Chapitre IV





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Chapitre IV



Histoire de la monnaie

1. Le troc
Le troc remonte à la préhistoire. L'homme a toujours vécu en tribus, clans et autres formes grégaires et a dû recourir pour la satisfaction de ses besoins primaires (se vêtir, se nourrir, se loger, ... ) à des échanges.
Définition:
Le troc est un moyen d'échange qui permet d'acquérir un bien contre un autre bien.
Exemple: une vache contre quatre chèvres.

Mais le troc va rapidement poser des problèmes:


  1. Problème de conservation: on ne garde pas indéfiniment des denrées alimentaires.



  1. Problèmes de transport: volume, facilité, usure ou fatigue (s'il s'agit d'animaux) du bien à troquer.



  1. Impossibilité dans certains cas de fractionner le bien à échanger: 1/3 de vache?



  1. La qualité de la marchandise varie: comment savoir si la chèvre est en bonne santé?



  1. Risque de conflit: palabres pour arriver à se mettre d'accord.



  1. Risque de ne plus avoir de biens à échanger en suffisance (sécheresse, inondations, etc.)


Le troc va donc laisser la place à un autre moyen d'échange, même s'il n'a pas complètement disparu à l'heure actuelle.


Troque cours de français contre informatique
Le réseau d'échange de savoirs (RES), c'est simple comme le troc sauf qu'au lieu de porter sur des objets ou de la marchandise, le "marché" concerne des connaissances.
Par exemple, Karim propose de l'initiation à l'arabe contre des conseils en mécanique; Valérie qui pratique le basket est toute disposée à faire partager sa passion mais demande à apprendre la cuisine vietnamienne ou à participer à un groupe de conversation anglaise; quand à Armand, il est prêt à donner des cours de mathématiques mais souhaite être initié à la navigation sur Internet …
Ici l'argent n'a pas sa place. Les compétences que l'on reçoit se paient en compétences que l'on transmet. La seule monnaie d'échange, c'est le savoir.
AL.B.

Le Soir


Annexe 1

2. La monnaie marchandise
Pour remédier aux inconvénients du troc, il fallait donc trouver un moyen intermédiaire d'échange, c'est-à-dire un bien dont la valeur est généralement connue (et admise …) de tous, de consommation courante, et de conservation aisée. Ces biens variaient en fonction de la situation géographique et des habitudes, des coutumes de ces communautés. (voir annexe 2)
Exemples:
Barres de sel, croisettes de cuivre (Afrique), Blocs de thé (Tibet), coquillages (= cauris) (Afrique).

Annexe 2






… …

La monnaie marchandise permettait donc de remplir déjà deux fonctions de la monnaie:


  • fonction d'instrument d'échange: permet d'acquérir un bien.

  • fonction d'instrument d'épargne: a de la valeur et peut se conserver.



Certains de ces biens étaient des métaux précieux, tels que l'or ou l'argent. Ils étaient négociés sous forme de lingots et étaient pesés lors de chaque transaction d'échange.
Mais il y avait toutefois des inconvénients bien faciles à comprendre:



  1. Perte de temps: il fallait chaque fois peser avant d'échanger.




  1. C'était lourd et peu maniable.




  1. Assez facile à falsifier.




  1. Altération au fur et à mesure des échanges.

3. La monnaie métallique
C'est vers le VIIe siècle avant Jésus-Christ qu'apparaissent les premières pièces de monnaie. Elles présentent de nombreux avantages:



  1. Stockage et conservation aisés.



  1. Grande valeur pour un faible volume.



  1. Inaltérabilité. Une des premières pièces de la Grèce Antique



  1. Rareté relative.



La monnaie métallique va donc supplanter l'usage de la monnaie marchandise.
La monnaie était frappée d'une estampille qui garantissait (en théorie) le poids et le titre, la valeur étant égale à la valeur du métal (or, argent, bronze ).
Beaucoup de termes, parfois encore actuels, rappellent la relation entre la monnaie et le poids: la livre, le peso et la peseta, par exemple.
Malheureusement, certains rois ou empereurs, pour mener à bien des guerres ou tout simplement pour s'enrichir, récupéraient les pièces de leurs prédécesseurs, les refondaient et y ajoutaient des alliages de métaux non précieux, ce qui permettait de fabriquer plus de pièces. Mais bien entendu, dans ce cas, la pièce perdait de sa valeur. Elle ne valait plus "son pesant d'or". L'expression existe toujours ...
C'était parfois à tel point que les populations préféraient utiliser les pièces du pays voisin dans lesquelles ils avaient plus confiance! (Cette situation existe d'ailleurs encore, avec le dollar et l'euro par exemple ...).
Au cours des siècles, pour que les gens acceptent encore les pièces malgré le fait qu'elles contenaient de moins en moins de métaux précieux, il a fallu que l'Etat les garantissent. Il faut donc aussi que la population ait confiance en l'Etat.
D'ailleurs, à l'heure actuelle, seule la pièce d'un cent vaut plus que sa valeur nominale en métal, toutes les autres valent moins. Mais comme le système est officiel, que sa valeur est reconnue par tous, cela ne pose aucun problème.
(Lire annexe 3)
(Voir annexes 4 et 5)

Annexe 3


Les caractéristiques d'une pièce de monnaie
Comment définir et caractériser les pièces de monnaie?
Une pièce de monnaie est en fait une rondelle, parfois de forme polygonale, et jusqu'à présent toujours métallique, d'un alliage, d'un poids, d'un diamètre et d'une épaisseur parfaitement déterminés.
Chaque face de la rondelle porte les gravures spécifiques de la pièce. Le bord, ou autrement dit la tranche, de la pièce peut être lisse ou porter des cannelures, des inscriptions ou des motifs décoratifs.
Les caractéristiques d'une pièce de monnaie sont fixées réglementairement. Bien entendu, pour des raisons purement techniques, les dimensions, l'alliage et le poids des pièces peuvent varier dans certaines limites appelées tolérances de fabrication. Ces tolérances sont cependant elles aussi l'objet d'une réglementation.
La réglementation s'étend par ailleurs à la date de mise en circulation d'un type de pièces ainsi qu'à celle de sa démonétisation.
Dans certains cas, généralement pour l'émission de pièces de collection, une limite quantitative peut être fixée.
L'épaisseur d'une pièce se mesure toujours sur le "cordon" de la pièce. Ce terme, bien curieux pour le profane, désigne le rebord présent sur toute la périphérie de la pièce.
Le cordon n'est pas un simple élément décoratif. Il est indispensable aux pièces de monnaie non seulement pour pouvoir en fixer l'épaisseur exacte, mais aussi pour permettre leur empilage et assurer la protection des gravures lors de leur utilisation.


Le choix des caractéristiques pour une pièce de monnaie devient de plus en plus complexe. Cela est dû notamment à l'abondance des types de pièces en circulation dans les divers pays, mais aussi au fait que bon nombre d'appareils automatiques de distribution actuels, surtout ceux dont le fonctionnement est mécanique, ne se basent que sur des critères très limités pour la sélection des types de pièces. Quiconque n'est pas mêlé au milieu monétaire imagine difficilement combien de critères doivent être pris en considération lors du choix des caractéristiques d'une nouvelle pièce et combien ce choix est délicat.
Les différentes pièces émises dans un même pays doivent pouvoir être distinguées les unes des autres aussi facilement que possible. On joue pour ce faire sur les différences de dimensions, de couleurs, de formes et, dans une moindre mesure, sur les cannelures de la tranche.
La différentiation à partir des cannelures est surtout une affaire de malvoyants.
Notons que les appareils de distribution automatiques à commandes électroniques sont capables de différencier des pièces d'après le métal ou l'alliage composant celles-ci.





