Dès son retour au pouvoir en 1958, le général De Gaulle veut redonner à la France son rôle de grande puissance. Pour cela, IL met en place une nouvelle





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La France dans le monde

  • Chapitre 13 du manuel

Introduction


Dès son retour au pouvoir en 1958, le général De Gaulle veut redonner à la France son rôle de grande puissance. Pour cela, il met en place une nouvelle politique étrangère. Ses successeurs, de gauche ou de droite, vont suivre dans ses grandes lignes la voie tracée par le général de Gaulle.

La France est un Etat modeste par sa taille (550 000 km2) et sa population (60 millions d’habitants). Pourtant, elle tient une place dans le monde sans commune mesure avec ces deux données statistiques.


  • Carte 2 p315(L/ES)

  • Question 2 : par quels biais la France affirme-t-elle aujourd’hui sa présence dans le monde ?

  • * Par le biais de son territoire :

  • - Les DOM TOM (présence militaire et ZEE (ressources maritimes))

  • * Par le biais de sa participation à certaines organisations

  • - La francophonie (sommets)

  • - L’Union Européenne

  • - L’ONU (membre du Conseil permanent)

  • - La participation au G8

  • Par le biais de sa puissance économique (5ème PIB mondial)

  • Par le biais de sa puissance culturelle

  • - Le facteur linguistique avec la francophonie (sommets)

  • - Le facteur culturel avec RFI

  • - Le rayonnement culturel avec les lycées français


Problématique : durant la 5ème République, de quelle façon la France a-t-elle été présente dans le monde ?
2 questions principales

Quelles sont les constantes (grandes orientations qui durent, qui se répètent sous chaque président de la 5ème République) de la politique étrangère française depuis 1958 ?

Quelles sont les différentes formes de la présence française dans le monde ?
I.Les constantes de la politique étrangère

Problématique : dans quelle mesure a-t-on une continuité entre les choix de politique étrangère faits au début de la 5ème République et la politique étrangère de la France des décennies suivantes ?

    1. L’ancrage dans le camp occidental

      1. Avant la 5ème République

  • L’ancrage dans le camp occidental est un héritage de la 2nde G.M. La France sort affaiblie de la 2nde G.M. à cause de sa collaboration avec l’Allemagne mais le général de Gaulle obtient des Alliés un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU dès sa création en 1945. Les membres permanents ont le droit de veto qui consiste à pouvoir empêcher une résolution d’être prise. La 4ème République a choisi le camp des Etats-Unis au début de la Guerre froide. Elle a accepté le plan Marshall pour faire face à la reconstruction et aux difficultés économiques. Elle adhère à l’OTAN en 1949 et de nombreuses bases américaines s’implantent sur le territoire français.




      1. Les débuts de la 5ème République

  • L’adhésion au camp occidental n’a jamais été remise en cause quelle que soit l’appartenance politique des présidents. Malgré une contestation souvent spectaculaire de la domination américaine, de Gaulle n’a jamais remis en cause l’appartenance de la France au monde occidental (soutien à Kennedy lors de la crise de Cuba)




      1. La continuité avec les autres présidents de la 5ème République

  • Le socialiste François Mitterrand soutient les Etats-Unis lors de la crise des euromissiles en encourageant à partir de 1983 l’installation des fusées Pershing face aux SS20 soviétiques. En 1991, sous la présidence de F. Mitterrand, la France intervient aux côtés des Etats-Unis et des autres forces mandatées par l’ONU dans la guerre du Golfe.






    1. L’effort pour se doter des outils militaires de l’indépendance

  1. Avant la 5ème République

  • La France a été humiliée lors de la crise de Suez en 1956 (les Américains l’ont obligé à se retirer). Cette humiliation a poussé les dirigeants de la 4ème République à accélérer le programme nucléaire démarré en 1952.




      1. Les débuts de la 5ème République

  • La politique nucléaire française symbolise la volonté d’indépendance (politique visant à assurer à un pays les moyens de mener sa propre politique, d’imposer sa volonté, afin de ne pas déprendre d’un autre Etat plus puissant).

