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Deuxième chapitre :

Le commerce International













Introduction :

Le commerce international est un domaine qui fait intervenir des acteurs qui sont généralement situés dans des pays différents voir même des continents distincts.

Les échanges internationaux désignent alors des échanges entre nations leur développement entraine un mouvement d’internationalisation des échanges de marchandises , de services et de capitaux qu’on peut définir donc comme l’élargissement du champ d’activité d’une économie au delà d’un territoire national.

Section 1 : Le commerce extérieur 

Le commerce extérieur désigne l'ensemble des échanges de biens et services entre un pays et le reste du monde. Les échanges avec le reste du monde portent sur des marchandises, des services ou des prestations et des capitaux.

  1. L’explosion des échanges internationaux 1

Depuis 1945 le commerce mondial accroit plus vite que la production mondiale, ainsi entre 1950 et 1963 les échanges de marchandises ont augmenté en moyenne de 8% par an, contre 5% pour la production mondiale durant la même période, cela s’explique par la création de plusieurs organisations ou accords internationaux (GATT1 puis OMC2, FMI3…) qui ont aidé à créer un climat favorable au développement des échanges.

Au cours des trois dernières décennies, Les flux commerciaux internationaux ont connu une augmentation spectaculaire, certes, la valeur des exportations mondiales de marchandises est passée de 2030 milliards de dollars EU en 1980 soit une croissance moyenne de 7.3% par an en dollars courants.


a. Les transformations dans la structure des échanges 

Les échanges des biens ont connu un essor très rapide qui s’est accompagné d’une mutation de la structure par produits, les échanges portés essentiellement sur des produits bruts4 environ 2/3 du commerce mondiale, mais après 1945 les produits manufacturés ont pris une place primordiale entre (1950-2002), leur part dans les exportations mondiale de biens a passé de 40% à 78% respectivement.

Le commerce de services s’est développé plus tardivement mais, il a connu un essor très rapide 367 milliards de dollars EU en 1980 à 4170 milliards de dollars EU en 2011 soit une croissance de 8.2% l’an (selon les statistiques commerciales de l’OMC5).

Tableau 1 : évolution de la composition du commerce mondiale de marchandise6




1953

1980

1991

2000

Produits agricoles

37

15

12

9

Produits minéraux

13

30

14

13

Produits manufacturés

50

55

74

78


Le tableau ci-dessous montre que la part des produits industrialisé augmente régulièrement par rapport au PIB mondiale, et que la part des produits minéraux est fortement influencée par des chocs et contre chocs pétrolières.
Tableau 2 : commerce mondiale de marchandise en 20081




Exportateurs

Importateurs

1

Allemagne

Etats-Unis

2

Chine

Allemagne

3

Etats-Unis

Chine

4

Japon

Japon

5

Pays-Bas

France


En 1950, les Etats-Unis assurent 22% du commerce mondial, la Grande Bretagne était en seconde position, ces deux économies mondiales ont vu le déclin entre 1960 et 1970 au profit de l’Allemagne et le Japon. En 1988, les Etats-Unis, l’Allemagne et le Japon occupaient 31% des explorations mondiales.

Certes , en 2012, Les États-Unis occupaient la première place dans les importations et les exportations mondiales de marchandises, avec un commerce total de 3881 milliards de dollars EU, la seconde place occupait par la Chine, avec un commerce total des marchandises de 3867 milliards de dollars EU en 2012 , son excédent commercial était de 230 milliards de dollars EU, soit 2,8 % de son PIB , l’Allemagne occupait la troisième place, avec un excédent commercial de 240 milliards de dollars EU en 2012, soit 7 % de son PIB.

Les exportations mondiales de marchandises n’ont pas augmenté, ils ont stagné en valeur, tandis que les exportations de services commerciaux ont augmenté de 2 %.

Les BRICS2 représentaient 17,4% de l’ensemble des exportations mondiales de marchandises et seulement 1,1 % était la part des exportations mondiales de marchandises pour les pays les moins développés.

Entre 1980 et 2011, la part des économies en développement dans les exportations mondiales est passée de 34 % à 47 % et leur part dans les importations mondiales de 29 % à 42 %. .

Dans un contexte économique dynamique caractérisé par l’ouverture des échanges, les pays en développement ont des chances de précéder les pays développés avec une croissance de deux à trois fois plus élevée en exportations et en PIB, au cours des prochaines années , par contre, leur PIB augmente deux fois moins vite et la croissance des exportations est plus faible que dans les pays développés.

