Nous prions notre lecteur de nous tenir pour excusé : nous nous sommes efforcés de traduire en français courant les mots hébreux, grecs et latins des textes que





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Celui dont on ne veut pas dire le nom
Matthieu 26, 17 : Au premier jour de la fête des matzôt (hébreu hag ha-matzôt, grec ton azumôn, Exode 23, 15 ; etc.) ils se sont approchés, les disciples, les compagnons, de Ieschoua, pour dire : « Où est-ce que tu veux que nous allions préparer pour toi [ce qui est nécessaire pour] manger le pesah (transcription en caractères grecs to pascha) ? » Et alors lui, il a dit :
« Allez dans la Ville [= Jérusalem] chez Untel [que je sais, que vous savez, mais que je ne veux pas dire] (grec pros ton deina, hébreu pelôni almôni, 1 Samuel 21, 3 ; 2 Rois 6, 8 ; Ruth 4, 1) et vous lui direz : "C'est le Rabbi qui le dit : Mon temps, ou ma fin (grec ho kairos) est proche. C'est chez toi que je vais faire pesah avec mes compagnons qui apprennent avec moi..."»
L'expression : faire pesah, est classique en hébreu, Exode 12, 48 ; Nombres 9, 2 ; etc. ; Deutéronome 16, 1 ; etc.
Si l'Évangile de Matthieu avait été écrit, ou plus exactement produit, comme disent certains, au cours des années 80 ou 90, comme on nous le raconte depuis plusieurs générations, bientôt deux siècles — après bien entendu de longues traditions orales, sic —, pourquoi donc les rédacteurs inconnus de l'Évangile de Matthieu ont-ils dissimulé le nom de celui chez qui le Rabbi a voulu, selon sa propre expression, faire le pesah ? Lorsque l'on écrit l'histoire de la Résistance, plusieurs dizaines d'années après la fin de la guerre, on ne dissimule pas les noms ni les adresses des résistants qui se donnaient des rendez-vous. Par contre, si l'on écrit un billet sous l'Occupation, alors on dissimule.

L'Évangile de Matthieu nous cache le nom de celui chez qui le Rabbi a voulu faire pesah, de même que l'auteur du quatrième Évangile — l'Évangile que nous appelons quatrième, par habitude, depuis des siècles — se cache et ne veut pas dire son nom.

Si l'Évangile de Jean avait été composé, ou produit, au IIe siècle, comme on nous le répète depuis Baur, Strauss, Renan, Lietzman, Loisy, etc., jusqu'à nos jours, pourquoi le faussaire — pour parler comme Renan — qui a composé cet Évangile néo-platonicien, gnostique, etc., ne veut-il pas dire le nom de l'auteur supposé ? Surtout qu'au IIe siècle il était admis que l'auteur de l'Évangile que nous appelons quatrième s'appelait Iohanan. Si un faussaire au IIe siècle veut se faire passer pour Iohanan, pourquoi dissimuler le nom de celui-ci? S'il veut se faire passer pour Jean, pourquoi ne pas le nommer ?

Il est bien évident que Jean, le fils de Zébédée, n'avait pas une maison à Jérusalem ; les fils de Zébédée sont nommés constamment dans les Évangiles de Matthieu, de Marc, de Luc et même de Jean (21, 2). Il n'y a aucune raison dans les années 30 et suivantes de dissimuler les noms de Jacques et Jean, les fils de Zébédée. Aussi sont-ils nommés constamment. Il n'en va pas de même pour l'inconnu qui avait une maison à Jérusalem et chez qui le Rabbi a voulu faire pesah pour la dernière fois. Il n'est pas nommé par Matthieu, ni par Marc, ni par Luc.
Marc 14, 12 : Et au premier jour de la fête des mat-zôt, c'est le temps où ils sacrifient le pesah [l'agneau de pesah], ils lui ont dit, ses compagnons qui apprenaient avec lui : « Où veux-tu que nous allions et que nous préparions [ce qu'il faut] pour que tu puisses manger le pesah ? »

Et alors il a envoyé deux de ses compagnons qui apprenaient avec lui et il leur a dit : « Allez dans la ville [= Jérusalem], et viendra à votre rencontre un homme qui porte une cruche d'eau. Suivez-le. Et là où il entrera, dites au maître de maison : "C'est le Rabbi qui le dit : Où est-elle, ma chambre (grec to kataluma mou, hébreu malôn, Exode 4, 24 ; ou lischkah, 1 Samuel 9, 2) où je puisse manger le pesah avec mes compagnons qui apprennent avec moi ?" Et c'est lui-même qui vous montrera une chambre haute (grec anagaios) qui est au-dessus du sol (n'existe pas en grec naturel, hébreu aliiah, le même mot que Actes 1, 13, deux traductions différentes), grande, avec les lits [pour manger], et préparée. Et c'est là que vous préparerez pour nous. »

Et ils sont sortis, les compagnons qui apprenaient avec lui, et ils sont entrés dans la Ville et ils ont trouvé [tout] comme il leur avait dit et ils ont préparé [la fête dé] pesah...
L'Évangile publié sous l'autorité juridique (grec kata, hébreu al pi) de Iohanan surnommé Markos, ne donne pas non plus le nom de l'inconnu chez qui les disciples sont allés préparer pesah.

