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Jennifer Nacef ; Benoît Delignat-Lavaud Projet tutoré M1 N2P2 2013


L’Université et les Neurosciences à Bordeaux


Introduction
Ce document s’inscrit dans le cadre de l’U.E. projet tutoré, à l’attention des étudiants de master en neurosciences et neuropsychopharmacologie afin de les aider à mieux connaître le milieu professionnel dans lequel ils envisagent de s’insérer. Le sujet « l’Université et les Neurosciences à Bordeaux » fait partie de la thématique « le monde des Neurosciences, comment ça marche ? ». Ainsi, dans un premier temps nous ferons une description rapide de l’université française, de son mode de fonctionnement, de la façon dont elle est structurée ; puis nous parlerons plus spécifiquement de l’université bordelaise, de son histoire, de la place qu’occupent les neurosciences, des différents laboratoires et instituts etc.


  1. L’université


Dans sa définition de base, une université est un établissement dont l’objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation, sa valorisation et sa transmission (études supérieures) dans plusieurs domaines du savoir. En France, ce sont des établissements publics, administrés de façon démocratique, et bénéficiant d’une certaine autonomie. Les enseignants-chercheurs dispensent les enseignements et assurent des activités de recherche. Les laboratoires de l’université sont très souvent partagés avec les organismes français de recherche (CNRS, INSERM etc.).


  1. Organisation générale


Par simplicité, seule la gouvernance sera ici présentée (pour plus de détails voir le sujet « Le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Les Universités en France et dans le Monde »).
Présidence de l’université : Les présidents sont élus à la majorité absolue par les membres élus du Conseil d’administration (mandat de quatre ans, renouvelable une fois). Les présidents représentent leur université, président les Conseils et pilotent l’établissement ; ils disposent pour l’essentiel du pouvoir exécutif. Ils s’entourent d’un « bureau » qui est chargé, selon les termes de la loi, de « l’assister ».  Il peut être composé de vice-présidents des conseils, de chargés de mission, etc. Ces personnes (majoritairement enseignants-chercheurs), sont selon les cas élus par les conseils sur proposition du ou de la président(e) ou par candidature spontanée.

Le conseil d’administration (CA) : comprend de 20 à 30 membres et détermine la politique de l’établissement. Il vote le budget, fixe le règlement interne, approuve les comptes, les accords, les conventions, exerce le pouvoir disciplinaire…

Le conseil scientifique (CS) comprend de 20 à 40 membres. Il est consulté sur les orientations des politiques de recherche, de documentation scientifique et technique et sur la répartition des crédits de recherche.

Le conseil des études et de la vie universitaire (CEVU) comprend de 20 à 40 membres. Il est consulté sur les orientations des enseignements de formation initiale et continue, sur les demandes d’habilitation et les projets de nouvelles filières et sur l’évaluation des enseignements.

Les unités de formation et de recherche (UFR) : Le découpage de l’université en UFR correspond en général aux différentes disciplines de l’établissement. Les UFR associent des départements de formation et des laboratoires ou centres de recherche. Elles sont créées par le CA et sont administrées par un conseil élu et dirigées par un directeur (doyen) élu par ce conseil.


  1. L’université de Bordeaux


Historiquement l’université de Bordeaux fut fondée en 1441 par une bulle du pape Eugène IV à l’initiative de Pey Berland alors archevêque de Bordeaux. Il faudra attendre près de quatre siècles pour qu’en 1838 la faculté des sciences de Bordeaux soit établie.
L’université Bordeaux Segalen :

Elle fut créée en 1970 suite à la division en trois de l’ancienne université de Bordeaux. Jusqu'en décembre 2010, l'université portait le nom d’« Université Victor Segalen Bordeaux 2 ». Mais pour pallier une utilisation pas toujours homogène de ce nom, préjudiciable surtout dans les publications scientifiques, le CA s'est prononcé en juin 2010 pour le changement de nom. Ses domaines principaux sont les sciences de la vie, de la santé et les sciences de l’Homme. L’actuel président de l’université est le Dr. Manuel TUNON de LARA, également président de l’Université de Bordeaux. Son vice-président est M. Patrice BRUN, également président de l’Université Bordeaux III.image illustrative de l\'article université bordeaux ii
L’université Bordeaux I :

