Nous commençons par 2 citations d’auteurs de la fin du 19





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Critique Historique

A. Partie générale.

Introduction


Nous commençons par 2 citations d’auteurs de la fin du 19ième siècle.

E. Reman: « La critique est contraire à l’allure normale de l’intelligence. La tendance spontanée de l’homme est d’ajouter foi aux affirmations et de les reproduirent, sans même les distinguer de ses propres observations. »

Louis Pasteur: « L’instinct naturel de l’homme face à l’eau est de se noyer; apprendre à nager c’est acquérir l’habitude de réprimer des mouvements spontanés et d’en exécuter d’autres. De même l’habitude de la critique n’est pas naturelle, il faut qu’elle soit inculquée.»

Il faut prendre ces propos dans un contexte historique, c’est l’époque de l’essor des sciences expérimentales.

Reman montre que les sciences humaines jouent un rôle car utilisent une méthode, qui est la critique historique, pour lutter contre les superstitions et autres crédulités.

L’objectif du cours est double.

  1. Comment la critique historique est-elle élaborée?

  2. Se servir de la méthode de la critique historique pour s’aider dans les autres sciences.

Les règles classiques de la critique historique sont nées de l’épistémologie.

→ Comment l’histoire est-elle devenue une discipline scientifique?

L’évolution des principes du métier d’historien a permis de comprendre la place qu’occupe la critique.



  • Comment l’historien travaille-t-il?

  • Que peut-on tirer de ses résultats?

  • Quels sont ses bases méthodologiques?

  • Quel est le lien de sa méthode et les autres disciplines?

Le premier objectif est de comprendre la spécificité de la connaissance historique. Et le deuxième objectif est de tirer parti des critiques des sources documentaires faites par les historiens. → L’historien doit voir si un document est fiable.

La critique historique permet de formuler un jugement sur un document, une source d’information et doit donner un jugement fondé sur la raison.

I. Les fondements de la critique historique.

1. Nature et finalité de l’histoire.

La reconstruction du passé est basée sur une étude critique des traces laissées par le passé. De ce fait la préhistoire se différencie de l’histoire, car il n’y a pas de traces écrites. Mais la préhistoire est quand même une partie de l’histoire même si historien et préhistorien ont différentes sources.

L’histoire est une reconstruction du passé humain mais il y a des limites de la connaissance et tout doit être basé sur des traces. → Le passé est lacunaire, il faut donc le rendre intelligible, la visée (pourquoi sommes-nous telles que nous sommes devenus) est à la fois modeste mais aussi terriblement ambitieuse. Il faut faire une distinction entre l’histoire chaude (l’activité humaine)et l’histoire froide (prendre du recul). Prendre du recul c’est voir ce qui est important avec le recul du temps car une étude menée à chaud risque d’être infectée par les passions de l’époque. Mais d’après Lévi Strauss « tout est histoire, ce qui c’est dit hier et il y a une minute ». Et l’histoire du temps présent prend le risque de faire un travail avec certains des acteurs encore vivants.

Histoire en Grecque veut dire enquête et c’est comme ça que Hérodote fait de l’histoire. Il essaye néanmoins de rester le plus impartial possible cela fait que le travail d’historien se différencie de l’apologétique qui prend la défense d’une cause et de l’hagiographie qui étudie les écritures des vies des saints.

Le problème pour la vérité sont les différents biais.

* Le biais nationaliste, par exemple historien allemand et français s’opposent sur différents sujets (entre autre la noblesse). Ils essayent de mettre la supériorité de leur nation en avant par rapport à l’autre. L’histoire en Belgique se développa en même temps que la création de l’état. Mais maintenant les gens ne s’intéressent plus à l’histoire nationale donc on a droit aux histoires des régions, la dernière œuvre sur l’histoire de la Belgique remonte à Henri Pirenne.