  • Les aspects concrets de cette indépendance :

  • - La mise en œuvre d’une force de dissuasion, avec l’expérimentation de la bombe A dans le Sahara en 1960 permet à de Gaulle de prendre ses distances avec le « parapluie nucléaire » américain et de quitter l’organisation militaire de l’OTAN en 1966. Cette année-là, est créée la base de lancement de missiles nucléaires du plateau d’Albion (Vaucluse). En 1967 est lancé le sous-marin nucléaire Le Redoutable. (doc.3p321)




      1. La continuité avec les autres présidents de la 5ème République

  • Doc 1 p 325

  • La France a attendu jusqu’en 1992 pour adhérer au traité de non-prolifération nucléaire signé en 1968 (refusé par de Gaulle). La France a été la dernière grande puissance à poursuivre les essais nucléaires (jusqu’en 1996). Le lancement du porte-avions nucléaire Charles de Gaulle en 2001 a pour objectif de préserver les possibilités françaises d’intervention dans le monde.




    1. La résistance à l’hégémonisme des Etats-Unis

  • Dossier p 326-327 / Antiaméricanisme

  1. Les débuts de la 5ème République

  • Le général de Gaulle est à l’origine d’une politique de grandeur qui avait pour but de restaurer le rang de la France, lui redonner une place de puissance mondiale. Cette politique de grandeur passait par une politique d’indépendance vis-à-vis des Etats-Unis. La remise en cause de l’hégémonie américaine se manifeste à plusieurs reprises :

  • 1963 et 1967 refus de l’adhésion de la CEE du Royaume-Uni considéré comme trop proche des EU (illustration : doc.7p323)

  • 1965 Pour faire face à la suprématie économique et technologique des EU, de Gaulle convertit en or les dollars détenus par la Banque de France et développe les secteurs de pointe comme l’aéronautique, avec le Concorde, et l’informatique avec le plan Calcul.

  • 1966 le général de Gaulle condamne l’intervention américaine au Vietnam

  • L’indépendance acquise grâce au nucléaire permet à la France d’être plus libre dans sa politique étrangère à un moment où la logique bipolaire commence à être contestée. Ainsi, de Gaulle fait une ouverture en direction du monde communiste. Il reçoit Khrouchtchev en France en 1961 (doc.2 p.226 de Gaulle à Moscou). Il reconnaît en 1964 la Chine de Mao, bien avant les Etats-Unis. Il ouvre la voie à une politique fondée sur l’amitié avec les Etats arabes qui se traduit notamment par l’embargo sur les armes françaises à destination d’Israël, lors de la guerre israélo-arabe des Six Jours en 1967.




  • Doc.8 p 323 Les principes de politique étrangère du général. Cette caricature résume la politique étrangère du général.




      1. La continuité avec les autres présidents de la 5ème République

  • On retrouve cette contestation de l’hégémonie des Etats-Unis chez les différents gouvernements français qui se démarquent régulièrement de la politique menée par Washington. Mitterrand a critiqué en 1983 l’intervention américaine dans l’île de Grenade qui avait choisi comme dirigeant un militaire proche de Fidel Castro et a condamné l’Initiative de Défense Stratégique lancée par Ronald Reagan (« la guerre des étoiles ») en 1985. En mars 2003 le président Jacques Chirac s’est opposé à une intervention américaine en Irak.


II.Les constantes de la politique étrangère française : l’Europe et l’Afrique, les deux zones privilégiées

  1. La participation à la construction européenne

  1. La 4ème République

  • Les responsables politiques de la 4ème République jouent un rôle déterminant dans la naissance d’une Europe unie, pensant que les Européens ne pourront parler d’égal à égal avec les deux Grands que s’ils sont unis. En 1953 est créée la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA) et en 1957, le couple franco-allemand fait aboutir le traité de Rome qui crée la CEE, nouvelle étape renforçant l’unité entre les 6 pays de la CECA.

