Hors Série spécial Belgique 9-10 Mai 2008





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U S I P

Union Sportive Internationale de Paris




Hors Série spécial Belgique 9-10 Mai 2008
L’USIPIEN

L’hebdomadaire des adhérents de l’USIP

Sirène Cup (Belgique)

Classement final : 2nd sur 20
LA GRANDE ILLUSION




Le coup était presque parfait… Passés par bien des épreuves cette saison mais surtout les saisons précédentes (à l’époque, Bastien jouait encore dans le champ), les Usipiens ont sans conteste écrit la plus belle page de leur histoire à l’occasion de la Sirène Cup, les 9 et 10 mai 2008 à Oostende. Un tournoi qui aurait pu finir en apothéose pour des joueurs qui n’avaient pas été à pareille fête depuis bien longtemps. Mais voilà, c’était trop gros, trop beau, trop tôt.
Trop gros car l’USIP était loin d’être la meilleure formation présente sur les pelouses vallonnées de cette chère et tendre Belgique et à l’image de la Grèce en 2004, une victoire finale aurait pu être considérée à juste titre comme un bel hold-up…
Trop beau parce que l’histoire était belle, oh oui putain, elle était belle et parce que cette équipe est passée tout près d’une élimination prématurée et a su se sublimer dans les moments difficiles.

Trop tôt parce qu’on oublie souvent que l’USIP n’a que 4 ans et que si elle se met à gagner des tournois, il sera de plus en plus difficile de répondre aux attentes d’un président intransigeant (qui a dit "Flo c’est Aulas en pauvre" ?) et d’un capitaine ambitieux (qui a dit "C’est qu’un poney mais il veut gagner le prix de l’Arc de Triomphe" ?).

Ce club est sur la bonne voie et franchit les étapes lentement (très lentement d’accord) vers la gloire et la postérité.


Comme lors de l’épopée précédente, chacun a connu sa petite histoire, a fait son bonhomme de chemin afin de rallier le plat pays. Les Balard Boyz, toujours fringants et accompagnés de David, avaient pris l’option claquage de cerveau et enfumage de citrouille en partant le jeudi pour jouir des charmes et bienfaits naturels de la campagne hollandaise. Ils en ont profité pour faire le plein et Nico aurait, par la même occasion, rempli quelques filles de mauvaise vie.
Mad, Olivier et Manu ont eux choisi de se faire tous les KFC qui longeaient la route afin de parfaire leur condition physique et poursuivre la rédaction de leur ouvrage " KFC et pratique du football de haut niveau… L’impossible équation ".
Doudou, Flo et Antoine ont de leur côté fait preuve de courage en accompagnant Greg (1 an de permis, 8 accidents, et une voiture qui n’a plus vu de contrôle technique depuis le dernier but de Shek, en 1992).
John enfin, suite à son effroyable expérience de l’an dernier (trajet avec Balard Boyz, nuit dans la voiture avec Bastien sur ses cuisses, Shek sur son épaule et Nico et Lolo dans le dos… et ça, ça fait froid dans le dos), l’a joué simple en accueillant Onil, Vince, Romain et Julien dans sa spacieuse berline familiale qui n’a plus rien de familiale depuis qu’il éclate sa banquette arrière avec ses collègues de travail !


Mais une fois n’est pas coutume, la route s’est passée sans encombre.
L’arrivée à l’hôtel sous les chants des nombreux supporters ("U ! S ! I ! P ! Allez allez allez ! " ,"Julien, ta mère est devant nous"… etc etc) permit aux Usipiens de rentrer rapidement dans le tournoi et de se rendre compte des attentes d’un public alcoolisé venu en masse pour les soutenir.
L’hôtel en question fut une très bonne surprise. Un service 3 étoiles, des chambres spacieuses, de l’électricité pour tout le monde et même de l’eau chaude… Peu habitué à tant de luxe, l’USIP se prenait pour un grand club et cela a surement joué dans le parcours que l’on connait. Le président avait vu grand et des T-shirts aux couleurs du club attendaient chacun des participants. Le genre de petit geste qui booste le moral des troupes. A peine arrivés sur les terres des frères Mpenza, les Usipiens déposèrent leurs affaires et se rendirent dans les pubs du centre ville. Des pubs bondés et bon marché (comme la mère de Lolo un samedi soir) où la bière coulait à flot. Cependant, la perspective d’un réveil matinal et de joutes endiablées ont pris le dessus et calmé les ardeurs des plus grands alcooliques.
Une confiance digne des plus grandes formations de la scène européenne
Décidé à bien entamer le tournoi mais les yeux encore tout collés, la fine équipe se leva aux aurores pour un petit déjeuner de champions avec Frosties, œufs et bacon avant de rejoindre les pelouses peu après 9h.
L’ambiance était conviviale et le soleil frappait déjà fort. La scène avait des allures de barbecue champêtre et l’USIP n’était pas loin de penser que le niveau de jeu serait du même acabit.



