Faculté des Sciences et Technologies de l’Education et de la Formation





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UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR

(UCAD)

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Faculté des Sciences et Technologies de l’Education et de la Formation

(FASTEF)

Expose de Littérature française et africaine


THEME :

Le ROMAN POLICIER


EXPOSANT(E) S :

Moustapha Ndour

Amy Thiaré

Astou Ndiaye

Coumba Ndao

Sous la direction de M. Mbaye SENE


Année Universitaire 2012 - 2013


Plan

Introduction

  1. Les fonctions du roman policier

  2. Les caractéristiques du roman policier

  3. Les sous catégories du roman policier et justifications

Conclusion


Introduction
Né au milieu du XIV siècle en Angleterre et aux Etats Unis le roman policier à l’origine, faisait appel à la sagacité du lecteur pour résoudre une affaire mystérieux ou criminelle.

C’est un roman organisé autour de l’élucidation d’un crime qui peut être de nature diverses : meurtre, suicide, viol, cambriolage, etc. En général il suit le déroulement de l’empire et l’enquêteur qui peut être un professionnel ou non, est le personnage principal. D’une certaine maniére, dans un roman policier il y’a deux histoires : celle qui a mené au crime et qu’il faut reconstituer et celle du l’enquête que le lecteur suit de pas à pas.

Ainsi on distingue quatre sous-catégories de roman policier : le roman à énigme, le roman à suspense, le roman noir, et enfin le roman d’espionnage.


  1. Les fonctions du roman policier


Le cadre du roman policier permet des réflexions au détour des faits : elles leur donnent un éclairage humain, mais qui ne doit jamais être « gratuit ». Pour certains tous détails matériels comme toute appréciation morale doivent servir l’intrigue. En outre une histoire policière permet d’aborder la face noir de la réalité : il y’a des auteurs qui privilégient l’analyse de nos sociétés «  avec des démences, ses folies et ses dérives voire la complexité de certains rapports sociaux » pour d’autres, ils préfèrent descendre dans le dédale du cœur humain, ce nœud de vipère !


  1. Les caractères du roman policier


Le roman policier est un genre narratif dans lequel on trouve six éléments principaux :

  • Un crime au sens juridique du terme : meurtre, trafic, chantage, vol, viol

  • Une enquête

  • Une victime

  • Un coupable ou un suspect

  • Un mobile

  • Un mode opératoire

La focalisation narrative sur l’un des six éléments va déterminer les sous genres du roman policier.


  1. Sous catégories du roman policier et textes justificatifs


Le roman à énigme 

Le roman à énigme atteint sa forme parfaite dans les années 1920-1930. Son cheminement romanesque va du mystère à l’élucidation du mystère, d’un crime à la révélation du nom du coupable de ce crime, par le biais d’une enquête. Ici on constate qu’il faut par définition, un policier. Ce dernier a pour tâche de réunir les indices qui mènent à l’individu qui a commis le crime. Ainsi la manière donc est commis le crime doit ressortir d’une enquête faisant preuve de qualités d’observation et de déduction par des moyens rationnels et scientifiques que doivent utiliser le policier pour la découverte du coupable. En outre, l’intérêt porte sur :

  • La clarté de l’enquête

  • L’énigme à résoudre

  • L’efficacité de l’enquêteur à collecter ou à interpréter des indices

  • Le jeu intellectuel

  • Le non-respect de la chronologie linéaire.


1ère Texte justificatif

« Que faisait- il le soir ?

Et Maigret, jambe croisée, regardait avec la vieille qui s’essayait à jouer les femmes

Distinguées.

« Nous sortions très peu le plus souvent ma fille lisait pendant que …

-parlez- moi de Brown »

Alors, froissée, elle laissa tomber :

Il ne faisait rien

-Il faisait de la T .S.F ?soupira Gina qui, elle prenait des poses nonchalantes

Autant j’aime la vraie musique, autant j’ai horreur de…

- Parlez-moi de Brown. Il avait une bonne santé ?

-S’il m’avait écouté, commence la mère, il n’aurait jamais souffert du foie ni des  

Reins »(…)

« Donc on l’a assassiné …cela aurait pu avoir lieu pendant qu’il traversait le jardin

Mais, puisque vous avez trouvé du sang dans la voiture…

-Quel intérêt aurions- nous à mentir ?

