Cadres intellectuels, géographiques et religieux





télécharger 186.26 Kb.
titreCadres intellectuels, géographiques et religieux
page2/5
date de publication08.10.2017
taille186.26 Kb.
typeDocumentos
h.20-bal.com > histoire > Documentos
1   2   3   4   5

Chapitre III. Les Réformes religieuses
a) La Réforme protestante
La Société des 15ème et 16ème siècle est en pleine mutation. En cause, l’humanisme, la Renaissance, les grandes découvertes. Mutations sociales et économiques. Il y a une confrontation des mutations plus importante qu’auparavant. La Réforme n’est pas seulement dû à une révolte contre les abus de l’Eglise et de son clergé, ceux-ci avaient déjà suscité des réactions, mais ici, il y a une publicité des causes.

Quels sont ces causes?

Religieuses et spirituelles. L’individu est mis en avant par l’humanisme, il y a une plus grande individualité de la foi, elle est mise en exergue. Elle s’enracine dans le mysticisme de la fin du Moyen âge. L’humanisme n’a fait qu’accentuer une pratique plus individuel de la foi qui existait avant. Il y a aussi une volonté de plus grande simplification. Retrouver les écritures comme éléments plus essentiel. L’accent mis sur le libre-examen de chaque croyants. Liberté d’examiner individuellement les écritures et non imposé par l’Eglise. Une foi plus dépouillé, vécue de manière individuelle.

Économiques et sociales. Il y a un mécontentement spirituel mais aussi socio-économique. Un mal-vivre et un mal-croire à la fin du 15ème, début du 16ème siècle. Se vérifie en Allemagne, appauvrissement de la population, l’économie est déclinante, il n’y a pas de pouvoir fort, manque de structure étatiques. Une fiscalité pontificale qui accentue cet appauvrissement. La plupart des réformateurs se développent dans l’empire car il y a des problèmes énormes.

Morales, les abus de l’Eglise. Nombre d’excès lié au luxe, au vice, à la décadence qui se manifeste dans tout le Clergé. Concubinages, paroisse délaissée, étalages de luxe dans les hautes sphères. Tout n’es pas apparu d’un coup. Tout a été dénoncé au long de la période médiévale, notamment les Franciscains et les autres réactions contre le haut-clergé et les problèmes du bas-clergé. Si maintenant, la demande de réformes est plus grande, c’est à cause des autres causes. Durant le Moyen âge, les demandes se sont faite à l’intérieur de l’Eglise, à la Renaissance, c’est à l’extérieur.

Les interactions des différentes causes sont les plus forte là où le pouvoir politique ne peut suppléer aux autorités religieuses, la demande de réformes sera plus grande là où il y aura une absence de pouvoir politique fort. Ce sera des réformes brutales et sauvages.
Quels sont les grandes doctrines protestantes, contre les problèmes de l’Eglise.
Martin Luther (1483-1546).

Fils d’un industriel à la tête d’une exploitation minière, il est donc dans le milieu qui subit la crise économique. Il a une maîtrise en philosophie en 1505, docteur en théologie en 1512, en 1505, il entre dans l’ordre de Saint-Augustin qui a des règles extrêmement dures. C’est un homme angoissé, obsédé par l’idée que l’homme, par Nature est indigne du salut. Cette idée prédomine par la suite sa conception de la foi. On constate son angoisse dans ses prises de positions. Le 31 octobre 1517, il placarde ses 95 thèses à l’Eglise de Wittenberg. Ce n’est pas un manifeste politique, ni une contestation de l’Eglise romaine, mais il veut établir une distinction entre le divin et l’ecclésiastique (la réalité humaine). Pour lui il faut une distinction claire. De là son attaque contre les indulgences, la tarification des fautes, qu’on peut acheter. C’est une réalité ancienne, elle a évolué dans un double sens, idée de rachat des fautes devenu progressivement pécunier, or à l’origine, c’était une pénitence. Une autre dérive, c’est que à l’origine, ce n’était que les fautes passées que l’on avoue à la confession, en fonction de la gravité, la pénitence permet le rachat. Or avec les indulgences, on peut racheter des fautes non encore commise contre de l’argent.

Pourquoi cette dérive? L’Eglise a besoin de moyens financiers. Elle transforme la pénitence en argent. Les Papes de la Renaissance ont besoin de moyens financiers important, ils sont protecteurs des Arts, le mécénat est très important, cfr. Saint-Pierre, le Vatican… Tout moyen est bon à prendre. Luther dit que l’Eglise n’a pas le droit d’intervenir, Dieu seul peut pardonner mais aucun représentant terrestre ne le peut, même avec pénitence. Dieu pardonne s’il y a repentir. L’idée de Luther est résumé en phrase: sola Scriptura, sola Gratia, sola Fide. Seul l’écriture, la grâce et la foi peuvent prouver le Salut. Il y a donc un nouveau rapport entre les croyants et Dieu, c’est un rapport direct, sans l’Eglise. L’homme ne peut faire qu’ouvrir son cœur à dieu car le Salut ne vient que de lui.

