L’exposition coloniale de 1931





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date de publication09.10.2017
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Nicolas ROCHER, lycée Léonard de Vinci, Villefontaine. Nicolas-Andre.Rocher@ac-grenoble.fr

L’exposition coloniale de 1931
Ce scenario rend compte d’une expérimentation menée en classe de Première ES au lycée de Villefontaine (académie de Grenoble). Il s’appuie sur l’utilisation de deux ressources numériques : les « Jalons pour l’Histoire du Temps Présent » et l’« Histoire par l’Image 1789-1939 ».


  • Place dans la programmation


Ce cours est un cours d’Histoire de Première ES – L et S

Il trouve sa place dans le thème 4 (« Colonisation et décolonisation »), notamment la partie sur « Le temps des dominations coloniales ». Le programme invite d’ailleurs à traiter de « L'Empire français au moment de l'exposition coloniale de 1931, réalités, représentations et contestations ». Cette séance d’une heure peut être une introduction possible à la séquence globale du thème.


  • Problématique

  • Quelles représentations les Européens de l’entre deux guerres se font-ils de leurs colonies ?



  • Objectifs

  • Savoir travailler en autonomie. (Travail en salle informatique avec liens vers les deux sites).

  • Savoir trouver des informations dans des images fixes et animées et savoir utiliser en autonomie les ressources des bases de données « Jalons » et « Histoire par l’Image » (en l’occurrence les fiches contexte historiques et les fiche médias ou interprétation)

  • Maîtriser les zones de stockage d’une interface informatique (type HARP)

  • Savoir faire une capture d’image et l’insérer dans une diapositive, à l’appui d’un texte argumentatif

  • Produire un document de synthèse sous forme de diapositive type PowerPoint

  • Etre capable de faire preuve d’esprit critique vis-à-vis d’une source d’information

  • Savoir argumenter afin de légitimer ses choix




  • Démarche déroulement

Après une première séquence sur les grandes étapes de la colonisation et de la domination du monde par les Européens au XIXème siècle, les élèves sont amenés à réfléchir sur les représentations que les Européens (en l’occurrence les Français) ont des espaces colonisés. A ce titre, l’exposition coloniale de 1931, par le contexte dans lequel elle s’est produite (apogée de l’empire colonial français dans l’entre deux guerres), par son contenu ou encore par le succès qu’elle a rencontré, fut un moment fort et très symbolique de l’imaginaire colonial.
Du point de vue des connaissances, le but de cette séance est triple : il s’agit tout d’abord de s’interroger sur le contenu de cette exposition. Où s’est-elle tenue ? Dans quels buts ? Qui en fut l’organisateur ? Quel en fut le bilan ?... A un autre niveau, le but de cette séance est d’amener les élèves à réfléchir sur la représentation que les métropolitains avaient de l’empire colonial. Un premier volet de cet imaginaire tourne autour de la volonté d’exalter la plus « grande France », c'est-à-dire la France perçue comme grande puissance du fait de l’existence de son empire. Un second volet s’attache à la représentation que cette exposition donne des peuples colonisés (bienveillance ? racisme ? sentiment de supériorité ?...). C’est dans ce but que deux sources (et quatre documents) sont questionnés (voir la fiche élève):

  • un extrait video provenant des « Jalons » : « l’exposition coloniale de 1931 à Vincennes »

  • Un ensemble documentaire provenant d’ « Histoire par l’Image » et intitulé « La propagande coloniale dans les années 1930 » se composant de 2 affiches de promotion pour l’exposition et d’une photographie représentant une Soudanaise assise entourée par des visiteurs.


Séance prévue en 1h :

  • Les élèves travaillent en salle informatique, si possible individuellement. Ils doivent remplir informatiquement un questionnaire qui leur a été remis et qui se trouve dans leur zone personnelle de l’interface HARP (voir pièce jointe : « l’exposition coloniale de 1931, fiche élève »).

  • Une fois ce questionnaire rempli, il doit être enregistré dans la zone informatique personnelle des élèves ce qui permettra une récupération de ces données par le professeur et une exploitation ultérieure de ces travaux depuis une autre salle de l’établissement grâce au réseau pédagogique.

  • Les élèves doivent produire un document de synthèse sous forme de trois diapositives. Dans la première, grâce au visionnage de l’extrait video et à l’étude des fiches de contextualisation du site Jalons, les élèves doivent présenter l’exposition coloniale (texte de synthèse). Ils doivent également faire des captures d’image au bon moment dans le film afin d’isoler des pavillons représentatifs de certains régions de l’empire colonial français.

Dans la deuxième, le choix de deux images fixes et la rédaction d’un texte de synthèse doivent illustrer la vision de puissance associée à l’imaginaire colonial.

