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camaraderie dans la polémique, etc., s'élevèrent contre lui, même en public, au congrès du Parti. Most, avec ses camarades, proposa (au congrès de 1877) de ne plus publier dans le Vorwaerts15 les articles d'Engels comme étant "sans intérêt pour l'im­mense majorité des lecteurs*; Vahteich déclara, de son côté, que l'insertion de ces articles avait fait grand tort au Parti; que Dühring lui aussi avait rendu des services à la social-démocratie: «Nous devons utiliser tout le monde dans l'intérêt du Parti, et si les professeurs se disputent, le Vor­waerts n'est point là pour leur servir d'arène.» (Vorrmaerts, N° 69, 6 juin 1877.) Comme on le voit, c'est là encore un exemple de défense de la «liberté de critique», exemple auquel feraient bien de réfléchir nos critiques légaux et opportunistes illégaux, qui aiment tant se référer aux Allemands

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mais aussi con­tre les erreurs tactiques (Lassalle) etc., etc. Tout cela est su­perflu! Les Français se querellent parce qu'ils sont intolé­rants; les Allemands sont unis parce qu'ils sont de petits gar­çons bien sages.

Et, remarquez-le bien, à l'aide de cette incomparable pro­fondeur de pensée, on «récuse» un fait qui renverse entière­ment la défense des bernsteiniens. Ces derniers se placent-ils sur le terrain de la lutte de classe du prolétariat? Question qui ne peut être résolue définitivement et sans retour que par l'ex­périence historique. Par conséquent, ce qui a le plus d'impor­tance ici, c'est l'exemple de la France, seul pays où les berns­teiniens aient tenté de voler de leurs propres ailes, avec la plus vive approbation de leurs collègues allemands (et en partie, des opportunistes russes: cf. Rab. Diélo, N° 2-3, pp. 83-84). Alléguer l'«intransigeance» des Français, en dehors de la valeur «histo­rique» de cette allégation à la manière de Nozdrev », c'est chercher simplement à escamoter sous des paroles acrimonieu­ses des faits extrêmement désagréables.

D'ailleurs, nous n'avons nulle intention d'abandonner les Allemands à B. Kritchevski et aux autres nombreux défen­seurs de la "liberté de critique». Si les «bernsteiniens les plus avérés» sont encore tolérés dans le Parti allemand, c'est uniquement dans la mesure où ils se soumettent à la résolution de Hanovre18, qui rejette délibérément les «amendements» de Bernstein, et à celle de Lübeck", qui (malgré toute la diplo­matie) contient un avertissement formel à l'adresse de Berns­tein. On peut, au point de vue des intérêts du Parti allemand, contester l'opportunité de cette diplomatie, se demander si, en l'occurrence, un mauvais accommodement vaut mieux qu'une bonne querelle; on peut, en un mot, différer d'avis sur tel ou tel moyen de récuser le bernsteinisme, mais on ne sau­rait contester que le Parti allemand l'a récusé deux fois. Aussi bien, croire que l'exemple des Allemands confirme la thèse selon laquelle «les bernsteiniens les plus avérés se placent sur le terrain de la lutte de classe du prolétariat pour son éman­cipation économique et politique», c'est ne rien comprendre à ce qui se passe sous les yeux de tous*.

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Bien plus, nous l'avons déjà signalé, le Rabotcbéié Diélo intervient devant la social-démocratie russe pour réclamer la «liberté de critique» et défendre le bernsteinisme. Il a dû apparemment se convaincre que nos « critiques» et nos berns­teiniens étaient injustement maltraités. Mais lesquels? Par qui, où et quand? Pourquoi injustement? Là-dessus le Rabo­tchéié Diélo se tait; pas une fois il ne mentionne aucun criti­que ou un bernsteinien russe! Il ne nous reste qu'à choisir entre les deux hypothèses possibles. Ou bien la partie injus­tement offensée n'est autre que le Rabotchéié Diélo lui-même (ce qui est confirmé par ceci que les deux articles du N' 10 parlent uniquement des griefs infligés par la Zaria et l'lskra au Rabotchéié Diélo). Mais alors comment expliquer cette bizarrerie que le Rabotchéié Diélo, qui a toujours récusé avec opiniâtreté toute solidarité avec le bernsteinisme, n'ait pu se défendre qu'en plaçant un mot en faveur des «bernsteiniens les plus avérés» et de la liberté de critique? Ou bien ce sont des tiers qui ont été injustement offensés? Et alors quels motifs peut-on avoir pour ne les point nommer?

