La Bibliothèque électronique du Québec





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Quand on prend du talon on n’en saurait trop prendre, dit Mistigris.

– Laissez-moi là, Pierrotin, vous m’y reprendrez demain ! s’écria le comte.

Le comte descendit et se perdit dans un chemin couvert, en abandonnant ses compagnons de route à leur confusion.

– C’est ce comte qui a loué Franconville, il y va, dit le père Léger.

– Si jamais, dit le faux Schinner, il m’arrive de blaguer en voiture, je me bats en duel avec moi-même. C’est aussi ta faute à toi, Mistigris, ajouta-t-il en donnant à son rapin une tape sur sa casquette.

– Oh ! moi qui n’ai fait que vous suivre à Venise, répondit Mistigris. Mais, qui veut noyer son chien l’accuse de la nage !

– Savez-vous, dit Georges à son voisin Oscar, que si par hasard c’eût été le comte de Sérisy, je n’aurais pas voulu me trouver dans votre peau, quoiqu’elle soit sans maladies.

Oscar, en pensant aux recommandations de sa mère que ce mot lui rappela, devint blême et se dégrisa.

– Vous voilà rendus, messieurs, dit Pierrotin en arrêtant à une belle grille.

– Comment, nous y voilà ? dirent à la fois le peintre, Georges et Oscar.

– En voilà une sévère, dit Pierrotin. Ah ! çà, messieurs, aucun de vous n’est donc venu par ici ? Mais voilà le château de Presles.

– Eh ! c’est bon, l’ami, dit Georges en reprenant son assurance. Je vais à la ferme des Moulineaux, ajouta-t-il en ne voulant pas laisser voir à ses compagnons de voyage qu’il allait au château.

– Hé ! bien, vous venez donc chez moi ? dit le père Léger.

– Comment cela ?

– Mais je suis le fermier des Moulineaux. Et, colonel, que nous voulez-vous ?

– Goûter à votre beurre, répondit Georges en saisissant son portefeuille.

– Pierrotin, dit Oscar, remettez mes effets chez le régisseur, je vais droit au château.

Là-dessus Oscar s’enfonça dans un petit chemin, sans savoir où il allait.

– Eh ! monsieur l’ambassadeur, cria le père Léger, vous gagnez la forêt. Si vous voulez entrer au château, prenez la petite porte.

Obligé d’entrer, Oscar se perdit dans la grande cour du château que meuble une immense corbeille entourée de bornes réunies par des chaînes. Pendant que le père Léger examinait Oscar, Georges, que la qualité de fermier des Moulineaux prise par le gros cultivateur avait foudroyé, s’évada si lestement, qu’au moment où le gros homme intrigué chercha son colonel, il ne le trouva plus. La grille s’ouvrit à la demande de Pierrotin, qui entra fièrement pour déposer chez le concierge les mille ustensiles du grand peintre Schinner. Oscar fut abasourdi de voir Mistigris et l’artiste, les témoins de ses bravades, installés au château. En dix minutes Pierrotin eut fini de décharger les paquets du peintre, les affaires d’Oscar Husson et la jolie mallette en cuir qu’il confia mystérieusement à la femme du concierge ; puis il retourna sur ses pas en faisant claquer son fouet, et reprit le chemin de la forêt de l’Isle-Adam en gardant sur sa figure l’air narquois d’un paysan qui calcule des bénéfices. Rien ne manquait plus à son bonheur, il devait avoir le lendemain ses mille francs.

Oscar, assez penaud, tournait autour de la corbeille en examinant ce qu’allaient devenir ses deux compagnons de route, quand il vit tout à coup monsieur Moreau sortant de la grande salle dite des gardes, en haut du perron. Vêtu d’une grande redingote bleue qui lui tombait sur les talons, le régisseur en culotte de peau jaunâtre, en bottes à l’écuyère, tenait une cravache à la main.