Quelle somme de travail et de savoir-faire exige la fabrication des pièces de monnaie? Leur usage est si intimement lié à la vie quotidienne qu'il laisse supposer la plus parfaite banalité à ce sujet. En fait, de très nombreuses techniques y sont mises en œuvre, certaines de très haut niveau.
La fabrication des pièces de monnaie peut se résumer en six grandes opérations. Il s'agit de la fabrication des flans monétaires, de la frappe proprement dite, des contrôles de qualité, des contrôles de quantité, du conditionnement ou emballage et de la fabrication des instruments de frappe.
Que cache ce nom peu commun de flan monétaire? Bien simplement, les flans monétaires sont des pastilles métalliques lisses représentant le poids et l'alliage exact de la future pièce et de dimension très voisine de celle-ci. La forme la plus générale pour le flan monétaire est circulaire, mais celui-ci présente toujours une forme identique à celle de la future pièce (rond, polygone, centre percé, etc.).
La frappe des monnaies, comme son nom l'indique, a consisté de tous temps à frapper sur le flan monétaire à l'aide de blocs de métal très dur sur lesquels sont reproduites les gravures devant figurer sur la future pièce. Ces blocs portent le nom de "coins de frappe" ou "coins monétaires".
Jusqu'à présent, toutes les pièces de monnaie sont métalliques. La plupart des métaux peuvent entrer théoriquement dans la composition des pièces de monnaie. Mais en pratique, on n'utilise pas n'importe lesquels cependant.
Un bon métal monétaire doit présenter une dureté compatible avec l'opération de frappe tout en restant suffisante pour garantir une résistance valable à l'usure.



Caractéristiques d'une pièce de monnaie




Une pièce de monnaie est une rondelle (ou une forme polygonale) métallique, d'un alliage, d'un poids, d'un diamètre et d'une épaisseur déterminés.

Sur les faces des pièces de monnaie, on peut trouver des gravures spécifiques .
La tranche (le bord ) porte des cannelures, des inscriptions ou des motifs décoratifs.

Les pièces sont soumises à une réglementation fixée par l'Etat:


  1. Les caractéristiques telles que le poids, la dimension, l'alliage.




  1. La date de sa mise en circulation et la date de sa démonétisation.




  1. La quantité de pièces de collection émises.



Le cordon désigne le rebord présent sur toute la périphérie de la pièce.
Il est indispensable pour:


  1. Fixer l'épaisseur exacte.




  1. Permettre leur empilage.




  1. Assurer la protection des gravures.



Les flans monétaires sont des pastilles métalliques lisses présentant le poids et l'alliage exacts de la future pièce. Leur forme est identique à celle de la future pièce.
La frappe de la monnaie consiste à frapper sur le flan monétaire à l'aide de blocs de métal sur lesquels sont reproduits les gravures de la future pièce.
Un bon métal doit:


  1. Présenter une dureté qui permet la frappe.




  1. Garantir une résistance valable à l'usure.

(14e siècle)

Le choix des caractéristiques pour une pièce de monnaie est complexe et est dû:


  1. A l'abondance des types de pièces dans les différents pays.




  1. Aux appareils de distribution automatique qui demandent des critères techniques.


Annexe 4




1. Le batteur
2. Le fonctionnaire
3. L'ouvrier


2

1


3

Dans les ateliers du moyen-âge tels que celui représenté sur cette gravure, toutes les opérations de fabrication sont manuelles, y compris le battage du lingot pour le mettre à l'épaisseur des futures pièces.
On distingue déjà à cette époque les fonctions essentielles que l'on retrouve encore de nos jours. Le fonctionnaire installé au fond de l'atelier est celui qui a pour charge de réceptionner les métaux et de remettre aux représentants des organismes émetteurs les espèces frappées.
A droite se trouve l'ouvrier qui réalise la frappe proprement dite. Au centre se trouve le batteur de métal qui transforme le lingot d'abord pour en faire une plaque à l'épaisseur voulue puis pour en tirer les rondelles qui seront frappées.