  • La CEE (Communauté Economique Européenne) a comme conséquence principale la mise en place du Marché commun : accord économique qui met en place, par étapes (sur 12 ans) une zone de libre-échange reposant sur la libre circulation des marchandises, des hommes, des capitaux entre pays membres et un tarif douanier commun à l’égard des pays non membres.




      1. Les débuts de la 5ème République

  • Le retour du général de Gaulle ne remet pas en cause le processus. Pour de Gaulle, l’Europe est utile à l’économie française et elle sert son rayonnement. Il accélère l’ouverture de l’économie française en appliquant la 1ère baisse des tarifs douaniers prévue par le traité de Rome signé avant son arrivée au pouvoir avec comme objectif d’obliger les entreprises à s’ouvrir à la concurrence pour qu’elles participent au rayonnement de la France (refus du protectionnisme). Mais il refuse tout abandon de souveraineté au profit de l’Europe. Il s’opposa au passage du vote à la majorité au sein de la CEE (il maintint la règle de l’unanimité). Le rapprochement franco-allemand se poursuit sous l’impulsion du général de Gaulle et du chancelier Konrad Adenauer. En 1963, le traité de l’Elysée prévoit des rencontres pluriannuelles entre chefs d’Etat et de gouvernement des deux pays. En 2003, lors de la célébration du quarantenaire de ce traité, le chancelier et le président de la République ont décidé de faire rédiger des manuels communs en histoire pour la Seconde, la 1ère et la Terminale.




      1. La continuité avec les autres présidents de la République

  • Les successeurs de de Gaulle se prononcent en faveur de l’élargissement et de l’approfondissement de la construction européenne. En 1972, Georges Pompidou fait approuver par les Français l’entrée du RU dans la CEE. En 1974, Valéry Giscard d’Estaing fait adopter l’élection des députés européens au suffrage universel. En 1979, il fait adopter la création du Conseil européen (réunion deux fois par an des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Européenne).

  • François Mitterrand, en association étroite avec le chancelier Helmut Kohl, accélère l’élargissement (de 12 à 15 en 1995) et l’approfondissement avec la signature du traité de Maastricht en 1992 qui prévoit la création d’une monnaie unique et élargit les compétences de la Communauté Européenne à l’environnement, la recherche, l’industrie, l’éducation, la santé et la culture. Jacques Chirac accepte en 2004 le passage de 15 à 25 membres en 2004 et se prononce en faveur du « oui » à la Constitution européenne et renforce l’axe franco-allemand en nommant avec Gerhard Schröder un Secrétaire général pour la coopération avec l’Allemagne (le but étant de défendre au sein de l’UE des positions communes).

  • Si les présidents de la 5ème République défendent la souveraineté nationale moins âprement que de Gaulle, c’est parce qu’ils conçoivent l’Europe comme le seul moyen pour la France de conserver son rôle mondial. Ils ont en tête l’idée que pour conserver son influence, la France doit renoncer à une partie de sa souveraineté. La politique étrangère française s’inscrit de plus en plus dans le cadre de l’Union Européenne qui négocie des traités économiques avec l’OMC, et tente d’élaborer une politique extérieure et de défense communes.

  • Ex : l’Eurocorps créé en 1992 qui contient des régiments français, allemands, belges, luxembourgeois et espagnols.

  • Ex : en mars 2005, l’Union Européenne négocie avec l’Iran les conditions de l’arrêt par ce pays de son programme nucléaire militaire.

  • La réorientation de la politique étrangère française en direction de l’Europe s’explique en partie par la décolonisation.




