Identitate şi memorie culturală în Europa secolelor XX – XXI





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Rewriting the Canadian identity and juxtaposing the result with the Anglo-American intertext, Margaret Atwood’s Surfacing traces intriguing geographic spaces and mental territories resonant of Virginia Woolf and Sylvia Plath among others. It is part of the great tradition in twentieth century writing, a successful experiment with the limits of fiction, an inquiry into the nature of politics and a skilful exercise in representing memory. Plunging beneath the surface of things, the novel recreates a universe where primitivism, violence and madness reign supreme. In this harsh but liberating underworld, the individual drops the mask, reconsiders her true potential and engages in the battle for survival. The victim becomes the victor only when the rite of purification is completed, a deep understanding of the self is reached and a new being emerges. Surfacing, the latter is reborn and adapts faster, empowered by the personal and collective memory stored.

The whole fantastic process described reflects the act of reading itself. The text’s message lies hidden in between the lines. Decoding it involves careful analysis of its allusive, ironic, parodic elements. It is at once challenging and rewarding, inviting at self-scrutiny, at going against the flow of human thought.
Notes
[1] Written as a reaction against the Edwardian novel and its incapacity to represent the complexity of character, always in the making, Virginia Woolf’s essay Mr. Bennett and Mrs. Brown introduces the passive, ordinary Mrs. Brown, the perfect character to be placed under focus, standing between the past and the present, while the film of life evolves beyond the window of the train carriage.

[2] Sylvia Plath’s Daddy foregrounds the image of the father and the politics of identity construction – represented via the Nazi dictator and the holocaust situation, to accentuate the threat posed by the influence of hereditary markers.

[3] A dark, suicidal poem in which dying is a form of art, Lady Lazarus by Sylvia Plath features a woman symbolically peeling off successive strata of skin to satisfy the crowds watching the show staged for the voyeur of the consumerist society.

[4] In Virginia Woolf’s The Lady in the Looking-Glass (subtitled A Reflection), Isabella Tyson meditates on the blandness of her life, and in doing so she becomes immersed in her thoughts – the final level of textual emphasis.

 
References
Atwood, M., Surfacing, Vintage, London, 2007

Atwood, M., Survival: A Thematic Guide to Canadian Literature, Anansi, Toronto, 2004

Plath, S., “Daddy”, in Ariel, Faber and Faber, London, 1962/ 1972

Plath, S., “Lady Lazarus”, in Ariel, Faber and Faber, London, 1962/ 1972

Woolf, V., “The Lady in the Looking-Glass, in A Haunted House, Grafton Books, London, 1944/ 1988

Woolf, V., Mr. Bennett and Mrs. Brown, The Hogarth Press, UK, 1923/ 1978
Appartenance et identité algériennes dans l’œuvre romanesque d’Albert Camus
Lect. univ. dr. Ana-Elena Costandache

Dunarea de Jos” University of Galati
Résumé : La littérature française ne s’est jamais limitée au seul devoir d’exprimer la France et la civilisation française. Elle a été, depuis ses origines, au contact et à l’écoute du monde extérieur et des cultures autres. Nombreux ont été les écrivains de la littérature française qui sont venus des pays plus ou moins lointains. Un tel exemple serait Albert Camus, né en Algérie, dont l’enfance, vécue hors de France, a marqué en profondeur l’imaginaire de son écriture. Par voie de conséquence, notre démarche propose une observation de l’écriture romanesque camusienne, une écriture de l’écart et de l’engagement, marquée par « un complexe » identitaire : l’appartenance algérienne.
Mots-clés : identité, culture, littérature française, modèle(s), écriture.
Peu connu et reconnu en Algérie, Albert Camus a suscité toujours la polémique par la complexité de ses œuvres. Il a développé, dans la mouvance de l’existentialisme, une philosophie de l’absurde, dont le point de départ a été le constat du non-sens de la vie, auquel l’homme pourrait opposer sa liberté et sa lucidité, dans l’acceptation de la tâche humaine à accomplir. En s’attachant à l’intensité de chaque instant de l’existence, l’homme peut « apprendre à vivre et à mourir ». D’ailleurs, Camus n’aurait pas du tout pu vivre en dehors d’Alger, car il aurait eu toujours la conviction d’être en exil, selon qu’il écrivait, en 1932, à son ami, Claude de Fréminville. Pourtant, il est parti à Paris, en 1943, afin de se faire une carrière intellectuelle reconnue avec un Prix Nobel de la Paix en 1957.

L’appartenance algérienne de Camus transparaît dans beaucoup de ses textes, car il n’a pas cessé d’écrire et de témoigner son attachement à l’Algérie (l’événement capital de l’Etranger est le meurtre d’un jeune Arabe, sur une plage algérienne ; la ville d’Oran sert de décor mythique à La Peste). Dans les essais réunis sous le titre de Noces, en 1938, Camus demande aux paysages algériens de lui donner des leçons de vie. Ce ne sont que du lien de l’homme et de l’œuvre à l’Algérie, motif essentiel de la pensée camusienne, profondément ancré dans le contexte socio-historique dans lequel celui-ci s’élabore.

