I. Histoire de la bande dessinée depuis son invention (1827)





télécharger 68.9 Kb.
titreI. Histoire de la bande dessinée depuis son invention (1827)
date de publication27.10.2017
taille68.9 Kb.
typeDocumentos
h.20-bal.com > histoire > Documentos






Un carrefour du genre de la bande dessinée :

Un genre au carrefour de la littérature et du graphisme





Anta Diaw

Agnès Vizy

Aurélie Rocher PMO – 2

Nadine Khalil Equipe O

Abstract

Après avoir étudié sous toutes les coutures les aspects économiques et stratégiques du monde de la bande dessinée, nous en sommes presque arrivées à en oublier le caractère artistique et créatif propres à ce milieu. Il est temps pour nous de nous plonger dans l’histoire et l’évolution de la bande dessinée et de son cousin le manga, pour comprendre l’origine des produits que nous tentons de valoriser, les raisons de leur succès au fil des époques, les déboires qu’ils ont connu et leurs différentes mutations qui les ont faits tels que nous les connaissons.

Dans l’évolution de la bande dessinée, le comic américain joue un rôle prépondérant Le genre de la bande dessinée américaine est devenu lors de son âge d’or un média indispensable pour faire passer des idées, des opinions. Durant la Seconde Guerre mondiale, il était même utilisé comme outil de propagande politique. Mais cet essor à été interrompu avec la sortie d’un livre, Seduction of the innocence de Wertham, qui dépeint les risques de délinquance qui peuvent être engendré par la lecture de « comics crime ». Malgré cela, les super-héros demeurent des symboles forts de l’histoire du pays de l’Oncle Sam.

Impossible de parler de bandes dessinées sans se pencher sur la question du genre Franco-belge, qui est l’un des genres les plus répandu et populaire dans le domaine de la bande dessinée. Il est l’union entre les spécificités belges et françaises, créateur d’un style artistique bien particulier. Le Franco-belge s’est développé progressivement au cours du XXème siècle, devenant aujourd’hui un genre incontournable qui regroupe plusieurs grands classiques de la bande dessinée. Leurs noms nous viennent instantanément à l’esprit dès qu’il est question de bande dessinée.

Pour finir nous nous pencherons sur le phénomène du manga. Récemment arrivé en France, il connait aujourd’hui un succès sans pareil, jusqu’à devenir un produit de consommation de masse. Il s’adresse à toutes les tranches d’âge et existe dans une grande variété de genres (classique, policier, romanesque, science-fiction, pour filles, pour garçons, etc…).

I. Histoire de la bande dessinée depuis son invention (1827)

Les prémices de la bande dessinée remontent à la nuit des temps.

La bande dessinée est un art narratif, graphique et séquentiel dont certains éléments graphiques et narratifs prennent leurs origines à la préhistoire. Du  Paléolithique supérieur (35 000-10 000 avant JC) à l’invention en Chine de l’imprimerie (VIIIe siècle) jusqu’au XVIème siècle en Europe (apparition des phylactères, c’est à dire des bulles) les humains ont créé des narrations graphiques pour retranscrire des scènes de la vie courante, etc… par le biais d’une narration séquentielle de plusieurs images.

c:\users\agnès\downloads\peintures_rupestres_sahara_1.gif

Uweinat Karkur talh. Peintures rupestres (wadiwahaesh, août 2009


En 1820 en France, le fondateur des images d’Epinal (pages de vignettes) Jean-Charles Pellerin adopte la lithographie puis la chromolithographie pour produire des planches composées d’images et de textes racontant les hauts faits de l’histoire de France. C’est en Angleterre à la fin du XVIIIe siècle que se développent les caricatures et les dessins satiriques utilisant les phylactères comme support à la parole sur des sujets politiques et sociaux (la Révolution française, l’opposition de la France et de l’Angleterre…).

La première bande dessinée de l’histoire date de 1827 avec les histoires de Rodolphe Töpffer (écrivain et pédagogue suisse du XIXe siècle).