    1. Le maintien d’une sphère d’influence en Afrique

  • Doc p319 – p 322 – dossier p 328-329

  1. La décolonisation

  • Jusqu’au début des années 1960, la grandeur de la nation est largement assimilée à la possession de l’empire colonial. Les années 1950 marquent un tournant dans la perception de la politique coloniale. L’opinion publique voit d’un mauvais œil l’envoi du contingent (c’est-à-dire les réservistes) en Algérie à partir de 1956. Certains journalistes critiquent les dépenses réalisées dans les colonies, au détriment du territoire métropolitain. Le général de Gaulle tire profit de ce mouvement d’opinion pour mettre un terme au processus de décolonisation de l’Afrique Noire qui obtient son indépendance en 1960 et accorde l’indépendance de l’Algérie en 1962 parce qu’il pense que les colonies sont désormais un fardeau et que la puissance de la France ne passe plus par la possession de colonies (doc.1 p.322 « soulager la France du fardeau colonial »).




      1. Le maintien de l’influence

  • La décolonisation de l’Afrique noire s’accompagne d’accords de coopération qui permettent à la France de maintenir son influence dans cette partie du monde qui est considérée comme sa « chasse gardée ». Les nombreuses interventions militaires en Afrique sont souvent critiquées. Par exemple, les opérations militaires au Zaïre et en Centrafrique (1979) ont été vues comme des soutiens à des régimes autoritaires (celui de Mobutu et de Bokassa) préservant les intérêts français. L’opération militaire au Gabon en 1990 qui était censée protéger les Français vivant dans ces pays a été vue comme une volonté de préserver les intérêts des sociétés pétrolières françaises dans ce pays et le président Omar Bongo, qui a toujours mené une politique pro-française. En conséquence de l’aide économique et militaire fournie par la France, les Etats africains appuient la France à l’ONU (le général Eyadéma, président du Togo, a ainsi été un allié indéfectible de la France à l’ONU jusqu’à sa mort pendant les 38 années de sa présidence).

  • La fin de la guerre froide change un peu la donne :

  • la France ferme plusieurs de ses bases militaires (notamment en Centrafrique)

  • depuis 1990, Paris entend conditionner son aide aux progrès de la démocratie (ex : pressions sur le fils du général Eyadéma en 2005 pour l’obliger à organiser des élections dignes de ce nom)

  • en 1999, le ministère de la Coopération perd son autonomie : il est rattaché au ministère des Affaires étrangères ce qui montre que la coopération perd un peu de son importance


III.Les formes de la présence française dans le monde

Problématique : par quels moyens la France obtient-elle une place importante sur la scène politique mondiale alors que la taille de son territoire et son nombre d’habitants ne l’y prédisposent pas ?

  1. La présence économique dans le monde : la France dans l’espace mondialisé

  1. Les échanges commerciaux

  • La France a connu une phase d’accroissement des échanges internationaux dans les années 1990. C’est le résultat du choix de s’ouvrir aux échanges opéré à la fin des années 1950 qui n’a jamais été remis en cause par la suite. On a assisté à un accroissement continu de la part du commerce extérieur au sein du PIB : près de 9% en 1958, près de 15% en 1973, 23% en 1992 et 27% aujourd’hui. Ces échanges se font surtout avec les pays européens et les Etats-Unis. La France est au 4ème rang mondial pour les exportations de marchandises. Dans ce domaine, les points forts sont les produits agricoles et agroalimentaires (2ème exportateur mondial). Le consortium européen Airbus devance désormais Boeing.

  • La France est au 2ème rang mondial pour les exportations de services. Dans le domaine des services, il faut évoquer le fait que la France est la 1ère destination touristique mondiale (tourisme : exportation de service) avec plus de 77 millions de visiteurs en 2002 et 15 milliards d’euros d’excédent.




      1. Les IDE

  • L’économie française est désormais l’une des plus extraverties (tournées vers l’extérieur) du monde, que ce soit dans le domaine des investissements à l’étranger ou dans le domaine de l’accueil des investissements étrangers (1er rang en 1992, 4ème rang en 1995). La moitié des entreprises françaises cotées en Bourse réalisent plus de 70% de leur chiffre d’affaires à l’étranger, soit 4 fois plus qu’en 1990. La puissance économique française (5ème PIB mondial) fait qu’elle est membre du G8, le sommet politique et économique qui réunit une fois par an les chefs de l’exécutif des sept pays les plus industrialisés du monde plus la Russie.




