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226-227. (N. R.)

N. Lénine

lskra" N' 19, ler avril 1902+ Conforme au texte du journal
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NOTES

1-L'ouvrage de Lénine Que faire? (les questions brulantes de notre mouvement ) a entièrement révélé l'origine idéologique de l'opportunisme. II a montré la grande signification de la théorie révolutionnaire et de la conscience socialiste, affirmé le principe fondamental marxiste selon lequel le parti du prolétariat est l'association du mouvement ouvrier avec le socialisme et défini la base théorique des partis marxistes. Les principes théoriques exposés dans Que faire? ont jeté les fondements théoriques du Parti bolchévik.

Le livre a été écrit par Lénine fin 1901-début 1902. Au printemps 1901, Lénine avait déjà envisagé d'écrire ce livre. Dans «Par où commencer­?», écrit en mai 1901, Lénine dit que cet article est l'esquisse du plan qui sera développé dans la brochure Que faire? (voir V. Lénine: Oeuvres, tome 5).

C'est en automne 1901 que Lénine aborde de près le travail sur ce livre. Dans la «Préface à la brochure Documents du Congrès d »uniification » rédigée en novembre 1901 Lénine fait savoir que le travail «est en chantier et paraîtra incessamment» (voir V. Lénine: Œuvres, tome 5). En décembre 1901, dans le n° 12 de l'lskra, Lénine publie un article «En­tretien avec des défenseurs de l'économisme » qu'il appellera plus tard un résumé de Que faire? 11 y écrit: «Nous n'avons pu ici qu'effleurer les questions en litige. Nous consacrons à leur examen détaillé une brochure spéciale, qui paraîtra, nous l'espérons, dans six semaines environ. » (Ibidem) En janvier 1902, Lénine a terminé Que faire? et en février, il a écrit la pré­face à ce livre. Au début de mars 1902, Que faire? paraît à Stuttgart, aux éditions Dietz.

En rééditant en 1907 Que faire? dans le recueil En douze ans, Lénine omet le paragraphe « a » du chapitre 5: «Qui s'est formalisé de l'article ,Par où commencer?. » et annonce dans la préface qu'il publie l'ouvrage « avec de toutes petites omissions, en ne laissant de côté que les détails concernant les rapports d'organisation ou de petites remarques polémi­ques.» (Voir V. Lénine: Oeuvres, tome 13.) En même temps, Lénine ajoutait cinq nouvelles notes en bas de page. P1

2 L'Iskra [L'Étincelle], premier journal marxiste illégal pour toute la Russie, fondé par Lénine en 1900, et qui joua un rôle décisif dans la création d'un parti marxiste révolutionnaire de la classe ouvrière.

Vu l'impossibilité d'éditer un journal révolutionnaire en Russie, à cause des persécutions policières, Lénine, qui se trouvait alors en déportation en Sibérie, imagina un plan détaillé d'édition à l'étranger. Quand sa déportation prit fin en janvier 1900, il entreprit immédiatement la réali­sation de son plan.

Le premier numéro de l'Iskra parut le 24 décembre 1900 à Leipzig; les numéros suivants, à Munich; puis, à partir d'avril 1902, à Londres, et à partir du printemps 1903, à Genève.

La rédaction de l'Iskra était composée de V. Lénine, G. Plékhanov, I. Martov, P. Axelrod, A. Potressov et V. Zassoulitch. A partir du prin­temps 1901, N. Kroupskaïa devint secrétaire de rédaction. Lénine était en fait le rédacteur en chef et le directeur de l'Iskra, consacrant des articles à toutes les questions essentielles de l'édification du Parti et de la lutte de classe du prolétariat en Russie et faisant écho aux événements les plus importants de la vie internationale.


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Dans plusieurs villes de Russie (Pétersbourg, Moscou, etc.) furent fon­dés des groupes et des comités social-démocrates de tendance léniniste-­iskriste.

Les organisations iskristcs se constituaient et travaillaient sous la direction immédiate de révolutionnaires professionnels formés par Lénine: N. Bauman, I. Babouchkine, S. Goussiev, M. Kalinine, etc.

Sur l'initiative de Lénine et avec sa participation directe, la rédaction de l'Iskra élabora le projet de programme du Parti et prépara le IIe Congrès du P. O. S. D. R. qui se tint en juillet-août 1903.

A l'époque de la convocation du Congrès, la plupart des organisations social-démocrates locales de Russie se joignirent à l'Iskra, approuvèrent sa tactique, son programme et son plan d'organisation et la reconnurent comme leur organe dirigeant. Dans une résolution spéciale, le Congrès souligna le rôle exceptionnel de l'Iskra dans la lutte pour le Parti et la proclama organe central du P. O. S. D. R.

Le IIème Congrès confirma la composition de la rédaction qui comprenait V. Lénine, G. Plékhanov et I. Martov. Malgré la décision du Congrès, Martov refusa d'entrer dans la rédaction, et les N° 46 à 51 sortirent sous la rédaction de Lénine et de Plékhanov seulement. Par la suite, Plékhanov se rangea sur les positions menchevistes et exigea la réintégration de tous les anciens rédacteurs mencheviks éliminés par le Congres. Lénine ne put donner son accord, et le 1er novembre 1903, il quitta la rédaction, fut coop­té au Comité central du Parti, et à partir de là engagea la lutte contre les menchéviks-opportunistes. Le N° 52 parut sous la seule rédaction de Plé­khanov. Le 26 novembre 1903, violant la volonté du Congrès, Plékhanov coopta de son propre chef à la rédaction ses anciens rédacteurs mencheviks. A partir du n° 52, les menchéviks firent de l'lskra leur propre organe. « Désorrnais, on parla dans le Parti de la vieille Iskra, de l'lskra léniniste, bolchevique, et de la nouvelle Iskra, de l'lskra menchévique, opportunis­te» (voir Histoire du Parti cornmuniste (bolcbévik) de l'U.R.S.S., chapitre II, section 4).-P. 3.

