Solution à la crise ? Introduction





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Les politiques de l’offre : une solution à la crise ?

Introduction :
Problème du $. Suspension de la convertibilité puis dévaluation successives. Cause de l’augmentation des prix du pétrole. Désordre monétaire amène à utiliser la planche à billets.

Saturation des marchés : conso pas encore stimulée par les multimédias, les mobiles. Le fordisme et plus particulièrement le travail à la chaîne ne produisent plus de croissance de la rentabilité. L’absentéisme progresse, tout comme le turn-over (nombre de nouveaux employés/an), ce qui provoque des perturbations (formation, dépense d’argent, recrutement). La qualité de vie s’est dégradée. Le consommateur va chercher la qualité et la sécurité des produits. La production de masse et la consommation de masse sont mises en échec. Arrivée sur le marché du travail des enfants du baby-boom : le chômage augmente. Saturation du marché du travail (+ entrée en force des femmes).

La crise des 70’s – 80’s ne prend fin qu’au début des 90’s. Mais il n’y a pas eu 20 années de stagnation ! 2 périodes de redressement : entre 76 et 79 : redémarrage éco (croissance du PIB : 2,5 – 3%) et la 2ème moitié des 80’s (contre choc pétrolier (effort de désinflation, davantage de bénéfices)). Mais crise du Golfe 89 – 91. Le moral chute, les prix du pétrole monte, le tourisme chute. Situation en 93 : période de croissance pour les EU, l’Europe doit attendre le milieu des 90’s, et le Japon est plongé dans un marasme économique.
Keynésianisme imposé dans les 30’s. Par ses dépenses budgétaires, l’Etat régule l’éco. Recul des taux d’intérêt pour favoriser la conso et l’investissement. Toute une série de réglementation pour éviter les débordements, les abus. Politique qui cherche à stimuler la demande et qui va se voir combattue pendant les 80’s par des économistes libéraux (voire ultra libéraux) qui veulent agir sur l’offre et non pas la demande, et qui veulent agir sur la masse monétaire. Politiques de l’offre (aux EU les partisans sont les supply siders). Ils ressortent d’anciennes idées (« l’offre crée sa propre demande » Jean Baptiste Say).
I Remise en cause des politiques antérieures :
Les Etats mènent une politique de navigation à vue (stop and go). Cela n’a pas des effets très positifs.
A] Les politiques de stop and go à l’épreuve de la stagflation :
Caractérisent les Etats qui cherchent à régler les problèmes de la conjoncture immédiate sans se soucier des conséquences. Gèrent au jour le joue les problèmes du chômage et de l’inflation. Quand on combat l’un on aggrave l’autre. Face à cette inflation, augmentation des taux d’intérêt (car il vaut mieux épargner). On essaie rééquilibrer l’offre et la demande. On franchit la barre des 10%. 75 : récession : recul du PIB en terme absolu. LA production industrielle recule de + de 10%. Aux EU, 15% en RFA, 10% en F. Vigueur de cette récession attribuée à la politique de désinflation. Changement complet de cap en fin 74. On veut résoudre les problèmes de la croissance trop faible et du chômage. Les Etats augmentent leurs dépenses budgétaires. Face à la récession de 75, aides, transferts sociaux, subventions. Reprise immédiate de 76 à 79. Retour à la croissance grâce au recours à la pratique keynésienne. En France politique de rigueur maintenue jusqu’en 80. Effets + sur l’inflation mais retombées négatives sur le chômage. 81 (Mitterrand et Mauroy) : politique ed relance. Hausse des allocations, retraites, salaires (SMIC), embauche par l’Etat. L’inflation redémarre, et le chômage n’a pas vraiment reculé. La balance commerciale se dégrade. Les constats d’échec provoque le retour du libéralisme et les critiques du keynésianisme.
B] Les critique du keynésianisme :
1°) L’Etat envahissant :
En F, Prélèvements publics obligatoires dans les 60’s = 36% du PIB, dans les 80’s 42%, actuellement 45% (au dessus de la moyenne des pays de l’OCDE, plus élevés dans les pays scandinaves (60%)). Pendant les 60’s, aux EU dépassent pas les 30% et au Japon les 20%. James Buchanan émet un doute sur le rôle de l’Etat « à quoi et à qui servent les dépenses publiques ? ».
2°) Les anti-Keynes :
Economiste français : Jacques Rueff : Artisan de la gestion du Franc et du passage au nouveau franc (en 60). Opposé aux idées de Keynes.