      1. Les limites de la puissance économique française

  • Cette internationalisation est multiforme : elle se traduit aussi par une expatriation croissante des talents, singulièrement en direction des pays anglo-saxons. L’Etat ne contrôle plus les capitaux. Le capital des grandes firmes françaises en partie aux mains d’investisseurs étrangers. L’Etat cherche à s’adapter : le président de la République emmène des chefs d’entreprises dans ses voyages pour ouvrir de nouveaux marchés aux entreprises françaises.




    1. Les DOM TOM et la présence française dans le monde

  • Grâce à ses DOM/TOM, qualifiés par certains de « confettis de l’Empire colonial », la France est restée présente dans le monde entier. L’armée française a ainsi des points d’appui dans les Caraïbes, l’océan Indien et l’océan Pacifique.

  • DOM : départements d’outre-mer où les lois françaises s’appliquent

  • TOM : anciennes colonies restées sous la souveraineté de la France mais très autonomes. Elles sont devenues récemment les COM (Collectivités d’Outre-Mer).

  • La Guyane, grâce à sa position équatoriale propice au lancement de satellites, abrite le centre spatial européen de Kourou. Les îles de Polynésie française ont longtemps servi aux essais nucléaires (atoll de Mururoa). Tous ces territoires, souvent insulaires, permettent à la France de disposer d’une Zone Economique Exclusive de plus de 10 millions de km2, ce qui la place au 2ème rang mondial derrière les EU.

  • ZEE : zone économique exclusive, s’étendant jusqu’à 200 milles (370 km) des côtes, sur laquelle l’Etat riverain a le monopole de l’exploitation économique (pêche…)



    1. La présence militaire

  • La présence de 40 000 soldats hors du territoire métropolitain contribue à la puissance de la France. L’Afrique semble être au centre du dispositif militaire français avec 1100 soldats au Sénégal, 4000 soldats en Côte d’Ivoire, 800 soldats au Gabon, 800 au Tchad et 2500 hommes à Djibouti (doc.1 p.231). La présence militaire française repose notamment sur des accords bilatéraux (unissant un pays avec un autre, ce qui s’oppose à des accords multilatéraux) entre la France et d’autres pays comme c’est le cas en Afrique. Ces effectifs ont facilité les nombreuses interventions militaires françaises en Afrique depuis 1990 auxquelles il faut ajouter les interventions de Casques bleus français dans plusieurs autres pays d’Afrique. Le passage à l’armée de métier est en partie lié à cette volonté d’intervenir plus rapidement. En 1990-1991, la France a eu du mal à envoyer 12000 soldats pour la Guerre du Golfe d’où la décision de créer une armée de métier prête à intervenir rapidement aux quatre coins du globe.



    1. La présence linguistique et culturelle dans le monde : la francophonie

  • Le français est aujourd’hui parlé par 115 à 160 millions de personnes dans le monde (une trentaine d’Etats, surtout en Afrique noire, ont le français comme langue officielle). Mais le français est, avec l’anglais, la seule véritable langue de communication internationale.

  • La francophonie s’explique par deux faits historiques :

  • l’expansion du français liée à la constitution d’un empire colonial à partir de la fin du 19ème siècle

  • la nécessité, avec la décolonisation, de repenser les liens entre l’ancienne métropole et ses colonies désormais émancipées, tout en résistant à la diffusion de l’anglais et du modèle anglo-saxon.