Ainsi, nous voyons que le Rabotchéié Diélo continue le jeu de cache-cache auquel il se livre (nous le montrerons plus loin) depuis qu'il existe. Et puis, remarquez cette première application pratique de la fameuse «liberté de critique». Cette liberté s'est ramenée aussitôt, en fait, non seulement à l'absen­ce de toute critique, mais aussi à

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* II faut noter que sur la question du bernsteinisme dans le Parti alle­mand, le Rabotcbéié Diélo s'est toujours contenté de rapporter purement et simplement les faits «en s'abstenant» totalement d'une appréciation propre. Voir, par exemple, le N° 2-3, p. 66, sur le Congrès de Stuttgart20; toutes les divergences sont ramenées à des divergences de "tactique» et l'on constate seulement que l'énorme majorité reste fidèle à la tactique révolu­tionnaire antérieure. Ou bien le N° 4-5, P. 25 et suivantes, simple répéti­tion des discours au congrès de Hanovre, en reproduisant la résolution de Bebel; l'exposé et la critique de Bernstein sont de nouveau envoyés (comme dans le No 2-3) à un «article spécial». Le curieux, c'est qu'à la page 33, dans le N° 4-5, on lit: «. . . Les conceptions, exposées par Bebel, out derrière elles l'énorme majorité du congrès», et un peu plus loin: «...David a défendu les conceptions de Bernstein. . . Tout d'abord il s'est attaché à montrer que. . . Bernstein et ses amis se placent pourtant (sic) sur le terrain de la lutte de classes». . . Ce fut écrit en décembre 1899, et en septembre 1901 le Rabotcbéié Diélo a sans doute perdu confiance dans la justesse des affirmations de Bebel et reprend le point de vue de David comme le sien propre!

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l'absence de tout jugement in­dépendant en général. Le même Rabotchéié Diélo qui tait, comme une maladie secrète (selon l'expression heureuse de Starover), l'existence d'un bernsteinisme russe, propose pour soigner cette maladie de recopier purement et simplement la dernière ordonnance allemande pour le traitement de la for­me allemande de cette maladie! Au lieu de liberté de criti­que, imitation servile. . . pis encore: simiesque! Les manifes­tations de l'actuel opportunisme international, partout iden­tique dans son contenu social et politique, varient selon les particularités nationales.

Dans tel pays, les opportunistes se sont depuis longtemps groupés sous un drapeau distinct; dans tel autre, dédaigneux de la théorie, ils mènent pratiquement la politique des radicaux socialistes; dans un troisième, quel­ques membres du parti révolutionnaire passés au camp de l'opportunisme veulent arriver à leurs fins, non par une lutte ouverte pour des principes et une tactique nouvelle, mais par une dépravation graduelle, insensible et, si l'on peut dire, impunissable, de leur Parti; ailleurs enfin, ces transfuges em­ploient les mêmes procédés dans les ténèbres de l'esclavage politique, où le rapport entre l'activité «légale» et l'activité «illégale», etc., est tout à fait original. Faire de la liberté de critique et de la liberté du bernsteinisme la condition de l'union des social-démocrates russes, sans une analyse des manifesta­tions concrètes et des résultats particuliers du bernsteinisme russe, c'est parler pour ne rien dire.