3-Rabotcbéié Diélo [La Cause ouvrière], revue des «économistes», or­gane, non périodique de l' « Union des social-démocrates russes à l'étranger ». Editée à Genève d'avril 1899 à février 1902 sous la direction de B. Kri­tchevski, A. Martynov et V. Ivanchine. II en parut en tout 12 numéros formant 9 fascicules. Dans des articles publiés dans l'lskra et son livre Que faire?, Lénine a critiqué les vues du Rabotchéié Diélo-P. 4.

4- Rabotcbaia Gazéta [Le journal ouvrier], organe illégal du groupe des social-démocrates de Kiev. II en parut deux numéros: le n° 1 en août 1897, et le n° 2 en décembre (daté de novembre) de la même année. Le ler Congrès du Parti ouvrier social-démocrate de Russie reconnut la Rabotchaa Gazeta comme l'organe officiel du Parti. Après le Congrès, à la suite de la destruction de l'imprimerie par la police et de l'arrestation des membres du Comité central, le 3e numéro du journal, prêt à être im­primé, ne parut point.-P. 4.

5-Lassalliens et eisenachiens, deux partis du mouvement ouvrier alle­mand dans les années 6o et au début des années 70 du XIXe siècle.

Les lassalliens, partisans et adeptes de F. Lassalle, considérant qu'il y a possibilité d'une transformation pacifique du capitalisme en socialisme, grâce aux associations ouvrières épaulées par le gouvernement prussien réactionnaire, prêchaient le remplacement de la lutte révolutionnaire de la classe ouvrière par une lutte pour le suffrage universel et une activité pacifique à l'intérieur du parlement.

Marx et Engels ont critiqué violemment les lassalliens, déclarant que «durant des années, ils furent un obstacle pour l'organisation du prolétariat et finirent par servir purement et simplement d'instrument entre les mains de la police » (voir «Les prétendues scissions de l'Internationale », Oeuvres complètes de K. Marx et E. Engels, tome 18). Marx a condamné les conceptions
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théoriques et la tactique des lassalliens dans sa Critique du programme de Gotha et dans sa correspondance avec Engels.

Les eisenachiens, partisans du marxisme qui se trouvaient sous l'influence idéologique de Marx et Engels, avaient à leur tête W. Liebknecht et A. Bebel. Ils fondent au congrès d'Eisenach, en 1869, le Parti ouvrier social-démocrate d'Allemagne.

Les deux partis se livraient une âpre lutte.

Du fait de l'essor du mouvement ouvrier et de l'accentuation des répressions gouvernementales, les deux partis fusionnèrent en 1875, au con­grès de Gotha, pour ne former qu'un seul Parti ouvrier socialiste d'Allemagne, dont les lassalliens constituaient l'aile opportuniste.

Lénine a analysé les caractéristiques des lassalliens et des eisenachiens dans son article intitulé «Auguste Bebel » (voir Oeuvres, tome 19).-P.8 .

6- « Guesdistes et possibilistes, deux courants du mouvement socialiste français surgis en 1882 après la scission du Parti ouvrier français.

Les guesdistes, partisans de J. Guesde, courant de gauche au sein du mouvement socialiste français à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, dirigé par J. Guesde et P. Lafargue, défendaient une politique révolution­naire indépendante pour le prolétariat; en 1901, ils constituent le Parti socialiste de France.

Les possibilistes, courant opportuniste au sein du mouvement socialis­te français dirigé par P. Brousse et B. Malon. Les dirigeants de cette ten­dance s'opposaient en fait à la tactique révolutionnaire, prônaient le prin­cipe réformiste de se faire accorder ce qui est «possible », autrement dit ils proposaient de restreindre l'activité de la classe ouvrière dans les limites du «possible » en régime capitaliste, d'où le nom de «possibilistes ». En 1902, les possibilistes, d'accord avec les autres groupes réformistes, constituent le Parti socialiste français.

En 1905, le Parti socialiste de France et le Parti socialiste français fu­sionnent en un seul parti. Au cours de la Première Guerre mondiale, J. Guesde, de concert avec l'ensemble de la direction du Parti socialiste français, se place sur les positions du social-chauvinisme.-P. 8.

7 -Fabiens, membres de la Société fabienne, organisation opportuniste et réformiste fondée par un groupe d'intellectuels bourgeois d'Angleterre en 1884, dont les principaux leaders furent S. et B. Webb. La Société tirait son nom d'un chef d'armée romain du Ille siècle avant notre ère, Fabius Maximus, surnommé «Cunctator » (Le « Temporisateur) pour sa tactique de temporisation et son refus de livrer des combats décisifs dans la guerre contre Annibal. Les fabiens s'opposaient à la doctrine de Marx sur la lutte de classe du prolétariat et la révolution socialiste, prônaient la transformation graduelle de la société au moyen de petites réformes et le pas­sage du capitalisme au socialisme par le « socialisme municipal ». La So­ciété propageait les idées bourgeoises dans la classe ouvrière, se faisant un foyer d'idées opportunistes et réformistes au sein du mouvement ouvrier anglais. Lénine a dit que la «Fabian Society» nous offre «l'expression la plus achevée de l'opportunisme et de la politique ouvrière libérale » (V. Lénine: «Le pacifisme anglais et l'aversion anglaise par la théorie », oeuvres, tome 21). En 1900, la Société fabienne fusionna avec le Parti travailliste. Pendant la Première Guerre mondiale, les fabiens ont pris la position social-chauviniste.

Le « socialisme fabien» est une source d'idéologie révisionniste et réformiste.

Social-démocrates, membres de la Fédération social-démocrate d'An­gleterre. - P. 8.