Grâce à son appartenance et à l’amour de la terre natale, Albert Camus a écrit et décrit le mieux l’Algérie francophone. Ame sensible, il a porté un regard lucide sur la situation de son pays. Ses regards se tournent vers le cadre géographique, les individus, la situation politique, la violence, les dilemmes moraux. Ses œuvres s’adressent à des gens qui souffrent et l’écrivain s’avère être un bon observateur de la condition humaine qui concerne, d’ailleurs, tant la réalité française que celle algérienne. Au jeu des citations, où l’on reconnaît facilement les mots appartenant aux familles des mots « Alger » et / ou « Oran » (Algérie, algérien, algérienne, Algérois, Oranais, Oranaise, etc.), on pourrait observer sans difficulté les multiples références de son œuvre au cadre géographique du pays, à l’organisation du territoire, au peuple, aux relations culturelles, politiques, sociales. Nous avons choisi les citations les plus signifiantes qui relèvent de l’appartenance et de l’identité camusienne, afin d’identifier :
a/ les coordonnées locales, temporelles et les références géographiques : très attaché aux terres de sa naissance, Albert Camus a fourni aux lecteurs de ses œuvres des données précises concernant le territoire algérien. À travers ses textes, le lieu et le temps marquent le rapprochement et l’éloignement. Qu’il s’agisse de quelques kilomètres ou d’une distance appréciable, l’écrivain ne perd aucune occasion de mentionner que toutes les histoires vécues ou imaginées se passent dans l’espace algérien. Même si les distances sont exprimées en kilomètres précis ou approximatifs, les protagonistes de ses histoires écrites sont, en fait, les porte-paroles de l’écrivain – toujours proche du pays auquel il appartenait. D’ailleurs, les distances ne sont qu’un prétexte pour de nouvelles aventures dans un espace connu, sur lequel l’auteur jette un regard kaléidoscopique. De cette manière, Camus a prouvé une extraordinaire rigueur et objectivité de l’écriture.

« L’asile de vieillards est à Marengo, à quatre-vingts kilomètres d’Alger. Je prendrai l’autobus à deux heures et j’arriverai dans l’après-midi. Ainsi, je pourrai veiller et je rentrerai demain soir. » [Camus, 1950: 10]

« Nous avons pris un autobus et nous sommes allés à quelques kilomètres d’Alger, sur une plage resserrée entre des rochers et bordée de roseaux du côté de la terre. Le soleil de quatre heures n’était pas trop chaud, mais l’eau était tiède, avec de petites vagues longues et paresseuses. » [ibidem: 54]

« Nous sommes descendus dans la banlieue d’Alger. La plage n’est pas loin de l’arrêt d’autobus. Mais il a fallu traverser un petit plateau qui domine la mer et qui dévale ensuite vers la plage. » [ibidem: 74]

« Dans la banlieue d’Alger, il y a un petit cimetière aux portes de fer noir. Si l’on va jusqu’au bout, c’est la vallée que l’on découvre avec la baie au fond. On peut longtemps rêver devant cette offrande qui soupire avec la mer. » [Camus, 1958: 103]
Et des confins du monde, à travers des milliers de kilomètres, des voix inconnues et fraternelles s’essayaient maladroitement à dire leur solidarité et la disaient, en effet, mais démontraient en même temps la terrible impuissance où se trouve tout homme de partager vraiment une douleur qu’il ne peut pas voir : « Oran ! Oran ! » En vain, l’appel traversait les mers, en vain Rieux se tenait en alerte, bientôt l’éloquence montait et accusait mieux encore la séparation essentielle qui faisait deux étrangers de Grand et de l’orateur. « Oran ! oui, Oran ! Mais non, pensait le docteur, aimer ou mourir ensemble, il n’y a pas d’autre ressource. Ils sont trop loin. [Camus, 1955: 156]
« Ces commencements et ces fins, c’est l’été qui nous les livre à Alger. Pendant ces mois, la ville est désertée. Mais les pauvres restent et le ciel. » [Camus, 1999: 36]

« À Alger, on ne dit pas « prendre un bain », mais « se taper un bain ». N’insistons pas. On se baigne dans le port et l’on va se reposer sur des bouées. » [idem]
b/ les relations interpersonnelles : après la lecture des écrits d’Albert Camus, on reconnaît facilement le côté sensible de l’écrivain qui exprime ses sentiments par l’intermédiaire de ses personnages. Amour ou haine, joie ou tristesse, chaleur ou froideur du cœur, ce sont des sentiments que l’écrivain ressent au milieu du paysage algérien. Ce cadre-là, auquel il offre un air exotique, lui permet d’imaginer de petites histoires amoureuses, des relations amicales, partagées ou au contraire, bien cachées aux yeux des autres. Se sentant à leur aise, les personnages deviennent les protagonistes des histoires nouées en plein été, sur les plages les plus belles (près de la mer algérienne, sous le soleil torride), dans la rue (sur des terrasses, dans les cafés, dans les cinémas des quartiers), pendant la saison pluvieuse ou en hiver.

