  • Créativité : synopsis d'enquête.

  • Culture générale : Questions de connaissance

  • Epreuve d'anglais d'un haut niveau.

→ L'oral :

  • Anglais

  • Entretien avec un jury




  • CFJ : école privée qui coûte 3 500 Euros l'année.

→ L'écrit :

  • Epreuve de français : syntaxe, vocabulaire, orthographe (45min)

  • Epreuve d'anglais : la même chose qu'en français

  • synthèse de dossiers : faire un article synthétique (4H)

  • Actualité factuelle : Questionnaire (2H)

  • Sujet d'actualité : rédiger un article sur un des six sujets au choix (2H)

  • Epreuve de créativité (2H)

  • Culture générale (45min)

→ L'oral :

  • Enquête/reportage (12H pour le faire)

  • Trier par ordre d'importance des dépêches.

  • Entretien de motivation




  • IFP

L'écrit :

  • Réflexion sur le monde contemporain (2H)

  • Réflexion sur les médias

  • Epreuve avec questions d'actualité et de culture générale

→ L'oral :

  • Anglais : 1h

  • Reportage (8h : le sujet est donné le matin)

  • Entretien avec le jury.




  • IPJ

→ L'écrit :

  • Maîtrise de la langue française

  • Anglais

  • Sujet de synthèse

  • Questions d'actualité

→ L'oral :

  • Entretien de motivation

  • Allemand/espagnol en option.




  • Science po Paris

L'écrit :

  • Réflexion personnelle

  • langue

  • Question d'actualité

  • critique de l'actualité

→ L'oral :

  • Grand oral : 45 min d'oral de motivation.




  • CQEJ

→ l'écrit :

  • article de société

  • question d'actualité

  • résumer en français un texte d'une langue étrangère.

  • Observation d'un reportages

  • Culture générale.

→ l'oral :

  • Grand Oral




  • ESJ Lille

→ L'écrit :

  • Compte rendu d'un film (coeff 4)

  • Libre propos avec thème imposé (Coeff 4)

  • Questions développées d'actualité (Coeff 3)

  • Synthèse de dossier (n'existe plus dorénavant)

  • Epreuve de langue française

  • Interrogation sur le monde contemporain.

  • Anglais

→ L'oral : (voir aussi le mail envoyé concernant les modalités d'oral)

  • 1er jury : tirage au sort

  • 2e jury : construction du reportage

  • 3e jury : entretien de motivation


Le cursus ESJ
En 1ère année, c'est une formation généraliste sur le web, les médias, et les exercices pratiques. (voir le résultat des premières années sur docpress, arrêt sur image. Il y a un stage de deux mois dans la PQR)
En 2eme année, il y a une spécialisation parmi 3 activités :

  • la radio

  • le web

  • la télévision.


L’édition face à la crise du livre
SOMMAIRE

  1. Introduction.

  2. La centralisation des maisons d’édition.

  1. Actes Sud.

  2. Flammarion.

  1. Les maisons d’édition provenant de groupes de presse.

  1. Ouest France.

  2. Hachette.

  1. Le numérique à la conquête du livre.

  1. L’influence d’Amazon, Google, et Apple.

  2. Le livre papier face à l’e-book.

  3. L’avenir du livre.

  1. Conclusion.

  2. Sources.


I Introduction.

Selon le groupe Gfk, qui est le 4e mondial des sociétés d'études de marché, le livre représente 52% du marché des biens culturels en France. En 2011, le marché du livre a été évalué à 4,3 milliards d'euros, qui est un chiffre stable par rapport à 2010. C'est la littérature qui domine économiquement avec une part de 699,3 millions d'euros en 2011, soit 26,2% du chiffre d'affaires total du marché du livre français.

Notre problématique se portera sur l'évolution de l'édition française de nos jours et la façon dont elle fait face à la crise du livre.

Nous verrons dans une première partie la centralisation des maisons d'édition avec les grandes maisons d'édition qui rachètent les plus petites ; nous prendrons en exemple deux maisons d'édition: Actes Sud et Flammarion. Dans une seconde partie, nous parlerons des maisons d'édition provenant de groupes de presse avec Ouest France et Hachette. Puis, dans une dernière partie, nous étudierons le numérique et sa conquête du livre, avec les influences d'Amazon, Google et Apple dans une première sous-partie ; puis le livre papier face aux e-books, et, dans une dernière sous-partie, nous aborderons l'avenir du livre dans notre société.

II La centralisation des maisons d’édition.