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Elle fut créée en 1971 également à la suite d’une division de l’université de Bordeaux. Elle regroupait alors les Sciences, les Technologies, le Droit et les Sciences sociales et politiques. En 1995, l’université Bordeaux-IV est créée et Bordeaux I ne garde que les Sciences et les Technologies. L’université Bordeaux I est présidée depuis mars 2012 par Dean LEWIS.

Plus récemment, les universités bordelaises ont décidé de se regrouper pour ne former qu’un seul pôle pluridisciplinaire, dans le but d’avoir plus de visibilité sur le plan national et international. En 2001 est créé le « Pôle Universitaire de Bordeaux » qui est réorganisé en 2007 en « Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur » (PRES) appelé «  Université de Bordeaux ».
Le PRES :

Avec l’objectif de développer une grande université européenne d’ici 2015, les principaux établissements d’études supérieures de la ville (les universités Bordeaux I, III, IV, Segalen, l’Institut Polytechnique, l’Institut d’Etudes Politiques et l’Ecole Nationale d’Ingénieur des travaux agricoles) ont décidé de se regrouper en un pôle de recherche et d'enseignement supérieur. Le but étant de mettre en cohérence leurs différents dispositifs, de mutualiser certaines activités et moyens en vue de créer des entités proposant une offre de recherche et de formation plus cohérente, plus lisible et mieux adaptée. Pour cela, le PRES s’appuie sur le Plan Campus (annoncé en 2008) dont le but est de faire émerger en France 12 pôles universitaires d’excellence de niveau international. L’Université de Bordeaux se classe dans les six premiers (sur 46) et reçoit 475 millions d’euros afin de financer en partie la réhabilitation du patrimoine immobilier universitaire, la construction d’équipements structurants et la construction ou la réhabilitation de logements étudiants. logo-pres-vertical
Le PRES a depuis reçu de nombreux labels nationaux faisant de lui un pôle d’excellence en France. L’Université de Bordeaux fait partie des trois premières Initiatives d’Excellence (IdEx) sélectionnées dans le cadre des investissements d’avenir. Sur 8 projets qu’elle a proposés, 5 ont été sélectionnés en LabEx (Laboratoires d’Excellence) : AMADEus (élaboration de matériaux et leur intégration), BRAIN (neurosciences – voir plus loin), COTE (sciences de l’environnement), LaScArBx (sciences archéologiques) et TRAIL (technologie de la santé, imagerie médicale). Enfin dans le cadre EquipEx (Equipements d’Excellence), parmi les 11 projets déposés par Bordeaux, 5 sont lauréats (52 sélectionnés en France) : OptoPath et Phenovirt dans le domaine de la Biologie-Santé ; Petal dans le domaine Energie ; ELORPrint Tec dans celui des nanotechnologies et Xyloforest dans celui des Sciences de l’Environnement.
La [nouvelle] université de Bordeaux (NUB 2014)

Le décret n° 2013-805 du 3 septembre 2013 crée l'Université de Bordeaux qui sera reformée, sans Bordeaux III, le 1er janvier 2014. Elle regroupera alors les 3 universités Bordeaux I, Bordeaux II et Bordeaux IV qui ne formeront plus qu’un établissement, devenant ainsi la 3ème université française par le nombre de ses étudiants. Pour des raisons de dénomination et dans la perspective d’inclure l’université de Pau, le PRES de Bordeaux qui jusque là portait le nom d’Université de Bordeaux, a ainsi été renommé en 2013 en « Communauté d'Universités et Etablissements d’Aquitaine » (CUEA) ; il est actuellement présidé par le Dr. Alain BOUDOU).universite%20bordeaux%20rvb-02


  1. Les neurosciences à Bordeaux


Dans cette partie nous nous intéresserons plus spécifiquement à la place qu’occupent les neurosciences à Bordeaux. Depuis les maîtres fondateurs au début du XIXème siècle jusqu’à l’essor des neurosciences contemporaines nous nous apercevrons que Bordeaux est dans cette discipline un véritable terreau où il y a toujours eu une recherche clinique expérimentale de qualité.