Pourtant il connaissait ce nom, puisqu'ils ont passé une partie de la nuit chez l'inconnu. Même remarque que pour Matthieu : si ces textes avaient été écrits une cinquantaine d'années après les événements, il n'y avait pas de raison de dissimuler le nom de l'inconnu chez qui les disciples ont mangé pesah. Tandis que si nous sommes en pleine période de terreur et de persécution, il y a des raisons.

Non seulement il y avait des raisons à cause de l'inconnu, qui est en danger. Mais peut-être aussi à cause des frères et des sœurs de la première communauté chrétienne de Jérusalem, dans les années 30 et suivantes. Car l'inconnu était peut-être un personnage redoutable. C'est ce que nous aurons à examiner.
Le Rabbi avait convenu d'un code avec l'inconnu : l'homme qui vient à la rencontre des compagnons et qui porte une cruche d'eau. L'inconnu et le Rabbi se connaissaient.

Le Rabbi donne des ordres à l'inconnu. Il lui ordonne de préparer une grande pièce à l'étage pour que lui-même et ses compagnons puissent manger pesah.

Cela est d'autant plus étonnant que, nous allons le voir, l'inconnu avait un autre calendrier que les Galiléens et leur Rabbi, et que pour lui, l'inconnu, la fête de pesah, ce n'était pas ce jeudi soir, mais le lendemain, le vendredi soir.
Luc 22, 7 : Et il est venu, le jour des matzôt, dans lequel il allait être sacrifié [l'agneau de] pesah. Et il a envoyé Petros [= Keipha] et Iohanan [probablement l'un des fils de Zebad-iah, le frère de Iaaqôb] pour dire : « Allez et préparez pour nous le pesah afin que nous puissions manger. » Et alors eux ils lui ont dit : « Où veux-tu que nous préparions ? » Et lui il leur a dit : « Voici lorsque vous entrerez dans la Ville, alors viendra à votre rencontre un homme qui porte une cruche d'eau. Suivez-le dans la maison dans laquelle il entrera. Et vous direz au maître de la maison : "Ainsi il te parle le Rabbi : Où est-elle la chambre (grec kataluma, hébreu malôn ou lischkah) où je vais pouvoir manger le pesah avec mes compagnons qui apprennent avec moi ?" Et c'est lui qui vous montrera une chambre haute (grec anagaios, n'existe pas en grec naturel, hébreu aliiah), grande, couverte de tapis. C'est là que vous ferez les préparatifs. » Alors ils sont partis et ils ont trouvé [tout] comme il leur avait dit et ils ont préparé \z pesah...
L'Évangile publié sous l'autorité de Luc = Iaïr non plus ne donne pas le nom de l'inconnu chez qui les compagnons vont préparer la fête de pesah. Même observation que pour Matthieu et Marc : si Évangile de Luc avait été composé, comme on nous le raconte depuis des générations, autour de l'année 80, c'est-à-dire 50 ans après les événements, pourquoi donc dissimuler le nom de celui chez qui le Rabbi et ses compagnons ont fêté la dernière fête de pesah ?

Si, par contre, l'Évangile de Luc est la traduction littérale et mot à mot d'un dossier de notes prises en hébreu, et si cette traduction a été faite aussitôt après les événements, dans les années 30 et suivantes, pour être expédiée ou portée aux frères et aux sœurs des communautés judéennes de la dispersion dans les pays de langue grecque, qui pratiquaient la traduction grecque de la sainte Bibliothèque hébraïque, dite des LXX, alors on conçoit que le traducteur n'ait pas nommé l'inconnu chez qui le Rabbi et ses compagnons ont passé la dernière nuit. Il était en danger de mort. Et il était peut-être un personnage redoutable pour les frères et les sœurs de la petite communauté chrétienne naissante.

L'Évangile attribué depuis des siècles à Jean [lequel ?] ne rapporte pas cet épisode, évidemment, puisque Jean-Iohanan n'était pas avec les Galiléens lorsque le Rabbi leur a ordonné d'aller préparer pesah à Jérusalem. Iohanan était à Jérusalem. C'est chez lui que le Rabbi et les compagnons galiléens sont venus manger pesah lors de la dernière nuit.
Jean 13, 1 : Et avant la fête de pesah (hébreu hag ha-pesah), il a connu, Ieschoua, qu'elle était venue son heure que (hébreu ascher, grec hina) il passe de ce monde de la durée présente (hébreu min-ha-ôlam hazeh) [pour aller] vers son père... Et il y a eu un repas...
Jean ne dit pas que c'était un repas de pesah. Il dit au contraire que c'était avant la fête de pesah. Nous allons voir pourquoi.

La question est de savoir si

  • cette maison de Jérusalem dans laquelle les compagnons du Rabbi ont passé la dernière nuit, celle de l'arrestation (Matthieu 26, 17; Marc 14, 12; Luc 22, 7; Jean 13, 1),

  • la maison dans laquelle les disciples se réunissent, avec Mariam et les autres femmes (Actes 1, 12),

  • et la maison dans laquelle Petros-Keipha est venu lorsqu'il s'est sauvé de la prison où l'avait jeté Hérode-Agrippa, la maison de Mariam la mère de Iohanan, celui qui est surnommé Markos (Actes 12, 12),

la question est de savoir si ce sont trois maisons différentes à Jérusalem, ou bien si c'est une seule et même maison,

La question est de savoir si le Iohanan du quatrième Évangile, le Iohanan surnommé Marcus le Marteau, et le Iohanan de l'Apocalyse, sont un, deux, ou trois.