Le 1er match de la journée allait dans ce sens… Face à une formation belge de seconde zone, sans équipement, sans talent mais déjà bien attaquée niveau bibine (il était alors 9h30…), les Usipiens prenaient le jeu à leur compte et dominaient les débats sans trembler. Du moins lors des 1ères minutes. Car si Thomas fit illusion sur son côté droit en enchainant les débordements et offrant le 1er but usipien du tournoi à Manu sur un plateau, la suite fut bien moins réjouissante. Incapables de prendre le large malgré de nombreuses et nettes occasions, l’USIP se faisait rejoindre au score et montrait d’alarmants signes de fébrilité. Par bonheur, un pauvre défenseur se collait une magnifique tête en lucarne sur un corner inoffensif et offrait la victoire aux Usipiens qui n’en demandaient pas tant. L’essentiel était acquis mais Thomas sortait sur blessure, son tournoi se terminant prématurément.


Ce succès douloureux n’inquiétait pas nos valeureux soldats… La troupe au grand complet arborait un grand sourire et affichait une confiance digne des plus grandes formations de la scène européenne. Un peu d’humilité n’aurait cependant pas fait de mal… Face au Celtic Belgium, les hommes de Captain Johnny, toujours dominateurs, payaient cette fois le prix fort. Toujours incapables de cadrer ou de mener à bout leurs actions, et surtout privés de Julien (sorti sur une blessure violente qui a surement choquée et déstabilisée l’équipe), les Usipiens s’inclinaient sur la plus petite des marges et pouvaient nourrir des regrets.
Remobilisés par leur poney préféré mais toujours privés de Thomas et Julien, l’USIP attaquait son 3ème match de poule pied au plancher et avec la ferme intention de remettre les pendules à l’heure. Malheureusement, l’adversaire était coriace… Plus rapides, plus physiques et tout simplement plus talentueux (mais surement moins bien montés !!), les Belges maitrisaient la rencontre de bout en bout et c’est un miracle si l’USIP n’a encaissé qu’un seul but. Un but litigieux car le coup franc qui l’a amené était tout simplement inexistant (dégagement dévissé que Bastodanda récupérait des deux mains).
C’était la fin…Avec deux défaites au compteur, seul un miracle pouvait offrir la qualification à nos champions. Après ces trois premiers matches, le constat était implacable. L’USIP coulait… Une fois de plus !
Antoine, caméra au poing, recueillait les premières impressions. Pour tout le monde, le tournoi était fini. Les Usipiens pouvaient aller à la plage, profiter du soleil et boire pour oublier. Nico pleurait doucement dans son coin, Flo maudissait cette équipe de losers et son capitaine qui avait osé le mettre sur le banc. Le capitaine en question broutait un peu plus loin…
Mais si personne n’y croyait, un espoir subsistait tout de même. Il fallait pour cela que le Celtic Belgium s’incline, que l’USIP s’impose dans son dernier match de poule et que la différence de buts lui soit favorable. Un concours de circonstance qui n’incitait pas à l’optimisme.