8- Les ministérialistes, le ministérialisme ou le millerandisme, courant opportuniste qui tire son nom du socialiste français Millerand, lequel entra en 1899 dans un gouvernement bourgeois réactionnaire où il collabora avec le général de Galliffet, un des bourreaux dans la répression de la Com­mune de Paris.-P. 8.

9 Lénine cite le passage de la préface d'Engels à la troisième édition allemande de l'ouvrage
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de Marx Der achtzehnte Brumaire des Louis Bo­naparte (La 18-Brumaire de Louis Bonaparte).-P. 9.

10 Zaria [L'Aube], revue marxiste scientifique et politique, publiée de 1901 à 1902 à Stuttgart par la rédaction de l'Iskra. Il en parut quatre numeros (en trois fascicules) : le n° 1 en avril 1901, le N° 2-3 en décembre 1901 et le n° 4 en août 1902.

Dans la Zaria furent publiés les articles suivants de Lénine: «Notes de circonstance », «Les persécuteurs des zemstvos et les Annibals du libéralisme», les quatre premiers chapitres de l'ouvrage La Question agraire et les «critiques de Marx», «Chronique intérieure » «Le programme agraire de la social-démocratie russe».-P. 12.

11 La Montagne et la Gironde, nom de deux groupements politiques de la bourgeoisie au cours de la révolution bourgeoise française à la fin du XVIIIe siècle. On appelait Montagne, ou Jacobins, les représentants les plus résolus de la classe révolutionnaire de l'époque, la bourgeoisie, qui estimaient nécessaire l'abolition de l'absolutisme et du régime féodal. A la différence des Jacobins, les Girondins hésitaient entre la révolution et la contre-révolution et pratiquaient une politique de compromis avec la monarchie.

Lénine qualifiait de «Gironde social-démocrate » le courant opportuniste au sein de la social-démocratie, et de «Jacobins prolétariens », de «Montagne », les social-démocrates révolutionnaires. Après la scission du P.O.S.D.R. en bolchéviks et menchéviks, Lénine souligna à maintes repri­ses que les mencheviks représentaient le courant girondin dans le mouve­ment ouvrier.-P. 13;.

12 «Bezzaglavtsy», organisateurs et collaborateurs de la revue Bez Zaglavia [Sans titre], éditée à Pétersbourg en 1906 par S. Prokopovitch, É. Kouskova, V. Bogoutcharski et autres. Ils se disaient ouvertement partisans du révisionnisme, soutenaient menchéviks et libéraux, s'élevaient contre la politique autonome du prolétariat. Lénine les appelait cadets menchévisants ou menchéviks cadétisants.-P. 13.

13 Ilovaiski, historien aristocrate et monarchiste russe, auteur de nombreux manuels d'histoire officiels, largement répandus dans les écoles pri­maires et secondaires de la Russie d'avant la Révolution. L'histoire, dans ses manuels, se réduisait surtout à l'activité des tsars et des chefs de guer­re; le processus historique s'y expliquait par des circonstances secondaires et fortuites. -P. 14.

14 La loi d'exception contre les socialistes fut promulguée le 21 octobre 1878 par le gouvernement de Bismarck avec le soutien de la majorité au Parlement impérial en vue de réprimer le mouvement ouvrier et socialiste. Cette loi rendait illégale la social-démocratie allemande, interdisait toutes les organisations du Parti, les organisations ouvrières de masse, la presse socialiste et ouvrière; les publications socialistes étaient confisquées; les social-démocrates persécutés. Cependant, grâce au soutien actif de Marx et d'Engels, le Parti social-démocrate parvint à vaincre les opportunistes et les éléments ultra-gauchistes dans ses rangs et, pendant toute la période où fut en vigueur cette loi d'exception, put considérablement renforcer et accroître son influence parmi les masses en combinant correctement l'activité clandestine et les possibilités légales. Sous la poussée d'un mouve­ment ouvrier de masse, la loi fut abrogée le 1er octobre 1890. Dans son article «Bismarck et le Parti ouvrier allemand » Engels a fait la critique de cette loi (voir oeuvres complètes de K. Marx et P. Engels, tome 19). -P. 14.

15 Vorwaerts [En avant], organe central de la social-démocratie allemande qui parut à partir du mois d'octobre 1876 à Leipzig. Engels y mena la lutte contre toutes les manifestations de l'opportunisme. A partir de 1895, après la mort d'Engels, le Vorwaerts publia régulièrement les articles des opportunistes qui prévalaient au sein de la social-démocratie allemande et dans la IIème
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Internationale. Au cours de la Première Guerre mondiale, le Vorwaerts adopta une position social-chauvine. Le journal continua à paraitre à Berlin jusqu'à 1933;.-P. 14.

16 Les socialistes de la chaire, représentants d'un courant d'idéologie bourgeoise apparu dans les années 70-90 du XIXe, siècle, composés essen­tiellement d'universitaires allemands. Ils prêchaient du haut des chaires universitaires (Katheder) le réformisme bourgeois sous l'enseigne du socia­lisme. Le socialisme de la chaire est dû au fait que les classes exploiteuses redoutaient la diffusion du marxisme et le développement du mouvement ouvrier, et que les idéologues bourgeois cherchaient un nouveau moyen pour asservir les travailleurs. Ses représentants (A. Wagner, G. Schmoller, L. Brentano, W. Sombart) prétendaient que l'Etat est une organisation au­-dessus des classes, capable de réconcilier les classes ennemies et d'intro­duire progressivement le «socialisme», sans heurter les intérêts des capita­listes. Le programme du socialisme de la chaire se bornait à assurer aux ouvriers la garantie contre les maladies et les accidents, à prendre certai­nes mesures dans la législation des usines, etc. dans le but de détourner la classe ouvrière de la lutte de classe.

Le socialisme de la chaire est l'une des sources du révisionnisme. - P.14.

17 Nozdrev, personnage des Ames mortes de Gogol, qualifié d'homme «historique », car partout où il apparaissait, des «histoires » et des scandales éclataient. Le mot «historique » est employé ici dans ce sens. - P. 15.