– Eh ! bien, mon garçon, te voilà donc ? comment va la chère maman ? dit-il en prenant la main d’Oscar. – Bonjour, messieurs, vous êtes sans doute les peintres que monsieur Grindot, l’architecte, nous annonçait, dit-il au peintre et à Mistigris.

Il siffla deux fois en se servant du bout de sa cravache. Le concierge vint.

– Menez ces messieurs aux chambres 14 et 15, madame Moreau vous en donnera les clefs, accompagnez-les pour leur montrer le chemin, allumez du feu s’il le faut ce soir, et montez leurs effets chez eux. – J’ai l’ordre de monsieur le comte de vous offrir ma table, messieurs, reprit-il en s’adressant aux artistes, nous dînons à cinq heures comme à Paris. Si vous êtes chasseurs, vous pourrez vous bien divertir, j’ai une permission des Eaux et Forêts ; ainsi, l’on chasse ici dans vingt-cinq mille arpents de bois, sans compter nos domaines.

Oscar, le peintre et Mistigris, aussi honteux les uns que les autres, échangèrent un regard ; mais, fidèle à son rôle, Mistigris s’écria : – Bah ! il ne faut jamais jeter la manche après la poignée ! allons toujours.

Le petit Husson suivit le régisseur qui l’entraîna par une marche rapide dans le parc.

– Jacques, dit-il à l’un de ses enfants, va prévenir ta mère de l’arrivée du petit Husson, et dis-lui que je suis obligé d’aller aux Moulineaux pour un instant.

Alors âgé d’environ cinquante ans, le régisseur, homme de moyenne taille et brun, paraissait très sévère. Sa figure bilieuse à laquelle les habitudes de la campagne avaient imprimé des couleurs violentes faisait supposer, à première vue, un caractère autre que le sien. Tout aidait à cette tromperie. Ses cheveux grisonnaient. Ses yeux bleus et un grand nez en bec à corbin lui donnaient un air d’autant plus sinistre que ses yeux étaient un peu trop rapprochés du nez ; mais ses larges lèvres, le contour de son visage, la bonhomie de son allure eussent offert à un observateur des indices de bonté. Plein de décision, d’un parler brusque, il imposait énormément à Oscar par les effets d’une pénétration inspirée par la tendresse qu’il lui portait. Habitué par sa mère à grandir encore le régisseur, Oscar se sentait toujours petit en présence de Moreau ; mais en se trouvant à Presles, il ressentit un mouvement d’inquiétude, comme s’il attendait du mal de ce paternel ami, son seul protecteur.

– Eh ! bien, mon Oscar, tu n’as pas l’air content d’être ici ? dit le régisseur. Tu vas cependant t’y amuser ; tu apprendras à monter à cheval, à faire le coup de fusil, à chasser.

– Je ne sais rien de tout cela, dit bêtement Oscar.

– Mais je t’ai fait venir pour l’apprendre.

– Maman m’a dit de ne rester que quinze jours, à cause de madame Moreau...

– Oh ! nous verrons, répondit Moreau presque blessé de ce qu’Oscar mît en doute son pouvoir conjugal.

Le fils cadet de Moreau, jeune homme de quinze ans, découplé, leste, accourut.

– Tiens, lui dit son père, mène ce camarade à ta mère.

Et le régisseur alla rapidement par le chemin le plus court à la maison du garde, située entre le parc et la forêt.

Le pavillon donné pour habitation par le comte à son régisseur avait été bâti, quelques années avant la Révolution, par l’entrepreneur de la célèbre terre de Cassan, où Bergeret, fermier-général d’une fortune colossale et qui se rendit aussi célèbre par son luxe que les Bodard, les Pâris, les Bouret, fit des jardins, des rivières, construisit des chartreuses, des pavillons chinois, et autres magnificences ruineuses.