Retour à Iohanan surnommé Marcus
Souvenons-nous que vers l'année 41 ou 42, le roi Hérode Agrippa I a enlevé le suprême pontificat à Schimeôn Canthèras et l'a proposé à Ionatan fils de Hanan, qui avait déjà été grand prêtre en 36-37. Or Ionatan fils de Hanan a refusé l'offre qui lui était faite par le roi Hérode Agrippa I. Sur le conseil de Ionatan, le roi Hérode Agrippa donne le haut pontificat à Matthias, le frère de Ionatan (Antiquités XIX, 313; cf. p. 165).

Nous ne connaissons pas les raisons pour lesquelles Ionatan fils de Hanan a refusé de devenir une seconde fois kôhen ha-gadôl.
Le premier voyage missionnaire de Paul commence peut-être au printemps de l'année 44, aussitôt après la mort du roi Hérode Agrippa I.
Actes 12, 24 : Et c'est la parole de Dieu qui portait fruit et qui devenait nombreuse, qui se multipliait...
Traduction littérale de Genèse 1, 22 : Et il les a bénis, Dieu, pour dire : Fructifiez, portez fruit (hébreu parah, être fécond, grec auxanein) et devenez nombreux (hébreu rabah, être nombreux, devenir nombreux, grec plèthunô) et remplissez les eaux dans les mers et que l'Oiseau se multiplie sur la terre...

Genèse 1, 28 : Et il les a bénis, Dieu, et il leur a dit, Dieu: Soyez féconds, fructifiez (hébreu perou, grec auxanesthé) et devenez nombreux (hébreu rebou, grec plèthunesthe) et remplissez la terre... Genèse 8, 17 ; 9, 1;9, 7; 17, 6; 17, 20; etc.

Les mêmes verbes hébreux, les mêmes verbes grecs pour les traduire. Le lexique hébreu-grec est constant.
Actes 12, 25 : Et quant à Barnaba et à Schaoul, ils sont retournés à Jérusalem, — selon nombre de manuscrits, — hors de Jérusalem, ils sont partis de Jérusalem (grec ek ou apo) ils sont retournés à Antioche, selon nombre d'autres manuscrits (grec eis).
Étant donné que le choix des manuscrits ne se fait pas au suffrage universel, la question reste ouverte de savoir si Barnaba et Schaoul sont retournés à Jérusalem, ou au contraire s'ils ont quitté Jérusalem pour aller à Antioche. On observe que Barnaba est en tête, ce qui indique l'antiquité du document.
Actes 12, 25 (suite) : Ils ont rempli le service (grec diakonia, hébreu scharai) devant la face de YHWH.
1 Samuel 2, 18, le service des kôhanim, service de Dieu, Isaïe 61, 6 ; le service des Lévites et des kôhanim, Jérémie 33, 21 ; 33, 22 ; le service du grand prêtre, Aharôn, Exode 28, 35 ; 29, 26 ; 30, 20 ; etc. Exode 28, 43, le service dans le Temple ; Exode 29, 30 ; 35, 19, etc. Ézéchiel 44, 27 ; 43, 4 ; 45, 5, etc. Le verbe grec plèroô, remplir, traduit le verbe hébreu malé,
hiphil mille, remplir.
Et ils ont pris avec eux Iohanan, celui qui est surnommé Marcus...
II est donc vraisemblable que Barnaba, Schaoul et Iohanan surnommé Marcus ont quitté Jérusalem après les fêtes de pesah et sont allés à Antioche. Ceux qui faisaient le
service dans le Temple de Jérusalem, c'étaient les kôhanim et les Lévites.
Actes 13, 1 : Et ils étaient à Antioche, dans la communauté (grec ekklèsia, hébreu qehilah) [= la communauté chrétienne] qui s'y trouvait, des prophètes (hébreu nebiim) et des hommes qui enseignaient (grec didaskaloi, hébreu le verbe lamed)...
Le verbe lamed, kal parfait lamad, apprendre ; piel parfait limmad, enseigner ; limmoud, l'élève, celui qui reçoit l'enseignement, Isaïe 8, 16 ; talmid, celui qui reçoit l'enseignement, celui qui apprend, 1 Chroniques 25, 8, grec manthanontôn ; hébreu tardif limmoud, apprendre ; talmoud, l'enseignement ; c'est l'hébreu talmid qui a été traduit en grec par mathè-tès et en latin par discipulus, en français par « disciple ». Le grec mathètès traduit l'hébreu alouph, Jérémie 13, 21. La racine lamed ou lamad à l'origine signifie : piquer ; malmad ou malmed ha-baqar, celui qui pique les bêtes du troupeau de gros bétail, Juges 3, 31. De l'idée de piquer le bétail — pour le faire avancer —, on est passé à l'idée d'enseigner...
Actes 13, 1 (suite): ... et Barnaba [Joseph surnommé], et Schimeôn surnommé Niger [le noir], et Loukios celui qui est de Cyrène...
Loukios est la transcription en caractères grecs du latin Lucius. Le latin Lucius est la traduction de l'hébreu laïr, YHWH illumine, Nombres 32, 41, transcription en caractères grecs laïr; Deutéronome 3, 14; Josué 13, 30; 1 Rois 4, 13 ; 1 Chroniques 2, 22; Juges 10, 3; Esther 2, 5, transcription en caractères grecs Iaïros, ou Iaeiros.
Marc 5, 22 : Et il est venu, l'un des chefs de la maison de réunion, grec archi-sunagôgos, hébreu rôsch ha-keneset, et son nom c'est Iaïros = laïr... Luc 8, 41 : Et voici est venu un homme, et son nom c'est Iaïros. Et celui-ci il était le chef d'une maison de réunion...