L’économiste autrichien Hayek reçoit en 74 le prix Nobel de l’économie : il prône le recul de l’Etat (dans les 20’s rare économiste à avoir prévu la crise de 29). Pour lui chômage = conséquence des politiques de l’Etat. « illusions keynésiennes », « les économistes devraient se couvrir la tête de cendres ». Explique en partie le chômage par l’inflation et l’inflation par le chômage. Cercle vicieux. Pour Buchanan, les citoyens sont trompés par l’Etat : les dépenses de l’Etat devront être payées un jour où l’autre (donc nécessaire augmentation des impôts).
II La recherche de nouvelles stratégies : les nouvelles politiques de l’offre :
A] La théorie :
Think tanks = groupes de réflexion qui émettent des idées. Grands axes de cette théorie :

  • Les keynésiens ont trop longtemps négligé la monnaie (masse monétaire est une arme nécessaire pour gérer l’évolution éco et pour produire la croissance). Il faut que la progression de la masse monétaire soit contrôlée par l’Etat.

  • L’Etat doit réduire ses dépenses, car effet d’éviction sur l’éco. L’Etat s’endette, pour la rembourser, il lance des grands emprunts, propose des taux avantageux : responsable d’une hausse générale des taux d’intérêt qui nuît à l’éco.

  • Politique fiscale, recul des impôts, ce qui permet aux ménages et aux entreprises de consommer plus ou d’ »investir plus. Une trop forte pression fiscale décourage les gens de gagner encore plus (fraude fiscale). « trop d’impôts tue l’impôt ».

  • Il faut laisser s’&épanouir les initiatives, la concurrence, redonner une réalité au libéralisme en supprimant tout ce qui est considéré comme un carcan (réglementations, monopôle, nationalisations).

Résumé de la politique de l’offre :

Encourage les investissement  offre augmente

 

croissance de la demande  distribution du PA, diminution du chômage

B] Les applications :
1°) La stratégie monétariste :
1979 : arrivée à la tête de la FED de Paul Volcker, à l’époque où le $ est très mal en point. Taux d’intérêts augmentent vigoureusement, les émissions fiduciaires diminuent, on oblige les banques à augmenter leurs réserves obligatoires.  $ augmente, afflux de capitaux aux EU (étranger). Le « choc $ » : il est passé de 5 à 10 francs entre 79 et 83. Stratégie monétariste ($ fort), taux d’intérêt fréquemment > à 20% (souvent > au taux d’inflation).
2°) Politiques fiscales et réduction des dépenses budgétaires :
Reagan ne réussira pas à réduire les dépenses budgétaires. Thatcher, par contre, réussira. RU : dépenses publique passe de 47% du PIB pendant les 80’s à 41% à la fin des 80’s. Allemagne : de 49% à 45%. France de 52 à 50%.

Pendant une partie du mandat de Reagan, le congrès est démocrate (opposition) et refuse de réformer le medicaid et le medicare. Avec le renouveau de la guerre froide, il ne peut diminuer les dépenses militaires. ERTA (Economy Recovery Tax Act) accorde des crédits d’impôts à ceux qui investissent ou qui font des dépenses de recherche. 86 : remodèle l’impôt sur le revenu (on passe de 14 tranches à 3 tranches).

Réforme fiscale au RU (la tranche la plus basse passe de 33% à 25%, la plus haute de 83 à 40%). Pas de grande réforme fiscale en France (légère baisse des impôts).
3°) Le retour aux lois du marché :


  • déréglementations : aux EU, dans le transport, l’énergie, le bancaire, le transport aérien (liberté des choix de lignes et des tarifs), télécommunications (l’American Telephone Telegraphe (ATT) est divisée en 7 sociétés (baby bells)). En France, Télécom a le monopôle jusqu’au milieu 90’s. Monopôle électrique (GDF – EDF). Conséquences le + visibles dans le secteur bancaire et boursier. Augmentation de la spéculation, des marchés boursiers. Les cours boursier sont par 4 au J, par 3,5 au F, jusqu’en 87).

  • Privatisations : Au RU, privatisations des mines de charbon (mais on avait fait des réserves pour ne pas céder aux grèves). Ainsi, les syndicats sont mis à genoux. P de la BP (83), de la British Gas ( 86), de la British Steel, dans le transport (British Airways, Sealink, Rolls Royce, Jaguar), dans les télécoms (British telecom).

