Les caractéristiques du cannabis





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La société face au cannabis

Légalisation ou prohibition du cannabis :

Quelles conséquences économiques et sociales ?

Sommaire :



Introduction…………………………………………………………………………………………………………………….

P. 3

  1. Les caractéristiques du cannabis……………………………………………………………………………..

P. 4 - 9

  1. Définition et présentation du cannabis……………………………………………………………….

P. 4 - 6

  1. Dangerosité par rapport aux autres drogues……………………………………………………...

P. 6 - 9

  1. Prohibition………………………………………………………………………………………………………..…….

P. 10 - 17

  1. Conséquences économiques……………………………………………………………………………...

P. 10 - 13

  1. Conséquences sociales……………………………………………………………………………………….

P. 13 - 17

  1. Légalisation……………………………………………………………………….………………………………..…..

P. 18 - 26

  1. Conséquences économiques………………………………………………………………………….……

P. 18 - 22

  1. Conséquences sociales…………………………………………………………………………………….….

P. 22 - 26

Conclusion……………………………………………………………………………………………………………………….

P. 27

Liste bibliographique………………………………………………………………………………………………..…….

P. 28 - 31

Introduction :
Depuis de nombreux siècles, les drogues sont plus ou moins présentes dans notre société. Par définition, une drogue est une substance psychotrope naturelle ou synthétique, qui conduit au désir de continuer à la consommer pour retrouver la sensation de bien-être qu'elle procure. Par ailleurs chaque drogue présente des caractéristiques qui sont plus ou moins dangereuses pour l'homme et la société dans laquelle il vit. Certaines sont ancrées dans notre culture comme l'alcool en Occident, ce qui la rend banale. Si des drogues comme le tabac et l'alcool sont légales dans la plupart des pays du monde, en revanche d'autres ne le sont pas, bien que certaines d'entre elles présentent des risques pour la santé qui sont moins importants que celles des drogues licites.
Le cannabis est une drogue illicite dans la plupart des pays, ce qui ne l'empêche pas d'être la substance illicite la plus consommée dans le monde. Cependant, depuis plusieurs années, certains pays ont eu recours à un changement de législation envers cette drogue, souvent en accordant plus de libertés quant à son usage.
Quoi qu'il en soit, le cannabis se voit imposer des contraintes de façon internationale après la convention unique sur les stupéfiants de 1961 organisée par l'ONU. Ces contraintes, ayant comme législation celle de la prohibition, ont pour objectif de limiter voir d'éradiquer la production et le commerce de substances interdites en établissant une liste de ces substances, qualifiées de stupéfiants. Concernant le cannabis, cet objectif est aujourd'hui bien loin de la réalité.

Nous allons, à travers ce rapport, étudier et analyser de façon objective les conséquences économiques et sociales d'une prohibition ou d'une légalisation du cannabis au sein de la société.


  1. LES CARACTERISTIQUES DU CANNABIS




  1. Définition et présentation du cannabis


Le cannabis, c'est quoi ?
Le cannabis est une plante cultivée afin de satisfaire à deux usages :

  • production de fibres (chanvre)

  • production de substance stupéfiante (cannabis, haschich, marijuana)


Le principe actif du cannabis responsable des effets psycho actifs est le THC (TétraHydroCannabinol) qui est inscrit sur la liste des stupéfiants en France.

Sa concentration est très variable selon les préparations et la provenance du produit.

Le cannabis est ainsi nommé « Chanvre ».

La consommation de cannabis, en le fumant ou l’ingérant, est motivée par la teneur en cannabinol de ce produit.

Les premières utilisations décrites de la plante sont d'origine chinoise et remontent à plus de 5000 ans. Son utilisation s'est répandue en Inde, au Moyen Orient, puis en Afrique. Le cannabis apparait dans le monde occidental vers 1840. Dans les années 60, on a assisté à une relance de sa consommation, qui s'est généralisée à toute la planète depuis 1970.
Le cannabis est une plante qui peut se présenter sous trois formes : l’herbe (marijuana), le haschich (shit) et l’huile (très rare désormais).

L'herbe (marijuana) : extrémités de tiges fleuries simplement séchées, se fumant généralement mélangées à du tabac, roulées en cigarette souvent de forme conique (le joint, le pétard, le stick...).

Le haschich (shit) : résine obtenue à partir des sommités fleuries de la plante. Il se présente sous la forme de plaques compressées, barrettes de couleur brune, marron ou jaune selon les régions de production. Il se fume généralement mélangé à du tabac : « le joint ». Le haschich sur le marché noir est fréquemment coupé avec d'autres substances plus ou moins toxiques (le henné, le cirage, la paraffine...)

