Histoire de L’eps en France de 1945 à nos jours





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Histoire de l’EPS

Chap : 1

Histoire de L’EPS en France de 1945 à nos jours
Problématique :

En quoi l’EPS est une discipline d’enseignement ?
Introduction :
- L’histoire de l’EPS : c’est l’histoire d’1 discipline en construction

→ étudier l’histoire de l’EPS en rapport avec l’évolution du système scolaire.

- Il faut se poser la question : qu’est-ce que l’EPS ?

- L’EPS a 1 histoire plurielle : histoire de l’enseignant, des textes officiels, des pratiques

réelles de l’enseignant …

- L’EPS est vu d’une façon :

  • synchronique (faire le bilan dans toutes les différentes facettes)

  • diachronique (à 2 moments différents)

pour définir des évolutions.

→ quelles sont les permanences et les ruptures ?
- L’histoire ne donne aucunes indications sur le futur.

→ elle permet de voir comment les choses se sont construites.
3 questions sur le cours :

  • L’intégration scolaire de la discipline.

  • Les débats en EP avec des enjeux de concurrence.

→ imposer son point de vue, occuper 1 place en EPS.

→ les enjeux de pouvoir + que de l’éclectisme, L’EPS est 1 véritable synchrétisme.

  • Le concept de l’EP

→ Jacques Ulmann : l’EPS n’a pas d’origine purement pédagogique ou éducative.

→ Avant, l’EP était le soin qu’on donnait aux enfants.
Questions :


  • L’intégration scolaire de la discipline ?

  • Débats en EPS, avec les enjeux de concurrence

  • Dans les textes officiels plus que de l’éclectisme, l’EPS est un véritable syncrétisme.

  • Les concepts de l’EPS ?

  • J. Ulmann : mots impossible, concept bancal. L’EP n’a pas des origines purement éducative ou pédagogique



  1. L’EPS 1945 à 1958


Ouvrage : M.Attali et J.Saint-Martin, l’éducation physique de 1945 à nos jours, les étapes d’une démocratisation. A.Colin


    1. L’EPS sous une IVème république, une discipline sous tutelle médicale.


- A la libération, les dirigeants politiques ont voulus la défaite Française due à

l’intellectualisme.

→ la méthode naturelle devient la méthode nationale auquel on ajoute du sport.

- 1945 – 1946 : le législateur veut donner le choix aux professeurs en choisissant la méthode.

- L’éclectisme est une source de richesse.

→ il n’y a pas d’intérêt à imposer une méthode.

- Inconvénients :

Andrieu Gilbert : cette nouvelle liberté ravive la guerre des méthodes.

Le législateur décide d’1 organisation très réglé de la leçon des cycles.

On impose 1 cadre à l’EP mais pas ce qu’il y a dedans.

→ on passe d’1 pouvoir qui ordonne à 1 qui contrôle et organise.
- Après la guerre, les préoccupations de santé sont essentiels et importantes.
- Le contexte sanitaire oblige à penser l’EP comme compensatrice des privations endurées

pendant la guerre.

- Les médecins vont prendre la discipline sous tutelle et les enseignants perdent en partie leur

liberté pédagogique.
Les différentes catégories d’enfants :

  • Elèves normaux : entraînement + compétitions.

  • Elèves moyens : entraînement

  • Elèves de maintien

  • Elèves de gym corrective


- La gym de maintient prend une large place.

- L’EPS est sous contrôle médicale.

- Les suédistes et néo-suédistes prennent + la parole que les autres.
P Seurin :

- Il est activiste dans la ligue française de l’EP.

- 1948 : il publie 1 manifeste pour expliciter les principes de la ligue.

« Le but ou la finalité de l’EP doit être la santé et pour la santé, il n’y a pas mieux qu’1 gym construite (suédiste) ».

- 1949 : « Vers 1 EP méthodologique »

La gym construite organise la leçon en 2 parties :

  • Formation

  • Application

L’application est la pièce maîtresse.

→ C’est la place de l’EP de base.

Elle doit être considérer comme 1 travail scolaire (l’EP doit être sérieux)
- A l’époque, le sport après guerre n’a pas encore conquis toutes les populations.

- Le sport est vivement critiqué.

→ il est considéré comme le lieu d’argent.

le lieu de l’excès.
- Le sport fait peur.

- Le sport est souvent la mise en danger des ind.

- L’expérience pédagogique intéressante naît le jour, notamment à Vanves à partir de 1950

autour d’1 idée.

le mi-temps pédagogique (moitié classe / moitié EP)

travail scolaire + efficace.

santé des élèves.