« Raymond m’a téléphoné au bureau. Il m’a dit qu’un de ses amis (il lui avait parlé de moi) m’invitait à passer la journée de dimanche dans son cabanon, près d’Alger. J’ai répondu que je le voulais bien, mais que j’avais promis ma journée à une amie. » [Camus, 1950: 63]
Ce sont souvent des amours secrètes, celles qu’on partage avec une ville. Des cités comme Paris, Prague, et même Florence sont refermées sur elles-mêmes et limitent ainsi le monde qui leur est propre. Mais Alger, et avec elle certains milieux privilégiés comme les villes sur la mer, s’ouvre dans le ciel comme une bouche ou une blessure. Ce qu’on peut aimer à Alger, c’est ce dont tout le monde vit : la mer au tournant de chaque rue, un certain poids de soleil, la beauté de la race. Et, comme toujours, dans cette impudeur et cette offrande se retrouve un parfum plus secret. À Paris, on peut avoir la nostalgie d’espace et de battements d’ailes. Ici, du moins, l’homme est comblé, et assuré de ses désirs, il peut alors mesurer ses richesses.

Il faut sans doute vivre longtemps à Alger pour comprendre ce que peut avoir de desséchant un excès de biens naturels. [Camus, 1999: 34]
« À Alger, pour qui est jeune et vivant, tout est refuge et prétexte à triomphes : la baie, le soleil, les jeux en rouge et blanc des terrasses vers la mer, les fleurs et les stades, les filles aux jambes fraîches. Mais pour qui a perdu sa jeunesse, rien où s’accrocher et pas un lieu où la mélancolie puisse se sauver d’elle-même. » [Camus, 1999: 35]

« Ces courts instants où la journée bascule dans la nuit, faut-il qu’ils soient peuplés de signes et d’appels secrets pour qu’Alger en moi leur soit à ce point liée ? Quand je suis quelque temps loin de ce pays, j’imagine ses crépuscules comme des promesses de bonheur. » [Camus, 1999: 40]

« Soirs fugitifs d’Alger, qu’ont-ils donc d’inégalable pour délier tant de choses en moi ? Cette douceur qu’ils me laissent aux lèvres, je n’ai pas le temps de m’en lasser qu’elle disparaît déjà dans la nuit. [Camus, 1999: 41]

« Dans les cinémas de quartier, à Alger, on vend quelquefois des pastilles de menthe qui portent, gravé en rouge, tout ce qui est nécessaire à la naissance de l’amour : 1. des questions : « Quand m’épouserez-vous ? » ; « M’aimez-vous ? » ; 2. des réponses : « À la folie » ; « Au printemps ». » [Camus, 1999: 42]

« De pareilles imaginations ne sont permises qu’aux très vertueux. Et je crois bien que la vertu est un mot sans signification dans toute l’Algérie. » [idem]

« Les dimanches d’Alger sont parmi les plus sinistres. Comment ce peuple sans esprit saurait-il alors habiller de mythes l’horreur profonde de sa vie ? Tout ce qui touche à la mort est ici ridicule ou odieux. » [Camus, 1999: 44]

« Dans l’été d’Algérie, j’apprends qu’une seule chose est plus pratique que la souffrance et c’est la vie d’un homme heureux. Mais ce peut être aussi bien le chemin d’une plus grande vie, puisque cela conduit à ne pas tricher. » [idem]
Voici du moins l’âpre leçon des étés d’Algérie. Mais déjà la saison tremble et l’été bascule. Premières pluies de septembre, après tant de violences et de raidissements, elles sont comme les premières larmes de la terre délivrée, comme si pendant quelques jours ce pays se mêlait de tendresse. À la même époque pourtant, les caroubiers mettent une odeur d’amour sur toute l’Algérie. Le soir où après la pluie, la terre entière, son ventre mouillé d’une semence au parfum d’amande amère, repose pour s’être donnée tout l’été au soleil. [Camus, 1999: 50]
« À Alger, les cimetières arabes ont la douceur que l’on sait. À Oran, au-dessus du ravin Ras-el-Aïn, face à la mer cette fois, ce sont, plaqués contre le ciel bleu, des champs de cailloux crayeux et friables où le soleil allume d’aveuglants incendies. » [Camus, 1999: 87]

« Quand j’habitais Alger, je patientais toujours dans l’hiver parce que je savais qu’en une nuit, une seule nuit froide et pure de février, les amandiers de la vallée des Consuls se couvriraient de fleurs blanches. Je m’émerveillais de voir ensuite cette neige fragile résister à toutes les pluies et au vent de la mer. Chaque année, pourtant, elle persistait, juste ce qu’il fallait pour préparer le fruit. » [Camus, 1999: 114]
Le soleil leur donne alors les yeux somnolents des grands animaux. À cet égard, les plages d’Oran sont les plus belles, la nature et les femmes étant plus sauvages.