Dans Tune de ses lettres (Colossiens 4, 14), on lit : « Il vous salue, Loukas ho IATROS, le bien-aimé, et Dèmas... » Le verbe en tête, au singulier, plusieurs sujets : construction hébraïque. Schaoul-Paul donne tout d'abord la traduction en latin du nom de laïr = Loukas. Puis, comme il le fait souvent, il donne la transcription en caractères grecs du nom propre hébreu : laïr = IAÏROS. Un scribe a lu IATROS. D'où la pieuse légende selon laquelle Luc était un médecin, et un païen très distingué, un fin helléniste, — enfin un païen !

Ce n'est vraiment pas de chance. Saint Luc n'est pas un goï, un païen. Il n'est pas non plus l'helléniste distingué tant vanté. Il suffit de lire l'Évangile de Luc à partir du verset 5, dans son texte grec, pour voir immédiatement que c'est de l'hébreu tout cru, traduit littéralement et mot à mot en grec, selon les méthodes traditionnelles. Mais nous concédons volontiers — maigre consolation — que les premiers versets de l'Évangile de Luc pourraient avoir été écrits directement en langue grecque. Ce n'est pas sûr mais c'est possible. Le célèbre prologue de quatre versets de l'Évangile de Luc, qui lui a valu sa réputation d'helléniste distingué, ressemble étonnamment aux premières lignes de l’Histoire de la guerre des Judéens contre les Romains de Joseph surnommé tardivement Flavius. Et réciproquement. Il devait y avoir un modèle pour les entrées en matière, dans ce milieu et dans ce temps-là.

Luc-Iaïr était peut-être bilingue et donc traducteur, comme Iohanan surnommé Markos. Paul, lettre à Philémon 23 : Il vous salue (verbe au singulier, plusieurs sujets) Epaphras, prisonnier avec moi dans le Maschiah Ies-choua, Markos, Aristarchos, Dèmas, Loukas, mes collaborateurs (grec sunergoi, le terme technique qui désigne le traducteur, comme chez Joseph surnommé Flavius).

D'ailleurs Luc n'est pas l'auteur, au sens moderne, contemporain, de ce terme, de l'Évangile qui porte son nom ni du livre des Actes des Envoyés. Luc est celui qui est responsable de l'authenticité et de la vérité des documents réunis, rassemblés et traduits de l'hébreu en grec, dans l'Évangile qui porte son nom dans les manuscrits. Il est peut-être responsable de l'authenticité et de la vérité des documents cousus bout à bout et traduits eux aussi, en grande partie, de l'hébreu en grec, et qui constituent le livre des Actes ou des Actions des Envoyés. Mais il n'est pas à proprement parler l'auteur. Personne ne sait qui a pris les notes qui ont constitué le dossier traduit en grec sous l'autorité et la responsabilité juridique de Iaïr = Luc. Personne ne sait qui a fait les traductions.
Actes 13, 1 (suite): ... Menahem [le consolateur], qui avait été élevé avec Hérode le tétrarque [= Hérode Antipas, né en — 4, mort en + 39], et Schaoul [surnommé ha-qatan, latin paulus, pour le distinguer de Schaoul le Grand, roi d'Israël].

Pendant qu'ils faisaient le service sacré pour le Seigneur, et pendant qu'ils jeûnaient, il a dit, l'Esprit saint : « Mettez à part pour moi Barnaba et Schaoul pour l'œuvre, le travail, l'action (grec ergon, hébreu probable melaakah, ou abôdah) pour laquelle je les ai appelés [ou convoqués].

Alors ils ont jeûné et ils ont prié et ils ont posé les mains sur eux et ils les ont envoyés...
Actes 13, 4 : Et alors eux ils ont été envoyés (hébreu schalah, Genèse 24, 54 ; 24, 56 ; 24, 59 ; etc.) par le Saint-Esprit, et ils sont descendus à Séleucie, et à partir de là ils se sont embarqués et ils ont fait voile vers 111e de Chypre. Et lorsqu'ils sont arrivés à Salamine, ils ont annoncé la parole de Dieu dans les maisons de réunion des Judéens. Et il était avec eux, aussi, Iohanan, comme assistant (grec hupèretès, rameur, matelot, homme d'équipage, hébreu tardif hazan, Matthieu 5, 25 ; 26, 58 ; Marc 14, 54 ; Luc 1, 2 ; 4, 20 ; Actes 5, 22 ; Jean 7, 32 ; 18, 3 ; etc.)
Il est vraisemblable que Iohanan était là pour les assister, les aider, parce qu'il fallait faire passer en grec le message, à l'intérieur de communautés judéennes dont la langue quotidienne était le grec. Iohanan était probablement bilingue.
Actes 13, 6 : Et ils ont traversé toute l'île jusqu'à Paphos...