L'huile : Sous forme liquide visqueux. Préparation plus concentrée en principe actif, consommée généralement au moyen d'une pipe. Son usage est actuellement peu répandu parmi les consommateurs.
On estime qu'en moyenne, la teneur en THC des échantillons sur le marché a doublé, passant de 5-7 % à 14 % et plus. Nous avons donc aujourd'hui un produit qui en moyenne est deux fois plus puissant que « l'ancien «  cannabis ».
L’évolution du THC au cours des années est due à :

  • la diffusion accélérée du savoir-faire et des technologies avancées inspirées par les méthodes de culture hollandaises : meilleure connaissance des cycles de la plante, culture en intérieur, utilisation de cycles artificiels de luminosité, suppléments d'engrais, voire cultures hydroponiques à part entière, diffusion de la technique « sinsemilla » (culture exclusive de plants femelles non fertilisés en milieu protégé), reproduction par boutures, préparation plus sélective des sommités.




  • la sélection d’espèces de cannabis à haute teneur en THC, de taille modeste (culture en intérieur facilitée) et la diffusion des semences de haute qualité.




  • la pression de l'interdiction qui aurait contribué à la généralisation des cultures en intérieur et à la recherche d'un produit plus concentré, donc plus facile à dissimuler.



Les effets sur la santé :
Les effets à court terme :

Les effets de la consommation de cannabis sont variables : légère euphorie accompagnée d'un sentiment d'apaisement, légère somnolence. Mais elle peut entraîner aussi parfois un malaise, une intoxication aigüe (« Bad trip ») qui peut se traduire par des tremblements, des vomissements, une impression de confusion et qui amène à une angoisse. Le cannabis peut diminuer les capacités de mémoire immédiate et de concentration chez les consommateurs, tant qu'ils sont sous l'effet du cannabis mais ces effets peuvent être inverses selon les individus. En effet, certains affirment que le cannabis stimulent leur imagination et inspiration et au passage la mémoire et la concentration. La perception visuelle, la vigilance et les réflexes sont également modifiés. Ces effets peuvent être dangereux si l'on conduit une voiture (risques d’accidents mortels multipliés par 1,8) ou si l'on utilise des machines (machines-outils par exemple). A noter également que le cannabis n'a jamais causé une mort direct (overdose).
Selon la personne, la quantité consommée et la composition du produit, le cannabis peut avoir des effets physiques comme :

  • un gonflement des vaisseaux sanguins (yeux rouges)

  • une augmentation de l'appétit

  • une augmentation du rythme cardiaque

  • une diminution de la sécrétion salivaire (bouche sèche)

  • parfois une sensation de nausée (rare)


Les effets à long terme :

Les effets d'une consommation régulière se traduisent par :

  • des difficultés de concentration

  • des préoccupations centrées sur l'obtention et la consommation du produit, un isolement social et une perte de motivation

Le cannabis est également susceptible, chez les sujets prédisposés, de révéler qui serait apparue plus tard.
Consommer du cannabis n’endommage pas le cerveau mais diminue la capacité de concentration, perturbe la mémoire immédiate et réduit la capacité à apprendre des choses nouvelles et à s’en souvenir. Ce trouble de la mémoire dure le temps que durent les effets du cannabis, c’est-à-dire quelques heures. En l’état actuel des connaissances, la mémoire ne semble pas affectée au-delà de cette période. La consommation modifie aussi la perception visuelle, la vigilance et les réflexes. Par ailleurs, il est désormais prouvé que ces effets cessent lorsque l'individu arrête d'en consommer.
Ces effets à court et long termes peuvent parfois être pires que ceux décrits ou au contraire être minimes ou même absents selon l’individu.
Les effets médicaux :

Le cannabis contient certaines espèces médicales. Il peut soulager les symptômes de la maladie ou les effets secondaires du traitement. Les connaissances scientifiques dans ce domaine ne cessent de progresser, comme le montre l'évolution du nombre d'études réalisées ces dernières années. Durant la dernière décennie, ce nombre a plus que doublé, élevant le nombre total de publications à plus de 8 000 entre 1990 et 2000. Le nombre de maladies, pathologies ou troubles qui peuvent être traités à l’aide du cannabis s'élève à plus de 200. Le cannabis agit comme :

  • un analgésique pour les malades en phase terminale et pour les douleurs chroniques résistantes aux traitements traditionnels

  • un relaxant et un somnifère pour les malades en phase terminale, les troubles du sommeil

  • un antispasmodiques pour les malades atteints de sclérose en plaque, d’épilepsie

  • un anti-vomitif pour atténuer les effets secondaires de la chimiothérapie ou d'autres traitements lourds

  • un stimulant pour l’appétit (redonne l'envie de manger et favorise la prise de poids) en cas de maigreur importante ou de cachexie chez les personnes âgées en long séjour, les patients atteint d'une maladie d'Alzheimer ou du sida

  • un broncho-dilatateur dans le traitement de l’asthme

  • un anti-inflammatoire : le cannabidiol CBD (voir Cannabinoïde) non psychoactif est connu pour ses affinités avec les récepteurs CB2 situés sur les cellules immunitaires T.

  • un antipsychotique dans le traitement alternatif de la Schizophrénie

  • un antidépresseur

  • un anxiolytique

  • un vaso-dilatateur dans le traitement du glaucome, des migraines


Il existe d'ailleurs certains médicaments dérivés du cannabis comme le Marinol (traitement des nausées et des vomissements liés à la chimiothérapie, ainsi que pour stimuler l'appétit chez les malades atteints du sida) et le Sativex (traitement des douleurs associées à la sclérose en plaques) vendus en pharmacie dans certains pays.

