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pousser les éléments actifs des zemstvos à aban­donner les discours anodins pour des paroles fermes soit une «surestimation de l'idéologie»? S'imaginent-ils que les ou­vriers peuvent «accumuler des forces» pour la lutte contre l'absolutisme s'ils ne connaissent pas l'attitude de l'absolutisme également envers le zemstvo? Encore une fois on ne saurait le dire. Une chose est claire, c'est que les auteurs n'ont qu'une idée très vague des tâches politiques de la social-démocratie. Cela ressort avec encore plus de clarté de la phrase que voici:

«Telle est également (c'est-à-dire «voilant aussi les antagonis­mes de classe») l'attitude de l'Iskra envers le mouvement des étudiants.» Au lieu d'exhorter les ouvriers à affirmer par une manifestation publique que le véritable foyer de violences, d'arbitraire et de frénésie n'est pas la jeunesse universitaire, mais le gouvernement russe (Iskra N° 2**), nous aurions dû, vraisemblablement, publier des développements inspirés de la Rabotchaia Mysl! Et ce sont ces opinions-là qu'émettent des social- démocrates en automne 1901, après les événements de février et de mars, à la veille d'un nouvel essor du mouvement d'étudiants, essor qui montre bien que, dans ce domaine aussi, la protestation «spontanée» contre l'autocratie prend le pas sur la direction consciente du mouvement par la social-démocratie. L'impulsion instinctive qui pousse les ouvriers à intercéder en faveur des étudiants passés à tabac par la police et les cosaques prend le pas sur l'activité consciente de l'organisation social­-démocrate! «Cependant, dans d'autres articles, continuent les auteurs de la lettre, l'Iskra condamne sévèrement tout compromis et prend la défense, par exemple, du comportement intolérable des guesdistes.» Nous conseillons à ceux qui soutiennent d'or­dinaire, avec tant de présomption et de légèreté, que les diver­gences de vues parmi les social-démocrates d'aujourd'hui ne sont pas, parait-il, essentielles et ne justifient pas une scission, - de méditer sérieusement ces paroles. Les gens qui affirment que l'effort que nous avons fourni est encore ridiculement insuffisant pour montrer l'hostilité de l'autocratie envers les classes les plus diverses, pour révéler aux ouvriers l'opposition des catégories les plus différentes de la population à l'auto­cratie,-ces gens peuvent-ils travailler utilement dans une même organisation avec des gens qui voient dans cette tâche «un compromis», vraisemblablement un compromis avec la théorie de la «lutte économique contre le patronat et le gou­vernement »?

Nous avons, à l'occasion du quarantième anniversaire de l'émancipation des
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* Entre ces articles, l'Iskra (No 3) a publié un article spécial sur les antagonismes de classe dans nos campagnes. (Voir V. Lénine: « Le parti ouvrier et la paysannerie », Oeuvres, tome 4( N. R.)
** Voir V. Lénine: "Enrôlement forcé de 183 étudiants", Œuvres, tome 4. (N. R.)
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paysans, parlé de la nécessité d'introduire la lutte de classes dans les campagnes (N° 3)* et, à propos du mémoire secret de Witte, de l'incompatibilité qui existe entre l'autonomie administrative et l'autocratie (N° 4); nous avons, à propos de la nouvelle loi, attaqué le servage des propriétaires terriens et du gouvernement qui les sert (N° 8)**, et acclamé le congrès illégal des zemstvos, en encourageant les éléments des zemstvos à abandonner les démarches humiliantes pour passer à la lutte (N° 8)***; nous avons encouragé les étudiants qui commençaient à comprendre la nécessité de la lutte politi­que et l'ont entreprise (N° 3) et, en même temps, nous avons fustigé «l'inintelligence outrancière des partisans du mouve­ment «exclusivement estudiantin, », lesquels exhortaient les étu­diants à ne pas participer aux manifestations de rue (N° 3, à propos du message du Comité exécutif des étudiants de Mos­cou, du 25 février); nous avons dénoncé les «rêves insensés», le «mensonge et l'hypocrisie» des fripons libéraux du journal Rossia` (N° 5) et en même temps nous avons signalé la violence avec laquelle «on réglait leur compte à de paisibles littérateurs, à de vieux professeurs et savants, à des libéraux notoires des zemstvos» dans les chambres de torture du gouvernement. (N° 5: «Un raid de police contre la littérature»); nous avons révélé le sens véritable du programme de «la sollicitude de l'État pour le bien-être des ouvriers» et salué l'«aveu précieux»: «il vaut mieux par des réformes d'en haut prévenir les reven­dications d'en bas que d'attendre ces dernières» (N° 6)****; - nous avons encouragé les statisticiens protestataires (N° 7) et blâmé les statisticiens briseurs de grève (N° 9). Voir dans cette tactique un obscurcissement de la conscience de classe du prolétariat et un compromis avec le libéralisme, c'est montrer qu'on ne comprend absolument rien au vrai sens du programme du Credo et de facto appliquer précisément ce programme, qu'on a beau répudié! En effet, par là même, on entraîne la social-démocratie à «la lutte économique contre le patronat et le gouvernement», et l'on baisse pavillon devant le libéralisme en renonçant à intervenir activement et à définir son attitude, son attitude social-démocrate, dans chaque question «libérale».
f) ENCORE UNE. FOIS « CALOMNIATEURS »,