Le match décisif arrivait enfin… Plantons le décor. Soleil de plomb (genre match de CAN à Ndjamena), l’ensemble de l’effectif à jeun mis à part 2 ou 3 psychos qui n’avaient pu résister au hamburger-frites de Ginette et Jojo (leur caravane dernier cri a dû raviver quelques souvenirs à certains), une pression digne des plus grands chocs de l’histoire du football (Sochaux – PSG 2007-2008 par exemple), un public de passionnés (au moins 30 personnes) et une pelouse parfaite. En face, des jaunes bien attaqués à la bière et aussi réactifs qu’une poignée de moules dans leur sauce roquefort (spéciale dédicace).
A quelques minutes du coup d’envoi, l’USIP apprenait que le scénario tant espéré prenait forme. Les Ecossais venaient de perdre et il fallait absolument s’imposer pour décrocher la qualification !
Doudou entamait une danse chaloupée et John se ridiculisait en l’imitant


Plus motivés que jamais, les Usipiens entraient dans leur match de la meilleure des façons, pressant haut et monopolisant le cuir. Flo montrait la voie et trouvait rapidement le chemin des filets en éliminant le gardien adverse d’un grand pont que ne renierait pas Bernard Mendy. Quelques minutes plus tard, c’était au tour de Greg de s’illustrer. Le Ivan de la Pena usipien nettoyait la lucarne gauche hollandaise d’un magnifique coup franc lointain (involontaire selon ses dires). Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Peu avant la mi-temps, des strikers envahissaient la pelouse et Nico ne pouvait s’empêcher de sourire en voyant leurs engins. Lolo de son côté émettait un léger gémissement qui ne le sortait pas de son match pour autant (était-il sur la pelouse ?).
Quelques instants après la reprise, Greg lançait en profondeur Julien qui se chargeait, sans trembler, d’alourdir la note. 3-0… La qualif n’était plus loin…
Mais l’USIP n’aime pas les choses faciles. Quand tout va bien, ça ne dure jamais… Un premier but adverse puis un pénalty concrétisé en deux fois relançaient les hommes d’Utrecht. Il fallait tenir bon et la pression était terrible.
Malgré quelques frayeurs et une chaleur étouffante, l’USIP tenait le score et pouvait toujours croire en une qualification inespérée peu de temps auparavant.
Sous les vivas d’une foule conquise, la formation du président Beaudon se dirigeait vers les bureaux de l’organisation. Antoine faisait ses calculs en chemin… Pour un philosophe cinéaste, la tâche n’était pas aisée et le groupe préféra attendre l’annonce officielle pour laisser exploser sa joie !
L’USIP se qualifiait pour les 1/4 de finale de la compétition dans la douleur…Doudou entamait une danse chaloupée et John se ridiculisait en l’imitant.
L’ambiance était au beau fixe. Des sourires, des chants, de la joie voire même de l’amour et une légère tension sexuelle pour les plus jeunes du groupe.
Mais tout cela c’était avant le drame… Oui le drame… Ou plutôt l’affaire de la Pizza !
Une fois rentrés à l’hôtel, tous les Usipiens se douchaient et se préparaient pour aller manger un bout en ville avant d’attaquer la soirée. Tous ? Non… Car une poignée d’irréductibles Balard Boyz restaient dans leur chambre afin de tenir compagnie à Thomas qui s’était ouvert l’arcade en prenant sa douche. Le groupe se scinda donc en deux un peu malgré lui. Ce qui ne devait être qu’un simple encas en attendant le repas du soir se transforma en repas animé et gargantuesque de deux heures dans une pizzeria du centre ville. Les pizzas de tout genre déboulaient sur les tables, servies par deux jeunes demoiselles toutes émoustillées à la vue de jeunes athlètes. Doudou l’avait bien vu et ne se faisait pas prier pour s’engouffrer lamentablement dans la brèche. Il fit de l’œil à l’une des serveuses, la dragua honteusement, sortit ses meilleures blagues et était assez fier de lui pour tout dire… A en voir la tête de l’intéressée, il n’y avait vraiment pas de quoi. Le jeune étalon n’était pas prêt de lui faire sauter l’appareil dentaire à l’aide de son tuyau de chantier.
Pendant ce temps là les Balard Boyz patientaient… Déçus par l’attitude du reste de la bande, ils ruminaient leur abandon. Un coup de fil de Bastos mis le feu aux poudres et les explications désolées du président et du capitaine n’y changèrent rien. Ils étaient fâchés et comptaient bien le faire savoir.
Le retour à l’hôtel fut des plus pénibles. Bastien se plaignait, Lolo pleurnichait, Greg ronchonnait, Tom comatait et Shek avait enfilé un Speedo tel un Rocco Siffredi des temps modernes.