-Evidement donc, il a été tué ailleurs

-Maintenant dites- moi pourquoi vous n’avez pas averti les autorités… je suis persuadé que vous aviez une excellente raison »

« Oui, monsieur Cette raison, je vais vous le dire (…)
Maigret Simenon, Liberty Bar, édition presse Pocket 1977, (Pages 23et29,)
2ème texte justificatif
Dix petits nègres s'en furent dîner, l'un d'eux but à s'en étrangler - n'en resta plus que neuf.
Neuf petits nègres se couchèrent à minuit, l'un d'eux à jamais s'endormit - n'en resta plus que huit.
Huit petits nègres dans le Devon étaient allés, l'un d'eux voulut y demeurer - n'en resta plus que sept.
Sept petits nègres fendirent du bois, en deux l'un se coupa ma foi - n'en resta plus que six.
Six petits nègres rêvassaient au rucher, une abeille l'un d'eux a piqué - n'en resta plus que cinq.
Cinq petits nègres étaient avocats à la cour, l'un d'eux finit en haute cour - n'en resta plus que quatre.
Quatre petits nègres se baignèrent au matin, poisson d'avril goba l'un - n'en resta plus que trois.
Trois petits nègres s'en allèrent au zoo, un ours de l'un fit la peau - n'en resta plus que deux.
Deux petits nègres se dorèrent au soleil, l'un d'eux revint vermeil - n'en resta plus qu'un.
Un petit nègre se retrouva tout esseulé, se pendre il s'en est allé - n'en resta plus... du tout.s

Christie Agatha, les Deux petits Nègres
Le roman noir

Le roman noir, né aux Etats Unis dans les années 1920, est à l’opposé de l’univers conventionnel, ludique et (relativement) policé. Il avait pour ambition de rendre compte de la réalité sociétale du pays : gangstérisme, corruption politique, pouvoir de l’argent, utilisation manifeste de la violence. Le roman noir fait appel à un détective privé engagé pour une affaire mineure, un adultère par exemple. Ensuite, un meurtre lui tombe littéralement dessus. Il est alors entrainé dans une affaire qu’il n’avait pas prévue. Evidemment ses commanditaires jouent un rôle dans ce meurtre. Il le comprend rapidement et décide d’enquêter indépendamment de son contrat de départ. Il devient une sorte de héros solitaire dans la jungle de la grande ville. Il rencontre des représentants de diverses couches de la société avec lesquels il a des démêlés et qu’il présente par là même au lecteur. Le roman noir se focalise sur :

  • Le contexte

  • Les éléments historiques ou sociologiques

  • Un détective privé

  • Une description de la violence de la ville

  • Des éléments d’effrois, de frisson, d’horreur

Nous justifierons ses caractères à travers quelque texte puisés dans la littérature française :
Texte justificatif
(…) Le maître d’hôtel s’inclina, fit un mouvement pour éloigner. Le docteur le retint.

Dites-moi, le patron n’est pas là ce soir ?

Non, Monsieur.

Voulez-vous me rappeler son nom ?

Shaben M. Jean Shaben ;

Je ne connais pas… Je vous demandais cela parce que je sais qu’un vieil ami à moi, que je n’ai pas vu depuis longtemps, tient une auberge dans l’Alain. Cela n’a pas d’importance, merci.

Le maître d’hôtel s’éloigna.

Shaben… Jamais entendu ce nom-là, dit le docteur. Mais ça me tracasse. On va faire une petite enquête.

Il se livra enfin le fond de ses pensées.

Première hypothèse : le pseudo-Pichard s’est effectivement mis au vert.

Deuxième hypothèse : sa présence, et ceci me plaît beaucoup plus vraisemblable, indiquerait qu’il se passe ici des choses bizarres. Un relais bien isolé, c’est très utile. Le propriétaire peut se servir de l’hôtellerie pour couvrir d’autres occupations beaucoup plus rémunératrices… et moins avouables. Rien que la place vaut une cinquantaine de briques au minimum…

Et alors ?