Il existe en France 3 grands groupes éditoriaux : Hachette, Editis et, depuis Septembre 2012, Gallimard. Ils assurent à eux seuls une très grande part de chiffre d'affaire dans le domaine de l'édition française : en 2010, Hachette a fait 2,16 milliards d’euros de chiffres d'affaires ; Editis 753 millions d’euros ; Gallimard 253 millions d’euros en 2011.

Ces trois grands groupes dominent le monde de l’édition en rachetant des petites et moyennes maisons d’édition. Nous allons étudier deux exemples de maisons d'édition : Actes Sud (qui ne fait partie d’aucun de ces groupes là) et Flammarion (qui fait partie du groupe Gallimard).

  1. Actes Sud.

En 1969, Hubert Nyssen et Jean-Philippe Gautier fondent L'Atelier de Cartographie Thématique Et Statistique (ACTES). Afin de diversifier leur production, ils décident d’en faire une maison d’édition en 1977 ; ainsi née Actes Sud. Ce n'est qu'un an plus tard que la marque Actes Sud devient une SARL indépendante de L'Atelier de Cartographie.

Au fil des années, Actes Sud publie beaucoup de livres d'auteurs français et étrangers, dont le premier texte paraît en 1980 : Automne Allemand, de l'écrivain et journaliste suédois Stig Dagerman.

En 1987, Actes Sud reprend la maison d'éditions Papiers, fondée en 1983 par Christian Dupeyron, qui se consacre à la publication de pièces de théâtre. Les pièces de théâtre sont depuis publiées par Actes Sud-Papiers.

Actes Sud reprend beaucoup d'autres petites maisons d'éditions au fil des années :

  • la maison Sindbad en 1995 (fondée par Pierre Bernard).

  • les éditions Errance en 2000.

  • les Editions du Rouergue, Jacqueline Chambon et les éditions Bleu de Chine en 2004.

  • les éditions de L'Imprimerie Nationale et les éditions Thierry Magnier en 2005.

  • les éditions Textuel, Les Liens Qui Libèrent, Editions André Versaille en 2009.

  • La librairie de Marseille, qui se trouve être la plus ancienne de la ville : la librairie Maupetit en 1998.

Actes Sud se diffuse de plus en plus dans toute la France ; beaucoup d'auteurs publiés par la maison d'édition reçoivent des prix prestigieux comme le Goncourt (Laurent Gaudé en 2004 avec Le soleil des Scorta), le prix France Culture (Stolz de Paul Nizon en 1988), le prix Médicis du roman étranger (Paul Auster Léviathan 1993) et même le prix Nobel de littérature remporté par Imre Kertész en 2002.

2. Flammarion.

Les éditions Flammarion on été fondées en 1876 par Ernest Flammarion, qui est connu comme étant celui qui a édité des auteurs tels que Zola, Maupassant ou encore Jules Renard. Flammarion possède des collections comme Garnier Flammarion (créé en 1964), Etonnants Classiques (créé en 1995), et Champs (créé en 1977).

C'est le premier éditeur de livres d'art en France (Collection Les Classiques de l'Art, créé en coédition avec Rizzoli en 1968). Il possède des secteurs divers comme la littérature jeunesse, la littérature étrangère, le théâtre, la poésie, les revues littéraires ou encore le savoir, l'histoire, la philosophie, les beaux-livres et la médecine.

La maison d'édition Flammarion a repris plusieurs maisons d'édition: la maison d'édition Aubier (fondée en 1925 par le romancier et journaliste Fernand Aubier) en 1975, les Editions Arthaud (fondées en 1882) en 1977, et les Editions Climats (créées en 1988) en 2006.

Le groupe Flammarion a lui-même été racheté en septembre 2012 par le troisième groupe éditorial français, Gallimard, qui compte à lui seul onze filiales d'édition, huit filiales de distribution et de diffusion, ainsi que cinq librairies.

III Les maisons d’édition provenant de groupes de presse.

Les grands groupes de presse possédant plusieurs magazines ou journaux sont parfois à la tête de maisons d’édition qui ne connaissent pas la crise. En effet, d’une manière générale, les maisons d’édition provenant des groupes de presse ne semblent pas subir la crise du livre en proposant une large gamme de collections. Voyons de plus près quelques exemples.

  1. Ouest France.

Le groupe de Presse SIPA – Ouest France est un groupe créé en 2002 ; il s’agit d’une société civile française qui est détenue à 100 % par une association dite « loi 1901 » (association à but non lucratif) : l’Association pour le Soutien des Principes de la Démocratie Humaniste. Elle protège SIPA – Ouest France des attaques financières et a été constitué en 1990 autour du journal Ouest France.