Ce pavillon, sis au milieu d’un grand jardin dont un des murs était mitoyen avec la cour des communs de château de Presles, avait jadis son entrée sur la grande rue du village. Après avoir acheté cette propriété, monsieur de Sérisy le père n’eut qu’à faire abattre cette muraille et à condamner la porte sur le village, pour opérer la réunion de ce pavillon à ses communs. En supprimant un autre mur, il agrandit son parc de tous les jardins que l’entrepreneur avait acquis pour s’arrondir. Ce pavillon, bâti en pierre de taille, dans le style du siècle de Louis XV (c’est assez dire que ses ornements consistent en serviettes au-dessous des fenêtres, comme aux colonnades de la place Louis XV, en cannelures raides et sèches), se compose au rez-de-chaussée d’un beau salon communiquant à une chambre à coucher, et d’une salle à manger accompagnée de sa salle de billard. Ces deux appartements parallèles sont séparés par un escalier devant lequel une espèce de péristyle, qui sert d’antichambre, a pour décoration la porte du salon et celle de la salle à manger, en face l’une l’autre, toutes deux très ornées. La cuisine se trouve sous la salle à manger, car on monte à ce pavillon par un perron de dix marches.

En reportant son habitation au premier étage, madame Moreau avait pu transformer en boudoir l’ancienne chambre à coucher. Le salon et ce boudoir, richement meublés de belles choses triées dans le vieux mobilier du château, n’eussent certes pas déparé l’hôtel d’une femme à la mode. Tendu de damas bleu et blanc, jadis l’étoffe d’un grand lit d’honneur, ce salon, dont le meuble en vieux bois doré était garni de la même étoffe, offrait au regard des rideaux et des portières très amples, doublées de taffetas blanc. Des tableaux provenus de vieux trumeaux détruits, des jardinières, quelques jolis meubles modernes, et de belles lampes, outre un vieux lustre à cristaux taillés, donnaient à cette pièce un aspect grandiose. Le tapis était un ancien tapis de Perse. Le boudoir entièrement moderne et du goût de madame Moreau, affectait la forme d’une tente avec ses câblés de soie bleue sur un fond gris de lin. Le divan classique s’y trouvait avec ses oreillers et ses coussins de pied. Enfin, les jardinières, soignées par le jardinier en chef, réjouissaient les yeux par leurs pyramides de fleurs. La salle à manger et la salle de billard étaient meublées en acajou. Autour de son pavillon, la femme du régisseur avait fait régner un parterre soigneusement cultivé qui se rattachait au grand parc. Des massifs d’arbres exotiques cachaient la vue des communs. Pour faciliter l’entrée de sa demeure aux personnes qui la venaient voir, la régisseuse avait remplacé par une grille l’ancienne porte condamnée.

La dépendance dans laquelle leur place mettait les Moreau se trouvait donc adroitement dissimulée ; et ils avaient d’autant plus l’air de gens riches gérant pour leur plaisir la propriété d’un ami, que ni le comte ni la comtesse ne venaient rabattre leurs prétentions ; puis, les concessions octroyées par monsieur de Sérisy leur permettaient de vivre dans cette abondance, le luxe de la campagne. Ainsi, laitage, œufs, volaille, gibier, fruits, fourrage, fleurs, bois, légumes, le régisseur et sa femme récoltaient tout à profusion et n’achetaient exactement que la viande de boucherie, les vins et les denrées coloniales exigées par leur vie princière. La fille de basse-cour boulangeait. Enfin, depuis quelques années, Moreau payait son boucher avec des porcs de sa basse-cour, tout en gardant le nécessaire à sa consommation. Un jour, la comtesse, toujours excellente pour son ancienne femme de chambre, lui donna, comme souvenir peut-être, une petite calèche de voyage passée de mode que Moreau fit repeindre, et dans laquelle il promenait sa femme, en se servant de deux bons chevaux, d’ailleurs utiles aux travaux du parc. Outre ces chevaux, le régisseur avait son cheval de selle. Il labourait dans le parc et cultivait assez de terrain pour nourrir ses chevaux et ses gens ; il y bottelait trois cents milliers de foin excellent, et n’en comptait que cent, en s’autorisant d’une permission vaguement accordée par le comte. Au lieu de la consommer, il vendait sa moitié dans les redevances. Il entretenait largement sa basse-cour, son pigeonnier, ses vaches, aux dépens du parc ; mais le fumier de son écurie servait aux jardiniers du château. Chacune de ces petites voleries portait son excuse avec elle. Madame était servie par la fille d’un des jardiniers, tour à tour sa femme de chambre et sa cuisinière. Une fille de basse-cour, chargée de la laiterie, aidait également au ménage. Moreau avait pris un soldat réformé, nommé Brochon, pour panser ses chevaux et faire les gros ouvrages.