Deux grandes idées chez Luther.

La Justification par la foi. Croire est condition sine quo non pour le Salut de l’homme. Seul Dieu dispose. Conséquence, les bonnes œuvres, pénitences doivent être des actes gratuits, sans recherche de récompense. Il n’y a pas de moyens de racheter le Salut. Luther ne s’oppose pas à la Pénitence mais elle doit être gratuite. Pour l’Eglise, en faisant des bonnes œuvres, le croyant peut entrer au Paradis. Pour Luther, le croyant doit croire, mais Dieu dispose, tout acte doit être gratuit.

Le sacerdoce universel. Pas de Société qui se diviserait entre Laïc et prêtres. Aucune utilité à organiser une hiérarchie ecclésiastique. Il faut un contact direct avec Dieu. Il n’y a pas besoin d’intermédiaire. Aucune utilité à reconnaître les Saints qui sont des intercesseur. Nul besoin de prier quelqu’un qui va parler à Dieu, il faut le faire à Dieu directement. Il ne faut pas prier devant une statue de Saint. La liturgie doit être dépouillé. Les écritures saintes sont les seules bases de la foi. Le croyant doit accéder à l’écriture, il faut donc les traduire en langue parlée. Il y a aussi une réduction du nombre de sacrement. Deux, car le Christ n’en a institué que deux, le Baptême et l’Eucharistie. Pour Luther, les autres sont des subterfuges.

Réactions de l’Eglise? Il y a des réactions très violentes, sur la forme et sur le fond. Sur la forme, l’Eglise est surprise car les critiques se font à l’intérieur même d’elle. Ici, elles sont portées sur la place publique. Les critiques devaient se faire sur des questions théologiques, or Luther touche à la foi et à l’institution, il remet en cause la politique fiscale. L’Eglise a une réaction très dure. Il y a une diffusion des thèses et un succès des positions de Luther. En 1518, Luther est sommé de comparaître à Rome, mais il refuse toute idée de transaction. C’est donc une rupture quand il dit que l’Ecriture est supérieure au Pape. En 1520, une Bulle pontificale l’excommunie, il l’a brûlera.

Charles Quint s’inquiète par rapport à la diffusion de ces idées qui peuvent menacer l’unité de l’Empire. En 1520, Luther est convoqué à la Diète de Worms, il y maintient ses positions. Il est donc mis au banc de l’Empire! Les idées de Luther vont connaître un succès considérable, surtout auprès des Princes territoriaux Allemand. Pas pour des idées religieuses, mais pour des raisons politiques, c’est un moyen de s’opposer à l’empereur et à la dynastie des Habsbourg qui mènent une politique de centralisation, et donc battent en brèche leur autonomie. Cela mène à une guerre. La Paix d’Augsbourg en 1555 reconnaît l’Eglise luthérienne, une liberté est accordé à chaque Prince d’imposer la religion de son choix: Cuius regio, eius religio. C’est l’échec de la politique des Habsbourg.
Ulrich Zwingli (1484-1531).

Il est moins connu, mais c’est un auteur et un penseur essentiel. Né en 1484, il fait des études universitaire, a une maîtrise es Art. étudie à Bâle, est influencé par les écrits d’Erasme. En 1518, est curé à Zurich et 1521 passe au luthéranisme, comme Zurich, Bâle et Berne, mais il le remodèle. Il prône une expérience personnelle, il va adapter Luther, il y rajoute une vision plus humaniste et plus universaliste. Il est beaucoup moins pessimiste. Son optimisme se voit dans ses prises de positions religieuse. Il a une admiration pour la philosophie Antique, Platon notamment. Dans la lecture de Platon, il trouve un rationalisme critique. Il prône une vision plus sociale du Christ. Il faut changer la religion par le christianisme. Trois lignes conductrices où il se détache de Luther. Il a une vision sociale de la Religion. Il adapte la vision théologique de Luther grâce à Platon.

Prédestination. Idée que Dieu choisis un nombre d’élus à qui il va donner la foi. Ces élus croit parce qu’il ont été choisis par Dieu lui-même. Sa vision est marqué par la souveraineté absolue de Dieu. Il justifie la foi, ce n’est pas un moyen pour accéder au Salut mais un signe de Salut. Pour Luther, tout homme peut croire, pour Zwingli seul les élus peuvent croire.