Elle se diffuse très rapidement en Europe et en Amérique ; le texte est exclusivement présenté sous forme de cases sous les dessins. La présence d’un héros, M. Jabot (l’Histoire de monsieur Jabot), et le contenu ni politique ni narratif de l’album en font une œuvre inédite, à l’origine d’un genre nouveau.

c:\users\agnès\downloads\800px-albert_p_39.jpg

Pendant les 20 années qui suivront, et grâce à de nombreuses innovations techniques permettant une meilleure qualité d’impression, les histoires de Töpffer paraitront dans de nombreux journaux (L’Illustration, Fliegende Blätter, Charivari, Brother Jonathan….).

Cette diffusion internationale est le point de départ de nombreuses autres créations nouvelles.

Le développement international permet à la bande dessinée de prendre son essor

A partir de 1862 le bouillon de culture des journaux américains en font le vecteur privilégié de l’évolution de la bande dessinée ; c’est en effet par la généralisation des comics strips que la bande dessinée s’est popularisée. Le genre prend un tournant dans la publication en 1879 dans Harper’s New Monthly des premiers récits d’Arthur Burdett Frost. Dès lors les cadrages de chaque image sont répétés et l’intervalle de temps entre les vignettes prend un sens. L’enchaînement logique des actions entre les vignettes est plus dynamique ; l’art de l’ellipse prend toute son importante.

La bande dessinée devient un médium populaire à partir de 1890

Après avoir pris son impulsion, la bande dessinée rencontre un lectorat plus varié par la publication de feuilletons bon marché humoristiques, de littérature « de gare » et surtout de périodiques illustrés. En effet les journaux illustrés pour la jeunesse (bourgeoise pour commencer) connaissent un grand succès (les Pieds Nickelés, Bécassine, L’espiègle Lili…).

Dans les années 1900 les premières bandes dessinées à n’utiliser que des bulles commencent à apparaître. Le premier succès de la bande dessinée en Europe, Zig et Puce, et de ses personnages, est tel qu’elle est la première bande dessinée à faire l’objet de produits dérivés. La presse illustrée devient le moyen incontournable pour les nouveaux auteurs de se faire connaître (les aventures de Tintin…). C’est aussi à cette époque que naissent le cartoon (qui met souvent en scène des animaux humanisés), suite de dessins composants un dessin animé et une presse enfantine à part entière dans le monde.

La lutte acharnée de deux patrons de presse aux Etats-Unis, qui tentent de fidéliser leur lectorat, va amener à l’âge d’or des comics strips et la création de séries marquantes. En 1912 la première agence dédiée à la vente à la presse mondiale de bandes dessinées dont elle détient les droits voit le jour (Intrenational News Service). L’artiste, comme aujourd’hui, est un simple employé et abandonne tous ses droits sur son œuvre (certaines sérient passaient de dessinateurs en dessinateurs régulièrement).

Enfin, à partir de 1920 les héros font leur apparition ;

le Mickey Mouse de Disney est mis en scène dès 1927.

c:\users\agnès\downloads\disney_steamboatwillie_2.jpg

En 1933, le format du comic book apparait ; il devient le format privilégié des bandes dessinées et accueille l’arrivée en 1938 du premier super-héros, Superman. Le succès est énorme et bien d’autres super héros seront créés par la suite (pendant la 2ème guerre, les super-héros deviendront patriotes, comme Captain America). Les super héros seront délaissés après 1950, pour revenir en force en 1956.

La fin des années 1960 voit apparaitre le sous-genre de la BD underground, au contenu plus adulte, politique ou érotique qui connaît un certain succès. Par ailleurs de nouvelles formes de récit voient le jour, mettant en scène des histoires plus réalistes, ou au contraire des récits fantastiques. L’arrivée des romans graphiques apporte de nouveaux formats de diffusion et abandonne l’idée de suite puisqu’il raconte une histoire complète.

Des magasins spécialisés commencent à fleurir avec l’avènement des comics, ainsi qu’un certain nombre d’éditeurs indépendants.

Au même moment, le manga se développe en Orient.

La maturation du manga passe par les mêmes étapes que celle de la bande dessinée, et pour cause, ces deux genres sont très semblables. C’est en partant d’un sujet satirique que le dessinateur Rakuten Kitazawa publie dans un journal le premier manga considéré comme tel en 1902. C’est Kitazawa encore qui créé à la même époque des magazines exclusivement destinés aux enfants, et expose ses œuvres en occident (il est décoré de la Légion d’honneur en 1929.)A partir de 1912, le comic fait son apparition au Japon, et influence le manga en généralisant l’emploi de la bulle.



c:\users\agnès\downloads\images.jpg

La critique du pouvoir s’exprime férocement au travers du manga, d’où la mise en place en 1925 d’une censure. A partir de la guerre sino-japonaise et de la 2ème guerre mondiale, le manga prend le parti du gouvernement et se fait le vecteur de la propagande.