À Nerville, à Chauvry, à Beaumont, à Maffliers, à Préroles, à Nointel, partout la belle régisseuse était reçue chez des personnes qui ne connaissaient pas ou feignaient d’ignorer sa première condition. Moreau rendait d’ailleurs des services. Il disposa de son maître pour des choses qui sont des babioles à Paris, mais qui sont immenses au fond des campagnes. Après avoir fait nommer le juge de paix de Beaumont et celui de l’Isle-Adam, il avait, dans la même année, empêché la destitution d’un Garde-général des forêts, et obtenu la croix de la Légion d’Honneur pour le maréchal des logis chef de Beaumont. Aussi ne se festoyait-on jamais dans la bourgeoisie sans que monsieur et madame Moreau fussent invités. Le curé de Presles, le maire de Presles venaient jouer tous les soirs chez Moreau. Il est difficile de ne pas être brave homme après s’être fait un lit si commode.

Jolie femme et minaudière comme toutes les femmes de chambre de grande dame qui, mariées, imitent leurs maîtresses, la régisseuse importait les nouvelles modes dans le pays ; elle portait des brodequins fort chers, et n’allait à pied que par les beaux jours. Quoique son mari n’allouât que cinq cents francs pour la toilette, cette somme est énorme à la campagne, surtout quand elle est bien employée ; aussi la régisseuse, blonde, éclatante et fraîche, d’environ trente-six ans, restée fluette, mignonne et gentille, malgré ses trois enfants, jouait-elle encore à la jeune fille et se donnait-elle des airs de princesse. Quand on la voyait passer dans sa calèche allant à Beaumont, si quelque étranger demandait : – Qui est-ce ? madame Moreau était furieuse, lorsqu’un homme du pays répondait : – C’est la femme du régisseur de Presles. Elle aimait être prise pour la maîtresse du château. Dans les villages, elle se plaisait à protéger les gens, comme aurait fait une grande dame. L’influence de son mari sur le comte, démontrée par tant de preuves, empêchait la petite bourgeoisie de se moquer de madame Moreau, qui, aux yeux des paysans, paraissait un personnage. Estelle (elle se nommait Estelle) ne se mêlait pas plus d’ailleurs de la régie qu’une femme d’agent de change ne se mêle des affaires de Bourse ; elle se reposait même sur son mari des soins du ménage, de la fortune. Confiante en ses moyens, elle était à mille lieues de soupçonner que cette charmante existence, qui durait depuis dix-sept ans, pût jamais être menacée ; cependant, en apprenant la résolution du comte relativement à la restauration du magnifique château de Presles, elle s’était sentie attaquée dans toutes ses jouissances, et avait déterminé son mari à s’entendre avec Léger, afin de pouvoir se retirer à l’Isle-Adam. Elle eût trop souffert de se retrouver dans une dépendance quasi-domestique en présence de son ancienne maîtresse qui se serait moquée d’elle en la voyant établie au pavillon de manière à singer l’existence d’une femme comme il faut.