Action directe du Saint-Esprit. Luther met en avant l’écriture et son examen or avec la prédestination, l’écriture n’est pas le moyen d’acquérir la foi, c’est le Saint-Esprit qui donne la foi aux élus.

Les Sacrements. Ils ne sont que mémoriaux, que des symboles, sans présence divine. Pour Luther, il y a une transfiguration dans l’Eucharistie, une présence divine. Zwingli met en avant fait ceci en souvenir de moi. L’Eucharistie a donc pour objectif d’être un symbole. Mais s’il n’y a pas de présence divine, elle n’est pas obligatoire. Il abandonne l’Eucharistie pour axer sur l’Ecriture, le sermon explique l’écriture.
Jean Calvin (109-1564).

Fils d’un fonctionnaire. Fait des études à Paris en théologie puis de droit à Orléans et Bourges. Il est en Suisse en 1533. 1534 réformes, 1536 est à Genève, exilé en 1538, s’installe à Bâle où il rédige une synthèse théologique pour les laïcs, d’abord en latin puis en français, Institution de la religion chrétienne. Doctrine de Luther revue et corrigé par un juriste. Il y a un côté plus austère, plus organisé. Calvin y ajoute l’action politique emprunté à Zwingli. D’une part les principes religieux mais une part importante aux relations Eglise/Etat. Zwingli n’est pas tellement important en soi mais parce qu’il constitue le chaînon entre Luther et Calvin.

Idées en matière théologique. La prédestination. Déchéance de l’homme en raison du pêché originel. Dieu envoi son fils seulement pour ceux qui sont prédestiné. Calvin reprend Zwingli, mais avec un côté plus pessimiste. Le Salut est réservé à un nombre d’élus. La transcendance divine, Dieu est très éloigné de l’homme, il n’y a rien à dire sur lui mis à part les écrits. Il en déduit deux choses, il rejette toutes figuration divine et toutes tradition. Les temples calvinistes sont très dépouillés, il n’y a que la Bible.

Calvin reprend l’idée de Luther, seul l’écriture, la grâce et la foi. Mais il la transforme en Seul la gloire de Dieu. La manifestation du don de la foi par Dieu, c’est les sacrements, mais ils ne donnent pas la grâce. Quant à l’idée sur la transfiguration, Calvin concilie les deux Eucharistie, ce n’est pas le corps et le sang matériel du Christ mais ce n’est pas seulement un acte de mémoire. Il choisit une voie médiane, c’est l’expression de la vertu du Christ, a la fonction d’être l’expression des vertus.

Important, il met en pratique Zwingli, importance du lien entre l’Eglise et l’Etat. Il organise, hiérarchise la Société. Il distingue trois ministères essentiel. Les Pasteurs qui s’occupent des sacrements et de la parole divine. Les docteurs qui interprètent les écritures. Les diacres qui gèrent et s’occupent des pauvres. Il n’y a pas de hiérarchie ecclésiastique formelle, il reconnaît un rôle accru aux laïcs.

Il fait l’expérience de son système à Genève. Il soumet l’Etat à l’Eglise. C’est une expérience théocratique.
Henri VIII (règne 1509-1547).

En 1521, il promulgue un traité sur les sacrements. Il prend position contre Luther et persécute les réformés. En 1527, demande l’annulation à Rome de son mariage avec Catherine d’Aragon pour cause de consanguinité, mais la vraie raison c’est qu’il n’a pas d’héritier mâle. Suite aux refus répétés du Pape, en 1531, il se proclame chef Suprême de l’Eglise d’Angleterre. Ce n’est en rien une réforme, mais un schisme. Il soumet la religion à l’Etat. Tout est précisé par un nombre d’acte voté par le parlement. Soumission du clergé au roi, en 1534, il nomme les évêques.

Du point de vue théologique, il maintient la doctrine romaine. Sous les successeurs d’Henri VIII, vont se rajouter le rejet de certains éléments, là c’est une réforme qui conduit à l’Anglicanisme. Sous Edouard VI (son successeur), il y a une évolution théologique vers le protestantisme, restriction des sacrements, deux plus la pénitence mais celle-ci disparaît pour adopter les idées de Luther. Sous Marie Tudor (1553-56), il y a une tentative de restaurer le catholicisme. Elle se marie avec Philippe II d’Espagne, abolit l’acte et pourchasse les évêques hérétiques. Sous le règne d’Elisabeth I (1558-1603), il y a une radicalisation. Elle fixe l’Anglicanisme dans sa structure et ses principes. La religion est entièrement soumise au trône. L’Eglise est hiérarchisée, Roi-évêques-pasteurs. La structure et la liturgie sont inspirées du catholicisme, mais la doctrine est inspirée du calvinisme. Pourquoi? La radicalisation est du e à l’intermède de Marie Tudor et le calvinisme permet un pouvoir théocratique et non Luther.
b) La Réforme catholique
Ce terme est à préférer à Contre-Réforme. Ce n’est pas seulement un réaction contre l’hérésie. Vers le milieu du 16ème siècle, au sein de l’Eglise, en se fondant sur des Penseurs tel qu’Erasme, on effectue une réflexion. Il y a un retour au origine. L’Eglise recherche sa vérité dans les Livres Saints, elle insiste qu’il faut la compléter par la tradition, donc pas de table rase du passé.

