L’exposé d’une œuvre pour l’oral de rattrapage





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date de publication10.10.2017
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CANNIBALE de D.Daeninckx

L’exposé d’une œuvre pour l’oral de rattrapage.

Durée 15 mn (pas de répartition de temps entre l’exposé et l’entretien)
L’épreuve de contrôle sur un groupement de textes ou sur une œuvre (exposé+entretien) est notée sur 10 points, sans aucun document personnel. Ces points sont répartis selon les critères d’évaluation suivants :


  • Qualité de précision et d’organisation dans la présentation faite par le candidat : 4 points.

    • Le premier critère porte sur le contenu de l’exposé. En effet, l’examinateur, qui ne connaît pas nécessairement l’œuvre présentée, doit comprendre qui en est l’auteur, quel est son genre, son propos, ses visées, son intérêt thématique, voire littéraire ou esthétique…

    • Le second critère renvoie à la structure du plan de l’exposé.


Qualité d’écoute et de participation à l’échange : 3 points
L’échange doit être « interactif », c’est à dire que les questions entraînent des réponses qui entraînent à leur tour d’autres questions. L’examinateur et le candidat doivent être des partenaires qui interagissent. Conseils : écouter attentivement les questions pour retenir les mots clés qui guideront votre réponse ; osez dire : « je ne sais pas » ; utilisez un niveau de langue courant ; parlez posément, distinctement, ménagez des silences… ; soignez votre tenue, votre manière de vous tenir (ni trop rigide ni trop décontractée)


  • Correction de l’expression orale : 3 points



L’exposé
Le livre que je vais vous présenter est en lien avec l’objet d’étude Identité et diversité et s’intitule : Cannibale, roman sur une histoire Kanak. Il a été rédigé par Didier Daeninckx en 1998.

Didier Daeninckx est né le 27 avril 1949 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), est un écrivain français, auteur de romans policiers, de nouvelles et d'essais.

Il est issu d'une famille modeste, et a orienté son œuvre vers une critique sociale et politique au travers de laquelle il aborde certains dossiers du moment (la politique des charters pour les clandestins reconduits dans leur pays par exemple.) et d'autres d'un passé parfois oublié (le massacre des Algériens à Paris le 17 octobre 1961, le colonialisme, etc.). Ancien communiste et proche des milieux d'extrême gauche, Didier Daeninckx s'est engagé à de multiples reprises dans des polémiques médiatiques qui lui ont valu en retour les vives critiques de plusieurs écrivains et journalistes.

Il est cependant un auteur connu et reconnu.

Écrivain qui place au cœur de ses fictions la thématique sociale et l'enquête historique sur un passé travesti ou caché, son engagement prend sa source dans son environnement familial partagé entre le courant anarchiste, antimilitariste et le courant communiste.

Il devient journaliste localier qui lui fait découvrir le fait divers dans lequel il peut puiser sa matière romanesque.

Avec Cannibale (1998), il réveille le souvenir des « zoos humains » de la IIIe République, en racontant l'histoire des Kanaks exposés comme des animaux dans un zoo lors de l'exposition coloniale de 1931.

Il se retrouve régulièrement au centre de polémique liées à ses prises de position dans ses livres car il reste convaincu qu'en oubliant le passé, on se condamne à le revivre : Didier Daeninckx s'attache au problème de la mémoire historique en dénonçant avec obstination ce qu'il considère comme relevant du négationnisme. Il a poursuivi cette démarche hors de ses romans (sur internet ou dans la presse).


L’histoire

Gocéné, un habitant de la Nouvelle-Calédonie, tente de se rendre jusqu'à la tribu de Tendo pour rejoindre de la famille. C’est un ami à lui, Caroz, qui l’accompagne. C’est alors que les deux compagnons tombent sur un barrage (voir le contexte historique du récit pour expliquer cette situation) tenu par des rebelles. Ces derniers leur interdisent de poursuivre leur chemin. Caroz abandonne Gocéné qui doit poursuivre seul. Intrigués de voir un « Kanak » en présence d’un Blanc, les deux jeunes gens demandent des explications à Gocéné, qui désire se reposer avant de reprendre la route. C’est alors que l’on apprend l’histoire qu’a vécue le vieil homme pendant l’exposition coloniale de 1931.


L’armée française est venue les trouver, lui et d’autres membres de différentes tribus, dans le but de représenter « la culture ancestrale de l’Océanie » lors de l’exposition coloniale de Paris, en 1931. Ils embarquent alors tous en direction de la France et le voyage se déroule dans des conditions épouvantables : il y a en effet trois morts.