Sous l’occupation américaine, le manga subit l’énorme influence des comics. Par ailleurs le traumatisme de la guerre, encore prépondérant dans l’esprit des japonais est bien visible à cette époque.

Le premier roman moderne est créé par Osamu Tezuka (mangaka et character designer). Les onomatopées et les traits graphiques instituant le mouvement ainsi que le découpage irrégulier des cases sont la grande innovation de ce type de manga. Les mangas ont un rythme et un dynamisme qui leur sont propres.


Depuis, les mangas ont connu un développement croissant. Aujourd’hui il existe de multiples variétés de mangas (shônen, shôjo, seinen, shitei, hentai…) et ils sont le fer de lance du secteur de la bande dessinée, en crise depuis une dizaine d’années.

Agnès Vizy

II.Le genre Franco-belge

La bande dessinée Franco-belge est l’un des genres de BD le plus lu et le plus réputé en France mais aussi en Europe. Ces BD, sont davantage destinées à un public français, belge francophone et suisse Francophone. Le genre se caractérise par des styles et des contextes éditoriaux communs aux bandes dessinées belges françaises et suisses, créant ainsi un marché artistique et commercial où l’identité nationale est atténuée.

Jusqu’en 1960, le prototype des BD Franco-belge est un album simple, cartonné et en couleur constitué d’une quarantaine de pages et généralement destiné aux enfants. Les bandes dessinées les plus connues du genre sont à l’époque Tintin, Spirou, Astérix…

Par la suite, le genre Franco-belge s’élargit et des BD davantage destinées aux adultes apparaissent, ce qui diversifie les formats et les styles graphiques du genre.

  1. Les débuts du Franco Belge : Un univers jeune

En effet, pour en revenir à l’origine et aux premières bandes dessinées Franco-belge, il faut retourner à la fin du XIXème siècle. C’est en 1880, qu’apparaissent les premières bulles du genre avec les aventures de Sam et Sap, illustrées par Rose Candide dans le journal Saint-Nicolas et destinées aux enfants et aux jeunes.

Face au succès, d’autres maisons d’édition réagissent. Hachette, tout d’abord, en publiant Mon Journal dès 1881. Revue dans laquelle le célèbre dessinateur Christophe publie ses premières bandes dessinées et histoires illustrées. En 1889, ce sont les éditions Armand Colin qui créent Le Petit Français illustré, journal pour les écoliers composé de récits feuilleton et histoires illustrées. Christophe y publie diverses bandes dessinées telles que Sapeur Camembert, Les Malices de Plick et Plock ou encore le Savant Cosinus ou La Famille Fenouillard.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/55/petit_francais_150.jpg/250px-petit_francais_150.jpg

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e4/petit_francais_181_edit.jpg/250px-petit_francais_181_edit.jpg

http://www.tresorsdeboitesacouture.fr/wp-content/uploads/lasemainedesuzettenc2b044nov1912.jpg

Peu après, les éditeurs Rueff, Arthème Fayard et Henri Gauthier (La semaine de Suzette) publient eux aussi leurs revues hebdomadaires pour enfants composées de nombreuses bandes dessinées, Bécassine fera notamment son apparition.



Cependant, ces hebdomadaires récents sont chers et ne sont donc pas accessibles aux classes populaires. C’est ainsi qu’en 1903, les Frères Offenstadt, éditeurs, créent L’illustré renommé Le Petit Illustré trois ans plus tard, un hebdomadaire jeunesse qui sera vendu au prix imbattable de 5 centimes. Le succès est fulgurant, les Frères Offenstadt continuent ainsi dans leur épopée en publiant plusieurs d’autres journaux jeunesse, notamment Fillette, destiné aux jeunes filles.

Ainsi, la bande dessinée devient plus abordable et accessible à tous, le style franco-belge se développe.