Selon le rapport statistique de 2013 de l’OMC, les dix principaux négociants représentent 51% du commerce de marchandises et 49% des services commerciaux en 2012 quant aux économies en développement leur contribution, dans le commerce de marchandise et des services commerciaux sont de 49% et 35% respectivement.

  1. Politique du commerce extérieur en Tunisie 

Depuis longtemps l’activité commerciale était considérée comme un élément majeur de l’économie Tunisienne, la politique du Commerce extérieur repose sur trois principes, la libéralisation, la diversification de la base exportatrice et la diversification des partenaires.

a. La libéralisation du commerce 

Dès le début des années 90, la Tunisie a opté pour une intégration dans l'économie mondiale dans le cadre d’une amélioration de sa stratégie de développement à l’extérieur.

Cette intégration s'est traduite par la libéralisation progressive de son commerce extérieur et l'instauration de zones de libre-échange avec plusieurs pays à travers divers types d’accords internationaux tels que l’accord de l’OMC, l’accord d’association avec l’union européenne, l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce GATT. Ce qui pourrait assurer une croissance remarquable.

En outre , la Tunisie a pris une large gamme de mesures d’accompagnement à l’effort de libéralisation par un programme de mise à niveau qui vise à assister les entreprises manufacturières à s’adapter à une plus forte concurrence sur les marchés, et à fournir une assistance aussi bien financière que technique aux investisseurs nationaux et internationaux.

Cette politique de libéralisation se poursuit, malgré les crises internationales, par la négociation de nouveaux accords commerciaux et notamment par la négociation de la libéralisation du secteur des services, des produits agricoles et agroalimentaires.

Aujourd'hui, la Tunisie est liée avec des accords commerciaux à 50 pays de la région, représentant plus de 800 million de consommateurs.
b. La libéralisation du secteur bancaire 

L’ouverture économique du pays, suite à la libération du commerce, a nécessité une amélioration du secteur bancaire ainsi des mesures importantes ont été prises pour renforcer ce secteur, afin d’améliorer la qualités des services, de stabiliser le portefeuille des créances et de faire face à la baisse des taux d’intérêts par l’amélioration des marchés de capitaux et la restructuration du secteur bancaire.

Bien que, les banques publiques ont un rôle important dans le financement de l’économie Tunisienne, mais actuellement, le système bancaire Tunisien comprend 20 banques qui sont à majorité privée et à capital mixte.
  1. L’importance de l’activité internationale en Tunisie 1



En Tunisie, les exportations et les importations ont connu une baisse de 0.9%, pour atteindre respectivement en 2008, 25878 MDT2 contre 30241 MDT et de 1.21% pour atteindre 19469 MDT contre 23637 MDT. La balance commerciale a montré donc un excédant de 2204 MDT en 2009 contre 2053 MDT en 2008.

Cependant, en 2010 une reprise de la croissance a vu le jour, 5.1% et 7.3% respectivement pour le compte des pays émergeants et en développement. Cette reprise est due à l’augmentation de la demande intérieure et extérieure entrainant ainsi l’étincelle des prix, de produits de base, qui n’a pour conséquence qu’un accroissement de 12.8% des transactions de biens et services.

Suivant la cadence mondiale, les exportations et les importations ont enregistré une hausse de 22.9% soit 31817 MDT et de 20.8% soit 23519 MDT respectivement.

Les échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur ont enregistré en volume3 une augmentation de 0,5% à l’export soit 25091.9 MDT et ont pointé une contraction de 2,4% à l’import atteignant 33701.9 MDT.

Cette évolution découle d’une augmentation parallèle enregistrée au niveau des prix à l’export de 6,2% et à l’import de 8,6%.

En 2012, la Tunisie occupait la 48ème place des principaux importateurs mondiaux de marchandises.

D’après le rapport de l’Institut national des statistiques pour l’année 2013, en terme d’échanges commerciaux avec l’étranger, la Tunisie a enregistré une hausse à l’export de 0.7% et une baisse de 2.6% à l’import en volume. Cette évolution résulte d’une augmentation au niveau des prix à l’export de 3,6% et à l’import de 6,2%.

En valeurs courantes, les échanges ont atteint 27701.2 MDT en exportation et 39509.4 MDT en importation, soit une hausse respective de 4,3% et de 3,5% par rapport à la même période de l’année 2012.

Plus récemment, pour les mois de Janvier et Février de l’année 2014, l’INS a montré les résultats suivants :

En 2013, Les exportations ont connu une légère baisse de 0.2% en volume tandis que les importations ont connu une augmentation de 3.4% en volume. Cette évolution des flux commerciaux résulte de l’augmentation simultanée des prix à l’import et à l’export distinctivement de 4,7% et de 2,9%.