  1. Histoire des neurosciences à Bordeaux


Les maîtres fondateurs : le XIXe siècle
Deux grandes figures des neurosciences sont originaires de Bordeaux. Il s’agit en premier lieu de François Magendie (1783 – 1855), dont les découvertes lui valurent de donner son nom à l’Institut INSERM de neurosciences de Bordeaux. En second lieu il faut citer Paul Broca (1824 – 1880) qui est le créateur de la neuropsychologie en 1861. Par la suite, l’Ecole de Médecine de Bordeaux, devenue faculté en 1878, a accueilli au cours du XIXe siècle plusieurs grands cliniciens qui ouvrirent la voie des recherches sur le cerveau : Elie Gintrac, Eugène Azam, Albert Pitres, Emmanuel Régis… Ces recherches se poursuivent au XXe siècle principalement dans le domaine de la neuropsychiatrie (Jean Abadie, Paul Delmas-Marsalet…).
Naissance des neurosciences modernes
Deux laboratoires ont jeté les bases d’un développement des neurosciences expérimentales. Le premier pôle fut créé par Jacques Faure (1912 – 1986), professeur à la faculté de médecine. Il créa dans les années 50 le Service d’Explorations Fonctionnelles du Système Nerveux du CHU ainsi qu’un laboratoire de médecine expérimentale à la Faculté de médecine, qui sera le premier laboratoire bordelais rattaché à l’Institut Nationale d’Hygiène (le précurseur de l’INSERM). Il eut également comme élève Jean-Didier Vincent qui, dans les années 60, créa la neuroendocrinologie à Bordeaux (Unité INSERM).
Le second pôle fut créé au début des années 60 par Bernard Cardo (né en 1923). Il s’installa à la faculté des Sciences en 1964 (future université Bordeaux I) avec son premier assistant, Michel Le Moal et tous deux créèrent un ensemble de recherche de psychophysiologie associé au CNRS. A la fin des années 70, Michel Le Moal changea d’université pour s’installer à Bordeaux II avec son groupe CNRS puis INSERM.
Le développement de ces ensembles de recherche dans les années 70 fut rapide et très important. Tous les laboratoires avaient alors des collaborations suivies aves les Etats-Unis et les autres pays d’Europe, ce qui permit le recrutement de nombreux chercheurs français et étrangers. Beaucoup de ces chercheurs dirigent actuellement des groupes ou unités à Bordeaux, en France ou à l’étranger. Des cursus universitaires de neurosciences sont créés et les formations de 3ème cycle (DEA et Doctorat) deviennent communes aux neurosciences bordelaises.
A la fin des années 80, et au début des années 90, une nouvelle politique permet la mise en place d’un institut fédératif de recherche (IFR) en neurosciences clinique et expérimentale, qui va devenir notre actuel SFR (structure fédérative de recherche). Il fut ainsi le premier créé dans le domaine du cerveau en France. De plus la mise en œuvre du projet de recherche François Magendie a permis d’accentuer cet essor. L’IFR, créé en 1993 a visé concrètement à rassembler les moyens techniques existant et à créer de nouveaux ateliers et plateaux techniques (fédération de l’ensemble des laboratoires en neurosciences).1


