Chapitre Quels acteurs interviennent dans l’activité économique ?





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2. La classification d’après la dimension
Tableau n°3. Nombre d’entreprises et de salariés par catégorie d’entreprises en 2011

(secteurs marchands non agricole)



Au 31/12/2011, on dénombrait 3,14 millions d’entreprises employant 14,9 millions de salariés

(13,3 millions ETP)

Rappel n°3 : Les différentes tailles d’entreprises


  • Une microentreprise est une entreprise occupant moins de 10 personnes, et qui a un chiffre d'affaires annuel ou un total de bilan n'excédant pas 2 millions d'euros.

  • La catégorie des petites et moyennes entreprises (PME) est constituée des entreprises qui occupent moins de 250 personnes, et qui ont un chiffre d'affaires annuel inférieur à 50 millions d'euros ou un total de bilan n'excédant pas 43 millions d'euros

  • Une entreprise de taille intermédiaire est une entreprise qui a entre 250 et 4999 salariés, et soit un chiffre d'affaires n'excédant pas 1,5 milliards d'euros soit un total de bilan n'excédant pas 2 milliards d'euros.

  • Une grande entreprise est une entreprise qui a au moins 5000 salariés.
    Une entreprise qui a moins de 5000 salariés mais plus de 1,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires et plus de 2 milliards d'euros de total de bilan est aussi considérée comme une grande entreprise.




Plusieurs faits sont à noter :


3. La classification d’après la forme juridique
Les entreprises privées peuvent adopter plusieurs formes juridiques. Le choix dépendra de plusieurs critères : désir de s'associer ou d’oeuvrer en individuel, dimension de l'affaire et montant des capitaux à réunir, limite des risques et protection du patrimoine, obligations fiscales…
On distingue 9 statuts juridiques différents. Nous n’allons en présenter que 4. Pour plus d’informations, cf : http://www.entreprises.cci-paris-idf.fr/web/reglementation/creation-entreprise/choisir-forme-juridique-entreprise

Tableau n°4. Les différentes formes juridiques d’entreprise





Propriétaires de l’entreprise

Capital social

Responsabilité des propriétaires

Partage des bénéfices

Dirigeants

Entreprise individuelle




Pas de capital social. L’entreprise n’a pas d’existence juridique propre. Le patrimoine de l’entreprise et celui de l’entrepreneur sont confondus.




L’entrepreneur perçoit la totalité des bénéfices.

L’entrepreneur est seul à prendre les décisions.

Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée

(EURL)




La totalité du capital social appartient au seul propriétaire. L’entreprise a son propre patrimoine, séparé de celui du propriétaire.




L’associé unique perçoit la totalité des bénéfices.

Le propriétaire est seul à prendre les décisions. Comme pour la SARL, on l’appelle le gérant.

Société à responsabilité limitée

(SARL)




Le capital social est divisé en parts sociales. Chaque associé possède des parts, en fonction du capital qu’il a apporté.




En fonction des parts sociales. Celui qui possède 50% des parts a droit à 50% des bénéfices.

Le gérant est nommé par un ou plusieurs associés représentant plus de la moitié des parts sociales. Il peut être l’un des associés, ou une personne extérieure à la société.

Société anonyme (SA)

.

Le capital social est divisé en actions. Chaque associé possède des actions.




En fonction des actions.

Les actionnaires votent pour élire les membres du conseil d’administration, qui élisent à leur tout un président directeur général (PDG)