Actes 13, 9 : Et Schaoul qui s'appelle aussi Paulus, rempli du Saint-Esprit...
Le rédacteur de ce document estime utile de nous signaler que Schaoul était surnommé Paulus, le Petit (hébreu ha-qatan). Signe de l'antiquité du document. Ce n'est pas en 62, ni plus tard, qu'il était utile de noter que Schaoul est surnommé Paulus.
Actes 13, 13 : Ils se sont embarqués en partant de Paphos [dans l'île de Chypre], les compagnons de Paul, et ils sont arrivés à Pergé de la Pamphylie. Et Iohanan s'est séparé d'eux et il est retourné à Jérusalem.

Mais eux ils ont continué à traverser le pays en partant de Pergé et ils sont parvenus à Antioche de Pisidie. Et ils sont entrés dans la maison de réunion (grec sunagôgè, hébreu beit ha-kenesef) au jour du schabbat et ils se sont assis. Et après la lecture de la Torah et des prophètes, ils ont envoyé, les chefs de la maison de réunion, [quelqu'un] vers eux pour dire : « Frères, s'il est à vous une parole d'exhortation pour le peuple, parlez... »
Barnaba, Joseph surnommé Barnaba, et Schaoul surnommé Paulus, sont revenus à Antioche de Syrie, peut-être en l'année 47. Ils y ont passé un certain temps (Actes 14, 28). C'est alors que le livre des Actes situe la grande crise qui va secouer la jeune communauté chrétienne :
Actes 15, 1 : Et certains sont descendus de la Judée et ils enseignaient aux frères [aux nouveaux venus du paganisme] : « Si vous ne vous faites pas circoncire selon la coutume, l'usage de Môscheh, vous ne pouvez pas être sauvés. »

Et alors il y a eu une controverse (hébreu possible rib) et une recherche, une enquête théologique à partir des Saintes Écritures (hébreu possible midrasch) — qui n'a pas été petite pour Paul et pour Barnaba [Paul en tête] —, contre eux [contre ceux qui soutenaient que les frères issus du paganisme devaient se faire circoncire]. Ils ont décidé qu'ils monteraient, Paul et Barnaba et certains autres pris parmi eux [ceux qui exigeaient la circoncision], pour aller vers les envoyés et les anciens à Jérusalem, au sujet de cette question qui était l'objet de recherche. Ceux qui ont été envoyés par la communauté [chrétienne d'Antioche] ont traversé la Phénicie et la Samarie. Ils ont raconté le retour [à Dieu] (grec epistrophèn, hébreu possible teschoubah) des goïm, des païens et ils ont fait une grande joie à tous les frères. Lorsqu'ils sont arrivés à Jérusalem, ils ont été reçus par la communauté [chrétienne] et par les envoyés et les anciens. Et ils ont annoncé tout ce que Dieu a fait pour eux, par leur main...
On observe la métaphysique de l'action qui s'exprime ici et qui sera constamment formulée par Paul : C'est Dieu qui opère en nous le vouloir et l'agir. L'action créatrice de Dieu utilise l'agir créé de l'homme qui coopère librement.
Actes 15, 5 : Et alors ils se sont levés certains qui étaient issus de l'école de pensée (hébreu airesis) des perouschim et qui ont été certains de la vérité [du maschiah Ieschoua]. Et ils ont dit : « Il convient de les faire circoncire [les frères nouveaux venus du paganisme] et de leur recommander de garder la Torah de Môscheh... »
Les naturalistes connaissent bien ces phénomènes de métamorphose étudiés depuis l'Antiquité. Des systèmes biologiques se forment et naissent dans un état qui n'est pas définitif et qui va subir des transformations, des mues. Ces mutations sont souvent brusques. Elles sont à la fois morphologiques et physiologiques.

L'histoire humaine est de l'histoire naturelle, encore. Elle n'est pas seulement de l'histoire naturelle qui se continue. Mais elle est aussi de l'histoire naturelle ; et dans nombre de cas, pour bien la comprendre, il faut étudier l'histoire naturelle antérieure, c'est-à-dire les méthodes de la Création utilisées antérieurement à l'apparition de l'homme. C'est-à-dire que le théologien a intérêt à étudier l'histoire naturelle, puisqu'unique est le Créateur de la nature et de da grâce.

Dans l'histoire du peuple hébreu, qui n'est pas un peuple préexistant, choisi arbitrairement parmi d'autres peuples préexistants, mais une nouvelle souche, une nouvelle étape dans l'histoire de la Création, un nouveau phylum, comme disent les zoologistes, un nouveau groupe zoologique, un peuple germinal, des législations se sont accumulées pendant des siècles, que l'on redécouvre comme des stratifications dans les livres qui les contiennent, l'Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome. Ces législations ont eu une fonction, une raison d'être. Il arrive un moment où certaines de ces législations constituent un obstacle, lorsque les goïm entrent dans l'économie du monothéisme hébreu. Jusque-là, — jusque vers l'année 36 —, le monothéisme hébreu était concentré à l'intérieur d'un peuple, le peuple hébreu. A partir de l'année 36, après la mise à mort de Stephanos-la Couronne, le monothéisme hébreu passe aux nations païennes :
Actes 11, 19: Et ceux qui avaient été dispersés à cause de la persécution survenue à propos de Stephanos, ils sont passés jusqu'en Phénicie, et l'île de Chypre et Antioche. A personne ils n'ont dit la parole, si ce n'est seulement aux Judéens.