  1. La renommée des grands classiques du genre : L’exemple de Tintin

Quelques années plus tard après la création des hebdomadaires des Frères Offenstadt, les fameuses Aventures de Tintin par Hergé font leur apparition en Belgique, en 1929. Elles sont tout d’abord publiées dans le journal Le Petit Vingtième, avant d’apparaître sous forme d’album. Par la suite, Spirou crée en 1938 par l’éditeur Jean Dupuis aura aussi une grande renommée. Ces deux principaux succès feront de la Belgique la ville phare de la bande dessinée francophone.

A cette époque, plusieurs auteurs français tels que Jacques Martin, Tibet ou Jean Graton se rendent en Belgique pour travailler, et malgré leur nationalité française, dans les esprits ils sont rattachés à la Belgique et à la bande dessinée belge.

Les deux univers professionnels sont ainsi imbriqués, les styles vont par la suite se confronter afin de laisser apparaître un genre commun aux deux pays.

Finalement, en 1959, Astérix fait son apparition. Par la suite, la bande dessinée Franco-belge qui était fréquemment associées aux enfants et aux jeunes va se diversifier, et atteindre le grand public.

Les BD pour adultes vont commencer à apparaître, évoluant et progressant en parallèle de la génération qui a connue la bande dessinée dès son plus jeune âge.

  1. Le manga : Un ennemi redoutable du genre Franco-belge

Le Manga a fait son apparition en Europe, au début des années 1990. Cependant, c’est seulement à partir des années 2000 que les bandes dessinées japonaises se sont réellement faites une place sur le marché européen de la BD, et ont su séduire un grand nombre de lecteurs de tous les âges. Cette croissance quelque peu soudaine a eu un contrecoup important sur les ventes des albums du genre Franco-belge, qui se sont vues fortement diminuer. Le déclin du franco-belge se fait surtout ressentir à partir des années 2005-2006, où les ventes se sont stabilisées en 2005 avec seulement 1% de hausse contre 8% entre 2003 et 2004. A l’inverse, la même année les ventes de Mangas se sont accrues de 36%.

Ainsi, face au succès du Manga qui a décroché un nouveau public constitué d’adolescents et de jeunes qui ont connus les dessins animés japonais, les maisons d’édition espéraient une passerelle entre les deux genres de BD. « Le grand rêve des éditeurs, était qu'après les mangas de leur adolescence, les lecteurs se mettent à la BD classique, mais c’est un leurre.», explique Yves Schlirf, directeur éditorial de Kana, marque du groupe Dargaud.

ROCHER Aurélie.

III. Histoire de la bande dessinée américaine

  1. Les comics books : un succès fulgurant

En 1842, The adventures of Obadiah écrit par Rodolphe Töpffer paraît aux Etats-Unis. C’est à ce moment que naît la bande dessinée américaine.

Elle se développe à travers le pays notamment grâce à sa publication dans la presse quotidienne sous forme de comic strip. Grâce à cette diffusion, la bande dessinée touche de plus en plus de monde du fait de son accessibilité.

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:and9gcqzb7fjklz-cf3k8l9s46mf_scpht7eu_tbc_kf-ldwjipwcodg

En 1934, débarque le comic book, un périodique de bande dessinée dans lequel on retrouve les aventures d’un super héros. Le premier comic book proposé au public, « Famous Funnies », connaît un succès immédiat dés sa parution.

Suite à ces succès, de nouvelles maisons d’édition spécialisées dans ce format voient le jour. C’est d’ailleurs grâce à ce support qu’en 1938 arrive l’âge d’or des comics est particulièrement grâce à la parution de Superman.

La Seconde Guerre mondiale a eu une très forte influence sur les comics de l’âge d’or. En effet, durant cette période de guerre, le gouvernement américain à utilisé les super héros des comics comme outil de propagande politique. Etant donné que les comics connaissaient un succès fulgurant, le gouvernement à profiter de ce média pour diffuser ses idées.

http://www.ufunk.net/wp-content/uploads/2012/03/propaganda-in-american-comics-of-wwii-18.jpg

De cette manière, le gouvernement américain pouvait clairement définir les rôles des gentils et des méchants.

Mais en 1954, Fredic Wertham publie un livre qui va sonner la fin de l’âge d’or des comics.

  1. Seduction of the innocence : la guerre déclarée aux comics par Fredric Wertham

Fredric Wertham était un psychiatre d’origine allemande qui a exercé aux Etats-Unis. Il est connu pour avoir mené une vraie guerre contre les comics dans les années 1950.