Pour le pittoresque, Alger offre une ville arabe, Oran un village nègre et un quartier espagnol, Constantine un quartier juif. Alger a un long collier de boulevards sur la mer ; il faut s’y promener la nuit. Oran a peu d’arbres, mais les plus belles pierres du monde. Constantine a un pont suspendu où l’on se fait photographier. Les jours de grand vent, le pont se balance au-dessus des profondes gorges du Rummel et on y a le sentiment du danger.

Je recommande au voyageur sensible, s’il va à Alger, d’aller boire de l’anisette sous les voûtes du port, de manger le matin, à la Pêcherie, du poisson fraîchement récolté et grillé sur des fourneaux à charbon ; d’aller écouter de la musique arabe dans un petit café de la rue de la Lyre dont j’ai oublié le nom ; de s’asseoir par terre, à six heures du soir, au pied de la statue du duc d’Orléans, place du Gouvernement (ce n’est pas pour le duc, c’est qu’il y passe du monde et qu’on y est bien). [Camus, 1999: 130]
« Oui, ce que j’aime dans les villes algériennes ne se sépare pas des hommes qui les peuplent. Voilà pourquoi je préfère m’y trouver à cette heure du soir où les bureaux et les maisons déversent dans les rues, encore obscures... » [Camus, 1999: 132]
Et, à Alger, une seconde fois, marchant encore sous la même averse qui nie semblait n’avoir pas cessé depuis un départ que j’avais cru définitif, au milieu de cette immense mélancolie qui sentait la pluie et la mer, malgré ce ciel de brumes, ces dos fuyants sous l’ondée, ces cafés dont la lumière sulfureuse décomposait les visages, je m’obstinais à espérer. Ne savais-je pas d’ailleurs que les pluies d’Alger, avec cet air qu’elles ont de ne jamais devoir finir, s’arrêtent pourtant en un instant, comme ces rivières de mon pays qui se gonflent en deux heures, dévastent des hectares de terre et tarissent d'un seul coup ? [Camus, 1999: 161]
c/ l’auteur-personnage qui construit et/ou déconstruit le contexte géographique : Camus impose les limites de l’espace où se passent les histoires de ses romans et ses nouvelles. C’est lui le maître qui a le pouvoir de décider si le lieu des aventures est quelconque ou fixe (les rues d’Alger, les terrasses, les cafés, les restaurants, les bars sur le boulevard Gallieni). La construction et la déconstruction de l’espace se lient à la construction des personnages qui gravitent autour de l’espace algérien où semble mener tous les chemins. Parfois, l’écrivain joue avec les focalisations (interne et externe) et les visions (objective et subjective).
En vous promenant dans Alger, regardez les poignets des femmes et des jeunes hommes et puis pensez à ceux que vous rencontrez dans le métro parisien.

Le voyageur encore jeune s’apercevra aussi que les femmes y sont belles. Le meilleur endroit pour s’en aviser est la terrasse du café des Facultés, rue Michelet, à Alger, à condition de s’y tenir un dimanche matin, au mois d'avril. Des cohortes de jeunes femmes, chaussées de sandales, vêtues d’étoffes légères et de couleurs vives, montent et descendent la rue. On peut les admirer, sans fausse honte : elles sont venues pour cela. À Oran, le bar Cintra, sur le boulevard Gallieni, est aussi un bon observatoire. [Camus, 1999: 129]
« Depuis cinq jours que la pluie coulait sans trêve sur Alger, elle avait fini par mouiller la mer elle-même. Du haut d’un ciel qui semblait inépuisable, d’incessantes averses, visqueuses à force d’épaisseur, s’abattaient sur le golfe. » [Camus, 1999: 156]

« Devant la mer noyée, je marchais, j’attendais, dans cette Alger de décembre qui restait pour moi la ville des étés. J’avais fui la nuit d’Europe, l’hiver des visages. » [idem]

« Jean Tarrou, qu’on a déjà rencontré au début de ce récit, s’était fixé à Oran quelques semaines plus tôt et habitait, depuis ce temps, un grand hôtel du centre. » [Camus, 1955: 35]

« Il appela encore quelques médecins. L’enquête ainsi menée lui donna une vingtaine de cas semblables en quelques jours. Presque tous avaient été mortels. Il demanda alors à Richard, secrétaire du syndicat des médecins d’Oran, l’isolement des nouveaux malades. » [idem]

« L’exorde de l’arrêté annonçait, en effet, que quelques cas d’une fièvre pernicieuse, dont on ne pouvait encore dire si elle était contagieuse, avaient fait leur apparition dans la commune d’Oran. » [Camus, 1955: 54]