C’était la crise et la bière prise tous ensemble dans le bar de l’hôtel n’y changeait rien. Le discours larmoyant, pesant et plein de bons sentiments de John n’y changeait rien. La perspective de passer une bonne soirée ensemble et de fêter la qualification n’y changeait rien non plus. Quelque chose était cassé, l’USIP s’en allait en morceaux, le rêve s’évaporait telle une douce brume sous les premières chaleurs d’un jour d’été, sur une berge, près d’un étang ou nos corps s’enlaçaient… hum hum, pardon.
Seul le poney hennissait de plaisir en agitant sa mèche.
Il fallait se séparer (de nouveau) pour mieux se retrouver. Les Balard Boyz, accompagnés du capitaine et de quelques autres, décidèrent de retourner sur les lieux du crime pour manger à leur tour une pizza et ruminer leur vengeance.
Le reste de l’équipe opta pour un bar où la journée de Ligue 1 était diffusée. Le barman s’est finalement avéré très accueillant (lors de notre première rencontre, à la question « vous parlez français ? » il avait répondu blasé « on n’est bien obligés… ») et semblait passionné par le championnat français, annonçant chacun des buts à une audience stressée. Quelques pintes et un fabuleux match nul du PSG face aux Stéphanois…La soirée était sauvée et l’humeur massacrante des hommes de Balard ne pouvait rien y faire !


Mais c’est dans ces moments là que l’USIP sait surprendre son monde. Il n’y a rien de tel qu’un bon dérapage des familles pour remettre tout le monde dans le bon sens. Je ne sais plus qui a aperçu cette boite de striptease mais cet homme est un grand homme.

Après 20 bonnes minutes de négociations, l’ensemble du groupe (à l’exception de Mahdi qui préféra attendre patiemment à l’extérieur), se pressa dans ce club qui ressemblait plus à un bordel texan qu’au Stringfellow. L’essentiel était pourtant là. Des filles nues dansant sur scène et une quinzaine d’Usipiens prêt à dépenser 10 euros pour se rincer l’œil après cette journée éprouvante. La mère de Lolo et sa double paire en plastique tentait désespérément d’attirer l’attention de l’assistance… C’était peine perdue. Seul le poney hennissait de plaisir en agitant sa mèche.


Le striptease offert à Greg restera tout de même un grand mystère. Que s’est-il passé pour que 20 gars décident de payer une danse privée (la fille était un canon, je tiens à le préciser) à ce gars-là… C’est la plus grande énigme de l’histoire de l’USIP (après bien sûr l’affaire du limogeage de Léo).
Enfin bref, le petit Greg sautillait, se trémoussait et ne parvenait plus cacher son émoi ainsi que la petite bosse rebondie au niveau de son bas-ventre. Nico lui aussi pas mal émoustillé, affolait les danseuses qui ne pouvaient pas s’empêcher de remarquer sa troisième jambe. Une des demoiselles a même manqué de se ramasser sur scène en croisant son regard. Nul doute qu’elle s’imaginait déjà en compagnie d’el fenomeno.


Ce petit écart terminé, la troupe ne fit pas plus attendre Mahdi et se dirigea vers les bars qu’elle avait repérés la veille. La bonne humeur était de retour et certains joueurs étaient d’humeur badine. Sur une petite estrade au fond d’un vieux pub désaffecté, les plus courageux entamèrent quelques pas de danse afin d’impressionner la gente féminine. Olivier se lança alors dans une imitation de Carlton (Le prince de Bel-Air pour les ignorants, voici un lien pour les plus grands fans http://www.youtube.com/watch?v=jKlxjbhB9HE ) qui surprit plus d’un belge mais eu le don de faire rire tous les Usipiens. Quelques pintes de plus pour faire monter la pression sur des tubes des années 80 (les belges vivent vraiment à une autre époque) et Bastien (Je crois que c’est lui) démontra tous ses talents de chorégraphe avec son fameux « Haka » scatophile, repris d’un seul homme par une dizaine d’Usipiens devant les marches du casino, à la vue de tous… Là encore l’USIP avait fait fort mais il était l’heure de se coucher, une grande journée attendait nos héros.