Selon sa théorie, tous les comics dans lesquels on peut trouver des scènes de violence, de sexe, d’usage de substances illégales ont un impact sur le comportement du lecteur.

Wertham soutient l’idée que la lecture de « crime comics », comme il les a renommés, pousse les jeunes qui les lisent au crime. Il a exposé sa théorie dans son livre Seduction of the innocent paru en 1954.

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:and9gcqps87w4zmzoggfahcuwthx4chwmskdqtvpzljyqrrgwc5nmcvdug

La sortie de ce livre a engendré beaucoup de changement dont le plus important est la création du Comics Code Authority en 1954 (CCA). A l’origine de ce CCA, on retrouve les principaux éditeurs de l’époque qui ont décidé de devancer une éventuelle censure de la part du gouvernement qui aurait été beaucoup trop contraignante. Cet organisme était chargé de définir et de faire appliquer des règles pour pouvoir bénéficier de la vignette.

Ces règles interdisaient principalement la présentation de crime d’un point de vue favorable, de scènes de violence excessive, d’armes, de nudité, ou encore l’évocation de vampires, loups garous…

mort officielle du « comic code authority » Certains mots étaient aussi prohibés dans les comics. Parmi eux, on pouvait retrouver les mots « horreur » et « terreur ».

  1. Le symbole d’un héros de comics (Spiderman ou Batman …)

On a tendance à penser que les personnages de comics, tels que les super-héros, ne sont que des personnages de fiction destinés à divertir les enfants, ou les aficionados du genre. Mais en creusant derrière cette image de façade, on se rend compte que ces personnages représentent bien plus de choses qu’on ne pourrait le croire : ce sont des symboles.


The Avengers
http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:and9gcscl6sl-i0fa-i1yccbtnfdnipll3npdqr15cfywyvo-ro_xcib

Mais d’abord, intéressons-nous aux éléments qui caractérisent les super-héros qui se respectent.

Les pouvoirs extraordinaires et surhumains sont indispensables à nos chers amis pour mener à bien les missions qui leur incombent et nous protéger nous, simple citoyens mortels. Par exemple spider-man, l’homme capable de s’accrocher à n’importe quelle surface grâce à ses mains et ses pieds et à sa toile.

Ensuite les super-héros possèdent tous un équipement qui leur permet de combattre leurs ennemis comme l’armure d’Iron man.

Pour garder leur anonymat, ils disposent d’une double identité : celle de la personne humaine, qui mène une vie comme le reste du commun des mortels et celle du super-héros en question.

Si on reprend l’exemple précédent, il s’agit de Peter Parker et de Spiderman.

Et enfin, pour parvenir à cacher leur identité, chacun des héros peut-être associé à un costume.

Intéressons-nous à présent aux symboles véhiculés par l’image des super héros.

En 1938 est créé Superman, l’homme à la coupe rouge et aux collants bleus. Une année plus tard c’est Batman qui naît. Il n’est pas doté de pouvoirs mais arrive à ses fins grâce aux nombreux gadgets qui l’équipent.

Ces super héros entre en scène à une période délicate : la seconde Guerre mondiale. Superman symbolise la puissance justicière des Etats-Unis à cette époque, pendant que Batman, lui, démunis de pouvoir rappelle l’angoisse dans laquelle la population américaine est plongée à cette période.

Superman demeurera dans l’esprit des gens comme étant l’emblème du super héros moderne américain.

Lorsque l’on s’intéresse aux icônes féminines super-héroïne, nous pensons tout de suite à Wonder Woman. Issue de la mythologie grecque, elle caractérise l’émancipation des femmes.

Enfin, le symbole d’un pays entier en lutte contre le nazisme est représenté par Captain America. Ce super-soldat des USA appartient au phénomène des personnages de fiction qui participent à la guerre dans s’est engouffrée la nation.

Ce qu’on pourra retenir c’est que la bande dessinée est un moyen de faire passer des idées, un média qui évolue avec son temps. A l’heure où de nombreux débats sur la communauté LGBT prennent place un peu partout dans le monde, on assiste à des « coming-out » de la part de nos super-héros.

Anta Diaw.