Alors ? Suppose que l’on découvre la véritable occupation de Pichard et de son patron…Une étape pour la came qui vient du Proche Orient, par exemple…Ou une plaque de receleur. Suppose ensuite que j’aille trouver le Shaben en question et que je lui chante une petite sérénade…est-ce qu’il ne pourrait pas nous donner quelques beaux petits brins d’oseille en échange de notre silence ?

« Il est insatiable, pensait Bernin. On n’a même pas réglé l’autre affaire qu’il part déjà sur une nouvelle combine… »

Tu vois d’ici la tête du gars ? L’honorable hôtelier bien tranquille qui se voit découvert…Le restaurant à lui seul doit rapporter trois à quatre millions par mois…Une dizaine de millions, qu’est-ce que c’est pour lui ?

Mais Michelle…

Attends. Chaque à son heure, je ne m’embrouille pas…On termine le job en train, puis on se retrouve vers M. Shaben. L’un n’exclut pas l’autre. Ecoute, on a tout le temps. Les sont partis. Le personnel va aller se coucher. D’après tes renseignements, les deux portes qui sont sur le palier sont celles de ses appartements(…)

Contre ce meuble, un grand sac de jute, genre sac de pommes de terre, tranchait avec le mobilier.

Bernin en fit la réflexion au docteur :

Drôle d’endroit pour conserver les patates…

A moins qu’il ne se méfie de son personnel et craigne qu’on ne lui vole de la marchandise.

Le docteur, un instant intrigué, approche sa lampe électrique. Il voulut se rendre compte de ce que pouvait contenir le sac et le palpa.

Il s’arrêta subitement, le souffle court. Il poussa un juron.

Bon Dieu… Ce n’est pas possible !

Bernin l’interrogea du regard.

L’autre, d’une voix subitement angoissée, lui commanda :

Fais sauter la ficelle. Je veux savoir ce qu’il y a là-dedans.

Paul Bernin, intrigué, obéit aux ordres.

D’un geste brusque, il dénoua le cordage et abaissa les rebords du sac.

La tête ensanglantée d’un homme assez jeune leur apparut. Le crâne était fendu jusqu’à l’oreille, et le cadavre, de ses yeux démesurément ouverts, les regardait fixement. (Pages 33, 34, 37, 38).

(…) Certes, il n’avait rien à lui reproché. Jusqu’à ce jour, il s’était acquitté scrupuleusement de sa mission. A Sanary, il avait téléphoné à la bonne pour l’éloigner, tandis que lui, Bernard Samuel, avait pénétré dans la villa était apparu devant la jeune fille étonné. Avant que celle-ci eût compris quoi que ce soit, il lui avait appliqué un tampon d’ouate chloroformée sous les narines, sans qu’elle puisse faire un geste, ni appeler, puis il l’avait été exécuté dans les délais voulus (Page 111).

(…) Pichard s’était jeté à plat ventre au premier coup de feu, et ce fut quatre corps étendus que trouvèrent les arrivants :

Louis, le boucher, et ses copains. Pichard éprouva, à cet instant, la plus grande surprise de sa vie et, malgré la douleur que lui causait sa blessure, Shaben, n’est-ce pas ? Je vous ai toujours livré la meilleure viande du pays ?

Belle combine que vous avez imaginé, dit l’inspecteur Louis Bousquet à Shaben. L’hélicoptère partant de la villa que vous aviez louée aux environs de Genève, pour venir se poser ici à l’heure du passage des avions du grand courrier. Et l’appareil acheté au nom de la firme cinématographique «  Cinélux  » par l’honorable M. Lejalle…quoi de plus normal ? Un hélicoptère pour filmer de beaux panoramiques…pour prendre des vues plongeantes…Une alouette, si je ne me trompe ? Nos collègues de Paris doivent être à sa recherche, en ce moment…Excellente machine…elle enlève trois cents kilos d’or comme une plume, et c’est beaucoup plus sûr que les bagnoles truquées…Pendant que vous régliez vos comptes, nous faisions les nôtres…Il nous reste maintenant à trouver Léopold Spitzer, le traître qui a voulu vous doubler après le vol des deux cents cinquante lingots place de Cornavin.

