Vocabulaire et notions à vérifier (cf pour l’essentiel Lexique distribué) Repères





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L’EVOLUTION ECONOMIQUE DE

LA FRANCE DEPUIS 1945





A savoir

Vocabulaire et notions

à vérifier


(cf. pour l’essentiel Lexique distribué)

Repères

Reconstruction ; nationalisations ; miracle économique ; Révolution Scientifique et Technique ; taylorisation ; croissance molle ; stagflation ; chômage; crise/dépression économique ; parités fixes ;


PIB/ht ; pouvoir d’achat ; société de consommation ; urbanisation ; periurbanisation ; exode rural ; baby boom ; papy boom ; parité ; émancipation ; familles recomposées ; tertiarisation ; classes moyennes ; exclusion ; RMI ; « Restau du cœur », ; culture de masse ;

1944-47 : la reconstruction économique

1945-1975 : les « 30 Glorieuses »


1971 : le choc monétaire

1973-79 : les chocs pétroliers

1973 à nos jours : La Récession [(« Les 20 rugueuses » / « piteuses »…) ?]

1944 : droit de vote des femmes

1945 : création de la S.S.

1960 : le nouveau franc ( Antoine Pinay).

1971 : fin des parités fixes

1974 : droit de vote à 18 ans

1975 : loi Veil légalisant l’IVG

1982 : 5e semaine de congés payés

Introduction


Problématique :

On divise le second XXe siècle en 2 phases : l’une de croissance économique (les trente Glorieuses [« L’urbanisation ; un témoin des mutations économiques de la France » coll. Georges Duby doc 1 p268]) et l’autre de croissance molle ( « modeste » « de récession » « les 30 piteuses »[ livre de Nicolas Baverez «  Les Trente Piteuses », Flammarion, 1997 et « La France qui tombe » Ed. Perrin 2003]…) : cf. lexique.

La charnière est la seconde moitié des années 70.
Durant ces deux périodes la France s’est totalement transformée : quelles sont ces transformations ? Y a-t-il eu 2 phases ou bien est-ce une même évolution ?

I. L’EVOLUTION ECONOMIQUE


LES TRENTE GLORIEUSES

La reconstruction et la croissance des Trente Glorieuses (page 270)
Importance des destructions de la 2e GM. La reconstruction est conçue comme un combat à mener (affiche Pour la reconstruction en 1945 doc 3 p. 270 « retroussons nos manches, ça ira mieux »), selon les idéaux, qui ont animé la résistance (solidarité et rénovation) et avec une domination politique des forces de gauche : « justifications des nationalisations » (doc 6 p. 271), la SS, la planification en 1947 avec Jean Monnet pour permettre à l’Etat de fixer les objectifs prioritaires (électricité, charbon, acier, ciment, transports ferroviaires, matériel agricole).
La France comme tous les pays industriels connaît une prospérité économique remarquable. Elle est marquée par

- une croissance forte (5% / an en moyenne) – doc. 11 p. 273 - et continue (des ralentissements... jamais de recul) : on parle de « miracle économique » (un peu comme en Allemagne ; Italie ; Japon)

- une mutation accélérée de l'économie avec électricité et pétrole comme énergies dominantes ; émergence de secteurs de pointe (automobiles, aéronautique...) ; concentration et modernisation des entreprises...

- une explosion des échanges

- la monnaie qui s'était affaiblie a été consolidée par la création du nouveau franc en 1960 (A. Pinay).
Des facteurs économiques, scientifiques et sociaux l'expliquent :

- la demande augmente (reconstruction ; consommation ; crédit ; publicité ; baby-boom)

- la Révolution Scientifique et Technologique (exemple : 1948 le transistor ; 1960 le microprocesseur...)

- matières premières et énergies sont bon marché (baril de brut en 1950 = 2$ et en 1972: 2.5 $) triomphe du capitalisme concurrentiel et de la Taylorisation du travail

- mise en place de conditions idéales pour les échanges mondiaux par des accords internationaux d'après-guerre (Bretton Woods en 1944 stabilise le système monétaire international en faisant du dollar la monnaie de référence ; le GATT en 1947 réorganise le commerce mondial - aujourd'hui c'est l'OMC -) et par une véritable révolution des transports (rapidité avec l'avion : masse avec les navires ; règne de l'automobile...)