IV. La culture manga est un véritable phénomène de société

A. Le japon : berceau du manga

a. Un retour aux origines de la bande dessinée japonaise

Le manga est une bande dessinée japonaise dont le terme se traduit par « dessin dérisoire ». Ce mot fut inventé par le mangaka1 caricaturiste Katsushika Hokusai (1760-1849) dont ses mangas étaient des estampes caricaturant des personnages populaires.

C’est un phénomène de culture populaire, son marché représente près d’un tiers du marché imprimé. Il a autant d’importance que le cinéma ou le roman. L’image du manga est omniprésente dans son pays d’origine car elle va droit au but et est compréhensible de tous. Il n’est pas utile de comprendre le texte en langue japonaise en raison de la facilité de sa structure. Ainsi, il peut être décrit comme un moyen d’évasion, à vivre en solitaire.

Ce type de représentation, leur style et leur audace, ont fini par donner naissance à une forme d’expression graphique à part entière, au même titre que les comics aux Etats-Unis ou la bande dessinée franco-belge en Europe. De manière générale, le terme manga désigne tout simplement la bande dessinée au sens large tandis qu’en Occident, il a une signification et une connotation incontestablement nippone.


Hokusai Manga par Hokusai
Le manga, bien que très ancré dans la culture japonaise moderne, trouve ses prémices dans la peinture narrative qui apparaît à l’époque de Nara (entre 710 et 794), avec l’apparition des premiers rouleaux narratifs peints japonais : les emakimono2. Ces œuvres associaient en effet des peintures à des textes calligraphiés qui assuraient, ensemble, le récit d’une histoire que l’on découvrait au fur et à mesure que se déroulait le rouleau. Ils peuvent être considérés comme des prototypes de manga. 784px-hokusai_manga_vol.8.jpg

b. L’art du trait à la japonaise et ses influences

Mieux que quiconque, ils ont parfaitement compris et intégré la force de l’épure : les japonais sont réputés pour avoir le trait brut et la ligne qui laisse paraître toute sa sobriété. Si les occidentaux peuvent se vanter de leur patrimoine culture et graphique reconnu, les japonais héritent également d’une tradition picturale relativement poussée, bien qu’elle soit encore méconnue en Occident.

Le manga contemporain est un point de rencontre où de multiples influences se sont mélangées sous l’inspiration d’Osamu Tezuka (1928-1989) qui a révolutionné les codes du manga. Inspiré par les productions hollywoodiennes, il introduit le découpage cinématographique en modifiant la forme des cases.

De manière générale, les mangas se sont très largement inspirés des techniques de dessins des comics américains des années 1950. Par exemple, on peut y retrouver l’utilisation de traits qui donnent l’impression de vitesse dans le mouvement.

Dans les caractéristiques du dessin manga, deux principales sont à relever : les yeux sont un moyen d’expression mis en avant et sont exagérément agrandis quand il s’agit des héros. Selon eux, c’est par le regard que passent les émotions des personnages. Ainsi, pour permettre de décliner une large palette d’émotions, les illustrateurs choisissent de plus ou moins agrandir les yeux. 60266_993049262_manga6_h120826_l.jpg


Manga traditionnel
La grande différence entre les bandes dessinées et les mangas se trouve essentiellement dans le style de narration. Au Japon, l’auteur place fréquemment les personnages au centre de l’intrigue et facilite l’identification avec le lecteur. En Europe, le décor a souvent une fonction narrative. De plus, pour les japonais, l’aspect humain est primordial. Il n’est donc pas rare d’observer dans les mangas s’adressant au public féminin de voir les auteurs femmes s’adresser directement au lecteur dans un coin de la page pour lui parler de son travail ou de ses occupations.

