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date de publication10.10.2017
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Regard sur l’action

Le dessinateur utilise des procédés «cinématographiques» pour mettre en valeur l’action ou les sentiments des personnages et créer un effet dramatique ou comique suivant l’évolution de l’histoire.

Les plans : comment est cadrée l’image ?

Pour susciter l’intérêt du lecteur, le dessinateur dispose de différentes façons de présenter le sujet, vu à des distances diverses, selon l’effet recherché.

1 : Plan général ou panoramique : il montre un vaste paysage, permettant de planter un décor, une foule, un personnage, une situation. Il a une valeur descriptive.

Plan d’ensemble: le personnage est situé dans un décor, mais c’est ce dernier qui est important.

Plan de demi-ensemble ou « italien »: le personnage prend le pas sur le décor mais celui-ci reste très présent.

2 : Plan moyen : il isole un ou plusieurs personnages qui sont directement concernés par l’action. Les personnages sont cadrés en entier (« en pied») au premier plan. Il a une valeur narrative.

3 : Plan américain ou rapproché (plan buste): il cadre le personnage à hauteur de poitrine. Ce plan nous entraîne au cœur de l’action et a également une valeur narrative.

4 : Gros plan: il isole une partie du décor ou du personnage (un bras, une main…), on distingue nettement les expressions du visage et les émotions exprimées dans le cas d’un personnage. Il renforce l’intensité du récit et a une valeur dramatique.

5 : Très gros plan: Il met en valeur un élément extrêmement précis (œil, doigt, canon de revolver…), souligne l’importance d’un détail jusqu’alors ignoré. Il a une valeur expressive ou documentaire.

Le zoom avant permet de passer d’un plan panoramique à un gros plan (l’inverse est un zoom arrière)

Le vocabulaire de la bande dessinée :

Une planche: page entière de B.D., composée de plusieurs bandes.

Une bande: (aussi appelée un “ strip ”) : succession horizontale de plusieurs images.

Une vignette: (aussi appelée une case) image d’une bande dessinée délimitée par un cadre.

Une bulle: (aussi appelée un phylactère) forme variable qui, dans une vignette, contient les paroles ou pensées des personnages reproduites au style direct.

→Dans les bulles : la “ bande son ”

-Une onomatopée: mot qui imite un son ; les onomatopées constituent le bruitage de la bande dessinée.

-Un idéogramme: icône, symbole ou petit dessin exprimant une pensée ou un sentiment.

- La typographie: manière dont le texte est imprimé : caractères, forme, épaisseur, disposition...

un cartouche: encadré rectangulaire contenant des éléments narratifs et descriptifs assumés par le narrateur, appelés également commentaires.

Analyse d'une planche de B.D.

  1. L'histoire

- Indiquer le genre (aventure, science fiction, fantastique, comique, dramatique, succession de gags, etc.)

  1. Les personnages

- Le héros : bref portrait (principales caractéristiques physiques et psychologiques), puis commentaire du personnage : que peut-il incarner/signifier ?

- Comment la psychologie des personnages (traits de caractère, émotions...) est exprimée ? (image, texte, typographie, etc.)

  1. Le graphisme

- Description du dessin : remarques sur le trait, les volumes, les couleurs, les ombres et les lumières, etc.

- Commentaire : impression(s) produite(s).

  1. L'image

- La division de la page. La forme, la taille et la répartition des cases.

- Le montage : comment on passe d'une case à l'autre, ruptures et continuités, répétitions et variété, "créativité", impression recherchée et comment elle est obtenue.

- Les cadrages, les différents plans et angles de vue. Ce qu'ils traduisent.

- Les mouvements : comment ils sont suggérés.

  1. La "bande-son"

- Bulles et commentaires hors ou dans l'image : leur importance respective. Commentez en mettant notamment en rapport avec le type de - récit auquel on a affaire, son rythme...

- Les textes hors des bulles : type d'informations qu'ils donnent, rôle qu'ils jouent par rapport aux images.

- Dans les dialogues : comment la typographie (la forme de l'écriture, des lettres, des phrases) traduit le son, la diction... Rapport entre les textes et la forme (ou l'absence) des bulles.

- Le langage : commentaire du type de langage utilisé.

Persepolis

Résumé

Téhéran, 1978 :Marjane, huit ans, rêve de devenir le dernier prophète de la galaxie. Choyée par des parents modernes et cultivés, particulièrement liée à sa grand-mère, elle suit avec exaltation les événements qui vont mener à la révolution et provoquer la chute du régime du Shah.

Avec l’instauration de la république islamique débute le temps des « commissaires de la révolution » qui contrôlent tenues et comportements. Marjane, qui doit porter le voile, se rêve désormais en révolutionnaire.

Bientôt, la guerre contre l’Irak entraîne bombardements, privations et disparitions de proches. La répression intérieure devient chaque jour plus sévère.

Dans un contexte de plus en plus pénible, sa langue bien pendue et ses positions rebelles deviennent problématiques. Ses parents décident alors de l’envoyer en Autriche pour la protéger.

A Vienne, Marjane vit à quatorze ans sa deuxième révolution : l’adolescence, la liberté, les vertiges de l’amour mais aussi l’exil, la solitude et la différence.

Commentaires :

C’est sa propre histoire que raconte Marjane Satrapi avec une verve démultipliée par la puissance graphique et poétique des dessins.