Comment lire une pièce de monnaie
Avers = face, côté où l'on trouve un visage, un dessin
Revers = pile, côté où l'on trouve la valeur nominale

Légende Cannelures








Gravures




Cordon

Annexe 4
Presse à vis utilisée pour la frappe monétaire (XVIIIe siècle)










Fabrication d'euros

(fin des années 1990)


Ateliers de la Monnaie Royale à Bruxelles (années 1970/80)

Annexe 5
5 francs français, 5 francs suisses a) Denier romain (206-195 av. J.-C.)

et 5 lires italiennes (XIXe siècle) b) 60 as d'or, Rome (211 av. J.-C.)





Pièce d'un euro grec (2002)

Reconnais-tu les gravures?





Guldiner de Sigismond, archiduc d'Autriche (1486)
4. La monnaie papier
La monnaie métallique avait cependant quelques inconvénients:



  1. Encombrement: les pièces sont lourdes, difficiles à transporter pour de longs voyages.




  1. Les routes étaient peu sûres: les vols étaient fréquents.




  1. Risque de perte.




  1. Leur valeur est limitée par rapport au développement de plus en plus important du commerce.



On commença alors à déposer les pièces chez des orfèvres et en échange, on recevait un reçu nominatif pour la somme déposée, c'est-à-dire portant le nom du propriétaire .

Les orfèvres furent remplacés par la suite par les premiers banquiers, ayant des représentants dans d'autres villes. Le voyageur déposait donc son or chez un banquier, recevait un reçu en échange, effectuait son voyage, .puis allait récupérer de l'or chez le représentant du banquier dans la ville de destination. Bien vite, les propriétaires de reçus s'en sont servi pour acquérir des biens.
Le système n'était pas simple, car:



  1. Les reçus portaient sur des sommes particulières (322, 65, etc.).




  1. Les reçus étant nominatifs, il fallait les endosser.



Progressivement, les orfèvres et les banquiers vont améliorer le système en émettant des reçus pour des sommes rondes et au porteur, c'est-à-dire que le nom du bénéficiaire n'est pas indiqué .

Les reçus passaient de mains en mains et pouvaient être convertis en or ou en argent. Le principe du billet de banque était né.
Quand les banquiers se rendirent compte que la contre-valeur des reçus n'était jamais réclamée en même temps dans son entièreté, ils commencèrent à prêter contre intérêts une partie de l'argent qu'ils avaient en dépôt.
C'était un jeu dangereux car l'argent papier n'était plus entièrement couvert par l'or et l'argent en dépôt. Ce n'est néanmoins qu'au milieu du XXe siècle que la conversion du papier monnaie en or fut supprimée. A l'heure actuelle seule la Banque Centrale Européenne peut gérer l'émission de billets et monnaies.
(Voir annexe 6)

Annexe 6
Billet de banque de John Law, Ecossais d'origine. Il obtint en 1716 l'autorisation de créer une banque générale en France; celle-ci devint deux ans plus tard la Banque Royale. Elle fit faillite en 1720.








Assignat de la République Française (1792)

Billet de 1 000 francs belges émis par la

Banque Nationale de Belgique (1851)
Annexe 6
Billet de 50 francs belges (1966-1988), remplacé ensuite par la pièce de 50 francs.


Billet de 20 francs belges (1964-1982). Lui aussi sera remplacé par une pièce.


Billet croate (10 kunas); 1995.
L'"euro africain": le franc CFA.

Communauté Financière Africaine pour l'Afrique de l'Ouest.

Coopération Financière en Afrique pour l'Afrique Centrale.



Annexe 6
Deux dollars américains (1970).





Un million de zaïres (1992). Malgré l'apparence, ce billet représente une valeur ridicule en pouvoir d'achat. Bel exemple de perte de confiance de la population dans le système monétaire de son propre pays ...
En 1997, le Zaïre redevient le Congo.





10 dinars tunisiens (1994).
50 couronnes danoises (1972).