Essayons donc de dire nous-mêmes, au moins en quelques mots, ce que n'a pas voulu dire (ou peut-être n'a pas su com­prendre) le Rabotchéié Diélo.

c) LA CRITIQUE EN RUSSIE

A cet égard, la particularité essentielle de la Russie, c'est que le début même du mouvement ouvrier spontané, d'une part, et de l'évolution de l'opinion publique avancée vers le marxisme, de l'autre, a été marqué par la conjonction d'élé­ments pertinemment hétérogènes sous un même drapeau pour la lutte contre l'ennemi commun (contre une philosophie po­litique et sociale surannée). Nous voulons parler de la lune de miel du «marxisme légal 21 ». Ce fut un phénomène d'une extrême originalité, à la possibilité duquel personne n'aurait pu croire dans les années 80 ou au début des années 90. Dans un pays autocratique, où la presse est complètement asservie, à une époque de réaction politique forcenée qui sévissait con­tre les moindres poussées de mécontentement et de protesta­tion politique, la théorie du marxisme révolutionnaire se fraye soudain la voie dans une littérature soumise à la censu­re, et cette théorie est exposée dans la langue d'Esope, mais compréhensible pour tous «ceux qui s'y intéressent». Le gou­vernement s'était habitué à ne considérer comme dangereuse que la théorie de la «Narodnaia Volia» (révolutionnaire) ; il n'en remarquait pas, comme cela arrive d'ordinaire, l'évolu­tion intérieure et se réjouissait de toute critique tournée contre elle. Avant que le gouvernement ne s'en avisât, avant que la lourde armée des censeurs et des gendarmes n'eût découvert le nouvel ennemi et foncé sur lui, il se passa beaucoup de temps (beaucoup pour nous autres Russes). Or, pendant ce temps, des ouvrages marxistes étaient édités les uns après les autres, des revues et des journaux marxistes se fondaient; tout le monde littéralement devenait marxiste, on flattait les mar­xistes, on était aux petits soins pour eux, les éditeurs étaient enthousiasmés de la vente extrêmement rapide des ouvrages marxistes. On conçoit que parmi les marxistes débutants, plongés dans la griserie du succès, il se soit trouvé plus d'un «écrivain infatué de sa personne22». . .

Aujourd'hui, l'on peut parler de cette période tranquille­ment, comme on parle du passé. Nul n'ignore que la floraison éphémère du marxisme à la surface de notre littérature provint de l'alliance d'éléments extrêmes avec des éléments très modérés. Au fond, ces derniers étaient des démocrates bour­geois, et cette conclusion (rendue évidente par leur évolution «critique» ultérieure) s'imposait déjà à certains, du temps que l’ « alliance» était encore intacte*.

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* Allusion à l'article de K. Touline contre Strouvé, article rédigé sur la base du rapport intitulé: "influence du marxisme sur la littérature bour­geoise,>. (Note de l'auteur à l'édition de 1907; voir V. Lénine: "Le con­tenu économique du populisme et la critique qu'en fait dans son livre M. Strouvé», Œuvres, tome 1. N. R.)

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Mais s'il en est ainsi, à qui incombe la plus grande respon­sabilité du «trouble» ultérieur, sinon aux social-démocrates révolutionnaires qui ont conclu cette alliance avec les futurs «critiques»? Voilà la question, suivie d'une réponse affirma­tive, qu'on entend parfois dans la bouche de gens qui voient les choses de façon trop rectiligne. Mais ces gens ont bien tort. Seuls peuvent redouter des alliances temporaires, même avec des éléments incertains, ceux qui n'ont pas confiance en eux -­mêmes. Aucun parti politique ne pourrait exister sans ces alliances. Or, l'union avec les marxistes légaux fut en quel­que sorte la première alliance politique véritable réalisée par la social-démocratie russe. Cette alliance permit de rempor­ter sur le populisme une victoire étonnamment rapide et assu­ra une diffusion prodigieuse aux idées marxistes (vulgarisées, il est vrai). En outre, cette alliance ne fut pas conclue tout à fait sans «conditions». Témoin le recueil marxiste Documents sur le développement économique de la Russie23, brûlé en l895 par la censure. Si l'on peut comparer l'accord littéraire passé avec les marxistes légaux à une alliance politique, on peut comparer cet ouvrage à un contrat politique.

La rupture ne provint évidemment pas de ce que les «al­liés» s'étaient avérés des démocrates bourgeois. Au contraire, les représentants de cette dernière tendance sont pour la social-démocratie des alliés naturels et désirables, pour autant qu'il s'agit de ses tâches démocratiques que la situation actuel­le de la Russie porte au premier plan.