Georgius (Jo Barnais), Arrêtez le massacre !, Gallimard, 1959 (Pages 179, 180,181,
Le roman à suspense

Il apparaît dans les années 1940 et vient à la fois d’Amérique avec Irish, et de France, avec Boileau-Narcejac. Selon ce dernier : «  le roman à suspens est un roman à énigme auquel on rajouterait un travail sur la peur et sur la psychologie ». Les romans à suspense mettent généralement en scène un personnage placé dans une situation de danger ou prit dans une machination. L’auteur joue machiavéliquement du compte à rebours et de la tension dramatique, de l’attente et de la chute. Ainsi la victime est confrontée à des évènements extraordinaires. L’intérêt de l’intrigue repose sur les épreuves auxquelles Il est confronté. L’accent est donc mis plus sur l’angoisse que sur l’énigme. Ainsi les principaux caractéristiques du roman à suspense sont :

  • La menace

  • L’attente

  • La poursuite

  • L’analyse sociologique

  • Une principale focalisation sur la victime

  • L’enquêteur

Pour cela nous avons deux textes tirés dans la littérature africaine, et un tiré dans la littérature française.
1ère texte justificatif
( …) Ngor Ndong refusait toujours le billet plié qu’il tentait de lui glisser en douce dans la main.

Et le visiteur perdait pendant un bref moment les pédales , restait penaud comme un enfant surpris en plein gaffe, mais surtout s’étonnait de voir un simple gardien ne pas faire comme tout le monde , refuser de se laisser corrompre et ainsi rejeter de l’argent en ces temps si difficiles.(pp34, édition Gallimard, 2000)

-Tu es devenue folle hurla Matar Samb.

Il s’avança vers Ramata Kaba, fit deux pas et s’arrêta soudain, frapper par une douleur fulgurante à la poitrine. Il lui semblait qu’une main d’acier s’était enfoncé avec force dans sa cage thoracique s’était agrippée à son cœur et tirait, tirait, tirait à l’arracher. (…)

Lentement, sous leurs efforts conjugués, le corps remonta ; la tête, les épaules, le buste apparurent. Ils continuèrent à le hisser jusqu’à ce que les jambes parviennent au rebord de la fenêtre.

(…) En chemin, il m’a entrainé hors de la route et m’a violée. Ça a été pour moi comme une lueur aveuglante dans l’obscurité. Tu ne peux pas, tu ne pourras jamais comprendre. Quand il me prend, ce que je ressens, oh Matar je ne peux pas te le décrire. Il me touche si profondément que je perds connaissance(…).

Abasse Ndione, Ramata, édition Gallimard, 2000, (Page 365)
2ème texte justificatif
L’archer vit nettement le petit groupe s’approcher de la voiture sous le lampadaire. Le rire gras et satisfais de Ladji le fit frémir de répulsion. Il dut vite réprimer ce frémissement car il préparait son arme. Il haïssait l’homme qui ricanait de l’autre côté de la rue et qu’il allait bientôt flécher. Il l’imaginant en train de grimper frénétiquement sur un morceau de cadavres et d’agonisant vers un coffre-fort d’où débordaient des billets de banque, riant aux éclats de sa victoire sûre, insensible aux râles des mourants, écartant brutalement les mains décharnées qui imploraient un secours. « Je le percerai quand il touchera la porte du coffre » se dit l’archer, liant ainsi son fantasmagorique tableau à la réalité.

Le noctambule éméché arriva au véhicule, toujours accroché aux files et toujours riant. Il tendit la main vers la poignée de la porte et la saisit. Ce fut son dernier geste conscient sur terre. La flèche prit son départ de l’éclaircie. Elle feula en fraichissant la dizaine de mètres qui la séparait de sa cible et vint s’enfoncer avec force dans la poitrine de Sérigne Ladji.