ENCORE UNE FOIS « MYSTIFICATEURS»
Ces amabilités appartiennent, le lecteur s'en souvient, au Rabotchéié Diélo, qui répond ainsi à notre accusation portée contre lui de «préparer indirectement le terrain pour faire du mouvement ouvrier un instrument de la démocratie bour­geoise». Dans la simplicité de son coeur, le Rabotchéié Diélo a décidé que cette accusation n'était qu'un procédé de polé­mique. Ces méchants dogmatiques, a-t-il pensé, ont pris le parti de nous débiter toutes sortes de choses désagréables; or, que peut-il y avoir de plus désagréable que d'être l'instrument de la démocratie bourgeoise? Et d'imprimer, en gros carac­tères, un
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*Voir V. Lénine: « Le parti ouvrier et la paysannerie», Œuvres, terne 4. (N. R.)

** Voir V. Lénine: « Les ultra-réactionnaires à l'œuvre », Œuvres, tome 5. (N. R)

*** Ibidem

**** Voir V. Lénine: «Un aveu précieux", Oeuvres, tome 5. (N. R.)

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«démenti»: «calomnie non déguisée» (Deux congrès, p. 3o), «mystification» (p. 3I), «mascarade» (p. 33). Comme Jupiter (quoiqu'il ne lui ressemble guère), le Rabotchéié Diélo se fâche précisément parce qu'il a tort, et, par ses injures hâtives, il prouve qu'il est incapable de saisir le fil de la pensée de ses adversaires. Et cependant, il n'est guère besoin de réfléchir longuement pour comprendre la raison qui fait que tout culte de la spontanéité du mouvement de masse, tout rabaissement de la politique social-démocrate au niveau de la politique trade-unioniste, revient justement à préparer le ter­rain pour faire du mouvement ouvrier un instrument de la démocratie bourgeoise. Par lui-même, le mouvement ouvrier spontané ne peut engendrer (et n'engendre infailliblement) que le trade-unionisme; or, la politique trade-unioniste de la classe ouvrière est précisément la politique bourgeoise de la classe ouvrière. La participation de la classe ouvrière à la lutte politique et même à la révolution politique ne fait nullement encore de sa politique une politique social-démocrate. Le Rabotchéié Diélo s'aviserait-il de nier cela? Ne s'aviserait-il pas enfin d'exposer devant tout le monde, ouvertement et sans dérobades, sa conception des problèmes angoissants de la social-démocratie internationale et russe? - Oh non, il n'aura jamais l'idée de rien d'approchant, car il s'en tient fermement au procédé qui fait qu'il «juge n'être pas à même ». Ne me touchez pas, je n'y suis pour rien. Nous ne sommes pas des économistes; la Rabotcbaïa Mysl, ce n'est pas l'économisme; l'économisme en général n'existe pas en Russie. C'est là un procédé remarquablement habile et «politique», qui n'a qu'un seul petit inconvénient, c'est qu'on a l'habitude de donner aux organes de presse qui le pratiquent le surnom de «plaît-il? ». Pour le Rabotchéié Diélo, la démocratie bourgeoise en général n'est en Russie qu'un «fantôme » (Deux congrès, p. 2)*: Heureux hommes! Comme l'autruche, ils se cachent la tête sous l'aile et s'imaginent que tout ce qui les entoure a disparu. Des publicistes libéraux qui, chaque mois, annoncent triom­phalement que le marxisme se désagrège ou même a disparu, des journaux libéraux (St-Pétersbourgskié Viédomosti, Rouss­kié Viédomosti54 et beaucoup d'autres) où l'on encourage les libéraux qui portent aux ouvriers la conception brentanienne de la lutte de classes55 et la conception trade-unioniste de la politique, la pléiade des critiques du marxisme, critiques dont les tendances véritables ont été si bien révélées dans le Credo et dont la marchandise littéraire circule seule, sans tribut ni taxe, à travers la Russie, la recrudescence des tendances révo­lutionnaires non social-démocrates, surtout après les événe­ments de février et de mars, tout cela est peut-être un fantôme? Tout cela n'a absolument aucun rapport avec la démocratie bourgeoise!