Mais la condition né­cessaire d'une telle alliance, c'est la pleine possibilité pour les socialistes de dévoiler devant la classe ouvrière l'opposition hostile de ses intérêts et de ceux de la bourgeoisie. Or, le bernsteinisme et la tendance «critique» auxquels se rallièrent en foule la plupart des marxistes légaux, enlevaient cette pos­sibilité et pervertissaient la conscience socialiste en avilissant le marxisme, en prêchant la théorie de l'étiolement des anta­gonismes sociaux, en proclamant absurde l'idée de la révo­lution sociale et de la dictature du prolétariat, en ramenant le mouvement ouvrier et la lutte de classes à un trade-unio­nisme étroit et à la lutte «réaliste» pour de menues réformes graduelles. Cela équivalait parfaitement à la négation, par la démocratie bourgeoise, du droit du socialisme à l'indépen­dance, et, par conséquent, de son droit à l'existence; cela ten­dait en pratique à transformer le mouvement ouvrier, alors à ses débuts, en appendice du mouvement libéral.

Il est évident que dans ces conditions la rupture s'impo­sait. Mais la Russie avait ceci d'«original » que cette rupture revenait simplement à éliminer les social-démocratesde la littérature «légale», la plus accessible au public et la plus lar­gement répandue. Les «ex-marxistes» qui s'étaient groupés «sous le signe de la critique» et avaient obtenu le quasi-mono­pole de « l 'exécution» du marxisme s'y étaient retranchés. Les slogans: «contre l'orthodoxie» et «vive la liberté de critique» (repris maintenant par le Rabotchéié Dielo) devinrent aussi­tôt des vocables à la mode. Et que même censeurs et gendar­mes n'aient pu résister à cette mode, c'est ce que montrent les faits tels que les trois éditions russes du livre du fameux (fa­meux à la façon d'Eurostrate) Bernstein ou la recommanda­tion, par Zoubatov, des ouvrages de Bernstein, de M. Proko­povitch, etc. (Iskra N° 10). Aux social-démocrates s'imposait alors la tâche déjà difficile par elle-même, et rendue incroya­blement plus difficile encore par les obstacles purement exté­rieurs, de combattre le nouveau courant. Or celui-ci ne se li­mitait pas à la littérature. L'évolution vers la «critique» se rencontrait avec l'engouement des social-démocrates prati­ciens pour l'«économisme».

La naissance et le développement du lien et de la dépen­dance réciproque entre la critique légale et l'économisme illégal, voilà une question intéressante qui pourrait faire l'ob­jet d'un article spécial. Qu'il nous suffise de marquer ici l'exis­tence incontestable de ce lien. Le fameux Credo n'acquit une célébrité aussi méritée que parce qu'il formulait ouverte­ment cette liaison et éventait incidemment la tendance poli­tique fondamentale de l'«économisme» : aux ouvriers, la lutte économique (ou plus exactement: la lutte trade-unioniste, qui embrasse aussi la politique spécifiquement ouvrière); les in­tellectuels marxistes, eux, se fondront avec les libéraux pour la «lutte» politique. L'activité trade-unioniste «dans le peuple» fut l'accomplissement de la première moitié de la tâche; la
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critique légale, de la seconde. Cette déclaration était une ar­me si précieuse contre l'économisme que si le Credo n'avait pas existé, il aurait fallu l'inventer.

Le Credo ne fut pas inventé; il fut publié sans l'assenti­ment et peut-être même contre la volonté de ses auteurs. En tout cas, l'auteur de ces lignes, qui contribua à étaler au grand jour le nouveau «programme»*, a eu l'occasion d'entendre regretter et déplorer que le résumé des vues des orateurs, jeté par eux sur le papier, ait été répandu en copies, décoré de l'étiquette de Credo et même publié dans la presse avec la protestation! Si nous rappelons cet épisode, c'est parce qu'il révèle un trait fort curieux de notre économisme: la crainte de la publicité. C'est bien là un trait de l'économisme en général, et pas seulement des auteurs du Credo: il s'est manifesté dans la Raboichaia Mysl25, partisan le plus franc et le plus honnête de l'économisme, et dans le Rabotchéié Diélo (qui s'est élevé contre la publication de documents «économistes » dans le Vade-mecum26), et dans le Comité de Kiev qui n'a pas voulu, il y a deux ans environ, autoriser qu'on publiât sa «Pro­fession de foi27 » en même temps que la réfutation** de cette dernière, comme il s'est manifesté chez beaucoup, beaucoup de représentants de l'économisme.