« Grand avait même assisté à une scène curieuse chez la marchande de tabacs. Au milieu d’une conversation animée, celle-ci avait parlé d’une arrestation récente qui avait fait du bruit à Alger. Il s’agissait d’un jeune employé de commerce qui avait tué un Arabe sur une plage. » [Camus, 1955: 57]

« Mais depuis quelque temps, il n’achetait plus que le journal bien pensant d’Oran et on ne pouvait même se défendre de croire qu’il mettait une certaine ostentation à le lire dans des endroits publics. » [idem]

« Il n’était jamais sorti de sa ville, sauf un jour où, obligé de se rendre à Alger pour des affaires de famille, il s’était arrêté à la gare la plus proche d’Oran, incapable de pousser plus loin l’aventure. Il était revenu chez lui par le premier train. » [Camus, 1955: 134]

« Le vent est particulièrement redouté des habitants d’Oran parce qu’il ne rencontre aucun obstacle naturel sur le plateau où elle est construite et qu’il s’engouffre ainsi dans les rues avec toute sa violence. » [Camus, 1955: 156]
d/ la société civile : dans ses œuvres, l’auteur devient le vrai témoin des mondes imaginés. La société civile se confronte avec toute sorte de difficultés (fléau de peste, problèmes moraux). Dans ce contexte, Camus met en évidence l’attitude des personnages qui doivent affronter des réalités cruelles : ils luttent contre les dangers, ils doivent apprendre ce que c’est que le devoir humain, ils font leur tâche et ne renoncent jamais à la lutte, même si cette lutte semble être perdue dès son début. C’est le cas du docteur Rieux ou du prêtre Paneloux qui font tout le possible pour vaincre le fléau de peste (dans le roman ayant le titre homonyme, par exemple).

Même si la société civile est faite de contradictions, les gens acceptent leur destinée comme inhérente et cherchent un équilibre dans leur condition. En outre, ils acceptent la situation afin de triompher contre le mal dans une action collective : ils entreprennent une lutte contre la souffrance humaine, c’est-à-dire contre l’absurde de leur condition.

« Les curieux événements qui font le sujet de cette chronique se sont produits en 194., à Oran. De l’avis général, ils n’y étaient pas à leur place, sortant un peu de l’ordinaire. À première vue, Oran est, en effet, une ville ordinaire et rien de plus qu’une préfecture française de la côte algérienne. » [Camus, 1955: 13]

« Comme il était recommandé (dans son métier, on a des facilités), il avait pu toucher le directeur du cabinet préfectoral et lui avait dit qu’il n’avait pas de rapport avec Oran, que ce n’était pas son affaire d’y rester, qu’il se trouvait là par accident et qu’il était juste qu’on lui permît de s’en aller, même si, une fois dehors, on devait lui faire subir une quarantaine. » [Camus, 1955: 100]

« Pour finir, il avait essayé de consoler Rambert en lui faisant remarquer aussi qu’il pouvait trouver à Oran la matière d’un reportage intéressant et qu’il n’était pas d’événement, tout bien considéré, qui n’eût son bon côté. Rambert haussait les épaules. » [Camus, 1955: 101]

« Le Père Paneloux s’était déjà distingué par des collaborations fréquentes au bulletin de la Société géographique d’Oran, où ses reconstitutions épigraphiques faisaient autorité. » [Camus, 1955: 107]

« La semaine fut suivie par un nombreux public. Ce n’est pas qu’en temps ordinaire, les habitants d’Oran soient particulièrement pieux. Le dimanche matin, par exemple, les bains de mer font une concurrence sérieuse à la messe. » [Camus, 1955: 108]

« Il juge à leur vrai prix les contradictions des habitants d’Oran qui, dans le même temps où ils ressentent profondément le besoin de chaleur qui les rapproche, ne peuvent s’y abandonner cependant à cause de la méfiance qui les éloigne les uns des autres. » [Camus, 1955: 217]

« L’Algérois use d’un vocabulaire typique et d’une syntaxe spéciale. Mais c’est par leur introduction dans la langue française que ces créations trouvent leur saveur. » [Camus, 1999: 51, note]