Défendre comme des morts de faim et composer avec un arbitre trisomique
L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt… C’est dire si l’avenir de certains Usipiens est sombre. Mais une fois n’est pas coutume, sur les coups de 9h, quelques courageux se trémoussaient dans la piscine. Les Beaudons, Vincent mais aussi Antoine, qui avait repéré deux jeunes filles sous les douches, profitaient de ce moment de calme pour se ressourcer. Le petit déjeuner avalé, il fallait rejoindre les terrains pour prouver au monde entier que l’USIP était capable de franchir les 1/4 de finale d’un grand tournoi pour la 1ère fois de son histoire. Allaient-ils y parvenir ? Ou allaient-ils se planter de nouveau comme des gros veaux (je connais la réponse, c’est pour ça que je me permets d’insulter), comme des Lensois, des JPP, des Gervais Martel (je viens du nord, c’est pour ça que je me permets de chambrer).

Vu le récital de la veille, il était difficile de s’attendre à du Mozart en ce dimanche ensoleillé. Mais à défaut d’être des artistes, les hommes de Florent Beaudon ont réalisé face à Orléans un 1/4 de finale sans fausse note (ouhhhh y a de la métaphore !). Un match solide et complètement maitrisé tactiquement (le techniquement sera pour une autre fois… ou pas). Compacte et parfaitement organisée, l’USIP accrochait un bon 0-0 des familles qui faisait honneur à notre belle Ligue 1. S’en suivi une terrible séance de penalties qui aurait pu mettre fin à la carrière de certains tireurs vu la tension qui régnait. Surtout celle de Doudou quand on y repense… Du droit en lucarne… Les cris désespérés de John résonnent encore dans ma tête (« Doudouuuuu, tu es gaucherrrrrrr !!!!). Mais personne ne trembla (du moins pas autant que Laurent et sa caméra !) et tout le monde se précipita sur Bastos, gardien inutile sur cette séance, mais héros tout de même. La fête était complète. Dansant, chambrant l’adversaire, chantant, les Usipiens avaient franchi un nouvel obstacle dans leur folle épopée.
Pas le temps de savourer… Il fallait enchainer sans plus attendre, démontrer que ce n’était pas un simple coup d’éclat mais bien le résultat du travail, de la volonté, de l’envie de se dépasser, de l’amour fraternel...
Face à l’une des équipes locales, la tâche s’annonçait une nouvelle fois délicate. Le début de match ressemblait fort au précédent. Patients, bien en place, les Usipiens espéraient une nouvelle fois tenir le choc et, pourquoi pas, faire la différence sur une erreur adverse ou un contre assassin (hahaha… oui je sais un contre assassin…). Et la lumière arriva de nulle part. Ou plutôt de très loin… Sur une passe en profondeur de Lolo, Julien réalisait le 100 mètres de sa vie (on parle de 9.88 sec et la vidéo sera sûrement là pour le prouver), ajustait le gardien adverse et entrouvrait les portes de la finale. Il fallait maintenant défendre comme des morts de faim et composer avec un arbitre trisomique qui sifflait tout ce qui bougeait et ne supportait pas la contestation. Avec l’USIP, il fut servi… Résultat 5 minutes de temps additionnel (ce qui équivaut à plus de 20 minutes pour un match de 90 minutes !!!) et deux cartons rouges pour Vincent et David. Mais rien ne pouvait les arrêter !