Cette crainte de la critique que montrent les partisans de la liberté de critique ne saurait être expliquée uniquement par la ruse (quoique la ruse joue parfois un certain rôle: il n'est pas avantageux d'exposer à l'attaque de l'adversaire les es­sais encore fragiles d'une tendance nouvelle!). Non, la ma­jorité des économistes avec une sincérité parfaite voient (et de par l'essence même de l'économisme ne peut que voir) sans bienveillance toutes les discussions théoriques, divergen­ces de fraction, vastes problèmes politiques, projets d'organi­sation des révolutionnaires, etc. «On ferait bien d'écouler le tout à l'étranger!" me dit un jour un des économistes assez conséquents, exprimant par là cette opinion extrêmement ré­pandue (purement trade-unioniste, encore une fois), que notre affaire, c'est le mouvement ouvrier, les organisations ouvriè­res intérieures, de notre pays, et que tout le reste, ce sont des inventions de doctrinaires, une « surestimation de l'idéologie», selon l'expression des auteurs de la lettre parue dans le N° 12 de l'Iskra à l'unisson du N°10 du Rabotchéié Diélo.

La question se pose maintenant: étant donné ces particu­larités de la «critique» et du bernsteinisme russes, quelle de­vait être la tâche de ceux qui, réellement et pas seulement en paroles, voulaient se faire l'ennemi de l'opportunisme? Tout d'abord, il fallait songer à reprendre le travail théorique qui, à peine commencé à l'époque du marxisme légal, retombait maintenant sur les militants illégaux; sans ce travail, la crois­sance normale du mouvement était impossible. Ensuite, il était nécessaire d'engager une lutte active contre la «critique» légale qui pervertissait à fond les esprits. Enfin, il fallait s'élever vigoureusement contre la dispersion et les flottements du mouvement pratique, en dénonçant et réfutant toute ten­tative de rabaisser, consciemment ou inconsciemment, notre programme et notre tactique
Que le Rabotchéié Diélo ne se soit acquitté ni de la pre­mière, ni de la deuxième, ni de la troisième de ces tâches, on le sait, et nous aurons plus loin à analyser en détail cette vérité bien connue, sous les angles les plus divers. Pour l'instant, nous voulons simplement montrer la contradiction flagrante qui existe entre la revendication de la «liberté de critique» et les particularités de notre critique nationale et de l'économis­me russe. Jetez en effet un coup d'oeil sur la résolution par laquelle l'«Union des social- démocrates russes à l'étranger» a confirmé le point de vue du Rabotchéié Diélo: »
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*Il s'agit de la protestation des 17 contre le Credo. L'auteur de ces lignes participa à la mise au point de cette protestation (fin 1899).La protestation et le Crédo furent imprimés à l'étranger au printemps de 1900.(oevres,tome 4.N.R.) On sait maintenant par un article de Mme Kous­kova (dans le Byloié24, je crois) qu'elle était l'auteur du Credo. Et parmi les « économistes » de cette époque à l'étranger, un rôle marquant était joué par M. Prokopovitch. (Note de l'auteur à l'édition de 1907. N. R.)

*. * A notre connaissance, la composition du Comité de Kiev a changé depuis .

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« Dans l'intérêt du développement idéologique ultérieur de la social-­démocratie, nous reconnaissons que la liberté de critiquer la théorie social-démocrate est absolument nécessaire dans la littérature du Parti, dans la mesure où cette critique ne contredit pas le caractère de classe et le caractère révolutionnaire de cette théorie.» (Deux congrès, p.10)
Et les
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