« Lui connaissait une filière et à Rambert, qui s’en étonnait, il expliqua que, depuis longtemps, il fréquentait tous les cafés d’Oran, qu’il y avait des amis et qu’il était renseigné sur l’existence d’une organisation qui s’occupait de ce genre d’opérations. » [Camus, 1955: 157]
e/ la perspective historique et la situation politique : bien marquée par les agitations politiques du temps (l’occupation coloniale, la révolution algérienne, les tueries des civils), l’écriture de Camus est animée par une sensibilité à part. Ses œuvres contiennent, bien évidemment, des signes de la lutte franco-algérienne, en se présentant en véritable chronique de l’époque. Dans ses descriptions, l’écrivain expose la situation politique d’Algérie sous occupation française sous forme de thème narratif et historique d’un part, et comme histoire qui mérite d’être racontée d’autre part. Camus envisage l’homme confronté avec des situations politiques qui entravent sa liberté. On observe le style sobre, l’ironie fine et la précision du détail exposé.
Oran tient beaucoup d’autre part aux deux lions de sa place d’Armes. Depuis 1888, ils trônent de chaque côté de l’escalier municipal. Leur auteur s’appelait Caïn. Ils ont de la majesté et le torse court. On raconte que, la nuit, ils descendent l’un après l’autre de leur socle, tournent silencieusement autour de la place obscure, et, à l’occasion, urinent longuement sous les grands ficus poussiéreux. Ce sont, bien entendu, des on-dit auxquels les Oranais prêtent une oreille complaisante. Mais cela est invraisemblable. [Camus, 1999: 98]
« Malgré quelques recherches, je n’ai pu me passionner pour Caïn. J’ai seulement appris qu’il avait la réputation d’un animalier adroit. Cependant, je pense souvent à lui. C’est une pente d’esprit qui vous vient à Oran. » [idem]

« Le monument aux morts d’Oran se trouve sur le seul endroit d’où l’on peut apercevoir la mer, une sorte de promenade longeant, sur une assez courte distance, les falaises qui dominent le port. » [Camus, 1955: 169]
f/ la vie quotidienne et la description de la ville : Camus a décrit en détail la vie quotidienne d’Alger et d’Oran. C’est lui qui tient les ficelles de la description et qui fait qu’une ville modeste devienne « une ville tout à fait moderne ». Les magasins, les écoles, les cafés, les restaurants, les clubs, les rues, les hôpitaux, les lieux de loisirs – tout cela fait partie de la société civile qui mène sa vie selon les propres règles, civiles et religieuses. La ville oscille dans un mélange de richesse et pauvreté, beauté et laideur.

Dans les romans camusiens la vie quotidienne est directement liée à la situation politique du temps ; c’est pour cela que, dans quelques œuvres, l’auteur raconte des histoires qui ont comme centre d’intérêt la population musulmane apaisée, exterminée, dont les droits sont extrêmement restreints. La vie et la mort semblent être imposées par la société « conquérante ».
On dira sans doute que cela n’est pas particulier à notre ville et qu’en somme tous nos contemporains sont ainsi. Sans doute, rien n’est plus naturel, aujourd’hui, que de voir des gens travailler du matin au soir et choisir ensuite de perdre aux cartes, au café, et en bavardages, le temps qui leur reste pour vivre. Mais il est des villes et des pays où les gens ont, de temps en temps, le soupçon d’autre chose. En général, cela ne change pas leur vie. Seulement il y a eu le soupçon et c’est toujours cela de gagné. Oran, au contraire, est apparemment une ville sans soupçons, c’est-à-dire une ville tout à fait moderne. Les hommes et les femmes, ou bien se dévorent rapidement dans ce qu’on appelle l’acte d’amour, ou bien s’engagent dans une longue habitude à deux. Entre ces extrêmes, il n’y a pas souvent de milieu. Cela non plus n’est pas original. À Oran comme ailleurs, faute de temps et de réflexion, on est bien obligé de s’aimer sans le savoir. [Camus, 1955: 14-15]
« Mais à Oran, les excès du climat, l’importance des affaires qu’on y traite, l’insignifiance du décor, la rapidité du crépuscule et la qualité des plaisirs, tout demande la bonne santé. Un malade s’y trouve bien seul. » [idem]
Il y a eu encore l’église et les villageois sur les trottoirs, les géraniums rouges sur les tombes du cimetière, l’évanouissement de Pérez (on eût dit un pantin disloqué), la terre couleur de sang qui roulait sur la bière de maman, la chair blanche des racines qui s’y mêlaient, encore du monde, des voix, le village, l’attente devant un café, l’incessant ronflement du moteur, et ma joie quand l’autobus est entré dans le nid de lumières d’Alger et que j’ai pensé que j’allais me coucher et dormir pendant douze heures. [Camus, 1950: 29-30]
« Les premières notes prises par Jean Tarrou datent de son arrivée à Oran. Elles montrent, dès le début, une curieuse satisfaction de se trouver dans une ville aussi laide par elle-même. » [Camus, 1955: 35]
On prescrivit même des économies d’électricité. Seuls, les produits indispensables parvinrent par la route et par l’air, à Oran. C’est ainsi qu’on vit la circulation diminuer progressivement jusqu’à devenir à peu près nulle, des magasins de luxe fermer du jour au lendemain, d’autres garnir leurs vitrines de pancartes négatives, pendant que des files d’acheteurs stationnaient devant leurs portes. [Camus, 1955: 94]