18 Lénine parle de la résolution du Congrès de Hanovre du Parti so­cial-démocrate allemand, tenu du 9 au 14 octobre 1899, sur la principale question à l'ordre du jour: «Attaques contre les conceptions fondamentales et la tactique du Paru ». La discussion de ce point au Congrès et l'adoption d'une résolution spéciale étaient dues au fait que les opportunistes, pré­sidés par Bernstein, préconisaient la révision de la théorie marxiste et demandaient la remise en question de !a politique révolutionnaire et de la tactique de la social-démocratie. La résolution adoptée au Congrès dé­clinait les revendications des révisionnistes, mais il y manquait la critique et la dénonciation du bernsteinisme.-P. 15.

19 Résolution adoptée au Congrès du Parti social-démocrate allemand tenu à Lübeck du 22 au 28 septembre 1901. Les travaux du Congrès por­tèrent surtout sur la lutte contre le révisionnisme qui s'était constitué à l'époque comme l'aile droite du Parti, avec son propre programme et son propre organe: le Sozialistische Monatshefte. Le leader des révisionnistes Bernstein, qui avait préconisé bien avant le Congrès la révision du socialisme scientifique, réclama, dans son discours au Congrès, la « liberté de critiques à l'égard du marxisme. Le Congrès repoussa le projet de résolution proposé par les partisans de Bernstein et adopta une résolution qui donnait un avertissement à Bernstein, mais sans poser la question de principe de l'impossibilité pour les bernsteiniens de rester dans les rangs d'un parti ouvrier.-P. 16.

20 Le Congrès de Stuttgart du Parti social-démocrate allemand, tenu du 3 au 8 octobre 1898, discuta pour la première fois la question du révision­nisme dans le Parti. Lecture y fut donnée de la déclaration de Bernstein absent, dans laquelle il exposa et défendit les vues opportunistes qu'il avait émises auparavant dans une série d'articles. Il n'y avait pas d'unité au Congrès parmi les adversaires de Bernstcin. Les uns (Bebel, Kautsky et d'autres) préconisaient la lutte idéologique et la critique des erreurs de Bernstein, mais s'opposaient aux mesures d'organisation à prendre contre lui. Les autres - la minorité, R. Luxembourg en tête - se sont prononcés avec plus de décision contre le bemsteinisme.-P. 16.

21« Marxisme légal» ou strouvisme, déformation bourgeoise-réformiste du marxisme. P. Strouvé et les autres « marxistes légaux » tentèrent d’­utiliser le drapeau du marxisme pour subordonner le mouvement ouvrier aux intérêts de la bourgeoisie. Dans ses travaux, Lénine
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dénonça le strouvisme comme germe de l'opportunisme international et, par la suite, du révision­nisme sous forme de bernsteinisme et de kautskisme. Lénine indiqua que le strouvisme évoluerait nécessairement en national-libéralisme de la bour­geoisie. Au cours de la Première Guerre mondiale, Strouvé fut un des idéologues au service de l'impérialisme russe. Sous la phraséologie marxis­te, il soutenait le social-chauvinisme et se fit l'avocat de la guerre de spo­liation, d'annexion et d'oppression nationale. Le prétexte hypocrite qu'il donne est le suivant: «La victoire de mon pays y accélérera l'évolution du capitalisme et, par conséquent, l'avènement du socialisme » (voir V. Lénine: «La faillite de la Ile Internationale», section III, Œuvres, tome 21).-P. 18.

22 Tiré du titre d'un des premiers récits de Maxime Gorki: « A propos d'un écrivain infatué de sa personne».-P. 19.

23 Il est question ici du recueil de Documents sur notre développement économique: tiré à 2000 exemplaires dans une imprimerie légale en avril 1895. Le recueil comporte un article de Lénine (sous le pseudonyme K. Touline;: « Le contenu économique du populisme et la critique qu'en fait dans son livre M. Strouvé (influence du marxisme sur la littérature bour­geoise)», article dirigé contre les «marxistes légaux » (oeuvres , tome 1). - P. 20

24 Byloié [Le Passé], revue historique mensuelle, parut de 1906 à 1907 à Pétersbourg. En 1908, elle prit le nom de Minouvchyé Gody [Années révolues], et fut suspendue par le gouvernement tsariste. En juillet 1917, elle reparaît à Pétrograd, jusqu'en 1926. -P. 22.

25 Rabotcbaia Mysl [La Pensée ouvrière], journal des «économistes », parut d'octobre 1897 à décembre 1902 successivement à Pétersbourg, Berlin, Varsovie et Genève; il en sortit 16 numéros en tout. La critique des opinions de la Robotchaïa Mysl, comme forme russe de l'opportunisme inter­national, a été formulée par Lénine dans plusieurs ouvrages surtout dans des articles publiés dans l'iskra et dans Que faire?-P. 23.

26 Vademecum pour la rédaction du «Rabotchéié Diélo», recueil de textes et documents qui dénonçaient les vues opportunistes de l'«Union des social démocrates russes à l'étranger » et de la rédaction de l'organe de cette « Union», la revue Rabotchéié Diélo. Le recueil a été établi et préfacé par G. Plekhanov, et édité par le groupe «Libération du Travail», à Genè­ve, en 1900. -P. 23.

27 « Profession de foi », feuille volante exposant les vues opportunistes du Comité de Kiev, rédigée en 1899. Le contenu correspond en bien des points au fameux Credo des «économistes". Lénine fait la critique de ce document dans un article intitulé "A propos d'une Profession de foi >> (voir Oeuvres tome 4). -P. 23.