Le sujet de la profonde inimitié qui régnait entre les Reybert et les Moreau provenait d’une blessure faite par madame de Reybert à madame Moreau, par suite d’une première pointillerie que s’était permise la femme du régisseur à l’arrivée des Reybert, afin de ne pas laisser entamer sa suprématie par une femme née de Corroy. Madame de Reybert avait rappelé, peut-être appris à toute la contrée la première condition de madame Moreau. Le mot femme de chambre ! vola de bouche en bouche. Les envieux que les Moreau devaient avoir à Beaumont, à l’Isle-Adam, à Maffliers, à Champagne, à Nerville, à Chauvry, à Baillet, à Moisselles glosèrent si bien que plus d’une flammèche de cet incendie tomba sur le ménage Moreau. Depuis quatre ans, les Reybert, excommuniés par la belle régisseuse, se voyaient en butte à tant d’animadversion de la part des adhérents de Moreau, que leur position dans le pays n’eût pas été tenable sans la pensée de vengeance qui les avait soutenus jusqu’à ce jour.

Les Moreau, très bien avec Grindot, l’architecte, avaient été prévenus par lui de la prochaine arrivée d’un peintre chargé de finir les peintures d’ornement du château dont les toiles principales venaient d’être exécutées par Schinner. Le grand peintre avait recommandé pour les encadrements, arabesques et autres accessoires, le voyageur accompagné de Mistigris. Aussi depuis deux jours, madame Moreau se mettait-elle sur le pied de guerre et faisait-elle le pied de grue. Un artiste qui devait être son commensal pendant quelques semaines exigeait des frais. Schinner et sa femme avaient eu leur appartement au château, où, d’après les ordres du comte, ils furent traités comme Sa Seigneurie elle-même. Grindot, commensal des Moreau, témoignait tant de respect au grand artiste, que ni le régisseur ni sa femme n’avaient osé se familiariser avec ce grand artiste. Les plus nobles et les plus riches particuliers des environs avaient d’ailleurs, à l’envi, fêté Schinner et sa femme en se les disputant. Aussi, très satisfaite de prendre en quelque sorte sa revanche, madame Moreau se promettait-elle de tambouriner dans le pays l’artiste qu’elle attendait, et de le présenter comme égal en talent à Schinner.

Quoique, la veille et l’avant-veille, elle eût fait deux toilettes pleines de coquetterie, la jolie régisseuse avait trop bien échelonné ses ressources pour ne pas avoir réservé la plus charmante, en ne doutant pas que l’artiste ne vînt dîner le samedi. Elle s’était donc chaussée en brodequins de peau bronzée, et en bas de fil d’Écosse. Une robe rose à mille raies, une ceinture rose à boucle d’or richement ciselée, une jeannette au cou et des bracelets de velours à ses bras nus (madame de Sérisy avait de beaux bras et les montrait beaucoup) donnaient à madame Moreau l’apparence d’une élégante Parisienne. Elle portait un magnifique chapeau de paille d’Italie, orné d’un bouquet de roses mousseuses pris chez Nattier, sous les ailes duquel ruisselaient en boucles brillantes ses beaux cheveux blonds. Après avoir commandé le plus délicat dîner et passé son appartement en revue, elle s’était promenée de manière à se trouver devant la corbeille de fleurs dans la grande cour du château, comme une châtelaine, au passage des voitures. Elle tenait au-dessus de sa tête une délicieuse ombrelle rose, doublée de soie blanche à franges. En voyant Pierrotin, qui remettait à la concierge du château les étranges paquets de Mistigris sans qu’aucun voyageur se montrât, Estelle revint désappointée avec le regret d’avoir encore fait une toilette inutile. Semblable à la plupart des personnes qui s’endimanchent, elle se sentit incapable d’une autre occupation que celle de niaiser dans son salon en attendant la voiture de Beaumont, qui passait une heure après Pierrotin, quoiqu’elle ne partît de Paris qu’à une heure après midi, et elle rentra chez elle pendant que les deux artistes procédaient à une toilette en règle. Le jeune peintre et Mistigris furent en effet si rebattus des louanges de la belle madame Moreau par le jardinier, à qui ils demandèrent des renseignements, qu’ils sentirent l’un et l’autre la nécessité de
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