Dessoulé par le choc et la douleur, celui-ci considéra avec une stupeur immense l’instrument de sa mort, planté là de façon sinistre ; et dans un réflexe de survie, il tenta de l’arracher. La flèche avait déjà causée de sérieuse entaille dans la crosse aortique, et la tentative pour l’enlever provoqua de plus graves dégâts. Le sang gicla sur la voiture et sur les deux prostituées qui essayaient de comprendre, interdites. Le râle poussé par leur compagnon mais surtout le contacte tiède et visqueux et de l’odeur écœurante du sang leur firent lâcher pise et hurler à tue-tête. Abia, l’autre fille, prise de terreur, détala à toutes jambes, semant sur la chaussée sac, chapeau, chaussures…

Atumbi descendit de l’arbre tel un félin, s’engagea à petites foulées dans une ruelle adjacente, bifurqua vers l’océan tout proche et, profitant de la pénombre, suivit la grève sur plusieurs mètres à une allure soutenue. Au niveau du quartier populaire de Bougosso il remonta sur la corniche qui longeait la mer, traversa la rue et disparut dans les dédales entre baraques de bois et de tôles.

L’inspecteur Sarré, du commissariat du neuvième secteur, se leva de son siège dès qu’il entendit les cris des filles. D’autres clients pas encore ivres de l’Abreuvoir en firent autant. Il y eut aussitôt une ruée vers la sortie. Le remue-ménage réveilla quelques consommateurs à demi abrutis d’alcool. Certains se joignirent au petit groupe dehors. On trouva vite le lieu du drame. Tout près du cadavre, Kandimi hurlait, les deux mains sur la tête en signe de grand malheur. L’inspecteur Sarré arriva le premier, jeta un bref coup d’œil sur la scène et aux alentours et s’agenouilla près du corps.

Rien à faire, dit-il, le visage levé vers ceux qui venaient d’arriver.

Il demanda au barman de téléphoner au commissariat pour qu’on lui envoyât deux hommes chargés d’effectuer les relevés. Il se remit debout et fit comprendre aux badauds qui étaient restés qu’ils devaient rejoindre le bar pour une vérification d’identité. Devant les protestations, il exhiba sa carte professionnelle et personne ne prit alors le risque de paraitre suspect par une parole ou un geste mal à propos, comme, par exemple, une tentative de s’esquiver en douce. La carrure athlétique de l’inspecteur en imposait et il était évident pour tous que toute fuite serait vite un échec et désignerait le fuyard comme un coupable en puissance(…). (Pages 8 et 9).

Le brigadier Youssou ramena Kandimi, menottes aux poings, en fin d’après-midi. Un sourire victorieux aux lèvres, il présenta la fille à son chef.

Je l’ai cueillie chez une amie à elle qui habite dans une baraque non loin de la sienne. Je les ai trouvées en train de se partager l’argent.

Il déposa sur le bureau une grosse liasse de billets retenue par un élastique.

Ce n’est pas la vérité ! protesta Kandimi. Nous étions en train de compter l’argent pour assurer qu’il n’y manquait rien et le rendre au commissariat Mbaye.

Ah, bon ! fit Mbaye interloqué. Tiens, tien !

J’ai eu des remords, commissaire, dit Kandimi, et j’ai été touchée par les mots que vous avez dits pour moi. Alors j’ai décidé de vous rapporter l’argent que j’avais pris sur le cadavre de Sérigne Ladji.

Incroyable ! Du jamais vu ! (Mbaye était sérieusement étonné.) Mais dis-moi, pourquoi as-tu compté l’argent, tu savais déjà le montant de la somme, non ?

Parce que tu as dû entendre Ladji le compter.

C’est vrai que tu connaissais le montant de la somme. Mais les billets étaient tachés de sang. Il a fallu les laver et les mettre à sécher près du fourneau malgache de mon amie à laquelle j’avais confié la liasse quand je suis allé me changer. Nous avons compté l’argent après le séchage pour nous rassurer qu’il ne manquait rien.

Possible ! (En fait il n’en croyait rien.) Mais tu m’as tout l’air d’être venue ici contre ton gré remettre cet argent, contrairement à ce que tu prétends. Les menottes, on ne les met pas aux gens de bonne volonté. Enlève-les lui, Youssou!

Merci, commissaire, dit-elle en se massant les poignets avec soulagement. (Elle en profita pour réajuster son pantalon auquel il manquait le bouton du haut.) Ces menottes font partie du plan de Youssou. Il voulait faire croire ainsi que je ne voulais pas rendre l’argent.

Keita. S. Modibo, Larcher bassari, Karthala, 1984 (Pages 8,9 et 44, 45).

3ème texte justificatif
« Qui es-tu Mari ? » Lui demande Gontier après qu’elle ait envoyé au tapis des malfrats à l’accent Russe qui les entendaient dans un parking d’Evry.