Le successeur de Thatcher, John Major, a continué la privatisation (chemins de fer, British railways). Au total, une centaine d’entreprises privatisées. Le nombre de fonctionnaires passe de 730 000 à 500 000 en 97.

Allemagne : privatisation de Volkswagen, Lufthansa.

France : France télécom, Renault, Aérospatial, Crédit Lyonnais.

Japon : Japon Airlines.

Etude de l’OCDE : total des privatisations de l’Europe des 15 de 1980 à 2000 ont rapporté 500 Mllds de $.
III Résultats ambigus :
A] Effets positifs :
Désinflation, + reprise éco. Le chômage diminue. Le « carré magique » reprend une forme plus régulière. Aux EU, reprise de la croissance (parfois dépasse les 5%). Mais pas de retour à l’inflation (< 5%). Le taux de chômage passe de 8-9% début 80’s à – de 4% en 2000. Assainissement éco certain.

Allemagne : croissance entre 3 et 5%, taux d’inflation diminuent à moins de 3%, bon comportement du deutschemark, équilibre budgétaire retrouvé.

RU : taux d’inflation < 3%. Croissance supérieure à 3% et 4% à partir de 86 jusqu’en 97. La City connaît des taux de croissance importants. Elle bénéficie du big bang de 86 (passage aux cotations informatisées (effet de stimulation sur le opérations), décloisonnement des marchés boursiers). Augmentations de la mobilité des actions boursières. Baisse du taux de chômage (resté > à 10% pendant 80’s) jusqu’à 6% aujourd’hui.
B] Des résultats négatifs sur certains points :
1°) Des dégâts non totalement maîtrisés :
Avec la baisse des impôts, la baisse des dépenses d’Etat n’est pas suffisante. Cas des EU : déficit public record en 85 (5% du PIB (=220 Mllds de $)). L’Etat est obligé d’emprunter, ce qui crée des dettes publiques (37% en 80, 48% en 85, 55% en 90, 66% milieu 90’s). Balance commerciale : déficit à partir de 91. 100 Mllds pendant 80’s, + de100 Mllds pendant 90’s. 2001 : 424 Mllds de $.

Au RU : balance commerciale chute : les politiques de Thatcher et John Major n’ont pas freiné la désindustrialisation. Depuis 89, il dépasse 20 Mllds de £ sterling. Des étrangers ont racheté des sociétés (Rolls Royce). Différent en France : on n’a pas voulu que Coca rachète Orangina.
2°) Une relance irrégulière ponctuée de désordres financiers :
Relance irrégulière parce que les déficits et les taux d’endettements continuent d’augmenter. Effet d’éviction. Taux d’intérêt hauts, donc le investisseurs euro investissent à l’étranger. Mini krach 87 et 89.

Résultat de l’ultralibéralisme, montée de la bulle spéculative favorisée par privatisations, décloisonnement, déréglementations. Risques de krach plus importants.

Marchés fébriles. « Hot monnaie » : on ne la garde jamais longtemps. Désordres aussi liés aux fluctuations du $. 79-85 le $ monte. Accord de Plaza : 85 à 88 le $ diminue. 87 programme du Louvres prévoit une remontée du $. Le $ augmente jusqu’en 90. Puis redescend jusqu’en 95 et remonte ensuite. Greenspan, le nouveau directeur de la Reserve fédérale relève un peu les taux d’intérêt. C’est l’une des raisons de la crise asiatique. Les monnaies asiatiques fluctuent avec le $. Quand le $ augmente, les monnaies asiatiques augmentent, les produits deviennent trop chers et moins compétitifs.
3°) Les dégâts sociaux du moins d’Etat :
Les budgets sociaux ont pâti. Le chômage a reculé tardivement et lentement. Les politiques de l’offre ont produit des effets négatifs (désinflation  hausse des prix  hausse des salaires = cercle vicieux). Décision de bloquer les prix et les salaires. Désindexation générale des salaires sur les prix.

Reagan, aux EU, confronté à la grève des contrôleurs aériens, renvoie des milliers de contrôleurs, les remplace, pour couper court au mouvement gréviste.

Suppression du SMIC au RU (Thatcher)

Suppression d’un plancher donc les salaires au RU vont devenir les plus bas d’Europe.