1 Yuan chinois (1980).




Comment lire un billet de banque


7

10

5
6

8
1

2



10

4

3

9
2


  1. Filigrane (image qui apparaît par transparence)

  2. Valeur nominale

  3. "10 euros" apparaît + clairement suivant l'inclinaison du texte

  4. Micro textes

  5. Signature du gouverneur ou du trésorier

  1. Guillochis (courbes et lignes qui se croisent pour former un fond de couleur)

  2. Emetteur

  3. Bande argentée de sécurité ( la valeur apparaît sur la longueur)

  4. N° du billet

  5. Dessin qui se complète par transparence


5. La monnaie scripturale
Tout comme la monnaie métallique, la monnaie papier présente des risques de perte et de vol. Pour faciliter au mieux les transactions commerciales, on a imaginé un nouveau mode de paiement à l'aide d'écritures: la monnaie scripturale.
Il s'agit essentiellement des virements et des chèques (revoir si nécessaire chapitre III). On peut y ajouter la domiciliation.

L'avis de domiciliation est un document par lequel le titulaire d'un compte donne l'autorisation à sa banque de prélever l'argent de son compte pour payer des factures ou des crédits.
Autrement dit, votre fournisseur s'adresse directement à votre banque pour être payé. Vous recevez une copie de la facture, mais vous n'effectuez plus vous-même le paiement.

La monnaie scripturale empêche donc le déplacement physique de monnaie métallique et de monnaie papier. Autrement dit, les dépôts dans les banques restent très importants. Ce qui permet aux banques de prêter une bonne partie de ces dépôts en accordant des crédits.

6. La monnaie électronique

C'est l'évolution de la monnaie scripturale grâce à l'apport de la technologie.
Elle permet en plus d'éviter les inconvénients que présentent les chèques: traitement coûteux pour les banques, risques de vol ou de chèques sans provision.
Il s'agit de tous les paiements par cartes (revoir chapitre III).





7. Exercice





1







2

























A







F




4










7




A

V

I

S

A




A










F







E







L




L




6




L







R







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L




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A







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8
















R




5




C




B
















3 / D

P

R

O

T

O

N
















O




E




I




B













E

R

E

C

T

O




























U




N










Vertical


  1. Côté d'une pièce de monnaie portant l'effigie

  2. Action de reproduire en imitant, pour tromper

  3. Métal précieux

  4. Métal ou élément combiné avec le métal de base

  5. Première forme de monnaie papier

  6. Le cordon d'une pièce assure sa ...

  7. Pastilles métalliques lisses représentant le poids et la forme de la future pièce

  8. Ancien émetteur de pièces et billets


Horizontal
A Carte de crédit

B Par transparence, on peut le voir sur le billet

C Forme de monnaie marchandise; ils étaient pesés à chaque transaction

D Porte monnaie électronique pour les petites dépenses

E Face d'un billet de banque sur lequel figure le portrait

8. L'euro
L'Union Européenne
L’Union Européenne a créé un marché unique: les personnes, les marchandises, peuvent circuler sans entrave entre les 25 différents pays de l’Union.

(Pour rappel: Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Espagne, Italie, Grèce, France, Irlande, Royaume-Uni, Allemagne, Danemark, Suède, Autriche, Finlande, Chypre, Malte, Pologne, Estonie, Lettonie, Lituanie, Slovaquie, Tchéquie, Slovénie, Hongrie).

Mais ce marché unique n’avait pas de sens car ces pays utilisaient des monnaies différentes. En effet, il fallait changer l’argent au passage des frontières. Ce n’était pas pratique, et surtout cela coûtait cher (commissions, frais de change). De plus, suivant la loi de l'offre et de la demande, les monnaies changeaient de valeur les unes par rapport aux autres. Par exemple, si un Belge achetait une marchandise 1 000 DEM en Allemagne, cela avait de l'importance si le mark passait de 20 à 22 BEF.