Mais ils étaient quelques-uns d'entre eux, des hommes qui venaient de l'île de Chypre et de Cyrène, qui sont venus à Antioche, et ils ont parlé aussi aux Grecs. Ils ont annoncé l'heureuse nouvelle du Seigneur Ieschoua. Et elle était, la main de YHWH, avec eux. Il a été grand le nombre de ceux qui ont été certains de la vérité [du maschiah Ieschoua] et ils ont fait retour vers le Seigneur. Et elle a été entendue, la parole, dans les oreilles de la communauté qui était à Jérusalem, à leur sujet, et ils [= les frères de la communauté de Jérusalem] ont envoyé Barnaba jusqu'à Antioche. Lorsqu'il est arrivé [à Antioche] il a vu la grâce de Dieu, et il s'est réjoui... Et il est sorti et il est allé à Tarse pour aller chercher Schaoul [qui n'est pas encore surnommé Paulus dans ce document plus ancien]. Et il l'a trouvé et il l'a amené à Antioche... C'est alors qu'ils ont été appelés [par moquerie?] pour la première fois à Antioche, les disciples : christianous (hébreu possible meschihim...)
Pierre, dans une lettre réputée apocryphe depuis F.C. Baur et l'école de Tùbingen, dit qu'il ne faut pas avoir honte de ce nom qui est peut-être un sobriquet (cf. p. 189) :
1 Pierre 1, 15 : Que personne d'entre vous ne souffre comme assassin ou voleur ou malfaiteur. Mais si c'est comme christianos, qu'il n'en ait pas honte. Qu'il glorifie Dieu dans ce nom...
Le monothéisme hébreu est donc passé spontanément chez les païens. Cela n'était apparemment pas prévu par la première communauté chrétienne, malgré ce qu'avait dit le Rabbi :
Matthieu 12, 39 : Une génération mauvaise et infidèle, c'est un signe qu'elle recherche. Et un signe, il ne lui en sera pas donné, si ce n'est le signe de Ionah le prophète...
Un commentateur a introduit ici, après ce propos du Rabbi, un commentaire qui prouve qu'il écrit avant la réalisation du signe de Ionah .
Matthieu 16, 4 : Une génération mauvaise et infidèle, c'est un signe qu'elle réclame ou recherche, et un signe, il ne lui en sera pas donné, si ce n'est le signe de Ionah .
Pas de commentaire.
Luc 11, 29 : Cette génération présente est une génération mauvaise. C'est un signe qu'elle recherche, et un signe ne lui sera pas donné si ce n'est le signe de Ionah ...
Suit un commentaire qui prouve que le commentateur écrit avant la réalisation du signe de Ionah .

Il suffit en effet de lire le livre de Ionah pour voir qu'il s'agit d'un prophète hébreu qui est envoyé par YHWH pour porter la parole de Dieu dans la capitale du paganisme, qui était, dans le conte de Jonas, Ninive, détruite au mois d'août de l'année 612 avant notre ère, par les Babyloniens, les Mèdes et les Scythes, bien avant la composition de ce conte théologique et prophétique. Lorsque le Rabbi fait allusion au prophète Ionah , la capitale du paganisme, c'est Rome. La parole de Dieu est portée à Rome spontanément dans les années 30, après les fêtes de cette année-là.

Le problème qui s'imposait à la plus ancienne communauté chrétienne de Jérusalem était donc de savoir s'il faut imposer aux frères et aux sœurs venus du paganisme la totalité des législations accumulées depuis des siècles à l'intérieur du peuple hébreu, ou bien s'il faut lever quelques barrières.