EU : pouvoir d’achat stagne pendant les 80’s. Salaires EU  salaires au J ou All. PA a parfois même diminué.

Seule solution des ménages : promouvoir la stratégie familiale : DINKS (2 salaires et pas d’enfants). Richesse grâce à euphorie boursière (+ d’1 ménage sur 2 a des actions). Niveau de vie et PA relativement stagnants, pas de progression.

Services publiques en crise puisque privatisations + critères de fonctionnement de rentabilité  - de garanties ou d’atouts pour la population. Ex : privatisation de la compagnie des eaux au RU (pénurie d’eau parfois).

Effet négatifs de la réduction de la protection sociale. Diminution de la redistribution. Recul de ce système. L‘Etat prélève – et redonne -. Augmentation des disparités entre les + riches (revenus augmentent) et les + pauvres (revenus diminuent). 1 nouveau-né sur 3 naît dans une famille qui vit sous le seuil de pauvreté.

EU : idem. Aides de l’Etat ont reculé. 80’s : le 1/5 de la population la + pauvre = 4% du revenu national. Le 1/5 les + riches passent de 15 à 17%. En 91 : 36M d’hommes vivent sous le seuil de pauvreté. 1 nouveau né sur 3 naît dans une famille sous le seuil de pauvreté. 25M d’Américains se nourrissent par le système de food stamps (bons d’alimentations). Société clivée, parfois avec violence. Ex : à Londres en 92 : émeutes sanglantes. Aux EU, le phénomène SDF touche aussi des gens qui ont un emplois (working poor).

On se rend compte que certaines privatisations ont eu des effets catastrophiques. Ex : on envisage de renationaliser British Railways. Ex : Japon : nationalise des banques sur le point de s’effondrer.

= renouveau de Keynes.
C] Le retour de Keynes :
On peut se demander s’il est réellement parti ! Ex : EU : déficit du budget a continué de s’aggraver. Augmentation des dépenses de l’Etat. Il faudrait plutôt parler de policy mixt.
1°) Plus que des politiques de l’offre, les Etats ont mené une mix policy :
politique combinée : politique monétaire restrictive (diminution de l’inflation, restriction monétaire), mais politique budgétaire laxiste, expansionniste (EU), budget qui a soutenu la croissance.
2°) Keynes redécouvert :
On redécouvre Keynes en lui donnant plus de souplesse. Tout en étant nécessaire, l’intervention de l’Etat doit être + souple. Ok des règles, mais pas trop rigides. Il faut que les charges sociales diminuent, que le travail s’adapte aux besoins de entreprises (35h), des règles qui s’adaptent à la conjoncture (= compromis avec le libéralisme).

Théorie de la croissance endogène (ex : Paul Romer) : remise à l’honneur du rôle de l’Etat. Reagan est un des présidents qui a le plus investi dans la recherche et développement (3% du PNB) (ex : programme IDS (millions de £ pour les labos)).
3°) A la recherche d’une 3ème voie :
3ème voie : slogan de Tony Blair. (97 travailliste). Jospin, Schröder = vague rose.

Volonté du retour en force de l’Etat dans l’économie.

Après Maastricht (93), essentiellement consacré aux préoccupations éco, nouveau traité : Amsterdam (97). L’Europe a aussi des préoccupation en matière d’emplois solidarité redistribution, pour concilier la sociale démocratie et la mondialisation.

Retour de l’Etat pendant 90’s. Les dépenses de l’Etat ont progressé (EU, Japon). 2003 : W. Bush a énoncé un programme de soutien de l’éco sur 10 ans de plusieurs milliards de $, une nouvelle baisse des impôts, des aides.

Japon : milliards de yen investis : déficit > 10% du PIB, dette représente 140% du PIB.

Le FMI avait imposé aux Etats qui réclamaient un rééchelonnement des dettes un effort de libéralisation (ouverture des frontières, privatisations, recul des dépenses de l’Etat). Mais Etat déjà pas très présent, alors ravages sur le plan social. Le FMI a du accorder des facilités financières pour leurs dépenses sociales. Les pays du 1/3 monde avaient besoin de l’Etat.
Conclusion :
Etat nécessaire, mais si trop présent : abus ! Il faut plus aller vers un mieux d’Etat.

« Il faudrait faire maigrir l’Etat gérant, mais faire muscler l’Etat garant ». Besoin de + de concertation étatique.



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