Oran prit ainsi un aspect singulier. Le nombre des piétons devint plus considérable et même, aux heures creuses, beaucoup de gens réduits à l’inaction par la fermeture des magasins ou de certains bureaux emplissaient les rues et les cafés. Pour le moment, ils n’étaient pas encore en chômage, mais en congé. Oran donnait alors, vers trois heures de l’après-midi par exemple, et sous un beau ciel, l’impression trompeuse d’une cité en fête dont on eût arrêté la circulation et fermé les magasins pour permettre le déroulement d’une manifestation publique, et dont les habitants eussent envahi les rues pour participer aux réjouissances. [Camus, 1955: 95]
« Nous arrivons par le village qui s’ouvre déjà sur la baie. Nous entrons dans un monde jaune et bleu où nous accueille le soupir odorant et âcre de la terre d’été en Algérie. » [Camus, 1999: 12]
Qu’importe ! Je voulais seulement marquer que, si j’ai beaucoup marché depuis ce livre, je n’ai pas tellement progressé. Souvent, croyant avancer, je reculais. Mais, à la fin, mes fautes, mes ignorances et mes fidélités m’ont toujours ramené sur cet ancien chemin que j’ai commencé d’ouvrir avec L’Envers et l’Endroit, dont on voit les traces dans tout ce que j’ai fait ensuite et sur lequel, certains matins d’Alger, par exemple, je marche toujours avec la même légère ivresse. [Camus, 1958: 30]
g/ les relations franco-algériennes / les colons / l’exil / les abus : le centre d’intérêt des romans d’Albert Camus est l’individu envisagé dans son cadre social. D’ailleurs, l’écrivain a voulu défendre l’homme qui lutte pour sa liberté dans un cri qui relève de son impuissance tragique face à l’occupation et à la crise de l’Europe. Lorsque l’œuvre camusienne évoque l’Algérie contemporaine, l’écrivain s’intéresse, en général, aux relations franco-algériennes du temps et non aux vicissitudes historiques qui constituent leur destin dans la durée. En outre, il n’ignore pas l’histoire et ce qu’un Algérien n’aurait pas fait en ressentant la présence française comme un abus de pouvoir quotidien.

Les textes de Camus informent les lecteurs sur les états d’âme de l’auteur en même temps que sur les éléments de l’histoire de l’effort français pour rendre et garder l’Algérie française. Les romans et les nouvelles évoquent les traditions, les langages et les stratégies discursives de l’appropriation française de l’Algérie. Ils donnent son expression ultime et la plus raffinée aux sentiments que les gens ressentent envers les colons. C’est pour cela que l’œuvre de Camus pourrait être considérée comme une transfiguration du dilemme colonial : c’est « le colon » qui écrit pour le public français, dont l’histoire personnelle est liée au territoire colonisé.
La douleur, à ce stade, ne paraît acceptable qu’à la condition qu’elle soit sans remède. Le révolté choisit la métaphysique du pire, qui s’exprime dans la littérature de damnation dont nous ne sommes pas encore sortis. « Je sentais ma puissance et je sentais des fers » (Petrus Borel). Mais, ces fers sont chéris. Il faudrait sans eux prouver, ou exercer, la puissance qu’après tout on n’est pas sûr d’avoir. Pour finir, on devient fonctionnaire en Algérie et Prométhée, avec le même Borel, veut fermer les cabarets et réformer les mœurs des colons. Il n’empêche : tout poète, pour être reçu, doit alors être maudit. [Camus, 1951: 72]

Pour plus de sûreté, on vida le cimetière de ses morts, qui rappelaient encore que quelque chose, en cet endroit, avait été. (note 66: Il est frappant de noter que des atrocités qui peuvent rappeler ces excès ont été commises aux colonies (Indes, 1857 ; Algérie, 1945, etc.) par des nations européennes qui obéissaient en réalité au même préjugé irrationnel de supériorité raciale. [Camus, 1951: 231]
« Pendant que nos concitoyens essayaient de s’arranger avec ce soudain exil, la peste mettait des gardes aux portes et détournait les navires qui faisaient route vers Oran. Depuis la fermeture, pas un véhicule n’était entré dans la ville. À partir de ce jour-là, on eut l’impression que les automobiles se mettaient à tourner en rond. » [Camus, 1955: 92]

« Ses confrères d’Oran lui avaient dit qu’ils ne pouvaient rien, la poste l’avait renvoyé, une secrétaire de la préfecture lui avait ri au nez. Il avait fini, après une attente de deux heures dans une file, par faire accepter un télégramme où il avait inscrit : « Tout va bien. À bientôt. » [Camus, 1955: 100]

« Mais toujours attendre ah ! non, oui, si on voulait, pour la préparation particulière et les épreuves puisqu’elles se faisaient en Alger et qu’elles me rapprochaient, mais pour le reste je secouais ma tête dure et je répétais la même chose, rejoindre les plus barbares et vivre de leur vie, leur montrer chez eux, et jusque dans la maison du fétiche, par l’exemple, que la vérité de mon Seigneur était la plus forte. » [Camus, 1957: 50]