- La municipalité lance les 1ères classes de neige, mer … avec l’éducation nationale.
- C’est après la guerre, que naît « la pédagogie sportive »

→ en rupture avec le courant médical.

- Le sport peut-être 1 puissant levier éducatif.

- A l’ENSEP et l’INS, les profs sont de + en + nombreux à construire et écrire

autour de la pédagogie sportive.
M. Baquet :

- Athlète réputé et prof à l’UNSS depuis 1945.

- Il veut faire de l’EPS « l’ABC, la grammaire du sport ».

- Revue de l’UNS, « l’influence du sport » (1947)

- Il veut prouver pratique polyvalente des sports peut remplacer les exos

physiques analytiques (suédistes)
3 temps :

    • Période d’initiation sportive généralisée (on goutte à tout)

    • Période d’orientation sportive

    • Période de spécialisation


- L’EPS doit apprendre à vivre, de participer à la vie sociale de l’ind.

→ contrairement à la suédoise.

- Les pratiques sportives deviennent 1 phénomène social d’importance.

- En + de devenir 1 phénomène social, faire du sport, c’est réellement inscrire

les élèves dans une activité humaine et de ce fait, c’est apprendre à vivre

ensemble.
- Depuis Baquet (vers 1960 à aujourd’hui), les sports et surtout sports CO

auraient la vertu de socialiser.

- Dans le sport, il y a aussi 1 puissant levier éducatif.

→ valoriser le jeu.

- Il faut faire attention : jouer, c’est pas forcément avoir du plaisir


    1. naissance de la pédagogie sportive


M.Baquet : quitter la tutelle médicale.

- Si l’EPS était seulement la santé, les médecins seraient les mieux placés.

- Les propositions des médecins et des suédistes ne tiennent pas compte des

pratiques sociales.
La suédoise : accumulation de mouvement, sans prise en compte de la signification culturelle.

- Elle arrive encore à vivre jusque dans les années 50.

- Les rapports entre adultes et enfants fonctionnent encore sous un mode autoritaire et on ne

se pose pas la question de savoir quels sont les motivations des élèves.

- Dans les années 60, les mœurs changent.
- Le rapport entre adultes et enfants, patron et ouvrier.

- L’autorité va de soi dans ces années là.

- J. Château et Pascal étaient des références pour les enseignants qui privilégiaient l’effort,

le travail et la rigueur.

- La volonté de changement de référence scientifique, c’est ainsi une volonté d’être +

efficace.

- Avec le sport, on met les élèves face a des problèmes humains, dans des situations

socialement réinvestissables donc utile bien au delà de la santé.

- Pour Baquet, on se pose la question de l’utilité culturelle, de la légitimité culturelle.
P.Arnaud :

- Les disciplines d’enseignement sont l’ensemble des savoirs et des connaissances, des

savoirs faire dont l’acquisition est jugé utile pour la formation et l’instruction de la

personne et son insertion dans la société.

- Cet ensemble peut se définir selon 3 critères :

  • l’intégration dans les programmes scolaires

  • représentative culturelle

  • l’utilité des savoirs dispensés


- Appropriation culturelle, oui ! Mais que choisir dans la culture.

- L’institution scolaire partagée par l’ensemble des membres d’une société, elle choisie dans

la culture ce qui doit être enseigné.

- L’école doit et devrait enseigner ce qu’il n’est pas permis d’ignoré.

- A partir des années 50, la modernité pour les activités physique, c’est le sport.

- L’EP fait l’impasse sur une modalité de pratique qui en expansion et qui va à la fin des

années 60 devenir très autoritaire, c’est le sport.
M.Baquet : Motivation des élèves en EP ?

- Pratiquer le sport en EP, c’est aussi jouer et si on joue alors on pourra + facilement

stabiliser les enseignements grâce aux motivations.
P. Liotard : faire du sport en EP, c’est souvent travailler.
- Une des raisons qui font que le sport en EP n’est pas un jeu, c’est que la discipline doit se

conformer aux usages scolaires.

- L’institution scolaire demande de formaliser objectifs, contenus, méthodes et évaluations.
P. Arnaud : « l’orthodoxie scolaire de l’EP ou l’étrangère dans la maison école » (1990)

- Il dit que les enseignants d’EP doivent se conformer aux exigences institutionnelles

pédagogiques et didactiques, une sorte de mimétisme qui par analogie et transposition lui

confère toutes les caractéristiques d’un enseignement.