C'était un problème métaphysique extrêmement difficile. Si aujourd'hui vous demandez à la chrysalide si elle veut devenir papillon, et si vous faites un sondage d'opinion, comme cela se pratique constamment dans les nations modernes qui se disent elles-mêmes civilisées, vous avez de bonnes chances d'obtenir une réponse négative. Et pourtant la chrysalide est programmée, par création, pour devenir papillon.
Actes 15, 6 : Et alors ils se sont réunis, les envoyés et les anciens pour examiner cette affaire (cette parole, hébreu ha-dabar ha-zeh). Et elle a été abondante la recherche (grec zètèsis, hébreu le substantif formé à partir du verbe darasch, scruter les Saintes Écritures). Et il s'est levé Petros [= Keipha le Rocher] et il leur a dit : « Frères, vous-mêmes vous savez bien que depuis les premiers jours, parmi vous, au milieu de vous, il a choisi, Dieu [ou, selon d'autres manuscrits : au milieu de nous il a choisi, Dieu...] par ma bouche, qu'ils entendent, les goïm, la parole de l'heureuse annonce et qu'ils parviennent à la certitude de la vérité. Et Dieu qui connaît les secrets des cœurs, il a été témoin en leur faveur, puisqu'il leur a donné l'Esprit saint, tout comme à nous. Et il n'a fait aucune différence entre nous et eux [les goïm], puisque par la certitude de la vérité (grec pistis, hébreu emounah) il a purifié leurs cœurs. Et alors maintenant (hébreu we-attah) pourquoi est-ce que vous voulez mettre Dieu à l'épreuve (le verbe hébreu nasah, piel nissah, grec pei-razein) en posant un joug sur le cou des disciples [des nouveaux disciples venus du paganisme], joug que ni nos pères ni nous-mêmes n'avons eu la force de porter ? Mais c'est par la grâce du Seigneur Ieschoua que nous sommes certains que nous sommes sauvés, de la même manière qu'eux [les frères venus du paganisme]...
Actes 15, 12: Et alors ils ont fait silence, toute la foule [de ceux qui étaient réunis] et ils ont écouté Barnaba et Paul [Barnaba en tête] qui ont raconté tout ce qu'il avait fait, Dieu, signes et prodiges (grec sèmeia kai terata, hébreu ha-ôtôt we-ha-môphetim, Exode 7, 3 ; etc.) parmi les goïm, par leurs mains...
Observer la métaphysique de l'action : C'est Dieu qui opère par la main de l'homme qui coopère.
Actes 15, 13 : Et après qu'ils ont fait silence, il a répondu, Iaaqôb, et il a dit (la vieille expression hébraïque : wa-iiaan... wa-iiômer que l'on retrouve des milliers de fois dans la Bibliothèque hébraïque)...
Le Iaaqôb dont il est question ici est le patron de la petite communauté chrétienne de Jérusalem, celui qui est appelé ho adelphos tou kuriou, le frère du Seigneur (Paul, lettre aux Galates 1, 19), celui qui a été mis à mort en l'année 62 par ordre de Hanan, fils de Hanan, et donc frère de Ionatan (cf. p. 90).
Paul fait peut-être allusion à cette réunion de la communauté chrétienne de Jérusalem dans sa lettre adressée aux communautés chrétiennes de la Galatie. Dans cette lettre, Paul écrit :
Galates 1, 11 : Je vous le fais savoir, frères : l'heureuse annonce qui a été annoncée par moi, elle ne vient pas de la bouche de l'homme (grec kata anthrô-pon, hébreu al-pi ou le-pi adam). Car moi je ne l'ai pas reçue de l'homme (hébreu me-adam), et je ne l'ai pas apprise de l'homme, mais c'est par une révélation (grec di'apokalupseôs) de Ieschoua ha-maschiah...
Galates 1, 18 : Et puis ensuite, au bout de trois années, je suis monté à Jérusalem pour m'entretenir avec Keipha et je suis resté chez lui quinze jours. Un autre des envoyés, je n'en ai pas vu, si ce n'est Iaaqôb le frère du Seigneur...
Galates 2, 1 : Et puis ensuite au bout de quatorze années de nouveau je suis monté à Jérusalem avec Barnaba... J'avais pris avec moi aussi Titus. Et je suis monté sur la bouche de, sur l'ordre de, à cause d'une révélation (grec kata apokalupsin, hébreu possible al-pi). Et je leur ai exposé [aux frères de la communauté de Jérusalem] l'heureuse annonce que j'annonce parmi les goïm, et en particulier à ceux qui passent pour [être les patrons de la communauté], pour savoir si c'est en vain que je cours et que j'ai couru. Eh bien ! même Titus qui était avec moi, et qui était
Grec, il n'a pas été contraint de se faire circoncire... Et de la part de ceux qui passent pour être quelque chose, ou qui estiment qu'ils sont quelque chose [= les patrons] — ce qu'ils étaient m'est égal, la face de l'homme, Dieu ne la relève pas (la vieille expression hébraïque nasa panim, relever la face du suppliant pour lui accorder une faveur, Genèse 32, 21 ; etc. Lévi-tique 19, 15 ; etc.). Et à moi ceux qui passent pour [être les patrons], ils n'ont rien ajouté en plus. Mais bien au contraire ils ont vu que Dieu m'a confié l'heureuse annonce du prépuce (grec tes akrobustias, hébreu arelah, Genèse 17, 11 ; etc.) tout comme Petros [s'est vu confier l'annonce] de la circoncision (grec tes péritoines, hébreu moulah, Exode 4, 26), car celui qui opère dans Petros pour la mission de la circoncision, il a opéré aussi en moi pour [la mission] vers les goïm. Et ils ont connu la grâce qui m'a été donnée à moi, Iaaqôb et Keipha et Iohanan, ceux qui passent pour, ou qui estiment, être les colonnes, c'est la main droite qu'ils m'ont donnée à moi et à Barnaba, pour nous confier le dépôt (grec koinônias, hébreu tesou-met-iad, Lévitique 5, 21), ce que l'on remet dans la main, afin que nous, [nous allions] vers les goïm, et eux vers la circoncision...
Iaaqôb, c'est celui qui est appelé par Paul (Galates 1, 19) le frère du Seigneur.

Keipha, c'est Schimeôn, fils de Iohanan ou de Ionah, selon les manuscrits, surnommé Keipha par son Rabbi, ce qui donne en traduction grecque Petros, le Rocher (Jean 1, 42). Paul appelle généralement ce dernier par son surnom en hébreu ou en araméen (1 Corinthiens 1, 12; 3, 22; 9, 5 ; 15, 5 ; etc.).