Parmi les critères à prendre en compte dans le choix de la forme juridique, il y a la responsabilité du (des) propriétaire (s). Deux choix sont possibles : soit la responsabilité est limitée au montant des apports personnels dans le capital de l’entreprise, auquel cas, les biens personnels du propriétaire ne sont pas engagées en cas de faillite ; soit la responsabilité est totale et les biens personnels du propriétaire peuvent être engagés en cas de faillite.
4. La classification d’après la nature du propriétaire
On distingue traditionnellement les entreprises privées des entreprises publiques. L’entreprise publique est une entreprise sur laquelle l'État peut exercer directement ou indirectement une influence dominante du fait de la propriété ou de la participation financière, en disposant soit de la majorité du capital, soit de la majorité des voix attachées aux parts émises. L’entreprise privée est la propriété d'un ou de plusieurs particuliers, lesquels ont investi les capitaux nécessaires à sa création.
Fin 2011, l'État contrôle en France majoritairement, directement ou indirectement, 1 498 sociétés, en détenant plus de la moitié de leur capital. Les plus importantes sont par ordre d’importance : La poste (268 000 salariés ; Etat : 73% du capital) ENGIE (236 000 salariés ; Etat : 33 % du capital) ; EDF (151 000 salariés. Etat possède 84% du capital).
C’est au XXème siècle que on n’a assisté à plusieurs vagues de nationalisation :


C'est surtout à partir des années 1980 qu'on assiste à plusieurs vagues de privatisations. Ce mouvement s'inspire des privatisations qui ont lieu au Canada et en Grande-Bretagne dès 1979.


Un cas illustre cette privatisation progressive : France Telecom / Orange. En septembre 2004, l'État français cède une partie de ses actions pour passer en dessous de la barre des 50 %. France Télécom devient alors une entreprise privée. Cent-quinze ans après sa nationalisation, la téléphonie redevient privée en France. En juin 2007, l'État français cède à nouveau 5 % de sa participation dans France Télécom. La participation publique (État Français et ERAP) est portée à 27 %. À cette même date, France Télécom revend Orange Pays-Bas et acquiert le fournisseur d'accès espagnol Ya, ainsi que l'opérateur mobile autrichien One. En septembre 2014, Bpifrance vend 1,9 % d'Orange, qu'il ne détient plus qu'à 11,6 %. Bpifrance et l'État Français possédant 25 % des actions d'Orange.
Plus d’informations : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=T13F154


B. Quels sont les objectifs des entreprises ?
1. La recherche du profit : unique objectif ?
Emerge depuis les années 1950, d’abord aux Etats-Unis, la notion de responsabilité sociale des entreprises qui fait apparaître d’autres objectifs pour les entreprises. Dans un article « Les trois âges de la RSE », in Alternatives Economiques Poche n° 041 - novembre 2009, Michel Capron distingue trois temporalités dans l’apparition de ce concept :

  • L'âge de la conception éthique : elle s’inspire du paternalisme d'entreprise du XIXe siècle et naît aux Etats-Unis dans les années 1950. Fondée sur des valeurs morales et religieuses, elle fait appel à l'éthique personnelle du dirigeant d'entreprise. Elle se traduit souvent par de la philanthropie : Les actions sociales des entreprises ont alors tendance à être hors business, financées par des fondations extérieures à leurs activités. Ex : Fondation Rockfeller né aux USA en 1913 investie dans le monde entier, en particulier dans les domaines de la santé publique, de l'éducation médicale, de l'innovation scientifique, des sciences sociales et des arts.

  • L’âge de la conception utilitariste : cette conception naît aux Etats-Unis à partir des années 70 et connaît son essor dans les années 1980-1990. Dans cette conception, les entreprises ont intérêt à soigner leur image, leur réputation pour garder une crédibilité et maximiser leurs profits. Ex : Nike en 1996.





Cliché était paru dans le magazine “Life” en juin 1996, avec le titre révélateur “Six cents an hour”


- L’âge de la soutenabilité :


La première conception est encore très présente aux USA, mais peine à se répandre en Europe. La seconde est dominante en Europe. La troisième est surtout en Europe, mais peine à arriver à maturité.