Arrivés en France, les kanaks sont traités comme des animaux : ils sont « logés » dans le zoo de Vincennes, à côté des lions et du marigot des crocodiles. Pour attirer le public, ils sont obligés de pousser des hurlements, de faire semblant de se battre. Par ailleurs, ils sont presque nus, alors que dans leur vie quotidienne, ils sont habillés.


On apprend aussi que Gocéné est parti pour ce voyage avec sa fiancée, Minoé. Or, un jour comme un autre, une partie du cortège des « hommes anthropophages de Nouvelle-Calédonie »(c’est ce qui est écrit sur leur enclos) est obligé de quitter Paris, et Minoé fait parti de ce groupe. C’est alors que Gocéné part à sa recherche avec son ami Badimoin. Leur parcours sera bien entendu semé d’embûches et ils devront faire face aux mentalités de l’époque…

Rappel : Les personnages (ne faites pas cette partie dans votre exposé)
Gocéné : c’est le personnage principal de l’histoire. Il est promis à Minoé, de la tribu des Canala. Il ne fait pas partie du convoi qui doit quitter Paris. Avec son ami Badimoin, il part à la recherche de sa future femme. Il est courageux et fidèle en amitié. En effet, il n’hésite pas à affronter les dirigeants racistes de l’organisation de l’Exposition et les policiers qui partent à sa recherche. Par ailleurs, il n’abandonne jamais Badimoin, alors que celui-ci a peur de se réfugier dans le métro parisien. C’est un homme de parole, car il a promis au père de Minoé de prendre soin d’elle. S’il n’arrive pas à rester près d’elle, il fait tout son possible pour la retrouver et la ramener en Nouvelle-Calédonie.

Badimoin : meilleur ami de Gocéné, il part avec lui à la poursuite de Minoé, qui est sa cousine. C’est un appui sérieux pour Gocéné. Il le soutient dans toute l’aventure et le remotive quand il se décourage. Cependant, il va mourir à la fin de l’histoire en tentant de réchapper aux gardiens de l’exposition. Il meurt dans les bras de Gocéné.

Fofana : c’est un Africain qui a été engagé comme balayeur dans le métro. Il va sauver la vie aux deux kanaks en les cachant dans son réduit. Il est généreux car malgré le fait qu’il ait peu de victuailles, il les partage avec Badimoin et Gocéné. Par ailleurs, il leur indique la bonne voie à suivre pour rejoindre la gare et ainsi retrouver Minoé.

Caroz : il a pris la défense de Gocéné après la mort de Badimoin. On peut même considérer qu’il lui a sauvé la vie. En effet alors qu’un gardien de la paix allait lui tirer dessus, Caroz s’est interposé. Après cet épisode, Caroz a fait de la prison. Il a retrouvé Gocéné alors que celui-ci était retourné en Nouvelle-Calédonie. Depuis ce jour, ils sont devenus amis.



Le centre de ce récit est un thème : le racisme, à la base du colonialisme



Cannibale dénonce le racisme colonialiste de l’époque tout au long du livre. Cela commence dès les premières pages, lorsque Caroz est interdit de passage. Le contexte est alors différent du reste du texte. En effet, à ce moment là, les kanaks revendiquent leur indépendance.
Ensuite, les situations sont nombreuses : les kanaks se retrouvent enfermés dans des enclos et doivent se comporter comme des sauvages cannibales, des animaux. Par ailleurs, ils font l’objet d’un échange. Car quelques jours avant l’inauguration de l’exposition, tous les crocodiles du marigot meurent d’un coup. Une solution est alors trouvée : le cirque allemand Höffner, qui souhaite renouveler l’intérêt du public allemand, veut bien prêter les siens, en échange d’autant de Kanaks.


Le pire dans ces situations, c’est que Gocéné et ses compères sont conscients de ce fait : « Tu vois, on fait des progrès : pour lui nous ne sommes pas des cannibales mais seulement des chimpanzés, des mangeurs de cacahuètes. Je suis sûr que quand nous serons arrivés près des maisons, là-bas, nous serons devenus des hommes. »


Avis personnel

J’ai bien aimé ce livre. En effet, il dénonce de façon brillante le racisme de l’époque coloniale. Cependant, j’aurais préféré une histoire plus longue, et moins axèe sur la poursuite de Badimoin et Gocéné. J’ai trouvé un peu lassant leur périple dans ce Paris des années trente.
Mis à part cela, les rapports entre le présent et la narration de l’histoire sont intéressants. Effectivement, deux histoires se déroulent en parallèle. Alors que Gocéné raconte son aventure aux deux rebelles, des personnes tentent d’approcher du barrage. Gocéné, qui a alors 70 ans, fait preuve de sagesse par rapport aux deux jeunes gens. Avec son histoire, il montre qu’il peut y avoir une harmonie et une paix entre les gens des différentes communautés qui existent dans le monde. Cela laisse un message d’espoir au lecteur.
Autre avis possible