- importance de l'immigration : les Algériens, Marocains... donnent à la France la main-d’œuvre nécessaire...

- L’aide américaine (p.270) : « Plan Marhall6 milliards de $ à la France (dont 85 % sous forme de dons).
Depuis la reconstruction réussie de l'après-guerre et jusqu'en 1973, la forte crois­sance est la toile de fond d'un changement qui affecte tous les secteurs de l'économie française. Avec une progression annuelle dépassant 5%, la France se place au 4e rang des pays capitalistes.
1. Une économie modernisée

Une « révolution silencieuse » (cf. lexique) transforme les structures agraires traditionnelles ( cf. doc.1 p.282) . La mécanisation permet l'amélioration des rendements agricoles. La PAC, à l’œuvre depuis 1962, protège les exploitants et garantit l'écoulement des productions à des prix relativement élevés. La France redevient exportatrice nette de produits agricoles.

La modernisation de l'industrie française. La concentration financière donne naissance à de grands groupes, capables de rivaliser avec les leaders européens et mondiaux : Renault et Peugeot dans l'automobile, Thomson et la CGE dans l'électricité et l'électronique. L'industrie contribue au plein emploi, en favorisant notamment l'implantation d'établissements dans les régions faiblement industrialisées de l'Ouest. La France tend ainsi à devenir une grande nation industrielle.

• L’essor du secteur tertiaire. Comme dans les autres grands pays occidentaux, les services se développent, en réponse à la demande des ménages et des entre­prises. Conséquence du baby-boom, l'État recrute des enseignants (le nombre des professeurs du secondaire est multiplié par 3 entre 1960 et 1970) et des per­sonnels hospitaliers (+ 60% entre 1968 et 1975) pour faire face aux besoins d'éducation et de santé. Les secteurs du commerce, du transport, du tourisme, des banques et des assurances recrutent en masse. En 1972, la moitié des actifs travaillent dans le secteur tertiaire.

2. Les facteurs d'une croissance exceptionnelle

La forte hausse de la consommation. Entre 1958 et 1973, la population fran­çaise passe de 45 à 52 millions, soit une augmentation annuelle moyenne de plus de 400000 personnes, dont 300000 environ du fait de l'excédent naturel. Le solde migratoire est lui aussi largement positif, avec un pic en 1962, année du retour en métropole de près d'un million de Français d'Algérie. Le rajeunissement de la population dynamise la demande intérieure et contribue à l'évolution des mentalités. Les ménages français adoptent de nouveaux modes de consommation (Production et consommation de masse. Jacques Attali, doc. 10 p.273), encouragés par l'achat à crédit d'appareils électroménagers, de télévi­seurs et d'automobiles. Ils s'équipent en logements neufs, pourvus du confort moderne. Cet essor de la consommation des ménages, dans un climat de confiance en l'avenir, stimule les investissements des entreprises. Celles-ci réorganisent leur production en s'inspirant des méthodes américaines et renouvellent leurs équipements afin de répondre à l'expansion de la demande intérieure. Enfin, les investissements de l'État et des collectivités publiques en autoroutes, bâtiments scolaires, hôpitaux et logements sociaux, contribuent eux aussi, significativement, à cette expansion.

L’État joue un rôle essentiel dans l'économie nationale. Depuis les nationalisations de la Libération, un modèle économique français s'est mis en place, fondé sur l'économie de marché et sur l'intervention de l'État. Les gouvernements de la Ve République conduisent de façon volontariste des politiques structurelles, orientant à long terme l'économie nationale, et soutiennent l'expansion par des politiques conjoncturelles d'inspiration keynésienne, c'est-à-dire utilisant la monnaie et le budget pour garantir croissance et plein emploi. Mais ils doivent également surveiller l'évolution des prix, pour éviter tout dérapage inflationniste et préserver la valeur du franc. C'est ainsi qu'entre 1963 et 1965, le plan de stabilisation limite l'inflation, mais freine la croissance.

L’ouverture sur les marchés extérieurs. L'étroitesse relative du marché national risque d'entraver l'essor de la production française qui perd, avec les colonies, d'importants débouchés traditionnels à l'exportation. Il faut donc conquérir de nouveaux marchés et l'Europe, à cet égard, promet beaucoup. De Gaulle en est conscient et accepte d'appliquer, pour le 1er janvier 1959, les premières baisses tarifaires prévues en mars 1957 par le traité de Rome.