Marie, Anastasia, Béatrice… trois prénoms pour trois identités.

Anastasia fille d’un pôle de l’ex- Union soviétique. Anastasia dont le père et toute la famille furent assassinées dans une villa sur les hauteurs de Nice.

Un jour Marie sortir de l’ombre, elle revint à la lumière, elle voulait savoir. En réapparaissant, elle notifia à ceux qui avaient tué sa famille qu’Anastasia n’était pas morte… les tueurs se lancèrent à sa poursuite.

Bourdeau Berard, Méfie-toi d’Assia, 2009 / 2010
Le roman d’espionnage
Le roman d’espionnage est apparu au XXème siècle mais, est plus considérable à partir de la deuxième guerre mondiale, essentiellement grâce à la source d’inspiration que constituée alors la guerre froide. Sa thématique se repose essentiellement sur les liens entre secret et pouvoir politique visant à recueillir ou à dérober des renseignements pour le compte d’une puissance économique et politique. Le travail d’espionnage est souvent pris en charge par des services secrets (CIA, OTAN, FBI, KGB…).

  • L’espionnage professionnel

  • Des opérations clandestines des Etats

  • Des concepts de renseignement moderne

  • Une fiction militaire et politique

  • Des opérations spéciales

Nous avons deux textes justificatifs tirés dans la littérature française.
1ère texte justificatif
Mon agent se nomme Véra. C’est une polonaise qui travaille à son ambassade en tant que secrétaire. Depuis un an elle est la maîtresse d’un officier de liaison de la Bundeswher auprès S.H.A.P.E. En réalité cet officier est un agent des services de renseignement de la D.D.R. (page 29 Manneken-Pis, Marc Revest)

Tous les deux guettaient la Mercedes d’Alexis. La voiture de son contacte venait de passer devant eux prise en charge par Kelly et ses équipes. Kerne se contacta d’émettre silencieusement le vœu que son adjoint ne se fasse pas se semer.

Voilà il a pris le tunnel…Il coupe la chaussée Mont-Sain Jean.

Kern embraya doucement et s’engagea à la suite d’Alexis dans la Drève de lorraine.

La forêt de Soignes n’était que nuit et neige, les arbres comme figés par le givre

S’appliquant à ne pas se faire remarquer, et à ne perdre de vue la Mercedes, Kern devait conduire assez prudemment sur la chaussée rendue dangereux ; plaque de bonne collante formée de neige et de terre et plaques glissantes de verglas se succédaient.

Alexis n’en avait curé et pilotait la Mercedes avec Maestria, bien qu’un peu trop vite au goût de Kern. Il est vrai que ce dernier n’avait pas fait son plein de Vodka.

(Mannekern- Pis Marc Revest, Pages 41-42), édition fleur noir)
2ème texte justificatif
Conclusion

Dans tout roman policier, il faut, par définition, un policier. Or, ce policier doit faire son travail et il doit bien le faire. Sa tâche consiste à réunir les indices qui nous mènerons à l’individu qui a commis le crime. A cela s’ajoute que la manière dont est commis le crime et les moyens qui doivent mener à la découverte du coupable, doivent être rationnels et scientifique. Mais il est évident que, de l’amoralité tout cour à l’immoralité la plus cynique, tous les degrés de perversion, crapuleries, chantage, passions désordonnées et de préférence bestiales, sadisme, haine sans merci, adultère et pensée criminelle sont par nature les ingrédients nécessaire à ce type de littérature.

Bibliographie

  • Abass NDIONE, Ramata, gallimard, 2000

  • Simenone MAIGRET, Liberty Bar, édition pocket, 1977

  • Georgius (Jo Banais), Arrêtez le massacre!, Gallimard, 1959

  • KEITA. S. Modibo, L’archer Bassari, Karthala, 1984

  • BOURDEAU Bernard, Méfie-toi d’Assia, 2009-2010

  • REVEST Mar, Mannekern- Pis, édition fleur noir, 1972

  • VILLIER de Gerard, Vengez le vol 800

  • CHRISTIE Agatha, les Deux petits nègre,

SOURCES

  • Encarta 2008

  • www. Google. fr









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