28 Supplément spécial à la Rabotcbaia Mysl, brochure éditée en septem­bre 1899 par la rédaction de la Rabotcbaia Mysl. Certains articles, notam­ment «Notre réalité» signé R. M., exposaient ouvertement les vues oppor­tunistes des «économistes».-P. 27­

29 Le IIIe Congrès de l'«Union des social-démocrates russes à l'étran­ger» se tint à Zurich dans la deuxième moitié de septembre 1901. Les ré­solutions adoptées au Congrès traduisaient le succès complet de l’opportunisme dans l'«Union». Le Congrès adopta les amendements et les additifs au projet d'accord sur l'unification des organisations social-démocra­tes russes à l'étranger, mis au point à la conférence de juin 1901, tenue à Genève. Ces amendements et additifs revêtaient un caractère nettement opportuniste, ce qui détermina à l'avance l'échec du Congrès d'«unification » des organisations social-démocrates russes à l'étranger qui eut lieu quelques jours après.

Le IIIe Congrès approuva en outre «Les instructions pour la rédaction du Rabotchété Diélo», instructions qui ne faisaient aucune mention de la lutte entre la tendance révolutionnaire et la tendance opportuniste sur­gies au sein de la social-démocratie internationale et de la social-démocratie russe, aucune mention de la nécessité de critiquer le révisionnisme et d'exposer l'essence révolutionnaire du marxisme.-P. 28.

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30 Voir K. Marx: Critique du programme de Gotha, Editions en Lan­gues étrangères, Pékin, 1972, P. 4. - P. 29.

31 Le programme de Gotha, programme du Parti ouvrier socialiste d'Allemagne, adopté en 1875, au congrès de Gotha lors de la fusion des eisenachiens et des lassalliens, programme radicalement opportuniste. II ne dit pas un mot sur la dictature du prolétariat, nie la possibilité de la participation de la paysannerie à la révolution, propose le passage au socialisme en s'appuyant sur des associations ouvrières épaulées par l'Etat et la création d'un «Etat populaire libre » par une activité légale. Marx et Engels s'élevèrent vigoureusement contre la fusion des deux partis sur la base d'un programme opportuniste et soumirent le programme de Gotha à une virulente critique (K. Marx: Critique du programme de Gotha, Editions en Langues étrangères, Pékin, 1972).-P. 29.

32 Lénine cite dans sa propre traduction un extrait de l'addition à la deuxième préface de F. Engels à son ouvrage La Guerre des paysans en Allemagne. -P. 33.

33 Rousskaia Starina [La Vieille Russie], revue historique mensuelle qui publiait principalement des documents et des mémoires sur l'histoire. Parut à Pétersbourg de 1870 à 1918.-P. 39.

34 Rabotchi Listok de Saint-Pétershourg [La Feuille ouvrière de Saint­Pétersbourg], journal illégal de l' « Union de lutte pour la libération de la classe ouvrière » de Pétcrsbourg. Il en parut en tout deux numéros: le n° 1 en février (daté de janvier) 1897 (tiré en Russie à la polycopie à 300-400 exemplaires), et le n° 2 en septembre 1897, à Genève.-P. 40.

35 La réunion privée eut lieu à Pétersbourg entre le 26 février et le 1er mars 1897. Assistaient à cette réunion V. Lénine, A. Vanéiev, G. Krjija­novski et d'autres membres de l'«Union de lutte pour la libération de la classe ouvrière » de Pétersbourg, les « vieux » mis en liberté pour trois jours avant leur déportation en Sibérie et les « jeunes » qui dirigeaient l'«Union de lutte » depuis l'arrestation de Lénine.-P. 42.

36 Listok « Rabotnika » [La Feuille de l'«Ouvrier»], publication non pé­riodique de l'«Union des social-démocrates russes à l'étranger »; il en parut à Genève, de 1896 à 1899, dix numéros en tout. Les numéros 1-- 8 furent publiés sous la direction du groupe « Libération du Travail ». La plupart des membres de l' « Union» s'étant ralliés à l' »économisme», le groupe « Libération du Travail » refusa de collaborer à l'édition. Le numéro 9-l0 du Listok «Rabotnika» parut sous une nouvelle direction formée par l'«Union». - P. 42.

37 Les «décembristes», révolutionnaires russes issus de la noblesse, qui déclenchèrent une insurrection armée contre le tsarisme et le servage le 14 décembre 1825, d'où le nom de décembristes.

Les décembristes avaient organisé trois sociétés secrètes dirigées par Mouraviev, Pestel, A. et P. Borissov, ayant chacune leur propre programme en vue d'abolir le servage et de restreindre l'autocratie tsariste. Ré­pugnant à déclencher une insurrection populaire du fait de l'étroitesse de vue propre à la noblesse, les décembristes cherchèrent à réaliser leur programme au moyen d'un coup d'État armé.

Leur insurrection fut cruellement réprimée par le gouvernement tsa­riste; plusieurs centaines d'insurgés furent arrêtés et les principaux chefs (Mouraviev, Pestel, etc.) condamnés à être pendus,  Lénine a indiqué: « Le cercle de ces révolutionnaires est restreint. Ils sont terriblement loin du peuple. Mais leur oeuvre n'a pas été perdue. Les décembristes ont réveillé Herzen. Hcrzen a développé l'agitation révolutionnaire. » (« A la mémoire de Hcrzen», Oeuvres, tome 18).-P. 42.

38 Les gendarmes du tsar portaient l'uniforme bleu.-P. 43.

39 V. V., pseudonyme de V. Vorontsov, un des idéologues du popu­lisme libéral des années 80-

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90 du XIXe siècle. Par «V. V. de la social-démocratie russe », Lénine entend les tenants du courant opportuniste dans la social-démocratie russe, les « économistes ».-P. 44.