« Quand j’ai fui du séminaire, à Alger, je les imaginais autrement, ces barbares, une seule chose était vraie dans mes rêveries, ils sont méchants. » [Camus, 1957: 46]

« Un profane interpréterait mal les hurlements qui accueillent la présentation des boxeurs sur le ring. Il imaginerait quelque combat sensationnel où les boxeurs auraient à vider une querelle personnelle, connue du publie. Au vrai, c’est bien une querelle qu’ils vont vider. Mais il s’agit de celle qui, depuis cent ans, divise mortellement Alger et Oran. » [Camus, 1999: 91]

« Les Oranais accusent les Algérois de « chiqué ». Les Algérois laissent entendre que les Oranais n’ont pas l’usage du monde. Ce sont là des injures plus sanglantes qu’il n’apparaît, parce qu’elles sont métaphysiques. Et faute de pouvoir s’assiéger, Oran et Alger se rejoignent, luttent et s’injurient sur le terrain du sport, des statistiques et des grands travaux. » [Camus, 1999: 92]
Malgré les encouragements répétés de la galerie et de mon voisin, malgré les intrépides « Crève-le », « Donne-lui de l’orge », les insidieux « Coup bas », « Oh ! l’arbitre, il a rien vu », les optimistes « Il est pompé », « Il en peut plus », l’Algérois est proclamé vainqueur aux points sous d’interminables huées. Mon voisin, qui parle volontiers d’esprit sportif, applaudit ostensiblement, dans le temps où il me glisse d’une voix éteinte par tant de cris : « Comme ça, il ne pourra pas dire là-bas que les Oranais sont des sauvages. [idem]

La vivacité de ces mosaïques est si persuasive qu’au premier abord on ne voit rien, qu’un éblouissement informe. Mais de plus près, et l’attention éveillée, on voit qu’elles ont un sens : un gracieux colon, à nœud papillon et à casque de liège blanc, y reçoit l’hommage d’un cortège d'esclaves vêtus à l'antique. (note – Une autre des qualités de la race algérienne est, on le voit, la franchise. [Camus, 1999: 97]
« La douceur d’Alger est plutôt italienne. L’éclat cruel d’Oran a quelque chose d’espagnol. Perchée sur un rocher au-dessus des gorges du Rummel, Constantine fait penser à Tolède. » [Camus, 1999: 126]

« Les voyageurs de la passion (celle des autres), les intelligences trop nerveuses, les esthètes et les nouveaux mariés n’ont rien à gagner à ce voyage algérien. Et, à moins d’une vocation absolue, on ne saurait recommander à personne de s’y retirer pour toujours. Quelquefois, à Paris, à des gens que j’estime et qui m’interrogent sur l’Algérie, j’ai envie de crier : « N’allez pas là-bas. » [idem]
J’ai ainsi avec l’Algérie une longue liaison qui sans doute n’en finira jamais, et qui m’empêche d’être tout à fait clairvoyant à son égard. Simplement, à force d’application, on peut arriver à distinguer, dans l’abstrait en quelque sorte, le détail de ce qu’on aime dans qui on aime. C’est cet exercice scolaire que je puis tenter ici en ce qui concerne l’Algérie.

Et d’abord la jeunesse y est belle. Les Arabes, naturellement, et puis les autres. Les Français d’Algérie sont une race bâtarde, faite de mélanges imprévus. Espagnols et Alsaciens, Italiens, Maltais, Juifs, Grecs enfin s’y sont rencontrés. [Camus, 1999: 128]

Pour le reste, il faut savoir dire du mal d’Alger quand on est à Oran (insister sur la supériorité commerciale du port d’Oran), moquer Oran quand on est à Alger (accepter sans réserve l’idée que les Oranais « ne savent pas vivre »), et, en toutes occasions, reconnaître humblement la supériorité de l’Algérie sur la France métropolitaine. Ces concessions faites, on aura l’occasion de s’apercevoir de la supériorité réelle de l’Algérien sur le Français, c’est-à-dire de sa générosité sans limites et de son hospitalité naturelle. [Camus, 1999: 130]
« En ce qui concerne l’Algérie, j’ai toujours peur d’appuyer sur cette corde intérieure qui lui correspond en moi et dont je connais le chant aveugle et grave. » [idem]

Pour conclure, après avoir marqué quelques citations et paragraphes qui font référence à l’appartenance algérienne d’Albert Camus, on pourrait affirmer que l’écrivain a réussi avec succès de refaire l’ambiance générale de son temps. Les descriptions fidèles, précises, les contextes géographiques, historiques et socioculturels – tout cela restitue la matrice des lieux où l’écrivain a vécu et auxquels il appartenait : un pays très connu, l’Algérie de son époque, et des villes très familières, Alger et Oran.
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