  1. Les différents laboratoires de Bordeaux


A Bordeaux la FBN (Fédération Bordeaux Neurosciences, dirigé par le Dr. Jean-Marc ORGOGOZO) regroupe 577 chercheurs, ingénieurs et techniciens, répartis en 44 équipes de recherches. Les différents groupes et instituts de recherches sont :
• Le Neurocentre Magendie (centre INSERM U862, dirigé par le Dr Pier Vincenzo PIAZZA). Il compte 10 équipes de recherche et 5 plateformes communes (animalerie, génotypage, microdissection laser, chimie analytique, bioinformatique, transcriptome). Il s’intéresse à la physiopathologie de la plasticité neurale (toxicomanie, cannabinoïdes, interactions glie-neurones, douleur, obésité, vieillissement...)http://www.neurocentre-magendie.fr/ncm_pictures/logo_ncm-new.gif

http://www.gencodys.eu/images/iins_rvb_vf.png


• L’IINS (Institut Interdisciplinaire de Neurosciences UMR 5297, associé au CNRS et à l’Université Bordeaux Segalen, dirigé par le Dr Daniel CHOQUET). Il compte 8 équipes de recherche et s’intéresse au cerveau et à la transmission synaptique, intégrant chimie, physique et biologie.
http://sbdm2013.isir.upmc.fr/view.php/logo%20imn


• L’IMN (Institut des Maladies Neurodégénératives UMR 5293, associé au CNRS et à l’Université Bordeaux Segalen, dirigé par le Dr Erwan BEZARD). Il comprend 8 équipes de recherche avec de nombreux cliniciens. Il associe recherche fondamentale, préclinique et clinique, dans le cadre des maladies neurodégénératives (Parkinson en particulier), avec l’ambition de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques.




• L’INCIA (Institut des Neurosciences Cognitives et Intégratives d’Aquitaine UMR 5287, associé au CNRS et à l’université Bordeaux I, dirigé par le Dr Jean-René CAZALETS). Il s’intéresse aux neurosciences intégrées, à la mémoire et à la cognition.
http://www.inb.u-bordeaux2.fr/dev/photo/unite/138_nutrineurolog.jpg


NutriNeuro (Laboratoire Nutrition et Neurobiologie intégrée, associé à l’INRA UMR 1286, dirigé par le Dr Sophie LAYE). Il s’intéresse à l’impact de la nutrition sur les fonctions cérébrales et le développement de troubles de l’humeur et de la cognition.

http://www.inb.u-bordeaux2.fr/dev/photo/unite/137_sanpsy.jpg


SANPSY (Sommeil, Attention et Neuropsychiatrie, CNRS USR 3413, dirigé par le Dr Pierre PHILIP)
Neurophysiologie de la synapse auditive (INSERM U587 - EA 3665, dirigé par le Dr Didier DULON) qui est rattaché à l’unité Génétique des déficits neurosensoriels (dirigé par Christian PETIT).
Neuroinflammation, imagerie et thérapie de la sclérose en plaque (INSERM U1049, dirigé par le Dr Klauss PETRY).
Handicap et système nerveux (équipe d’accueil EA 4136 de l’université Bordeaux Segalen, dirigée par le Dr Pierre-Alain JOSEPH).


  1. Place de la communauté bordelaise dans les neurosciences




  1. Cartographie de la recherche en neurosciences2 :

Cette première carte nous donne la répartition des équipes de recherches en neurosciences en France. La distribution des forces (624 équipes au total) montre qu’elles sont concentrées, tous opérateurs de recherche confondus, à plus de 90% dans quelques sites universitaires majeurs. Parmi eux, Paris occupe naturellement la plus grande part (39%), suivie de Marseille (17%), puis Lyon (9%). Bordeaux, avec ses 44 équipes de recherche, arrive en quatrième position (7%), suivie de Strasbourg (5%) et Montpellier (4%).


Ce classement se retrouve également quand on regarde la distribution géographique des chercheurs en neurosciences (216 à Bordeaux) et des ingénieurs et techniciens de laboratoire.