La France rompt avec la tradition protectionniste. Ses entreprises s'insèrent dans le réseau des échanges internationaux, au risque d'y affronter une concurrence rude, souvent plus habituée et mieux adaptée aux offensives commerciales.

3. Les limites de la croissance

L'inflation, un mal français. Une inflation rampante (autour de 5 % par an) accompagne les Trente Glorieuses. Certes, elle allège les frais financiers liés aux investissements des entreprises, aux dettes des ménages et à celles de l'État, ce qu'apprécie une France jeune et ambitieuse. Mais la valeur du franc est érodée. Épargnants, créanciers et rentiers voient fondre leurs fortunes. Les revendications salariales sont récurrentes, et l'inflation handicape les produits français à l'exportation. Néanmoins, dans l'élan de l'époque, elle semble perçue comme un « moindre mal ».

La modernisation rapide fait des victimes. C'est en 1963 qu'est ouvert, à Sainte-Geneviève-des-Bois, le premier hypermarché Carrefour ( doc. 19 p.277), suscitant l'inquiétude des commerçants. Leur angoisse fait écho à celle des agriculteurs, qui voient se multiplier les fermetures d'exploitations familiales et s'amplifier l'exode rural, et à la colère des mineurs de charbon, mobilisés pour une longue grève durant l'hiver 1962-1963 : les importations (pétrole du Moyen-Orient) concurrencent et menacent en effet de plus en plus les productions nationales (charbon du Massif central, du Nord et de la Lorraine).

La croissance s'atténue au milieu des années 1960. C'est la fin du baby-boom : l'indice de fécondité chute de 3 à 2,4 enfants par femme entre 1950 et 1970. La demande des ménages, désormais pourvus en appareils ménagers et en automobiles, diminue. Pressées par les revendications salariales et les frais financiers, les entreprises voient leurs profits se réduire et peinent à s'autofinancer. La question de l'emploi se pose dès 1967 (« une orientatrice pour l’emploi dans une ANPE, années 70 »  doc. 12 p.274), liée en particulier à l'arrivée des générations du baby-boom sur le marché du travail et à la hausse du taux d'activité des femmes. Or l'industrie, en quête de productivité, réduit progressivement ses effectifs de personnels non qualifiés. L'ANPE est créée la même année.
Au début des années 1970, les difficultés du système monétaire international, liées à l'affaiblissement du dollar, inaugurent une nouvelle phase de l'histoire économique française. Le choc pétrolier d'octobre 1973 en est le douloureux révélateur. Comment l'économie française fait-elle face à ce retournement de la conjoncture?

DEPUIS 1973 TRENTE ANS DE CROISSANCE MODESTE
La France est durement touchée et de façon très durable : d'abord une crise économique (73-74) puis, comme la situation dure on parle de dépression économique.
Les visages économiques de cette dépression

- une succession de crises et de période de reprise (73-75 puis 79-82 puis 87: phases de crise prononcée)

- une croissance brisée  on parle de croissance molle (à peine positive)

- dans les années 75-85 la situation « croissance molle + inflation » = stagflation. Mais l'inflation est vaincue après 1984 par une politique déflationniste.

- une constante sociale : le chômage (culmine dans les années 85 / 97 avec plus de 12 %)

- mais un double paradoxe car, malgré cette dépression économique : l'enrichissement global du pays continue et le commerce ne connaît pas d'effondrement (2 différences majeures d'avec 1929). : cf. le livre de Jacques Marseille : « La Guerre des deux France : celle qui avance et celle qui freine » Ed. Plon mars 2004.  « Les Français sont experts dans la déploration et l’autoflagellation. Depuis trente ans, ils sont persuadés que leur pays est en berne. C’est pourtant le tableau d’une autre France que brosse ici Jacques Marseille, en s’intéressant aux réalités concrètes et à la longue durée plutôt qu’aux impressions superficielles. Depuis 1973, les Français ont gagné sept ans de vie, leur pouvoir d’achat a doublé et leur fortune triplé. Grâce à quoi ? A la France qui travaille, produit mieux que ses concurrents et vend de plus en plus au monde entier ».
Pourquoi la crise ?

2 cause conjoncturelle (les « chocs ») et une cause structurelle profonde...