Marjane Satrapi est née en 1969. Elle grandit à Téhéran où elle étudie au lycée français. Elle poursuit ses études à Vienne, puis s’installe en France en1994. En arrivant à Paris, elle rencontre des dessinateurs qui la font entrer à l’Atelier des Vosges.

Dans un premier album, Persepolis 1, publiée par l’Association en novembre2000, Marjane retrace une partie de l’histoire de sa famille à travers le récit de ses dix premières années, jusqu’à la chute du régime du Shah et le début de la guerre Iran-Irak. Dans Persepolis 2, paru en octobre2001, elle raconte la guerre Iran-Irak et son adolescence jusqu’à son départ pour Vienne à l’âge de 14 ans. Persepolis 3 et 4 racontent son exil en Autriche et son retour en Iran.

Marjane Satrapi nous embarque avec la verve d’une conteuse orientale. Elle revit ses élans d’enfant sans idéaliser l’enfance. Elle se souvient de la maîtresse qui faisait aimer le Shah. Des opposants torturés. De l’euphorie qui suivit la défaite du monarque. De l’oncle Anouche, éliminé parce qu’il était communiste. De l’attaque de l’Irak contre son pays affaibli. Des cassettes d’Iron Maiden vendues sous le manteau. De l’exil en Autriche….

Les souvenirs sont parfois d’une cruauté atroce, mais le dessin stylisé (en noir et blanc) permet de les situer à bonne distance.
Repères chronologiques

Histoire de l’Iran :

Le nom officiel du pays est Iran (Terres des Ariens), mais le nom de Perse est aussi utilisé.

-1500 av. J.-C. Arrivée des ariens.

-699 à -330 Empire achéménide.

-226 à 651 Empire sassanide.

-640 à 650 Conquête par les Arabes musulmans. L’Iran est islamisé,pas arabisé. Il adopte l’alphabet arabe mais garde sa langue.

-650 à 1500 Nombreuses dynasties (Ghaznévides, Samanides,mongols).

-1500-1722 Dynastie Sefévide, chiite, rivale des Ottomans sunnites. Âge d’or artistique (architecture, enluminure, calligraphie).

-1795-1925 Dynastie Qajar. (pénétration anglo-russe, mais pas de colonisation).

-1925-1979 Dynastie Pahlavi. Reza Shah Pahlavi 1925-1941, Mohammed Reza Pahlavi 1941-1979
La révolution iranienne :

Février 1978 - Janvier 1979 Manifestations hostiles au shah où se côtoient opposants laïcs, marxistes, religieux.

Janvier 1979 Le shah quitte le pays. L’ayatollah Khomeini, chef du clergé chiite, revenu d’exil, prend le pouvoir et instaure une République islamique.

Septembre 1980 Le chef d’état irakien Saddam Hussein attaque l’Iran.

1980-1988 Guerre Iran-Irak environ 1 200 000 morts. Trois fois plus d’Iraniens que d’Irakiens.

Juin 1989 Mort de l’ayatollah Khomeini. Ali Khamenei, guide de la Révolution. L’influence des « Gardiens de la Révolution » (pasdaran), milice armée conservatrice, reste forte.

Extrait d’interview (l’intégralité se trouve sur le site bdselection.com):

Pour écrire ses scénarios, Marjane fait un important travail de mémoire afin de restituer les évènements tels qu'elle les avait vécus enfant

cliquez ici pour voir en grand
 

Pesepolis T1
extrait P17

« Vous savez, au milieu de toutes les mauvaises choses que j’ai en moi, j’ai une grande qualité : je me souviens absolument de tout. Même les sensations. Je suis allée toute seule en Autriche. L’adolescence est un âge où on a besoin de ses parents pour qu’ils vous disent : " Il faut faire ceci, il faut faire cela ". Ils sont un peu vos juges, ils vous punissent parfois mais surtout ils vous mettent sur le droit chemin. Moi, je me suis trouvée privée de mes parents. Il a donc fallu que je sois juge moi-même, que je me punisse toute seule.

Comme ça faisait déjà beaucoup, que je ne pouvais pas envisager le futur, j’ai toujours vécu dans mon passé, à revivre les événements en m’imaginant ce que mes parents m’auraient dit dans une telle situation. J’ai passé beaucoup d’années en ne vivant pas dans le présent parce que c’était difficile d’y vivre tel qu’il se présentait, en n’ayant aucune vision du futur parce que la situation n’était vraiment pas facile et que je ne pouvais pas faire comme les enfants de mon école qui disaient : " Après ça, on va faire ça et ça ! " Moi, je n’en savais rien. Je ne faisais des projections que dans le passé. Il est donc resté très vif.

En fait, mon travail le plus important pour Persepolis, ce n’est pas de dessiner : j’ai un dessin minimaliste, même si je travaille beaucoup les expressions. Je ne dessine pas beaucoup de décors, je ne travaille pas les cadrages, je trouve d’ailleurs que ce n’est pas nécessaire pour ce que je raconte. Et je suis paresseuse, je n’ai pas envie d’en faire plus. Non, l’essentiel de mon boulot, c’est de me souvenir comment je ressentais les choses quand j’avais six, dix ou treize ans. Parce que je trouve beaucoup plus intéressant que le livre évolue avec mes sensations d’alors plutôt que de faire semblant en tant que femme….

Je fais un important travail de mémoire, j’écris beaucoup et j’enlève tout ce qui n’est pas essentiel. Les encrages après ne me prennent pas beaucoup de temps. Si j’ai besoin d’un an pour qu’un bouquin sorte, c’est à cause de ce travail de mémoire. »

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