  1. Les investissements d’avenir :



Les investissements d’avenir 2011-2012 ont alloué 2331M€ (191 projets) en « Biologie et Santé » dont 266M€ (26 projets) en Neurosciences. Ces investissements concernent les grandes disciplines prioritaires de recherches fondamentales en neurosciences et clinique en neurologie, psychiatrie, sciences cognitives et organes des sens. En particulier, les investissements d’avenir ont soutenu des cohortes dans le domaine de la neurologie, la psychiatrie et l’addiction mais aussi certains projets translationnels de recherche fondamentale / recherche clinique. Les investissements d’avenir ont été alloués principalement en Ile-de-France puis dans les régions Aquitaine et Rhône-Alpes. Nous remarquons au passage que, par rapport au nombre d’équipes de recherche en Neurosciences, la région PACA a été relativement peu soutenue.
Nous retrouvons pour Bordeaux les labels nationaux que nous avons cités précédemment. L’action « Laboratoires d’excellence » (Labex) a pour but de sélectionner des laboratoires ayant des projets à visibilité internationale afin de leur donner les moyens financiers pour faire face à leurs homologues étrangers. A Bordeaux, 5 projets ont obtenu ce titre dont BRAIN : Bordeaux Région Aquitaine Initiative pour les Neurosciences (Labex dirigé par le Dr. Daniel CHOQUET).
En 2010, l’AERES (Agence d’Evaluation de la recherche et de l’Enseignement Supérieur) a évalué l’ensemble des laboratoires de neurosciences de Bordeaux avant de leur attribuer des notes par institut et par laboratoire. BRAIN s’est organisé dès l’origine autour de seules équipes et instituts labellisés A+ (note maximale), c’est-à-dire l’ensemble des équipes de l’IINS et du Neurocentre Magendie, ainsi que les équipes A+ de l’IMN (5 sur 8 équipes), de l’INCIA (5 sur 11 équipes) et SanPsy (1 sur 2 équipes). Les autres équipes de la communauté des neurosciences ont été intégrées en qualité d’équipes associées : une stratégie payante puisque BRAIN a ainsi été doté à hauteur de 20 millions d’euros.
BRAIN regroupe des équipements pour l’étude du comportement des rongeurs, des équipements de Neurocampus, la plate-forme SANPSY et le BIC (Bordeaux Imaging Center). Il faut noter que le BIC a été élu infrastructure d’avenir et que 2 labels EquipEx (équipements d’excellence) concernent les neurosciences bordelaises : Optopath (6 millions d’euros pour le financement d’une plateforme de psychopathologie expérimentale chez le rongeur) et Phenovirt (2,1 millions d’euros pour le financement d’une plateforme de réalité virtuelle).



  1. Nombre de publications en neurosciences dans « Nature » et  « Science » :


Une autre façon d’appréhender la place qu’occupent les neurosciences à Bordeaux est de regarder le travail fourni par ses différentes équipes, à savoir le nombre d’articles publiés dans les deux revues les plus prestigieuses dans le domaine des sciences : Nature et Science. Nous avons compté le nombre de publications toutes disciplines confondues et le nombre de publications en neurosciences pour les 5 grandes villes françaises qui nous sont apparues comme les plus « importantes » au vu du nombre d’équipes et du personnel de recherche.

Le fait de ramener les publications en pourcentage dans le diagramme empilé ci-dessus permet de mettre l’accent sur la part que représentent les neurosciences par rapport au nombre total de publications. Nous pouvons constater que Paris, au regard du nombre de ses laboratoires ne peut pas être concurrencé. Bordeaux apparaît en deuxième position par le nombre des publications en neurosciences. Nous pouvons également remarquer que, malgré sa plus faible contribution totale, la part que représente les neurosciences est la plus importante, ce qui témoigne d’un relatif engouement pour cette discipline scientifique dans cette ville.