40 Die Neue Zeit [Temps nouveaux], revue théorique de la social-démocratie allemande, qui parut à Stuttgart de 1883 à l'automne 1923 Mensuelle jusqu'en octobre 1890, elle devint hebdomadaire par la suite. De 1883 à octobre 1917, la revue eut pour directeur K. Kautsky, puis, H. Cunow jusqu'en automne 1923. De 1885 à 1894, la revue publia de nom­breux articles d'Engels. Ce dernier prodiguait constamment ses conseils à la rédaction de la revue et la critiquait souvent pour ses écarts vis-à-vis du marxisme. A partir de la seconde moitié des années 90, après la mort d'Engels, la revue a publié régulièrement des articles des révisionnistes. Pendant la Première Guerre mondiale, elle a occupé une position centris­te, en soutenant pratiquement les social-chauvins.-P. 47.

41 Le Congrès de Vienne, tenu du 2 au 6 novembre 1901 par le Parti social-démocrate d'Autriche, adopta le nouveau programme au lieu de celui de Heinfeld (1888). Le projet de programme, élaboré par une commission spéciale sur mandat du congrès de Brünn en 1899, faisait de se­rieuses concessions au bernsteinisme, et était par suite vivement critiqué. - P. 47.

42 Le Parti progressiste, parti bourgeois prussien fondé en juin 1861. Le Parti progressiste exigeait l'unification de l'Allemagne sous l'égide de la Prusse, la convocation d'un parlement pan-allemand et la formation d'un ministère libéral fort, responsable devant la Chambre des députés. Par crainte de la classe ouvrière et hostilité à l'égard du mouvement socialiste, le Parti progressiste admettait la domination prussienne des junkers sous le régime d'une Allemagne semi-autocratique. Les oscillations du Parti progressiste en politique reflétait l'instabilité de la bourgeoisie commer­ciale, des petits industriels et d'une partie des artisans sur lesquels s'ap­puyait ce parti.-P. 50.

43 Les syndicats Hirsch-Duncker, fondés en Allemagne en 1868 par les bourgeois libéraux Hirsch et Duncker, qui préchaient «l'harmonie des inté­rêts de classes", détournaient les ouvriers de la lutte révolutionnaire de classe contre la bourgeoisie, limitaient les objectifs du mouvement syndical aux caisses de mutualité et aux organisations éducatives.-P. 50.

44 II s'agit du «Groupe de l'autolibération de la classe ouvrière », petit groupe d'«économistes» qui apparut à Pétersbourg en automne 1898 et qui ne subsista que quelques mois. Il lança un appel exposant ses objectifs, les statuts et plusieurs proclamations aux ouvriers.- P. 53.

45 Nakanounié [A la veille], revue de tendance populiste; il en parut en russe à Londres, de janvier 1899 à février 1902, 37 numéros en tout. La revue ralliait autour d'elle les représentants de différents partis et courants petits-bourgeois.-P. 53.

46 Il s'agit de l' « Hymne du socialiste russe moderne », satire publiée dans le n° 1 (avril 1901) de la Zaria, sous la signature de « Narcisse 'I'ouporylov ». Les « économistes » y étaient raillés pour leur façon de .s'accommoder au mouvement spontané. Y. Martov en était l'auteur.-P. 62

47Les zemskié natchalniki, fonctionnaires nommés par le gouvernement tsariste en 1889 afin de raffermir le pouvoir des grands propriétaires fon­ciers sur les paysans: on en comptait plusieurs par district. Ils exerçaient à la fois le pouvoir administratif et judiciaire sur la population paysanne locale. - P. 72.

48 Le Bund, « Union générale des ouvriers juifs de Lituanie, de Pologne et de Russie ». Fondé en 1897, il groupait principalement les artisans juifs des régions occidentales de la Russie. Au 1er Congrès du P.O.S.D.R., en mars 1898, le Bund adhéra au P.O.S.D.R. Au IIe Congrès du P.O.S.D.R., les bundistes émirent la prétention de faire reconnaître le Bund comme l'unique représentant du prolétariat juif. Après que le Congrès eut rejeté le nationalisme des bundistes en matière d'organisation, le Bund quitta le Parti.

En 1906, aprés le IVe Congrès (d'«unification»), le Bund adhéra de nouveau au P.O.S.D.R. Les bundistes prêtèrent une aide constante aux menchéviks et combattirent sans cesse les bolcheviks.
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Adhérant nominale­ment au P.O.S.D.R., le Bund était une organisation de caractère natio­naliste et bourgeois. A la revendication du programme des bolchéviks (droit des nations à disposer d'elles-mêmes), le Bund opposait la revendication d'une autonomie nationale-culturelle. Pendant la Première Guerre mondiale, les bundistes adoptèrent une position social-chauvine; en 1917, le Bund soutint le gouvernement provisoire contre-révolutionnaire et combattit aux côtés des ennemis de la Révolution socialiste d'Octobre. Au cours de la guerre civile, les membres en vue du Bund se joignirent aux forces de la contre-révolution. En même temps, parmi les militants de base du Bund, s'amorçait un revirement en faveur d'une collaboration avec le pouvoir des Soviets. Quand la victoire de la dictature du prolé­tariat s'affirma nettement sur la contre-révolution intérieure et l'interven­tion étrangère, le Bund déclara renoncer à la lutte contre le pouvoir soviétique. En mars 1921, le Bund prit le parti de se dissoudre, certains de ses membres entrèrent au P.C.(b)R., selon les règles établies. Parmi les bundistes entrés au Parti, il y avait des éléments à double face qui avaient adhéré au Parti pour le saper du dedans; ils furent démasqués par la suite comme ennemis du peuple.-P. 74.

49 S. J. et B. Webb, idéologues anglais de la petite bourgeoisie et de l'aristocratie ouvrière, principaux leaders de la Société réformiste fabienne. Auteurs d'ouvrages sur l'histoire et la théorie du mouvement ouvrier en Angleterre, les époux Webb propagèrent les idées réformistes du règle­ment du problème ouvrier en société capitaliste par des moyens pacifiques. _ P. 75.