- les chocs pétroliers (1973 et 1979) ont fragilisé les économies occidentales très dépendantes

- le dérèglement monétaire que la fin de la convertibilité du dollar en or annoncée par Nixon en 1971 (et la fin des parités fixes) a entraîné l'inflation...

- structurellement, on atteint les limites d'un modèle économique qui visaient les gains de productivité et la consommation de masse. En effet la consommation de masse s'essouffle et cela génère de la surproduction (aggravée par la concurrence)... Résultat : le chômage s'envole...

2 politiques de lutte contre la crise

La solution dite keynésienne (sur le modèle de 1929) consiste à relancer la consommation par une intervention forte de l'Etat. Adoptée dans les années 70 parfois début 80  Jacques Chirac en 1975-1976 ou Pierre Mauroy en 1981-1982). Cela échoue à cause du poids énorme des déficits, de l'inflation et de la perte de compétitivité mondiale...
- Les solutions de type libéral consistent à favoriser la production dans un cadre de maîtrise des déficits et de l'inflation : l'Etat intervient moins en matière économique et il laisse faire le marché. Cette politique accentue les déséquilibres sociaux car les aides sont moins importantes et les licenciements sont peu contrôlés. En France cette solution sera toujours appliquée en laissant un rôle malgré tout à l'Etat pour corriger et modérer ces aspects sociaux négatifs de cette politique (par exemple on parle d'un « traitement social du chômage »)  en France l'Etat-providence continue son rôle. Lorsque la droite est au pouvoir (1986-1988; 1993-1997) la tendance libérale est plus forte (exemple : les privatisations de 1986) ; lorsque c'est la gauche la préoccupation sociale semble plus forte mais le cadre reste libéral.

Le choc pétrolier de 1973 brise l'élan des Trente Glorieuses. Une récession durable s'installe, marquée par le chômage de masse. Pourtant, la croissance se poursuit à un rythme annuel modeste, proche de 2 %. L’économie française doit s'adapter, mais tente de préserver l'originalité de son modèle.

1. Les manifestations de la récession

La fin de la haute croissance. À partir de 1973, la France connaît une croissance moyenne de 2% sur 30 ans (« La croissance ralentie » doc. 16 p.275). De 1973 à 1983, la stagflation cumule croissance faible et inflation forte (10 % par an en moyenne). L'inflation est progressivement endiguée (doc 15 p.275) , mais la croissance reste molle, alternant des phases de reprise (1987-1991; 1997-2001), puis des phases de repli (1993, 2003).

L’industrie, première victime de la récession. Le premier choc pétrolier fait échouer la relance volontariste de l'industrialisation et révèle la fragilité des entreprises françaises, insuffisamment armées pour lutter contre la concurrence des anciens et nouveaux pays industrialisés. La crise se traduit par un recul de la part de l'industrie dans le PIB (de 33% en 1970 à 21% aujourd'hui), mais surtout par la destruction du tiers des emplois industriels depuis 1973. Certains secteurs sont sinistrés : le textile et la sidérurgie perdent respectivement les 9/10 et les 2/3 de leurs emplois. Les friches industrielles se multiplient dans le Nord ou en Lorraine, bastions miniers et sidérurgiques frappés de plein fouet (doc. 13 p.275).

Le chômage de masse est le principal symptôme de la récession.

Le nombre de chômeurs passe de 400000 en 1973 (3% de la population active) à 1 million en 1975, 2 millions en 1982, plus de 3 millions en 1993, soit 12% des actifs. Malgré une baisse entre 1997 et 2001, le chômage affecte encore un actif sur dix. Les jeunes, les femmes et les quinquagénaires sont les plus touchés.

2. Les facteurs de la récession et les solutions politiques

Les contraintes extérieures. Ébranlée par les chocs pétroliers de 1973 et 1979 et par les fluctuations du dollar, l'économie française subit aussi la concurrence soutenue des pays asiatiques (Japon, Corée du Sud, Chine). Les années 1990 sont marquées par l'accélération de la construction européenne et par la mondialisation qui, pour certains, contrarie, directement ou indirectement, le retour de la prospérité.