  1. Nombre de thèses soutenues à Bordeaux :


Selon les données de 2003 (rapport Aviesan), la région francilienne est le principal pôle de formation national avec une thèse sur trois réalisée dans l’une des 7 principales universités concernées : Paris 5, Paris 6, Paris 7, Paris 10, Paris 11 et Paris 13. Près de 90% des thèses « non parisiennes » sont soutenues dans une dizaine de sites régionaux. Les principaux sites de province sont Marseille, suivi de Bordeaux. Le graphique suivant présente le nombre de thèses en neurosciences et total passées à Bordeaux sur 8 années.




*
Sur une moyenne d’environ 80 thèses passées ces dernières années à Bordeaux, les neurosciences en représentent le quart, ce qui montre l’importance de cette formation doctorale dans cette ville.

* 1997 représente la date de création de la base de données.


  1. Image des Neurosciences bordelaises


Pour finir, nous avons demandé leur avis à différents membres de la Fédération des Neurosciences de Bordeaux en les invitant à répondre à la question suivante : Selon vous, quelle est la place des neurosciences bordelaises en France et dans le monde ? Ses forces ? Ses faiblesses ?
Les 27 réponses que nous avons reçues sont unanimes quant à la place de choix qu’occupent les neurosciences bordelaises en France. Parmi les forces mentionnées souvent, on retrouve le nombre de thématiques différentes, la multidisciplinarité et la diversité technologiques qui concourent à une bonne qualité scientifique se traduisant notamment dans les publications. L’histoire des neurosciences bordelaises, la centralisation des laboratoires, les nombreuses collaborations existantes (notamment en Europe) et l’argent attribué par l’Europe, l’Etat et la Région donnent à Bordeaux une attractivité indéniable dans ce domaine.
Les avis restent plus nuancés en ce qui concerne la place qu’occupe Bordeaux à l’internationale. L’université est encore trop sous-dimensionnée en comparaison avec de plus grandes structures telles que par exemple le collège de France ou l’Institut Pasteur. A ce sujet, une meilleure visibilité internationale est attendue de la future Université de Bordeaux.
Autre faiblesse soulignée, la recherche bordelaise en neurosciences devrait se montrer plus collaborative en interne. Il y aurait encore trop de division entre des groupes de grande valeur mais encore trop souvent en compétition. Peu de place serait également laissée à la recherche clinique en neurosciences. Les équipes de neurosciences humaines (imagerie, exploration fonctionnelle) restent encore peu visibles à l'étranger. Enfin les neurosciences computationnelles ne seraient pas encore assez implantées à Bordeaux, le faible niveau de formation mathématique des étudiants étant d’ailleurs souligné3.
Enfin, dernière faiblesse mais qui semble symptomatique de l’ensemble des universités françaises : trop de lourdeurs administratives paralyseraient l’efficacité des chercheurs.


Remerciements
Nous tenons à remercier les personnes suivantes qui ont pris le temps de nous aider à approfondir nos connaissances et de répondre à nos questions.
Muriel Darnaudery, professeur PhD NutriNeuro UMR1286 INRA/Bordeaux II

Yves Deris, Chargé de communication de "Bordeaux Neurocampus" BIC CNRS UBS UMS3420 / INSERM US004

Sophie Dupouy, Responsable administrative et financière de l'UFR SDV Bordeaux II

Catherine Ceyrac, secrétaire de l'école doctorale, UFR SDV Bordeaux II

Les 75 membres de la FBN qui ont répondu à nos questions

1 Pour plus de détails, voir « L’histoire des Neurosciences à Bordeaux. Des pionniers jusqu'à la Fédération "Bordeaux Neurosciences" » par Michel Le Moal.

2 Données issues du rapport « Stratégie Nationale de Recherche 2013 » par Aviesan (alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé)

3 Voir « Neurosciences, les limites de la méthode » Par T. Boraud et F. Gonon - Le Monde Science et Techno 30/09/13

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