Elle prend forme au concile de Trente (1545-1563). On va partir des thèmes mis en avant par les protestants pour donner une Vision propre de l’Eglise de Rome.

Les éléments essentiels: L’Eglise réaffirme avec force les sept sacrements, elle insiste surtout sur la présence réel dans l’Eucharistie. Accorde de la valeur au œuvre de foi, prier, aux bonnes actions, à la pénitence. Cela permet à l’homme de souligner sa foi et d’atteindre le salut. En réaction à l’idée de prédestination, affirmation que tout chrétien peut atteindre le Salut. La place des Saints est affirmé. On prend en considération les critiques, leur objectifs n’est pas d’être vénéré ou adoré, ils doivent être considéré comme des exemples à suivre, des modèles de vie chrétienne.

Ce qui fait vraiment réforme, c’est que le Concile va tracer une ligne de force théologique. La théologie sera plus vivante, elle s’ouvre aux laïcs; plus affective, Dieu d’Amour et non vengeur; mieux documentées, travail important des bollandistes et dans l’hagiographie.

Résultats du Concile en deux points essentiels.

Dans l’action des Papes de la fin du 16ème siècle, qui condamnent la vie mondaine, les dérives de la Renaissance. L’image du Pasteur est mise en avant. On met sur pied un nombre de congrégations (commissions de cardinaux), du Saint Office, de la propagation de la foi (évangélisation), etc. Le Pape est soucieux de la formation du bas clergé et de la vie du haut clergé.

Réveil de la vie religieuse qui s’exprime à travers la réorganisation d’ordres réguliers ou séculiers. Ces ordres sont marqués par des règles strictes dont celles de la pauvreté ou de l’enfermement (le Carmel de sainte Thérèse d’Avilla). L’enseignement est confié à deux ordres de cette époque, la Société de Jésus d’Ignace de Loyola, et les Ursulines.

L’enseignement et les missions vont de pair, ils visent la préparation de ceux qui se destinent à une carrière ecclésiastique, pour le bas clergé, mais aussi pour les fils de nobles, de bourgeois, et pour les filles de population aisée. En même temps, se fondent des missions, pour suivre le mouvement d’évangélisation.


deuxième partie

politique, société et économie aux XVIe ET XVIIe siècles

1   2   3   4   5

similaire:

Cadres intellectuels, géographiques et religieux iconCours privés en Restauration de cadres et redorure- sacha-Marie Levay,...
«Le Patrimoine religieux du Québec», Conférence internationale Musée National des b-arts, Québec, 2004

Cadres intellectuels, géographiques et religieux iconDefense de la laïcite et «retour du religieux»
«fièvre identitaire Derrière le religieux se cacherait un sentiment violent de rejet et de d’injustice, «dévoilant» une discrimination...

Cadres intellectuels, géographiques et religieux iconLeçon magistrale «ex-cathedra» donnée comme un tapis de faits, une...
«ex-cathedra» donnée comme un tapis de faits, une succession d’évènements ou de données géographiques

Cadres intellectuels, géographiques et religieux iconAnnées 2000 Les cadres comme miroir de transformation du salariat

Cadres intellectuels, géographiques et religieux iconSe repérer dans l’espace : construire des repères géographiques

Cadres intellectuels, géographiques et religieux iconLes élèves et le numérique : quels outils, intellectuels et matériels,...

Cadres intellectuels, géographiques et religieux iconDynamiques géographiques des grandes aires continentales : l’Amérique,...

Cadres intellectuels, géographiques et religieux iconLes chambres d’écho 1 : les intellectuels et la radio

Cadres intellectuels, géographiques et religieux iconPortulan, dit «de Christophe Colomb» Page 135
«Nouveaux horizons géographiques et culturels des Européens à l’époque moderne»

Cadres intellectuels, géographiques et religieux iconRéflexologie
«photographie» des mots. IL y a 2 principes de gestion : l’héritage et l’économie cognitive(notion de typicalité). IL est organisé...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com