Des contraintes propres à la France. La réduction de la demande intérieure, de la consommation des ménages aux investissements privés et publics, est un facteur déterminant pour les keynésiens. Ceux-ci sont de ce fait partisans de la relance, même au prix d'une inflation plus forte. Pour les libéraux, il faut au contraire agir sur l'offre, qui est bridée par les pressions pesant sur les entreprises : le coût élevé du travail, les impôts, les réglementations réduisent les profits et dissuadent l'investissement et l'embauche; l'État est accusé de ne pas lutter efficacement contre l'inflation.

Les hésitations des politiques gouvernementales. Le spectre des années 1930 hante les gouvernements qui veulent éviter que la crise économique ne débouche sur une crise politique. Un traitement social spécifique du chômage est de ce fait associé à la lutte contre la récession et mis en oeuvre par tous les gouvernements. De 1973 à 1988, cette lutte subit les aléas des changements politiques. En 1976, Raymond Barre mène une politique libérale de désinflation compétitive (cf. lexique). En 1981-1982, Pierre Mauroy associe une politique de relance de la consommation populaire à une politique structurelle de nationalisations. L'échec économique le conduit à adopter en mars 1983 une politique de rigueur. En 1986, Jacques Chirac opte pour une politique libérale associant rigueur, privatisations et déréglementations.

Depuis 1988, les politiques sont plus pragmatiques. La désinflation compétitive est maintenue. À gauche comme à droite, les gouvernements successifs privilégient un environnement libéral, favorable aux entreprises françaises (doc. « Les 15 premières entreprises françaises » doc. 27 p. 279). La reprise est enfin possible grâce au retour de la confiance (stimulant la consommation des ménages et les investissements ( « Evolution des investissements directs de la France » doc. 21 p. 277) des entreprises) et au développement de la demande extérieure.
3. Les mutations de l'économie françaises

On constate 2 évolutions majeures

- bien que 4e puissance industrielle mondiale, la France se désindustrialise : l'industrie emploie moins de monde et marque moins le paysage  concentration des grandes firmes ; tertiarisation ; gains de productivité ; délocalisations ( « Stratégie mondiale de Michelin » doc. 18 p.277) ...

- la mondialisation affecte l'économie française : la concurrence est très dure ; vaste mouvement de délocalisation des entreprises licenciements...

Vers une économie post-industrielle. Déjà majoritaire à la fin des Trente Glorieuses, l'économie des services devient prépondérante, contribuant pour plus de 70% au PIB. L'industrie subit des restructurations et tente des diversifications.

Au marasme du textile et de la sidérurgie s'oppose le dynamisme retrouvé de nombreux secteurs : l'automobile, l'aéronautique, la pharmacie, l'agroalimentaire, par exemple. Renouant avec le profit au milieu des années 1980, les entreprises se restructurent, investissent dans les nouvelles technologies et s'internationalisent, souvent au prix d'une réduction d'emplois et de délocalisations. Ces évolutions contrastées se traduisent dans l'espace avec l'attractivité des grandes métropoles, des nouvelles technopoles et globalement des régions du Sud et de l'Ouest.

Le virage libéral fait évoluer le modèle économique français. Les années 1980 et 1990 voient la France se rapprocher des grandes puissances capitalistes. Ce virage libéral se traduit par le recul de l'intervention de l'État dans l'économie et notamment par la privatisation des entreprises publiques (banques, Renault, TF1). Le capitalisme français entame une série de mutations : diversification des activi­tés, essor de la concentration des entreprises et insertion dans le cadre européen et mondial. L'État cherche à stimuler la croissance ; mais ses capacités d'inter­vention sont désormais limitées, du fait des contraintes budgétaires et des trans­ferts de compétences monétaires à l'Union européenne.

Avec l'intégration européenne et la mondialisation, l'économie française perd de sa spécificité. Le tournant libéral coïncide avec la progression rapide de la construction européenne. La mise en place de l'Union économique et monétaire en est une étape déterminante.

Dans cette évolution complexe, entre croissance modeste, évolution libérale et ouverture extérieure, l'économie française s'est peu à peu éloignée de son modèle traditionnel.
II. Les transformations sociales

1. L'enrichissement et les mutations du cadre de vie
Trois idées-clefs pour caractériser les mutations liées à l'élévation du niveau de vie depuis 50 ans:


  • Un enrichissement généralisé ( « L’évolution de la consommation des Français » doc. 13 p.285) de la population : augmentation globale et générale du PIB/ht et du pouvoir d'achat.