Quant à Iohanan (Galates 2, 9), c'est celui que nous cherchons, l'une des trois colonnes de la plus ancienne communauté chrétienne de Jérusalem.
Le deuxième voyage missionnaire de Paul commence peut-être autour de l'année 49 ou 50, au printemps probablement. La chronologie est incertaine et approximative.
Actes 15, 36 : Et après des jours, il a dit, en s'adressant à Barnaba, Paulus : « Retournons et allons visiter les frères dans chaque ville dans lesquelles nous avons annoncé la parole de YHWH [pour savoir] comment ils vont. »

Et Barnaba, il voulait prendre avec eux aussi Iohanan, celui qui est appelé Markos. Mais Paul, il estimait que celui qui s'était séparé d'eux depuis la Pamphylie et qui n'avait pas marché avec eux pour le travail, il était d'avis de ne pas le prendre avec eux, celui-là. Il y a eu une colère (grec paroxusmos, hébreu qetzeph, Deutéronome 29, 27) telle qu'ils se sont séparés chacun d'avec son compagnon. Et Barnaba il a pris avec lui Markos et il a fait voile vers l'île de Chypre...
On connaît l'itinéraire de Paul et de ses compagnons. Mais on ne sait pas, le livre des Actions des Envoyés ne rapporte pas, où sont allés Barnaba et Iohanan surnommé Markos.

La question est de savoir si Barnaba et Iohanan surnommé Markos ne sont pas allés en Asie mineure, à Éphèse, et si ce ne sont pas eux qui ont annoncé la nouvelle aux communautés judéennes d'Asie mineure : à Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie et Laodicée.

La question est de savoir si Iohanan surnommé Markos, et Iohanan de l'Apocalypse, sont deux individus ou un seul individu.

Pourquoi donc le livre des Actes ou des Actions des Envoyés (hébreu maasei ha-schelihim) ne rapporte-t-il pas la suite de l'itinéraire de Joseph surnommé Barnaba et de Iohanan surnommé Markos ? Ceux qui ont pris des notes, qui ont été intégrées dans le livre des Actes, accompagnaient Paul. Et nous n'avons pas de document concernant le voyage de Joseph surnommé Barnaba et de Iohanan surnommé Marcus ou Markos. A partir de maintenant, le livre des Actes est l'histoire de Paul.

Le deuxième voyage de Paul part d'Antioche en Syrie. Paul et ses compagnons traversent la Syrie et la Cilicie. Ils retrouvent les villes de Derbé et de Lystre où, dans les années 44 et suivantes, Paul avait semé la semence et engendré des communautés chrétiennes. C'est à Lystre que Paul prend avec lui Timotheos, fils d'une femme judéenne et d'un père grec. Il était probablement bilingue et va servir de traducteur à Paul. Ensuite Paul et ses compagnons ont traversé la Phrygie et le pays des Galates.
Actes 16, 6 : Ils ont été empêchés par le Saint-Esprit de parler la parole en Asie [= Asie mineure : Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie, Lao-dicée], les villes auxquelles Iohanan adresse les lettres qui ouvrent l'Apocalypse.
Il est permis de se demander si le motif de cet empêchement n'est pas précisément le fait que Joseph surnommé Barnaba et Iohanan surnommé Marcus étaient en ce moment même en train de semer la nouvelle semence en Asie mineure.
Actes 16, 7 : Et alors ils sont allés en Mysie et ils ont tenté d'aller en Bithynie, et il n'a pas permis l'esprit de Ieschoua. Et ils ont traversé la Mysie et ils sont descendus en Troade...
Vers la fin de son second voyage missionnaire, depuis le printemps de l'année 50 jusqu'à l'automne de l'année 51, Paul séjourne à Corinthe. Gallion était alors proconsul (grec anthhupatos) de l'Achaïe (Actes 18, 12). Gallion est nommé dans une inscription de Delphes de 51-52. Paul s'embarque pour la Syrie (Actes 18, 18). Il arrive à Éphèse, sans doute en 51 (Actes 18, 19). Il entre dans la maison de réunion et il discute avec les Judéens. Ils lui demandent de rester plus longtemps, mais il ne l'a pas voulu. Il leur a dit : « Il m'incombe de faire (grec poièsai, le verbe hébreu asah) la fête qui vient à Jérusalem. Mais de nouveau je reviendrai chez vous, si Dieu le veut. » Et il est parti d'Éphèse. Et il est descendu à Césarée, et puis il est monté [à Jérusalem ?] et il a salué la communauté. Et puis il est descendu à Antioche.

Le troisième voyage de Paul commence sans doute au printemps de l'année 52. Il séjourne à Éphèse entre 52 ou 53 et le printemps, de l'armée 56 (Actes, 19, 1). Il est de retour à Jérusalem, peut-être pour la Pentecôte de l'année 57 (Actes 21, 17). Puis il est arrêté (Actes 21, 27). Félix était alors gouverneur de la Judée, 52-60. Ionatan, le fils de Hanan, a été assassiné par ordre de Félix vers l'année 55 {Guerre II, 256 ; Antiquités XX, 160). Le livre des Actes ne parle pas de cet assassinat. Cela ne le concernait pas, dira-t-on. Ce n'est pas si sûr.

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