2. Comment ? Les stratégies mises en œuvre.
Les entreprises évoluent sur des structures de marché, en fonction du nombre d’acheteurs et de vendeurs, et vont par conséquent développer des stratégies pour accroître leurs avantages sur ces structures de marché.
Tableau n°5. Les différentes structures de marché

Source : Emmanuel Combe, Précis d’économie, p 25
En fait, une stratégie vise souvent à réduire la concurrence sur une structure de marché pour qu’elle puisse accroître son pouvoir de marché et maximiser ses profits. Pour ce faire, elle érige des barrières à l’entrée du marché. Ces barrières peuvent prendre plusieurs formes :

  • l’entreprise peut bénéficier d’un avantage en termes de coût de production par exemple grâce à une technique de production plus efficace que c’est rival.

  • L’entreprise peut différencier son produit, soit de manière objective, soit de manière subjective.

  • L’entreprise peut bénéficier d’économies d’échelle. L’entreprise qui arrivent sur le marché se trouve confronté à un dilemme : soit elle rentre avec un niveau élevé de production pour réaliser elle-même des économies d’échelle mais provoque une chute du prix qu’il est-ce que de tomber en dessous du coût moyen de production. Soit elle pénètre avec un faible niveau de production mais souffre d’un désavantage en terme de coût de production par rapport à la firme.


Rappel n°4 : Les économies d’échelle

Ces stratégies sont légales au sens où elles respectent le code de la concurrence. D’autres stratégies anti-concurrentielles sont parfois pratiquées par les entreprises : les ententes, abus de position dominante. Exemple : La Cour d'appel de Paris a confirmé la condamnation à une amende record de 534 millions d'euros des trois opérateurs de téléphonie mobile pour entente illicite (Orange, SFR, Bouygues). Il leur était reproché, entre autres, de s'être entendus entre 2000 et 2002 pour geler leurs parts de marché, en maintenant leurs prix à un niveau artificiellement élevé.


Rappel n°5 : Les pratiques anti-concurrentielles


  • Un abus de position dominante : Une entreprise détient une position dominante sur un marché lorsqu'elle peut faire obstacle au maintien d'une concurrence effective sur ce marché. Pour apprécier cette situation de position dominante, on peut examiner les parts de marché détenues par l'entreprise, son avance technologique lui permettant de pratiquer des prix élevés, ou bien la propriété d'unemarque de grande notoriété dont les distributeurs ne peuvent se passer. On considérera qu'une entreprise abuse de cette position dominante dans les cas suivants : refus de vente; les ventes liées ; les conditions de vente discriminatoires; la rupture de relations commerciales établies, au seul motif que le partenaire refuse de se soumettre à des conditions commerciales injustifiées. Ainsi, la Commission européenne a infligé à Microsoft une amende de 561 millions d'euros le 06 mars 2013 pour cause de non-respect de ses engagements consistant à proposer aux utilisateurs un écran multichoix leur permettant de sélectionner facilement le navigateur web qu'ils souhaitent (on reproche ici à l'entreprise d'imposer son propre navigateur internet en diffusant son système d'exploitation : il s'agit d'un cas de vente liée).

  • L'entente anticoncurrentielle est un accord ou une action concertée qui a pour objet ou peut avoir pour effet d'empêcher, de restreindre ou de fausser le jeu de la concurrence sur un marché de produits ou de services déterminé.


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. Comment ? Utilisation d’une combinaison de facteurs de production.

Précision : le qualificatif « apparent » signifie que la productivité ne provient pas de la seule contribution du facteur étudié. Ainsi l’augmentation de la productivité du travail provient souvent de l’acquisition de capital plus productif.

Tableau n°6. Les différents types de productivité

Type de productivité

Productivité apparente du travail

Productivité apparente du capital

Productivité globale des facteurs

Physique

Par tête :

Utilisée : Nbre d’unités produites/ Nb d’unités de capital utilisées (= stock de capital fixe utilisé)

C’est un résidu, ie la partie non expliquée de la croissance économique par la variation de la quantité de facteurs de production ou leur productivité (qualité).

On peut la rapprocher de la mesure du progrès technique, mais la PGF mesure toutes les autres sources de croissance économique non mesurée par la variation de la quantité de facteurs de production ou leur productivité (qualité).