B. Approche des personnages et perception du lectorat

a. Des personnages qui se veulent être caractéristiques


Personnage de Dragon Ball Z
On retrouve des personnages assez caractéristiques dans les mangas. En effet, la remarque à faire est que les yeux des personnages ne sont pas bridés et les paysages sont différents de ceux du Japon. Cela s’explique par le fait que l’étranger, aux yeux des japonais, suscitent le rêve, l’aventure, la découverte. Ainsi, on constate que les mangas diffusés en Europe sont beaucoup plus violents que ceux diffusés au Japon. images.jpg

Autre caractéristiques, l’utilisation des lignes et des traits parallèles pour exprimer l’impression de vitesse d’un personnage ou d’un objet en mouvement. Les ruptures de tons, de non-sens sont les fondateurs de l’humour japonais qui ont beaucoup d’autodérision.

b. La vision du manga est partagée selon le public

Chez les plus jeunes, malgré que la violence dans les mangas ne soit pas tellement présente, beaucoup subissent des persécutions par leurs camarades. En effet, l’omniprésence de la technologie accentue davantage la puissance de la volonté et de la pensée créatrice. Ces mangas font ainsi ressortir le sens du sacrifice et de l’héroïsme. Il s’ensuit que ces inspirations problématiques font que la plupart de ces jeunes ne trouvent pas d’écoute auprès de leur famille ou de leur structure scolaire. Dans les cas les plus graves, ils finissent par se donner la mort, ce qui est très peu fréquent.

Du côté des adultes, la perception des mangas est tout autre. Ils se tournent généralement vers un style d’images et d’écriture qui laissent place à l’imagination. La femme apparaît dans ce contexte sous plusieurs formes : la femme-enfant qui symbole la fille idéale, « pure », souvent infantilisée ; et la femme sexy ou mère guerrière, plus imposante.2908_manga-wallpaper-racaille-800-600-0227.jpg


Personnage manga infantilisé


1 : Ecrivain/illustrateur de mangas.

2 : Système de narration horizontale.

Nadine Khalil.

BIBLIOGRAPHIE/ SITOGRAPHIE

Patrick Gaumer, Larousse de la BD

Gérard Blanchard, La Bande dessinée histoire des histoires en images, de la préhistoire à nos jours

Annie Baron-Carvais, La Bande dessinée

Thierry Groensteen, La Bande dessinée, son histoire et ses maîtres

Brigitte Koyama-Richard, Mille ans de manga

Seduction of the innocence, de Fredric Wertham

www.actuabd.com

www.phylacterium.wordpress.com

www.lefigaro.fr

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bande_dessin%C3%A9e_franco-belge

http://www.actuabd.com/Maitres-de-la-bande-dessinee

http://www.comicsblog.fr/9663-Mangas_BD_Comics__mme_combat

http://fr.wikipedia.org/wiki/Manga#Diffusion_au_Japon

http://www.glenatmanga.com/histoire-du-manga.asp

http://mangaanime.oldiblog.com/?page=articles&rub=151325


similaire:

I. Histoire de la bande dessinée depuis son invention (1827) iconEvolution de la bande dessinee depuis 10 ans

I. Histoire de la bande dessinée depuis son invention (1827) iconRetrospective france – bande dessinee
«Froid équateur» (1992) furent des véritables best-sellers. Parallèlement à ce travail de dessinateur de bande dessinée, Enki Bilal...

I. Histoire de la bande dessinée depuis son invention (1827) iconL'histoire de la Bande Dessinée

I. Histoire de la bande dessinée depuis son invention (1827) iconLe vocabulaire de la bande dessinÉe

I. Histoire de la bande dessinée depuis son invention (1827) icon1. De la littérature en estampe à la bande dessinée

I. Histoire de la bande dessinée depuis son invention (1827) iconAlgéries intimes
«D’Algérie», une bande dessinée qu’il réalise en 2007. Entre les pages retraçant l’histoire du pays, de la colonisation à la guerre...

I. Histoire de la bande dessinée depuis son invention (1827) iconEt des extraits de différents classiques du roman d'aventures, d'époques...

I. Histoire de la bande dessinée depuis son invention (1827) iconLa Bande Dessinée dans la pratique culturelle des Français
«neuvième art» par les institutions culturelles au même titre que le cinéma ou la musique, la bd possède ses hauts lieux : Bruxelles2...

I. Histoire de la bande dessinée depuis son invention (1827) iconTraductrice français/anglais→russe, russe→français : cv
«Le Monde diplomatique en bande dessinée», traduction de l’album, pour le Festival BoomFest, édition 2011

I. Histoire de la bande dessinée depuis son invention (1827) icon27eme Festival du livre de jeunesse et de bande dessinée de Cherbourg-Octeville
«Et puis quand tu seras rentrée à Montréal, quand tu seras de nouveau de l'autre côté de l'Atlantique, tu m'écriras aussi ?» (p....






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com