Une finale est toujours anecdotique quand on prend 4-0



L’USIP en finale…Même les organisateurs n’y croyaient pas. En vérifiant le tableau, certains remarquèrent que nous étions dans le tableau des perdants. L’erreur fût vite corrigée et tout le monde pouvait tranquillement se replonger dans le tournoi. Une très longue attente se dessinait pour nos héros. Chacun tentait de s’occuper du mieux possible. Certains regardaient les matches de classement et s’étonnaient du très bon niveau de jeu ("Putain, ils sont tous meilleurs que nous…"). D’autres dormaient ou mangeaient. Difficile de tuer le temps avant le match le plus important de l’histoire du club.
17h… Les choses sérieuses pouvaient enfin commencer. L’entrée sur le terrain en musique devant un parterre de fans en folie lançait les hostilités. Le bruit des supporters adverses était assourdissant et… le néant ! Incapables de retrouver la solidité et la solidarité qui avaient fait leur force lors des rencontres précédentes, l’USIP s’est écroulée et fût dominée dans tous les compartiments du jeu. La fatigue y était aussi pour beaucoup. Résultat, 4-0 contre les petits branleurs rencontrés au 1er tour. Mais cette finale est anecdotique. Une finale est toujours anecdotique quand on prend 4-0 et qu’on ne voit pas le jour.
Il était temps de plier bagages, partagés entre la honte, la déception et la fierté du chemin parcouru. Mais avant cela, il fallait garnir la collection de trophées du président, qu’il lustre avec amour chaque soir avant d’aller rejoindre sa couche. Olivier nous fit à l’occasion une belle Ribery en volant cette belle grosse coupe et en traversant tout le terrain, poursuivis par quelques Usipiens qui avaient encore le courage et les forces de courir (Sûrement Bastien, Nico ou encore Shek…)

Après une telle rouste, on aurait pu croire que chacun repartirait dans son coin, ruminant la défaite et oubliant ce week-end le plus rapidement possible pour se replonger dans le train-train quotidien de sa vie parisienne (ou londonienne). Mais une fois la douche prise (et je tiens à souligner que même Shek s’est nettoyé la nouille), les Usipiens ne voulaient pas se quitter. Telle une grande famille, ils décidèrent de diner ensemble. Bonne idée me direz-vous… Oui bonne idée… Mais pourquoi à Bruxelles !!!! Qui a proposé Bruxelles alors que Bruges nous tendait les bras ! Peut-être était-ce Olivier… Oui Olivier… Ce même Olivier qui une fois arrivé dans un restaurant bruxellois, a décampé telle une fouine pour rejoindre une amie, laissant ses coéquipiers seuls et consternés (surtout consternés).


Mais le diner fût très sympa, à l’image du week-end. De franches rigolades, Un serveur troubadour qui réussit le tour de force de se souvenir de toutes les commandes sans rien noter et sous la pression de Shek, Bastos et Lolo. Et surtout ce bon petit repas qu’attendaient tellement les Balard Boyz. Ils retrouvaient enfin le sourire même s’ils n’oublieront jamais l’affront et ne manqueront jamais de le ressortir (On les connait comme si on les avait fait !).
Cette fois, il fallait vraiment se dire au revoir. Chacun se fit la bise (on a vraiment vieilli…) et prit le chemin du retour. Un retour bien galère pour certains comme John et son équipage qui trouvèrent le moyen de faire 8 fois le tour de Bruxelles avant de se perdre, exténués, dans la campagne picarde. Aux dernières nouvelles, tout le monde est tout de même arrivé à bon port.


S’il fallait faire un rapide bilan, il est clair qu’il y avait cette année beaucoup plus d’attentes que l’an dernier mais au final beaucoup plus de satisfaction aussi. L’USIP grandit et l’ambition avec. Ce qui était le rendez vous de quelques potes il y a 4 ans est devenu une véritable équipe, capable du meilleur comme du pire… Le meilleur en termes d’ambiance, le pire au niveau footballistique.

Alors oui, gagner cette Sirène Cup était peut être un objectif trop gros, sûrement trop beau et j’espère trop tôt… Mais c’était bon… Très bon !!!


LE JEU, LES JOUEURS

Temps : Ensoleillé

Terrain : pelouse de qualité moyenne mais bien au-dessus de Pershing ou Vincennes

Spectateurs : entre 100 et 500 selon les matches

Ambiance : Très bonne, chaude en finale mais correcte.

Arbitres : Très mauvais en 1/4 de finale, bon sur les autres rencontres.

Absents : Nombreux

LES JOUEURS


JULIEN

MANU

GREG SHEK

DAVID

Greg M

5 5 ONIL FLO

JOHN

DOUDOU OLIVIER

LOLO

NICO ROMAIN

ANTOINE THOMAS



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