Horaire : Nbre d’unités produites/ Nb d’heures de travail utilisées

Installée : Nbre d’unités produites/ Nb d’unités de capital installées (stock de capital fixe installé)

Valeur

Par tête : Valeur ajoutée/ Nb de salariés utilisés

Utilisée : Valeur ajoutée/coût du capital utilisé (= stock de capital fixe utilisé)

Horaire :

Installée : Valeur ajoutée/coût du capital installé (= stock de capital fixe installé)



C. Quelles sont les évolutions récentes des entreprises ?
1. La concentration des entreprises s’intensifie
Il existe différentes formes de concentration des entreprises :


  • Concentration technique (rassemblement géographique de l’appareil de production, les équipements notamment, mais aussi les salariés, la recherche, …)

  • Concentration économique (rassemblement de plusieurs entreprises sous une même entité)

  • Concentration financière (concentration de la propriété et contrôle commun de la gestion financière)


Ces différentes formes de concentration peuvent concerner différents niveaux de production qui renvoient à différentes stratégies :

  • Les concentrations conglomérales associent des firmes n'ayant aucun lien autre que financier. C'est le cas du groupe Bouygues (TV, téléphonie et BTP). Il s'agit alors de diversifier les risques et les sources de profits.

  • Les concentrations verticales associent des entreprises qui ont des activités complémentaires au sein d'un processus de fabrication (par exemple l'extraction, le raffinage et la distribution de pétrole). Cela permet de maîtriser la chaîne de production d’amont en aval et d'éliminer les intermédiaires.

  • Les concentrations horizontales regroupent des sociétés qui ont la même activité. L'objectif est d'augmenter les parts de marché et de profiter des économies d'échelle (exemple : fusion de BNP et Paribas...).


La concentration renvoie à la croissance externe des entreprises. En effet, une entreprise a la possibilité de « grossir » à partir de ses propres moyens, ou alors à partir de ressources extérieures. On distingue alors la croissance interne de la croissance externe.
La croissance interne consiste à s'appuyer sur ses propres moyens pour prospérer. Les entrepreneurs font alors appel à leur savoir-faire, à leur expérience et à leur capacité productive propre. Pour financer leur développement, ils recourent à l'autofinancement, l'emprunt ou encore l'augmentation du capital social des sociétés. Cette forme de croissance trouve rapidement ses limites aujourd'hui : il y a souvent insuffisance de financement.

C'est pourquoi on assiste fréquemment à une croissance externe. Cela désigne l'ensemble des procédures financières de rapprochement entre plusieurs entreprises par :

  • Fusion : processus par lequel deux entreprises mettent en commun leurs actifs (Pechiney – Ugine –Kuhlmann – Rorer)

  • Absorption : opération par laquelle une entreprise apporte ses actifs à une autre (Pechiney absorbé par Alcan) plus puissante (heu… Sagem-Snecma ?). Il y a disparition de l’existence juridique de l’entreprise absorbée. Ces rapprochements se font le plus souvent par consentement mutuel et, pour les entreprises cotées en bourse, par des OPA ou des OPE (offres publiques d’échange, on échange des actions de l’entreprise absorbée contre des actions de l’entreprise absorptrice).

  • Création d’une filiale commune

  • Rétrocession au secteur privé d’entreprises nationalisées, cession dite « au gré à gré ».


Face aux difficultés que suscitent les concentrations classiques, on assiste à l’émergence d’alliances qui renvoient plus à des pratiques industrielles de long terme. Certains constructeurs automobiles ont ainsi choisi de fabriquer à partir d'une même plate-forme des véhicules vendus sous des marques différentes : c'est le cas de la Peugeot 806 et du Fiat Ulysse par exemple. Apparaissent également des partenariats qui renvoient plus fréquemment à une logique commerciale et de court terme. Afin de proposer la plus large offre de destinations et de fidéliser leur clientèle, les compagnies aériennes se regroupent ainsi en réseaux à l'échelle mondiale.

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