Tout d'abord, "Cannibale" est un récit court (100 pages) et captivant, qui est inspirée de faits réels avec des personnages attachants qui sont la plupart du temps face à des problèmes. Ces problèmes sont des problèmes qui touchent aux droits de l'homme et du citoyen, à savoir le racisme qui est malheureusement très fréquent à cette époque. Je trouve qu'il est facile de se plonger dans l'histoire bien que par moments, elle soit assez triste. Après avoir lu ce livre, je trouve que à la lecture de ce récit, on ne s'ennuie pas au contraire, on est directement capté émotionnellement. Ce récit sensibilise les jeunes, comme moi, au racisme.
Cette partie est juste pour votre culture, que vous puissiez répondre à d’éventuelles questions sur la situation en Nouvelle Calédonie.

Le contexte historique du récit : Les « Évènements » (1984-1988)


Avec l'élection de
François Mitterrand en 1981, le Front Indépendantiste se rapproche du Parti socialiste métropolitain et les attentes indépendantistes se font plus pressantes.

En 1984, mécontent du nouveau statut préparé par le secrétaire d'État à l'Outre-mer socialiste Georges Lemoine et de l'évolution de certains dossiers sensibles (notamment sur le plan foncier), le Front de libération national kanak socialiste (FLNKS), qui remplace le Front indépendantiste, décide de boycotter les élections territoriales, dresse des barrages sur les routes, met en place un « Gouvernement provisoire de Kanaky » présidé par Jean-Marie Tjibaou avec pour but de préparer l'« Indépendance kanake socialiste ». C'est le point de départ de quatre années de conflits politiques et ethniques appelées les « Évènements » (1984-1988). La mort du secrétaire général de l'Union calédonienne, et chef de l'aile radicale de ce parti, Éloi Machoro (évènement qui inspire cette œuvre à Daeninckx), le 12 janvier 1985, envenime la situation, les affrontements entre opposants et partisans de l'indépendance dégénérant bientôt en une véritable guerre civile, le gouvernement central décidant d'instaurer l'état d'urgence et le couvre-feu de janvier à juin 1985.

Des radicaux des deux camps forment alors des milices qui s'affrontent violemment, et les gouvernements successifs échouent à rétablir le calme. La violence culmine en 1988 avec la prise d'otages d'Ouvéa : des indépendantistes radicaux prennent d'assaut la gendarmerie d'Ouvéa et y assassinent 4 gendarmes. Ces mêmes indépendantistes prennent également en otages les 27 autres gendarmes de l'île. Le 5 mai 1988, à quelques heures du second tour de l'élection présidentielle entre François Mitterrand et son premier ministre, Jacques Chirac, l'assaut par le GIGN, l'EPIGN, le 11e Choc et le commando Hubert de la grotte de Gossanah où les gendarmes étaient retenus en otage, baptisé « opération Victor », se solde par la mort de 19 indépendantistes et de deux militaires (C’est le film de Mathieu Kassowitz que nous avons partiellement vu).

Le « pacte trentenaire » (1988-2018)


Cet épisode pousse les deux camps et leurs leaders à négocier sous la médiation du Premier ministre Michel Rocard, aboutissant à la signature des Accords de Matignon le 26 juin 1988 prévoyant la mise en place d'un statut transitoire de 10 ans devant se solder sur un référendum d'autodétermination pour que les Calédoniens se prononcent pour ou contre l'indépendance.

Le 4 mai 1989, sur l'île d'Ouvéa, le président du FLNKS (indépendantiste), Jean-Marie Tjibaou, et son secrétaire-général, Yeiwéné Yeiwéné, étaient assassinés. Leur meurtrier, Djubelly Wéa, un ancien pasteur, reprochait aux deux hommes d'avoir signé en juin 1988 les accords de Matignon avec l'État et leurs adversaires anti-indépendantistes du RPCR.

Ces accords prévoient la mise en place d'une autonomie forte (avec des transferts progressifs de compétence, seuls les pouvoirs régaliens que sont la sécurité, la justice, le droit général, la monnaie, la politique étrangère), la construction d'un destin commun, la mise en place d'une citoyenneté néo-calédonienne (ouverte aux Français domiciliés en Nouvelle-Calédonie depuis novembre 1998 et à leurs descendants), la défense et la promotion de la culture kanake et l'adoption de signes (hymne, devise, drapeau, nom du pays et graphie des billets de banque) représentant « l'identité kanake et le futur partagé entre tous ».

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