  • On distingue plusieurs groupes de francophones :

  • Pays ou région où le français est la langue maternelle et officielle (Suisse, Belgique, France, Andorre, Luxembourg, Québec)

  • Pays ou région où le français est la langue officielle ou administrative (Afrique noire)

  • Pays où le français est langue d’enseignement privilégiée (Vietnam, Laos, Cambodge, Algérie, Maroc, Egypte, Angola, Mozambique)

  • La francophonie est liée à l’expansion coloniale de la France mais elle concerne aussi des nations qui n’ont jamais été colonisées. La francophonie est la politique visant à défendre et à promouvoir la langue et la culture françaises dans le monde. Elle a d’abord concerné des organisations internationales comme la Fédération Internationale des Professeurs de Français née en 1969. Elle a pris une tournure politique à partir de 1986, date du premier sommet réunissant les chefs d’Etat et de gouvernement ayant en commun l’usage du français. Désormais, sont abordées des questions d’ordre culturel et diplomatique au cours des sommets de la francophonie qui ont lieu tous les deux ans.

  • Rassemblant 51 pays — et 4 États observateurs en 2000 —, l’Organisation Internationale de la Francophonie « ayant le français en partage » forme aujourd’hui l’ensemble linguistique le mieux structuré. Depuis la réorganisation de 1991, l’organisation internationale francophone s’est dotée d’un Conseil permanent, constitué de 15 représentants personnels des chefs d’État et de gouvernement, qui assure la préparation et le suivi des sommets, lesquels se réunissent tous les deux ans pour définir les orientations de la francophonie. Une conférence ministérielle, réunissant annuellement les ministres des Affaires étrangères ou de la Francophonie, veille par ailleurs à l’exécution des décisions des sommets. Depuis 1997, un secrétaire général, élu pour quatre ans par les chefs d’État et de gouvernement, assure la présidence exécutive du Conseil permanent et dirige l’Agence intergouvernementale de la francophonie, « opérateur » principal de la francophonie.

  • Il y a des pays comme l’Algérie dont une partie importante de la population maîtrise le français qui n’appartiennent pas à l’Organisation Internationale de la Francophonie. Peut-être considèrent-ils que cette organisation est une forme de néocolonialisme. Au contraire, l’action de l’organisation de la francophonie intéresse des pays qui ne sont pas francophones comme la Bulgarie ou des pays lusophones comme la Guinée-Bissau ou Sao Tomé et Principe. La francophonie essaye de renforcer sa dimension — et sa visibilité — politique. Le choix de Boutros Boutros-Ghali, ancien secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), comme secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie en 1997, participe de cette démarche. En 1998 et 1999, l’Organisation francophone, désormais représentée sur la scène internationale, a obtenu le statut d’observateur à l’Assemblée générale des Nations unies, auprès de l’Union européenne (UE) et de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), ainsi qu’à la Commission économique pour l’Afrique de l’ONU.

  • Aux pays qui souhaitent résister à l’uniformisation mondiale, l’Organisation Internationale de la Francophonie propose un modèle attractif, en plus d’un réseau diplomatique alternatif. Car elle réaffirme opportunément, contre le primat de l’économie, que l’usage commun d’une langue crée des solidarités, fonde une identité forte étayée par des valeurs partagées : la démocratie et les droits de l’Homme, mais aussi la laïcité et la recherche d’un développement respectueux des aspirations humaines et des fondements socioculturels des sociétés.

  • Cette promotion du français hors de France est soutenue par une véritable diplomatie culturelle, coordonnée par le ministère des Affaires étrangères. Elle peut s’appuyer ainsi sur le réseau des Alliances françaises (associations privées installées dans de nombreux pays qui enseignent la langue et la civilisation françaises) et sur des médias à vocation internationale. L’AFP (Agence France Presse) diffuse des informations en français grâce à des correspondants dans 135 pays. RFI (Radio France Internationale) diffuse dans le monde entier des émissions en français. TV5 est une chaîne francophone par satellite, créée par les télévisions française, belge, suisse et canadienne.