La monnaie unique
La création d’une monnaie unique a donc été décidée. Mais cela n’était pas simple. Il a d’abord fallu persuader les gens d’aller vers ce changement. Et puis surtout les pays n’avaient pas la même santé économique. Il était impossible de mélanger des pays en "bonne" santé et des pays en "mauvaise" santé.
On a donc créé des critères, des objectifs que chacun devait atteindre pour faire partie de l’euro.
Dans un premier temps, un pays n’avait pas atteint les objectifs et a dû attendre: la Grèce. Mais elle a finalement pu être prête à temps. Le Royaume-Uni, le Danemark et la Suède ne sont pas tentés et préfèrent attendre, bien qu’ils pourraient participer s’ils le souhaitaient.
Cela laisse donc 12 participants:
Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Espagne, Italie, France, Irlande, Allemagne, Autriche, Finlande et Grèce.
Ils représentent environ 300 millions d’habitants. Les 10 derniers membres sont tenus de passer à l'Euro: ils n'ont pas le choix. Mais eux aussi doivent atteindre un certain niveau de santé économique. Les premiers pourront normalement le faire pour 2007.
Pour nous, l’euro valait 40,3399 francs belges. Cela a été décidé définitivement le 1er janvier 1999. Pour se simplifier la vie, on comptait 40 pour convertir, même si ce n’était pas tout à fait exact.

Période transitoire
Deux dates importantes sont à retenir:

1er janvier 1999

1er janvier 2002

EUR de toutes les manières, sauf en liquide

(période transitoire)

BEF

EUR






BEF de toutes les manières


Depuis le 1er janvier 1999: on a pu utiliser l’euro (on n'était pas obligé), mais uniquement avec les cartes, les virements, les chèques et les autres documents de paiement, sur son compte, etc. Bref, de toutes les manières, sauf en liquide.
Depuis le 1er janvier 2002, on doit utiliser l’euro de toutes les manières: les pièces et les billets sont en circulation.


Donc, pendant 3 ans, nous avons eu l’occasion de nous habituer.
Nous utilisions toujours nos francs pour les paiements en liquide, mais pour le reste nous avions le choix. Personne ne pouvait nous obliger à choisir l’une ou l’autre solution.
Les commerçants devaient afficher leurs prix dans les deux monnaies. Mais ils pouvaient choisir eux aussi l’une ou l’autre solution pour leur comptabilité. Les souches, les tickets et les factures étaient libellés dans les deux monnaies. Tout le monde y trouvait son compte.

Depuis le 1er janvier 2002
Personne – en théorie - n'a pu profiter du changement pour modifier les prix. Donc pas d’arnaque! Il y a eu des vérifications, les gens pouvaient porter plainte. Toutefois, beaucoup de commerçants ont changé leurs prix en 2001 pour qu'ils correspondent à des prix "ronds" en euros. Tous les contrats sont donc restés valables: contrat d’assurance, contrat d’emploi, bail. La seule chose qui a changé, c’est la manière de compter. Souvenons-nous des Anglais qui comptaient en "miles", puis en kilomètres: cela n'a pas changé pour autant l’éloignement entre deux villes!
Depuis le 1er janvier 2002, la seule monnaie reconnue est l’euro. Adieu les francs. Nous avons encore eu quelques semaines pour aller échanger nos billets et nos pièces belges dans les banques.
La nouvelle monnaie comporte 7 billets et 8 pièces. L’euro est divisé en 100 eurocents (ou centimes pour les amoureux de la langue française). On a donc deux décimales, qui doivent toujours être indiquées, même si c'est ,00.


Quels en sont les avantages? C'est vrai qu'il a fallu s’habituer. Mais on peut se satisfaire de trois avantages principaux: plus de frais de change (les entreprises d’importation et d’exportation y gagnent beaucoup), facilité (pas besoin de changer), baisse probable des prix à plus long terme (les consommateurs pourront comparer plus facilement, donc les commerçants baisseront les prix pour garder leurs clients).
En fait, pour le particulier, les avantages ne sont pas spectaculaires. Mais ce sont les entreprises qui vont vraiment en profiter.

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