- Les références de M.Baquet doivent beaucoup aux travaux d’H Wallon (travaux sur la

maladresse des enfants).

- Assez systématiquement en EP, les références scientifiques sont abusives car les travaux

cités sont sans rapports direct avec les pratiques en EP.

- M. Baquet comme ses successeurs font appel à des travaux de recherche pour légitimer

leur proposition mais depuis toujours se pose un problème épistémologique majeur.


  • Quelle place pour le sport à l’école ?


- Dans les années 40 et 50, le sport est peu pris en compte dans les textes officiels au primaire

et au secondaire souvent relégué au lycée pour la 2ème partie de la leçon.

- 1951 : le rapport Legorgeux, montre toute l’insuffisance des installations.

- L’intégration du sport en EP s’est fait par la demi-journée de plein air.

- Dans les faits, la demi-journée de plein air va petit à petit être occupée par des pratiques

sportives.

- 1961, la demi-journée de plein air deviendra la demi-journée de sport.

- 1945, rend obligatoire la création dans chaque établissement secondaire d’une AS.

- 1950, par décret, un forfait de 3h est intégré pour animer l’AS.
L’AS :

La légitimité :

L’AS est placé sous surveillance, un contrôle médical sportif est mis en place pour protéger les enfants.


  • Quelle pratique pédagogique en EPS pour les enseignants qui vont enseigner le sport ?


- L’imitation du geste est valorisé, souvent celui de l’enseignant.

→ des efforts de conceptualisation.

Ce développent des stages expérimentaux pour développer la pédagogie sportive souvent

encadrés par les enseignants de l’ENSEP ou encore par des cadres de la FSGT (fédé

sportive gymnique du travail).

- 1ère proposition de pédagogie sportive : J. Tessier formule une pédagogique sportive

adaptée au cadre scolaire.

 « L’enseignant doit viser grâce à l’adaptation des réactions motrices viscérales et verbales

aux situations les + diverses dans lesquelles l’individu se trouve les + engagés.

L’enseignement doit viser l’acquisition de 4 formes corporelle, maîtrise du déplacement, du

corps, des engins et de l’opposition ».

- C’est la 1ère classification qui se préoccupe du type de transformation a opéré chez les

élèves et qui dépasse l’appropriation culturelle « des pratiques sociales »

- Dans les années 50, le sport va devenir un phénomène social d’émergence.

- Souvent, il va être par les enseignants comme un moyen d’enseignement fort et un outil +

efficace en termes de rendement physique.
- Le sport et le stade : moyen thérapeutique et un investissement économique.

- Le sport est aussi considéré aux maux sociaux.

- Le sport est vu comme un outil pour contrôler la jeunesse.

- M. Amar, « né pour courir, sport pouvoir et rébellion »


  • Le sport, un instrument politique


- Le sport devient l’objet de l’opposition entre bloc de l’est et bloc de l’ouest.

- En 1951, le CIO accepte l’URSS, en 1962 aux jeux d’Helsinki, l’URSS est aux JO.

- L’état se préoccupe du sport dans les entreprises nationalisées après guerre.

- Chez Renault, EDF, société générale, les CE sous l’impulsion de l’état créent des sections

sportives pour les employés.

- Après guerre des 45, l’état va prendre des mesures de contrôle du sport civil et favoriser sa

pratique.

- Une ordonnance de 45 crée une délégation de pouvoir.

Tout club sportif recevra une subvention de l’état en l’échange d’une justification de son

administration.
- Le développement du sport fédéral se fait sous l’action d’un effet de mode, du rôle de l’état

mais aussi sous l’effet de la presse et des médias.

- Les licenciés sportifs sont 5% en 1950 et seront prêt de 15% fin des années 50. c’est le

journal l’EQUIPE qui souhaite augmenter ses ventes et organise des événements comme la

coupe d’Europe de foot …

- Quelques sportifs vont aider le développement
Conclusion :

- L’EP s’adapte aux réalités sociales et politiques de son époque pour garantir sa

reconnaissance et amener sa place et prouver son utilité.

- L’influence des militaires a disparu mais la tutelle médicale et les finalités sanitaires

deviennent prépondérantes.

- Depuis le début du XXème siècle, les médecins ont pris conscience de ce que constitue

l’école et l’EP particulièrement. Le pouvoir médical tente de s’imposer dans toutes les

sphères de la société en imposant ses normes avec l’aide d’une légitimité scientifique

(biologie, physiologie).

- Les médecins tentent de dictée un modèle de la normalité physique et de prescrire les

pratiques qui doivent y mener.




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