  • La société de consommation (publicité et de loisirs - doc. 12 p.289 - par l'abaissement des coûts de production (production de masse) ; par l'ouverture au monde ; par l'essor irrésistible du secteur de la grande distribution (large avance de la France en ce domaine)




  • Le cadre de vie change

- urbanisation : exode rural ; mais actuellement l'exode rural est terminé et on constate même un certain retour vers la campagne ;

- les banlieues ont été la réponse à la crise du logement des années 60/70 (notion de «grands ensembles » (« Destruction de barres d’immeubles à Vénissieux en 1994 ». doc. 12 p. 110)

- actuellement ce sont les espaces périurbains qui absorbent l'essentiel de la croissance de la population ;

- l'étalement des villes et de l'habitat périurbain a entraîné de massifs déplacements quotidiens de population : ce sont les mouvements pendulaires

2. Mutations sociales et professionnelles

2 grandes évolutions

- Une révolution familiale avec : (« Indices démographiques » doc. 5 p. 285) puis passage du baby-boom (années 50 et 60) au papy-boom actuel – vieillissement – (doc. 3 p.285) ; (cf. le dossier sur les jeunes depuis 1945)

- libéralisation des mœurs émancipation des jeunes et des femmes (loi Veil sur I'IVG en 1975 par exemple ; actuellement combat pour la parité) ; recul du mariage et développement du divorce et des familles recomposées...
- mutations socioprofessionnelles avec

- recul du nombre de paysans : Henri Mendras écrit son livre, « La fin des paysans », en 1967 ( « La redistribution des rôles de la famille paysanne » doc. 9 p.287), mais amélioration globale du mode de vie - modernisation et disparition progressive des plus petites exploitations

- tertiarisation de l'économie (65 %)

- diversification de l'ancienne « classe ouvrière » : OS / OQ / OP

- essor d'une vaste classe moyenne (OP + cadres + employés)

3. La persistance des inégalités
Des inégalités régionales (crise des régions industrielles anciennes et des espaces ruraux profonds) et sociales (inégalité ; crise des banlieues ; exclusion...). La dépression des années 80/90 accentuent 3 phénomènes

- crise des régions industrielles anciennes

- l'exclusion (on parle de nouveaux pauvres ; RMI ; restau du cœur ( doc. 15 p.290) mais toute la société est touchée ;

- la crise sociale s'exprime avec acuité dans les grands ensembles des banlieues parmi les jeunes et les jeunes immigrés de « 2nde ou 3e »génération ( « Jeunes des cités » doc. 16 p. 291 et « Une société duale » doc. 17 p. 291).

III. Les mutations culturelles

1. La culture de masse

Ce terme désigne l'accès de tous à la culture. Elle est indissociable de l'éducation de masse un des phénomènes majeurs des années 60/90. Elle s'appuie sur des médias de masse : livre de poche (1953) ; presse magazine ; radio (généralistes puis FM après 1982) ; télévision (années 60 et 80). Elle s'appuie aussi sur les efforts de l'Etat (Maisons de la Culture, A Malraux).

Mais la culture de l'élite reste vivace : littérature et cinéma (Cannes ; Nouvelle Vague). Entre les 2 il y a toujours une forte différence.

2. De nouvelles pratiques culturelles (« Pratique culturelle des Français » doc 20 p. 305)

Le « second XXe siècle » est marqué par

  • Le recul de l'influence des grandes idéologies :

- le marxisme et le courant gauchiste atteint son apogée en 1968 ( « Le manifeste des 121 » 1960 doc. 10 p.301 ; Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, doc. 8 p. 300 ; « Une invention du siècle : l’univers concentrationnaire » André Glucksman 1975 doc. 11 p. 301 ; « Un intellectuel en Bosnie » B.H.L. à Sarajevo 1993 doc. 9 p. 301) puis connaît un grand reflux (mais il subsiste toujours : cf. la percée de Lutte Ouvrière de Arlette Laguiller) ;

- la pratique religieuse s'érode et se diversifie voire parfois elle se radicalise (intégrisme)

  • L'essor de nouvelles pratiques :

- le sport et les loisirs dont l'essor est lié à l'enrichissement, à la RU, aux progrès sociaux ;

- on constate l'émergence d'une culture-jeune (rock des années 60  rap et techno des années 90)

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