Sur le même modèle, dans la troisième diapositive, les élèves doivent faire le choix de deux images fixes (y compris par une capture d’image au sein d’une des séquences du film) rédiger un texte de synthèse afin d’expliciter la vision des peuples colonisés.
Reprise lors d’une 2ème séance (1/4 h)

  • En classe entière, le professeur reprend les travaux d’élèves en projetant au tableau (grâce à un Tableau Numérique Interactif ou un video projecteur) un ou plusieurs exemples de production. C’est l’occasion de corriger les travaux d’élèves et de faire le point sur quelques soucis techniques rencontrés par eux.

  • S’engage alors un échange sur les choix de capture d’image qui, pour être légitimé, devra forcément s’appuyer sur une bonne lecture des images (affiches et film) et une bonne compréhension des documents annexes. On renvoie d’ailleurs au corrigé de cette activité ci joint.


On peut alors passer à la suite du cours. Plusieurs choix sont alors possibles : étude des formes de domination et d’administration des colonies ; étude des voix alternatives quant à la domination coloniale (opposition du PCF, de la CGT, des surréalistes…)



  • Bilan de l’activité et prolongements éventuels

  • Implication forte des élèves liée à la bonne interface que présente ces deux ressources numériques : extraits de qualité permettant de faire émerger des thèmes forts très en adéquation avec le programme et qualité des fiches contexte permettant le travail en autonomie des élèves.

  • On travaille de l’image fixe et de l’image animée. Pour l’image fixe, on s’appuie sur une méthodologie mise en place progressivement depuis le début de l’année. En ce qui concerne l’image animée, il s’agit d’un premier contact. Le but de la capture d’images fixes au sein d’un extrait video a pour but d’initier les élèves au langage de l’image animée (séquençage, montage) qui sera retravaillé lors de séances futures (notamment sur les 2 guerres)

  • Lors de la séance d’activité en autonomie, des difficultés techniques ont pu gêner les élèves. Ils ont pu alors faire appel au professeur (présent dans le CDI jouxtant la salle informatique). Chaque élève n’a eu droit qu’à un moment d’aide. Les questions portaient toutes sur la technique à suivre afin de faire une capture d’image ou, plus souvent, pour adapter à une taille convenable l’image capturée dans le document de synthèse (agrandissement de taille, recadrage, rognage des éléments inutiles…). Notre établissement ne disposant pas encore d’ENT, et l’interface HARP ne proposant pas d’espace de discussion au sein duquel répondre aux questions, le professeur a donc du intervenir physiquement mais ces interventions étaient volontairement limitées. Les futures productions se feront sur une plate forme d’échange afin de tester davantage la mise à distance des élèves. Quoiqu’il en soit, il ressort donc que le principal souci de cette activité a été la maitrise technique d’outil d’intégration d’image (il est vrai que c’était une première séance développant cette capacité). La production de sens et l’analyse des documents ont pu, quant à elle se faire en autonomie.

  • Ce travail « amortit » une des fonctions du Tableau Numérique Interactif : celui-ci devient un outil de présentation de travaux d’élèves effectués en amont en salle informatique. Grâce au réseau interne à l’établissement, on peut en effet accéder aux zones personnelles d’élèves et proposer une confrontation de travaux, voire même, à partir de là, la production d’un document référence s’appuyant sur les forces de différents travaux et les synthétisant. Le cours est alors le produit de la production d’élèves.

  • Au total cette activité est plutôt encourageante. Elle a d’ailleurs été appréciée par les élèves qui, par ailleurs, ont assez bien réussi leur synthèse (moyenne de 13.5)


  • Bibliographie

Pascal BLANCHARD, Sandrine LEMAIRE : Culture coloniale : la France conquise par son empire, 1871-1931. Paris, Autrement, 2003

Christian DELPORTE: « l’imaginaire colonial : l’Afrique et les Africains dans l’image de l’entre deux guerres » in Images et politique en France au XXe siècle. Paris : Nouveau Monde éd., 2006

Les Collections de l'Histoire n° 11 : « Le temps des colonies », Paris, Société d’Editions scientifiques, oct 2001

Sophie DULUCQ « l’exposition coloniale de 1931, cartographie de l’imaginaire coloniale » in Mappemonde, 1991

Christian DELPORTE, Jean-Yves MOLLIER, Jean-François SIRINELLI (dir) : Dictionnaire d’Histoire culturelle de la France contemporaine, Paris, PUF, 2010

Eric DEROO : L’illusion coloniale, Paris, Editions Tallandier, 2005
Nicolas ROCHER

Lycée Léonard de Vinci, Villefontaine

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