En théorie, le rapport entre dose efficace et dose légale est de 1 à 40 000, comparé à l’aspirine, pour laquelle ce rapport est de 1 à 9, cela fait du cannabis un produit qui pourrait être prescrit par un médecin.



  1. Dangerosité par rapport aux autres drogues


De quelle drogue parle-t-on ?
Le cannabis a souvent été classé dans la catégorie des « drogues douces » depuis plusieurs années. Cela s’explique par une faible dépendance psychique et physique. En effet, le cannabis ne rend pas dépendant dès la première prise à l'inverse de l'héroïne et de la cocaïne voir de l'alcool lorsqu'il il est consommer à forte dose en un temps réduit. La dépendance du cannabis à long terme reste également faible. De plus l’accoutumance/tolérance du cannabis est minime voir nul, ce qui signifie que l’effet causé par le cannabis reste le même après plusieurs consommations et il n'est donc pas nécessaire d'augmenter les doses.

Comme nous pouvons le voir dans les tableaux ci-dessous, le cannabis semble donc être la drogue la « moins dangereuse » parmi celles qui sont présentes ici comme l’alcool ou le tabac.
http://a396.idata.over-blog.com/3/26/82/45/khat/oms-drogues-dangerosite-pf.jpg
En 1971, l'OMS établit une classification des substances psychotropes en évaluant leur danger selon trois critères : dépendance psychique, dépendance physique et tolérance (accoutumance).


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2. Les benzodiazépines sont des médicaments psychotropes utilisés dans le traitement de l'anxiété, de l'insomnie, des convulsions, des spasmes, de l'agitation psychomotrice, ou dans le contexte d'un syndrome de sevrage alcoolique.
En 1998, Bernard Roques, un professeur français membre de l'Académie des sciences, présente une approche globale considérant à la fois les propriétés médicales des produits psychotropes et les problèmes et risques sanitaires et sociaux liés à la consommation de ces produits. Ce tableau est un rapport sur la dangerosité des produits et adressé au Secrétaire d'État à la Santé de l'époque, Bernard Kouchner, à l'issue des Rencontres Nationales sur l'Abus de drogues et la toxicomanie (France, juin 1998).
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Ce graphique est l’adaptation du tableau du rapport de Bernard Roques sous un format différent retraçant uniquement la dépendance et les dommages physiques causés par les différentes drogues.
Des idées reçues s'avérant scientifiquement fausses :
Certaines personnes avancent l'argument de la « théorie de l'escalade » affirmant que la consommation d'un produit psychotrope entraînerait une consommation vers des produits de plus en plus nocifs selon le schéma : alcool > tabac > cannabis > cocaïne > héroïne. Cette théorie s'est révélée fausse puisque l'OFDT dans ses chiffres de 2002 estime que seulement 3 % à 5 % des usagers chroniques de cannabis passeront à un produit induisant une dépendance majeure.
Selon l’article suivant provenant du Nouvel Observateur, certains préjugés et stéréotypes sur les effets physiques (pulmonaires) d’une consommation du cannabis ont pu se révéler faux d’après une étude réalisée par le gouvernement fédéral américain :
« […] Lancée en 1985 et financée par le gouvernement fédéral, cette étude a suivi durant vingt ans 5.115 hommes et femmes âgés de 18 à 30 ans dans quatre grandes villes américaines, dont plus de la moitié avaient en moyenne 25 ans. Il s’agit de la plus large étude jamais menée sur le sujet et permettant de constater les effets du cannabis sur une longue période. Au fil des années, les fumeurs de cigarettes subissent une perte de leurs capacités pulmonaires, contrairement aux fumeurs de cannabis pour qui la consommation de joint n’aurait que très peu d’effets négatifs, voir des effets positifs. En effet, les participants fumant du cannabis rarement ou de manière modérée, ont affiché une amélioration de leurs capacités pulmonaires à deux tests. Cette amélioration disparaît pour les participants fumant plus de 20 joints par mois, ces derniers présentant des résultats identiques à ceux de non-fumeurs. Ces résultats varient en fonction de la fréquence et la longévité de la consommation mais, par exemple, pour ceux qui ont fumé un joint par jour pendant sept ans ou un par semaine durant vingt ans, les tests n'ont également révélé aucune détérioration de la fonction des poumons ». Source : Le Nouvel observateur, publié le 10 janvier 2012
Cet article nous révèle également l’aspect médical que peut avoir la consommation du cannabis à une fréquence de moins de 20 joints par mois sur les poumons des individus.

A noter qu'il s'agit ici de joints composés uniquement de cannabis sous forme d'herbe et donc sans tabac.

Certaines personnes consomment le cannabis sous forme d'herbe en l'inhalant directement à l'aide d'une machine afin d'éliminer intégralement les substances cancérigène comme le goudron en refroidissant et filtrant la fumée. Cette méthode est surtout utilisée dans un cas thérapeutique.
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