50 Svoboda (la Liberté], revue éditée en Suisse par le groupe socialiste-­révolutionnaire Svoboda. Elle eut en tout deux numéros: le n° 1 en 190l et le No 2 en 1902.

Le groupe Svoboda fut fondé en mai 1901 par E.O. Zélenski (L. Na­diéjdine). Lénine le qualifia d'un de ces «groupuscules bâtis sur le sable », qui «n'avaient ni idées sérieuses et fermes, ni programme, ni tactique, ni organisation, ni racines dans les masses » (voir «De l'aventurisme», Œuvres, tome 20). Le groupe Svoboda publia en outre A la veille de la révolution. Aperçu non périodique des questions de théorie et de tactique n° 1; le journal-revue Ecbos n° 1, la brochure de L. Nadiéjdine La Renaissance de l'esprit révolutionnaire en Russie, etc. Dans ses publications, le groupe Svoboda propageait les idées relevant du terrorisme et de !'«économisme ». Le groupe cessa d'exister en 1903.

Lénine donne une appréciation du groupe Svoboda et de ses publications dans ses articles «La revue Svoboda» «A propos du groupe « Svoboda» Oeuvres tomes 5 et 6). - P. 91

­ 51 Voir K. Marx et F. Engels: Manifeste du Parti communiste, Editions en Langues étrangères, Pékin, 1970, P. 76.-P. 103.

52 Le journal Iskra n° 7 (août 1901), sous la rubrique «Chronique du mouvement ouvrier et correspondance des fabriques et usines », publiait la lettre d'un ouvrier tisseur, qui témoignait de l'influence considérable exercée par l'Iskra de Lénine sur les ouvriers d'avant-garde.

«. . . J'ai montré à beaucoup de camarades l'Iskra, tout le numéro s'est passablement élimé, mais il nous est cher. . . On y parle de notre cause, de la cause russe, que l'on ne saurait apprécier à prix d'argent ni déterminer par le nombre d'heures de travail; quand on le lit, on comprend pourquoi les gendarmes et la police ont peur de nous, ouvriers, et des intellectuels que nous suivons. La vérité, c'est qu'ils ne font pas seulement trembler les patrons pour leur bourse, mais qu'ils font peur au tsar, aux employeurs. . . Maintenant, le peuple ouvrier peut s'enflammer sans peine, déjà le feu couve en dessous, il suffit d'une étincelle, et ce sera l'incendie. Ah, comme cela est bien dit, que de l'étincelle jaillira la flamme! . . . Dans le temps, chaque grève était un événement, et main­tenant chacun voit qu'une seule grève n'est rien, il faut maintenant recher­cher la liberté, s'en saisir dans un corps à corps. A présent, tout le monde, jeunes et vieux, sont avides de lire; le malheur, c'est qu'il n'y a pas de livres. Dimanche dernier, j'ai réuni onze personnes et je leur ai lu:
, et
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nous ne nous sommes séparés qu'à la nuit. Comme tout est bien dit! Comme cela va au fond des choses . . . Nous ai­merions bien envoyer une lettre à votre Iskra, pour qu'elle nous apprenne non seulement par où commencer, mais aussi comment vivre et mourir.» - P. 110.

53 Rossia [La Russie], journal libéral modéré qui parut à Pétcrsbourg de 1899 à 1902. - P. 116.

54 St.-Pétersbourgskié Viédomosti [Le Courrier de Saint-Pétcrsbourg], journal qui paraissait à Pétersbourg depuis 1728, faisant suite au premier journal russe Viédomosti, publié à partir de 1703. De 1728 à 1874, il fut édité par l'Académie des Sciences, et à partir de 1875, par le Ministère de l'Éducation nationale. Le journal parut jusqu'en fin 1917.

Rousskié Viedomosti [Le Courrier russe], quotidien édité à Moscou à partir de 1863 par des professeurs libéraux de l'Université de Moscou et des personnalités des zemstvos; il reflétait les intérêts des propriétaires fonciers libéraux et de la bourgeoisie. A partir de 1905, il devint l'organe des cadets de droite. Le journal fut interdit après la Révolution d'Octobre, comme les autres journaux contre-révolutionnaires.-P. 119.

55 La conception brentanienne de la lutte de classes, «doctrine bour­geoise libérale qui admet pour le prolétariat la lutte « de classe » non révolutionnaire» prêchée par L. Brentano, est connue également sous le nom de brentanisme (voir Préface à «La Révolution prolétarienne et le renégat Kautsky», Oeuvres, tome 28). L. Brentano, économiste bourgeois allemand, partisan du «socialisme d'État », soutenait la possibilité de réaliser l'égalité sociale dans le cadre du capitalisme par des réformes et en con­ciliant les intérêts des capitalistes et des ouvriers. Sous le couvert d'une phraséologie marxiste, Brentano et ses adeptes voulurent subordonner le mouvement ouvrier aux intérêts de la bourgeoisie.-P.119.

56 Il s'agit du «Groupe des ouvriers pour la lutte contre le Capital», petit groupe dont les conceptions touchent de près à l'«économisme». Fondé au printemps de 1899 à Pétersbourg. II a tiré à la polycopie une feuille volante «Notre programme », mais il a été impossible de la diffuser à cause de la chute du groupe. - P. 128.

57 Afanassi Ivanovitch et Pulchéria Ivanovna, famille patriarcale de petits propriétaires terriens, décrite par Gogol dans sa nouvelle Les Pro­priétaires de l'ancien temps.-P. 143.