Pour la même période, une hausse de 2,7% et de 8,3% respectivement des exportations et des importations en terme de valeurs pour atteindre 6424,8MD en importation et 4512,9MD en exportation au début de l’année 2014.
Section 2 : les moyens de paiement à l’international 

Le choix de moyen de paiement dans le contrat de vente est d’autant plus important, dans les relations commerciales internationales, que les risques de non paiement qui ont augmenté du fait de l’éloignement des entreprises.

Les modes de paiement peuvent être divisés en deux grandes familles : celle des « techniques d’encaissement simple » et celle « des techniques d’encaissement documentaire ».
  1. Les techniques d’encaissement simple1

  1. Le chèque 


Le chèque est un ordre écrit de payer à vue une somme déterminée à son bénéficiaire.

On distingue deux types de cheque :

  • Chèque d’entreprise : Emis par le titulaire du compte, acheteur (importateur) appelé « tireur », sur une banque appelée « tirée » au profit du « bénéficiaire » le vendeur. L’exportateur pour offrir plus de garantie, c’est-à-dire que la banque applique un visa sur le chèque certifiant qu’il existe une provision suffisante sur le compte bancaire, lors de l’émission et elle bloque cette provision jusqu’à l’expiration du délai légal de présentation.




  • Chèque de banque : Émis par une banque sur l’ordre de l’importateur, c’est un engagement direct de paiement par celle-ci.

Le chèque facilite, non seulement le recours contre le tiré, mais assure aussi une grande sécurité de paiement, subsiste le risque politique le risque de perte, de vol et de falsification, mais c’est un instrument peu utilisé dans la pratique du commerce international car malgré sa simplicité d’utilisation, il présente certains inconvénients comme les délais d’encaissement qui peuvent être longs et les frais sont importants.
  1. Les effets de commerce 

Les effets de commerce se rencontrent sous deux formes :





  • la lettre de change ou traite (bill of exchange) : c’est un écrit par lequel le vendeur (tireur) donne ordre à l’acheteur (tiré) de payer à vue ou à une date déterminée une certaine somme à lui-même ou à un tiers (bénéficiaire) , la lettre de change est un instrument très utilisé dans les échanges internationaux.



  • Le billet à ordre (promissory note) : c’est un écrit émis par l’acheteur « souscripteur » au profit du vendeur « bénéficiaire » ce dernier présent les mêmes caractéristiques que la lettre de change.




  1. Les virements internationaux 

Le virement bancaire « bank transfer », est une opération par laquelle les fonds sont transférés électroniquement d’un compte à un autre. Il est généralement transmis par courrier, télex ou encore par un réseau de télécommunication privée : le virement SWIFT1 appuyé sur l’EDI2.

Ainsi le virement est une procédure par laquelle l’acheteur donne l’ordre à son banquier de créditer le compte du vendeur. L’ordre peut être libellé en monnaie nationale, ou en devise étrangère.

C’est un moyen rapide souple, et les frais demandés par la banque pour la transmission postale, sont peu couteux. Le virement SWIFT est privilégié puisque le risque de perte, de vol ou de falsification est impossible, vu qu’il n’existe pas de support papier. Mais il est émis à l’initiative de l’acheteur.

2. Les techniques d’encaissement documentaire 

  1. Le crédit documentaire3 

Parfois désigné par « Letter of Credit » (L/C), ou encore dénommé  Credoc, la lettre de crédit, est l'une des premières techniques de paiement à distance était faite et utilisée par les banquiers lombards4 et hanséatiques,5 ainsi que les templiers,6 afin de sécuriser les routes marchandes et de pèlerinage7 pour Jérusalem8,



  1. La remise documentaire 

C’est une collaboratrice du crédit documentaire en ce sens qu'elle appartient à la petite famille des moyens de paiement internationaux. Cette technique est beaucoup moins complexe et plus souple pour les banques.

Nous allons mettre en exergue dans le chapitre suivant les différentes formes, les modes de paiement, les intervenants… et tous ce qui est relatif à l’exécution d’un crédit documentaire et d’une remise documentaire.

Conclusion 

Le commerce avait un poids important depuis fort longtemps pour certaines économies, grâce aux plusieurs facteurs, le commerce n’a pas cessé de se progresser et de se développer tant en volume qu’en valeur. Et avec l’importance accordée au commerce international par les banques qui ont facilité les échanges internationaux ,en offrant des moyens de paiement qui répandent au mieux aux attentes de ses clients, le commerce devient « la chose du monde la plus utile à l’Etat » 1

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