Le Rabotchéié Diélo, de même que les auteurs de la lettre économiste, dans le N° 12 de l'Iskra, devraient bien «se deman­der pourquoi les événements du printemps ont provoqué une telle recrudescence des tendances révolutionnaires non social-­démocrates, au lieu de renforcer l'autorité et le prestige de la social-démocratie ». La raison, c'est que nous n'avons pas été à la hauteur de notre tâche, que l'activité des masses ou­vrières a dépassé la nôtre, que nous n'avons pas eu de diri­geants et d'organisateurs révolutionnaires suffisamment pré­parés, connaissant parfaitement l'état d'esprit de toutes les couches d'opposition et sachant prendre la tête du mouvement, transformer une manifestation spontanée en manifestation politique, en élargir le caractère politique, etc. Tant qu'il en sera ainsi, les révolutionnaires non social-démocrates, plus souples, plus énergiques, exploiteront nécessairement notre retard, et les ouvriers, quelles que soient leur énergie et

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* On invoque ici "les conditions concrètes russes, qui poussent fatale­ment le mouvement ouvrier dans la voie révolutionnaire". Les gens ne veulent pas comprendre que la voie révolutionnaire du mouvement ouvrier peut encore ne pas être la voie social-démocrate! En effet, toute la bourgeoisie occidentale sous l'absolutisme "poussait", et poussait à bon escient, les ouvriers dans la voie révolutionnaire. Nous, social-démocrates, ne pouvons pas nous contenter de cela. Et si nous rabaissons d'une façon ou de l'autre la politique social-démocrate au niveau d'une politique spontanée, trade-unioniste, nous faisons justement par là le jeu de la démocratie bourgeoise.
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leur abnégation dans les combats contre la police et la troupe, quel­que révolutionnaire que soit leur action, ne seront qu'une force de soutien de ces révolutionnaires, ils seront l'arrière-garde de la démocratie bourgeoise, et non l'avant-garde social-démo­crate. Prenez la social-démocratie allemande, à laquelle nos économistes ne veulent emprunter que ses faiblesses. Pourquoi n'y a-t-il pas un seul événement politique en Allemagne qui ne contribue à renforcer de plus en plus l'autorité et le prestige de la social-démocratie? Parce que la social-démocratie est toujours la première à donner l'appréciation la plus révolutionnaire de cet événement, à soutenir toute protestation con­tre l'arbitraire. Elle ne se berce pas d'illusions que la lutte économique incitera les ouvriers à penser à leur servitude et que les conditions concrètes poussent fatalement le mouve­ment ouvrier dans la voie révolutionnaire. Elle intervient dans tous les domaines et dans toutes les questions de la vie sociale et politique: lorsque Guillaume refuse de confirmer un progressiste bourgeois élu maire (nos économistes n'ont pas encore eu le temps d'apprendre aux Allemands que c'est là, à vrai dire, un compromis avec le libéralisme!), et lorsqu'on fait une loi contre les images et les ouvrages « immoraux », et lorsque le gouvernement fait pression pour obtenir la nomina­tion de certains professeurs, etc., etc. Partout les social-­démocrates sont au premier rang, excitant le mécontentement poli­tique dans toutes les classes, secouant les endormis, stimulant les traînards, fournissant une ample documentation pour déve­lopper la conscience politique et l'activité politique du prolé­tariat. Le résultat, c'est que ce champion politique d'avant-­garde force le respect même des ennemis conscients du socia­lisme, et il n'est pas rare qu'un document important des sphères non seulement bourgeoises, mais bureaucratiques et de la cour, parvienne on ne sait par quel miracle dans la salle de rédaction du Voremaerts.