Le journal Ouest France est un quotidien régional édité à Rennes depuis 1944 et vendu dans les régions de l’ouest de la France et à Paris ; c’est le journal phare du groupe SIPA – Ouest France. Mais le groupe ne possède pas que ce journal ; il domine en effet plusieurs secteurs d’activités :

  • La presse régionale et thématique (Ouest France, Le Marin, Voiles & Voiliers, …).

  • La presse gratuite ; le groupe est actionnaire majoritaire du groupe d’édition Spir Communication (avec Top Annonces, Logic Immo, 20 Minutes France, …).

  • Le multimédia avec Ouest France Multimédia qui édite et développe au plan national le réseau de sites local MaVille.com notamment.

  • L’édition de livres (Ouest France Éditions).

  • La régie publicitaire (Précom).

  • Les stations de radio (Hit West, Radio Cristal).

En ce qui concerne la maison d’édition Ouest France, cette filiale indépendante a été créée en 1975. Elle se place à la trente-quatrième place du palmarès de l’édition française. Ouest France comptabilise pas moins de cent cinquante nouveautés par an, et se défend d’un catalogue de 1800 titres et de plus de 3000 auteurs. Leur ligne éditoriale se spécialise dans le régional autour de nombreux thèmes tels que la cuisine, la culture, les sites touristiques, …

  1. Hachette.

Lagardère est un groupe média dirigé par Arnaud Lagardère. Il est implanté dans une trentaine de pays et se structure autour de quatre branches d’activités : Lagardère Publishing (livre et e-publishing), Lagardère Active (presse, audiovisuel, numérique et régie publicitaire), Lagardère Services (travel retail et distribution), et Lagardère Unlimited (sport et entertainment).

En 1826, Louis Hachette fait l’acquisition de la librairie parisienne Brédif ; ce sera là le point de départ des éditions Hachette qui font partie du groupe Lagardère depuis 1981. Hachette édite des magazines dits grand public (Le Journal Pour Tous, 1855, …) et participe à la publication du Dictionnaire de la Langue Française depuis 1862. Hachette édite aussi la collection Le Livre de Poche depuis 1953 qui est leader sur le marché du livre de poche.

Avec un chiffre d’affaires annuel de deux milliards d’euros, Hachette est le premier éditeur en France et le deuxième en Espagne ; il est également à la sixième place dans le classement des principaux conglomérats d’édition.

IV Le numérique à la conquête du livre.

Depuis une dizaine d’années, une vague numérique balaye le monde ; tout est numérisé aujourd’hui. Le monde de l’édition connait lui aussi cette révolution, avec l’apparition du livre numérique. Voyons quelles entreprises dominent le marché, ce que vaut vraiment l’e-book, et interrogeons nous sur l’avenir du livre.

  1. L’influence d’Amazon, Google et Apple.

En novembre 2007, l’entreprise de commerce électronique Amazon.com lance son propre lecteur de livres numériques : le Kindle. Par la suite, le lecteur sera décliné sous forme d’application pour ordinateur, iPhone ou téléphones Android ; cela permet de lire des livres électroniques sur différentes plateformes. Le site vend plus de livres numériques que de livres papiers depuis 2010.

Apple possède, sur sa plateforme de téléchargement iTunes, une bibliothèque comprenant des milliers de livres (bibliothèque qui ne cesse de s’agrandir) ; leur créneau étant de permettre à l’usager d’emporter sa bibliothèque partout avec lui, et de pouvoir la numériser sur tous ses appareils Apple.

La firme américaine a cependant été accusé d’avoir fait grimper les prix des livres numériques pour prendre une commission plus grande sur les ventes ; il s’agit du « modèle d’agence », contrat initié par Steve Jobs en 2009, liant Apple à 5 maisons d’édition.

Google Books est un service en ligne fourni par l’entreprise Google. Lancé en décembre 2004, ce service dispose de moyens financiers et techniques considérables afin de numériser un maximum de livres dans le monde.

Aujourd’hui, c’est un outil de recherche, un moyen de consulter des livres en ligne ou sur appareil électronique, et un moyen de télécharger des ouvrages libres de droits. De nombreuses universités se sont associées avec Google Books pour numériser des millions de livres

Certaines grandes maisons d'édition investissent le marché grandissant du livre électronique et du support numérique de lecture. Google Books et Apple négocient des accords de licence afin de pouvoir numériser une partie des catalogues ; tandis que les éditeurs classiques se lancent dans la production de fichiers numériques, directement utilisables sur certains supports de lecture.