Conclusion :


Rappel de la problématique : la politique de grandeur et la contestation de l’hégémonie des Etats-Unis, la francophonie, les DOM-TOM et l’Union Européenne ont permis à la France de faire entendre sa voix. Mais la possession d’un siège de membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU qui donne à la France le droit de veto constitue aussi un élément non négligeable de pouvoir. La France ne peut se permettre d’adopter une attitude unilatérale dans le domaine de la politique étrangère. Cela explique peut-être sa volonté de favoriser la gestion multilatérale des crises, comme ce fut le cas lors de la crise irakienne en 2003 et de faire prévaloir le respect du droit sur la scène internationale sur la scène internationale. Elle insiste sur des thèmes porteurs, comme celui des droits de l’homme et de la démocratie. Elle est notamment à l’origine des résolutions de l’ONU créant les tribunaux pénaux internationaux pour l’ex-Yougoslavie (1993), le Rwanda (1995) et du projet de la Cour pénale internationale.

la France dans le monde


  • Compléter le plan détaillé suivant à l’aide du manuel d’Histoire - chapitre 8 (S)

Introduction

I. Les constantes de la politique étrangère

1. L’ancrage dans le camp occidental

1. Avant la 5ème République

2. Les débuts de la 5ème République

3. La continuité avec les autres présidents de la 5ème République

2. L’effort pour se doter des outils militaires de l’indépendance

1. Avant la 5ème République

2. Les débuts de la 5ème République

3. La continuité avec les autres présidents de la 5ème République

3. La résistance à l’hégémonisme des Etats-Unis

1. Les débuts de la 5ème République

2. La continuité avec les autres présidents de la 5ème République

II. Les constantes de la politique étrangère française : l’Europe et l’Afrique, les deux zones privilégiées

A. La participation à la construction européenne

1. La 4ème République

2. Les débuts de la 5ème République

3. La continuité avec les autres présidents de la République

2. Le maintien d’une sphère d’influence en Afrique

1. La décolonisation

2. Le maintien de l’influence

III. Les formes de la présence française dans le monde

A. La présence économique dans le monde : la France dans l’espace mondialisé

1. Les échanges commerciaux

2. Les IDE

3. Les limites de la puissance économique française

2. Les DOM TOM et la présence française dans le monde

3. La présence militaire

4. La présence linguistique et culturelle dans le monde : la francophonie

Conclusion :



la France dans le monde

  • Compléter le plan détaillé suivant à l’aide du manuel - chapitre 13 (L/ES)

Introduction

I. Les constantes de la politique étrangère

1. L’ancrage dans le camp occidental

1. Avant la 5ème République

2. Les débuts de la 5ème République

3. La continuité avec les autres présidents de la 5ème République

2. L’effort pour se doter des outils militaires de l’indépendance

1. Avant la 5ème République

2. Les débuts de la 5ème République

3. La continuité avec les autres présidents de la 5ème République

3. La résistance à l’hégémonisme des Etats-Unis

1. Les débuts de la 5ème République

2. La continuité avec les autres présidents de la 5ème République

II. Les constantes de la politique étrangère française : l’Europe et l’Afrique, les deux zones privilégiées

A. La participation à la construction européenne

1. La 4ème République

2. Les débuts de la 5ème République

3. La continuité avec les autres présidents de la République

2. Le maintien d’une sphère d’influence en Afrique

1. La décolonisation

2. Le maintien de l’influence

III. Les formes de la présence française dans le monde

A. La présence économique dans le monde : la France dans l’espace mondialisé

1. Les échanges commerciaux

2. Les IDE

3. Les limites de la puissance économique française

2. Les DOM TOM et la présence française dans le monde

3. La présence militaire

4. La présence linguistique et culturelle dans le monde : la francophonie

Conclusion :




HISTOIRE – PARTIE III – La France depuis 1945

Chapitre 4 – La France dans le monde


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Dès son retour au pouvoir en 1958, le général De Gaulle veut redonner à la France son rôle de grande puissance. Pour cela, IL met en place une nouvelle iconMémoires de Guerre
«Le départ», c’est une sorte de calendrier de démission de Charles de Gaulle. Ce chapitre restitue de novembre 1945 à janvier 1946...






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