Là est le secret de la «contradiction » apparente qui dépasse le niveau de compréhension du Rabotchéié Diélo au point qu'il se contente de lever les bras au ciel et de clamer: « Mascarade !» Imaginez en effet: nous, le Rabotchéié Diélo, nous mettons au premier plan le mouvement ouvrier de masse (et nous le faisons imprimer en gras!), nous mettons en garde tous et chacun contre la tendance à diminuer le rôle de l'élé­ment spontané; nous voulons conférer à la lutte économique elle-même, elle-même, elle-même, un caractère politique; nous voulons rester en liaison étroite et organique avec la lutte pro­létarienne! Et l'on nous dit que nous préparons le terrain pour faire du mouvement ouvrier un instrument de la démocratie bourgeoise. Qui donc dit cela? Des hommes qui entrent en «compromis» avec le libéralisme, en intervenant dans chaque question «libérale» (quelle incompréhension de la «liaison or­ganique avec la lutte prolétarienne»!), en accordant une si grande attention aux étudiants et même (ô horreur!) aux porte-­parole des zemstvos! Des hommes qui veulent en général consacrer un pourcentage plus grand (par rapport aux écono­mistes) de leurs forces à l'action parmi les classes non prolé­tariennes de la population! N'est-ce point là une « mascarade»?? [Pauvre Rabotcbéié Diélo! Parviendra-t-il jamais à percer le secret de cette savante mécanique?

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IV

LES METHODES ARTISANALES DES ECONOMISTES

ET L'ORGANISATION DES REVOLUTIONNAIRES

Les affirmations déjà examinées plus haut du Rabotchéié Diélo, déclarant que la lutte économique est le moyen le plus largement applicable d'agitation politique, que notre tâche consiste aujourd'hui à conférer à la lutte économique elle-même un caractère politique, etc., reflètent une conception étroite de nos tâches, non seulement en matière politique, mais en­core en matière d'organisation. Pour mener « la lutte écono­mique contre le patronat et le gouvernement», nul besoin d'une organisation centralisée pour toute la Russie (elle ne saurait par conséquent se constituer au cours d'une telle lutte), organi­sation qui grouperait dans un seul assaut commun toutes les manifestations, quelles qu'elles soient, d'opposition politique, de protestation et d'indignation, organisation de révolution­naires professionnels, dirigée par les chefs politiques véritables du peuple entier. D'ailleurs, cela se conçoit. Toute institution a sa structure naturellement et inévitablement déterminée par le contenu de son action. C'est pourquoi, par ses assertions analysées plus haut, le Rabotchéié Diélo consacre et légitime l'étroitesse non seulement de l'action politique, mais encore du travail d'organisation. En l'occurrence, comme toujours, la conscience chez lui s'incline devant la spontanéité. Or le culte des formes d'organisation qui s'élaborent spontanément, le fait d'ignorer combien étroit et primitif est notre travail d'organisation, à quel point nous sommes encore des «rudimen­taires» dans ce domaine important, le fait d'ignorer tout cela, dis-je, est une véritable maladie de notre mouvement. Ce n'est pas une maladie de décadence, c'est évidemment une maladie de croissance. Mais, précisément aujourd'hui que la vague de révolte spontanée déferle, pourrait-on dire, jusqu'à nous, dirigeants et organisateurs du mouvement, ce qu'il faut surtout, c'est la lutte la plus intransigeante contre la moindre tentative de défendre notre retard, de légitimer l'étroitesse en cette matière; il faut surtout éveiller chez tous ceux qui parti­cipent au travail pratique ou s'apprêtent seulement à y parti­ciper, le mécontentement à l'égard du travail artisanal qui règne chez nous et la ferme volonté de nous en débarrasser.