58 «Zemlia i Volia» [Terre et Liberté], organisation populiste fondée en 1876 à Pétersbourg. Ses principaux membres étaient: A. D. Mikhaïlov, G.V. Plékhanov, S. Kravtchinski et O. Aptekman. Les partisans de «Zemlia i Volia» considéraient à tort que la principale force révolution­naire en Russie était non pas la classe ouvrière, mais la paysannerie; que le gouvernement tsariste pouvait être renversé par la paysannerie seule. Et pour soulever les paysans contre le tsarisme, ils allèrent dans les cam­pagnes pour y faire de l'agitation et de la propagande. Mais ils ne furent pas suivis par les paysans qui n'arrivaient pas à saisir leurs idées; une partie d'entre eux proposèrent donc de poursuivre la lutte par leurs propres forces, sans la participation du peuple, en recourant à des méthodes terroristes. L'organisation fut alors en proie au conflit de deux groupes, dont l'un, présidé par Jéliabov, considérait la terreur comme le nouveau moyen de lutte, et l'autre, présidé par G. Plékhanov, prônait la continuation des anciennes tactiques. En 1879, l'organisation se scinda en deux pour former la «Narodnaia Volia» [Volonté du Peuple] et le «Tcherny pérédiel» [Partage noir]. Une partie des membres les plus connus de ce dernier groupe (G.V. Plékhanov, P.B. Axelrod, V.I. Zassoulitch) quit­tèrent par la suite les populistes et créèrent la première organisation mar­xiste russe «Libération du Travail,-P. 166.

59 II s'agit de la brochure Rapport sur le mouvement social-démocrate russe au Congrès socialiste international de 1900 à Paris. Le rapport fut présenté au Congrès, sur recommandation de l'"Union des social-démocrates russes à l'étranger », par la rédaction du Rabotchéié Diêlo, et édité en 1901 par l'«Union» à Genève en brochure, laquelle comprenait également le rapport du Bund

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(«Histoire du mouvement ouvrier juif en Russie et en Pologne »). - P. 177..

60 Youjny Rabotchi [L'Ouvrier du Sud], journal social-démocrate pu­blié par un groupe illégal du même nom, de janvier 1900 à avril 1903; il en parut en tout 12 numéros. Le journal était surtout diffusé dans les organisa­tions social-démocrates du sud de la Russie.

Il était du nombre des organisations qui, «tout en reconnaissant verbalement l'lskra comme organe dirigeant, poursuivaient en fait leurs propres plans et se distinguaient par leur manque de stabilité au point de vue des principes » (voir V. Lénine: Œuvres, tome 7). II fonctionna jusqu'au IIe Congrès du P.O.S.D.R., la plupart de ses dirigeants devinrent erreur. Les faits sont bien rappelés dans l'ordre où il

s ont eu lieu en réa­lité. -P. 195.

61 Cette note a été donnée par Lénine en vue d'induire l'ennemi en erreur. Les faits sont bien rappelés dans l’ordre où ils ont eu lieu en réalité P195.

62 Il s'agit des pourparlers de l'«Union de lutte pour la libération de la classe ouvrière » de Pétersbourg, avec Lénine qui, en été 1897, avait écrit les deux brochures mentionnées dans le texte.-P. 195.

63 II s'agit de la Ligue à l'étranger de la social-démocratie révolution­naire russe, formée sur l'initiative de Lénine en octobre 1901. La Ligue comprenait la section à l'étranger de l'organisation Iskra-Zaria et l'organi­sation le «Social-démocrate » (dont le groupe «Libération du Travail »), Elle était de fait le représentant à l'étranger de l'Iskra. La Ligue fit paraître plusieurs Bulletins et brochures, dont la brochure de Lénine Aux paysans pauvres. Le IIe Congrès du POSDR confirma la Ligue comme seule organisation du Parti à l'étranger, pourvue d'un statut de comité. Après le IIe Congrès, les menchéviks, retranchés derrière la Ligue, engagèrent la lutte contre Lénine et les bolchéviks.-P. 195.

64 II s'agit des pourparlers entre le Comité central du Bund et Lénine au sujet de la réédition de la Rabotchaia Gazéta. Les articles mentionnés dans le texte sont écrits par Lénine à l'intention du N° 3 de la Rabotcbaia Gazéta en préparation.-P. 196.

65 II s'agit de la tentative de l'«Union des social-démocrates russes à l'étranger » et du Bund pour réunir au printemps 1900 le deuxième congrès du P.O.S.D.R. Le «membre du Comité » mentionné par Lénine est I. La­laiantz (membre du Comité social-démocrate d'Ekatérinoslav), venu en février 1900 à Moscou pour négocier avec Lénine. - P. 196.

66 Lénine cite l'article de D. Pissarev, célèbre démocrate révolutionnaire russe, critique littéraire et philosophe matérialiste: «Les bévues d'une pensée sans maturité" (voir D. Pissarev, Œuvres, édit. russe 1956, tome 3, pp. 147, 148, 149).-P. 213. '

67 Listok du "Raboichéié Diélo" [La Feuille de la cause ouvrière], supplément non périodique à la revue Rabotchéié Diélo. Parut à Genève de juin 1900 à juillet 1901; il en sortit 8 numeros en tout.-P. 213

68 Lénine fait allusion au passage suivant de l'ouvrage de Marx Le 18-Brumaire de Louis Bonaparte:

«Hegel fait quelque part cette remarque que tous les grands événe­ments et personnages historiques se répètent pour ainsi dire une deuxième fois. II a oublié d'ajouter: 1a première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce » (Voir K. Marx et F. Engels, Oeuvres choisies en deux volumes, tome 1).-P. 214.

69 Les janissaires, infanterie privilégiée dans la Turquie du Sultan créée au XIVe siècle, licenciée en 1826. Les janissaires razziaient la popu­lation, se signalaient par une cruauté sans nom. Lénine donne le nom de janissaires à la police du tsar. -P. 218.

70 Cette annexe a été omise par Lénine lors de la réédition de Que faire? dans le recueil En douze ans, en 1907-P 226.

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71 L'Iskra du 10 mars 1902, 18, rubrique «Dans le Parti », fit paraître une note intitulée «La polémique de la Zaria contre la rédaction du Vor­waerts » et qui tirait les enseignements de cette polémique.-P. 133.

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