Le livre numérique est un phénomène qui se développe de plus en plus ; le consommateur, avide de mobilité, cherche le côté pratique : pouvoir stocker sa bibliothèque entière dans un seul petit objet électronique. De plus, les livres électroniques sont, en moyenne, 25 à 30 % moins chers que ceux en papier.

  1. Le livre papier face à l’e-book.

L’e-book, ou livre numérique, désigne un livre (ou contenu) sous forme numérique. Il peut être lu sur un e-Reader qui est un appareil ou tablette de lecture numérique, qui est aussi connu sous le nom de liseuse. Ces liseuses sont entrées sur le marché français en 2008.

Le livre numérique offre beaucoup d'avantages par rapport au livre papier :

  • Le gain de place. Une liseuse peut contenir beaucoup de livres ; on peut mettre notre bibliothèque personnelle dans une seule tablette numérique que l'on peut emmener partout.

  • La facilité de consultation de textes originaux ou anciens. On peut désormais numériser des œuvres anciennes comme de vieux manuscrits datant de plusieurs siècles. Cela peut permettre à plus de personnes de les consulter sans abîmer l'original.

  • Le confort de lecture est similaire à celui du livre papier.

  • L'autonomie d'une batterie de liseuse est très longue.

  • Le prix des e-books est plus bas que celui des livres papiers. Certains éditeurs créent de nouvelles collections d'e-books comme la collection Les petits polars, de la division numérique 12-21. En dehors de ce type de collection, on peut voir que les prix des romans est aussi plus bas en version numérisée qu'en version papier.

Mais il a aussi quelques défauts non négligeables :

  • Le coût de fabrication du livre numérique reste élevé car il réunit plusieurs frais ; celui de la numérisation, de la conversion, du stockage, de la recréation, des recherches de droits, ...

  • Bien qu'il soit actuellement en baisse, le taux de la TVA du livre numérique reste plus important que celui du livre papier (19,6% à ses débuts puis 7% depuis le début de l'année 2012 et il passera à 5,5% à partir du 1er Janvier 2013). Ce taux sera le même que celui du livre papier en 2013.

  • Le risque de piratage d'œuvres numérisées est important. Beaucoup d'œuvres peuvent être téléchargées illégalement sur internet et contrefaites.

  • L'investissement dans une liseuse. En moyenne, cela coûte entre 55€ et 150€.

  1. L’avenir du Livre.

Après toutes ces considérations, qu’en est-il de l’avenir du livre dans un monde où tout change et bouge constamment ?

On peut voir que, pour l’instant, le livre numérique et le livre papier tentent, tant bien que mal, de cohabiter ensemble ; et cela semble prometteur.

L’univers de l’édition papier ne semble pas subir de crise, puisque les grosses maisons d’éditions enregistrent des chiffres d’affaire impressionnants, et qu’elles rachètent également les plus petites.

De plus, l’univers de l’édition numérique connait en ce moment ses plus beaux jours, malgré la bataille que se livrent les éditeurs et les libraires à ce sujet.

Enfin, qu’il soit numérique ou de papier, le livre se vend et se vend même très bien ; les auteurs sont aujourd’hui plus riches que jamais, et les gens lisent toujours autant. Dans ce monde technologique, la littérature a toujours sa place de choix, et a un bel avenir devant elle.

V Conclusion.

Pour conclure, nous pouvons dire que nous nous sommes interrogés sur le monde l’édition et sur la crise qu’elle subit en ce moment.

Nous avons vu que la crise ne touche pas les grands groupes éditoriaux tels que les groupes de presse et les grandes maisons françaises ; tous brassent beaucoup d’argent et font vivre le domaine du livre. De plus, l’édition numérique n’ajoute que des conflits au sein du monde littéraire ; il s’agit de numériser tout ce qui nous entoure, il était donc logique que la littérature passe, elle aussi, à la trappe. Son avenir ne semble pas entaché ; celui du livre papier est également sur de bonnes voies.

Nous aurions pu nous interroger sur la crise du disque, qui va notamment pousser la Fnac à fermer son rayon musique d’ici quelques années, et qui présage un avenir sombre pour le monde de la musique.

VI Sources.

Sources internet :

  • Wikipédia (sources vérifiées).

  • EditionsOuestFrance.eu

  • Slate.fr (article sur le coût des livres numériques).

  • Le-livre-numerique.fr

  • Actes-sud.fr

  • EditionsFlammarion.flammarion.com

Sources littéraires :

Les 100 Mots de l’Édition de Serge Eyrolles, édition Pu, collection Encyclopédique « Que sais-je ? » (2009).
- Le monde passe a 1.8 et devient le quotidien le plus cher (volonté d’investissement + augmentation des couts de distribution)

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