a) QU'EST-CE QUE LE TRAVAIL ARTISANAL?

Essayons de répondre à cette question en esquissant le tableau de l'activité d'un cercle social-démocrate typique entre 1894 et 1901. Nous avons déjà signalé l'engouement général de la jeunesse studieuse d'alors pour le marxisme. Certes, cet engouement visait non seulement et moins le marxisme, com­me théorie, que la réponse
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onnée à la question «que faire?», que l'appel à se mettre en campagne contre l'ennemi. Et les nouveaux combattants se mettaient en campagne avec une préparation et un équipement étonnamment primitifs. Dans nom­bre de cas, il n'y avait presque pas d'équipement et absolument aucune préparation. On allait à la guerre comme des paysans qui auraient à peine quitté la charrue, armés simplement d'un gourdin. Sans liaison d'aucune sorte avec les vieux militants, sans liaison aucune avec les cercles des autres localités, ni même des autres quartiers (ou établissements d'enseignement) de sa propre ville, sans coordination aucune des différentes parties du travail révolutionnaire, sans aucun plan d'action systéma­tique à plus ou moins longue échéance, un cercle d'étudiants entre en contact avec des ouvriers et se met à l'oeuvre. Le cercle développe progressivement une propagande et une agi­tation de plus en plus intenses; il s'attire ainsi, par le seul fait de son action, la sympathie d'assez larges milieux ouvriers, la sympathie d'une certaine portion de la société cultivée, qui lui fournit de l'argent et met à la disposition du «Comité" des groupes toujours nouveaux de jeunes. Le prestige du comité (ou de l'union de lutte) augmente, son champ d'action grandit, et il étend son activité d'une façon tout à fait spontanée: les personnes qui, il y a un an ou quelques mois, prenaient la parole dans les cercles d'étudiants pour répondre à la question: «où aller?»; qui nouaient et entretenaient des relations avec les ouvriers, confectionnaient et lançaient des feuilles volantes, établissent des relations avec d'autres groupes de révolution­naires, se procurent de la littérature, entreprennent l'édition d'un journal local, commencent à parler d'une manifestation à organiser, passent enfin aux hostilités déclarées (et cette action pourra être, selon les circonstances, le premier tract d'agitation, et le premier numéro d'un journal, et la première manifestation). D'ordinaire, ces opérations entraînent dès leur départ l'effondrement immédiat et complet. Immédiat et complet, parce que ces hostilités déclarées n'étaient pas le résultat d'un plan systématique, médité à l'avance et établi à la longue, plan de lutte opiniâtre et durable, mais simplement le développement spontané d'un travail de cercle conforme à la tradition; parce que la police, il va de soi, connaissait pres­que toujours tous les principaux militants du mouvement local, qui avaient déjà «fait parler d'eux» sur les bancs de l'Univer­sité, et que, guettant le moment le plus favorable pour elle d'une descente, elle avait, à dessein, laissé le cercle grandir et s'étendre pour avoir un
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