* Un autre biais est la classe sociale, les historiens s’intéressent tout particulièrement à leur propre classe, et seulement depuis Marx il y a des historiens de classes populaires et donc une histoire des classes populaires.

* Il y a aussi le biais egnocentrique, par exemple en Europe, l’Europe domine le monde durant la colonisation et les pays africains sont décadents, mais après la décolonisation on remarque que l’on s’est trompé, on a d’autres perspectives.

* $$$$: donne un regard masculin, les hommes ne partagent pas avec les femmes et il y avait peu de femmes historien, mais le mouvement féministe a changé tout cela.
L’histoire s’inspire aussi d’autres sciences humaines à partir de 1900. Avant cela l’histoire ne s’intéressait qu’à des évènements et des institutions et n’avait donc pas besoin des autres sciences humaines. La réaction apparaît entre les deux guerres avec l’école des annales (1929) fondée par Marc Bloch et Lucien Febvre, continuée ensuite par Fernand Braudel après guerre. Ces historiens s’attaquent au biais de la classe et commencent à s’intéresser à autre chose que les classes supérieures, ils analysent les problèmes sociaux, plus tard ils s’attaquent aussi à l’histoire des mentalités.

« L’histoire fait feu de tout bois, l’histoire se critique de natures », c’est une discipline au cœur des sciences humaines. L’histoire évolue grâce à l’apport de nouvelles questions (apport du Marxisme et du féminisme, il y a aussi de nouveaux problèmes, par exemple l’écologie) et de nouvelles découvertes, de nouvelles sources (grâce notamment à l’apport de l’archéologie, par exemple les manuscrits de la mer Morte).

2. Conditions de la connaissance historique.

La condition première est la nécessité de traces du passé appelées sources qui ne sont pas la même chose que des travaux, réalisés par d’autres historiens et qui n’ont de la valeur que parce ce que basés sur des sources.

Paul Veyne a dit: « Les vrais problèmes d’épistémologie historique sont des problèmes de critiques et le centre de toutes réflexions de connaissance historique est ce que l’on fait des sources », il a aussi dit: « L’histoire est connaissance mutilée, un historien ne dit pas ce qu’a été l’Empire romain ou la résistance en ’44, mais ce qu’elle est capable de savoir et non pas de ce qui c’est passé ». Henri Irénée Marrou lui a dit: « A parler net l’histoire ce n’est rien de plus que ce que nous étions raisonnables de croire vrai dans ce que nous avons compris de ce que notre documentation révèle du passé ».

 Il faut donc dégager l’essentiel.

Les traces historiques sont fragiles car écrites, mais le code des annales ne veut pas se contenter que de sources écrites.

D’après Febvre il y a un combat pour l’histoire, l’histoire se fait avec des documents écrits ou sans s’il n’en existe pas. Febvre a une conception humaniste de l’histoire, il veut comprendre l’être humain de son temps en étudiant ce qu’il était. Chez Ricœur la source est un élément du présent qui met en contact avec le passé. Pomian lui dit que les traces se trouvent parmi nous ou bien rassemblés dans des musées, bibliothèques et autres.

 Il y a donc une double discussion temporelle car l’histoire est à la fois objet du passé et du présent. Les sources étonnent car elles renvoient vers le passé. La trace devient une matérialisation du passé, et est un intermédiaire entre nous et le passé.

Le problème est que premièrement la mémoire humaine n’est pas parfaite et deuxièmement il y a des risques de pertes et de destructions de sources. Par exemple tremblement de terre, guerres, destruction volontaires, … . On peut citer tout les documents d’avant le 17ième siècle disparu à Bruxelles, les archives d’Ypres et de Louvain qui disparurent durant la guerre ’14, les archives de Mons et de Tournai durant la guerre ’40, la bibliothèque de Sarajevo. Et parmi les destructions volontaires il y a la destruction des archives du Congo par Léopold II et la destruction de tout documents écrits en Afghanistan.

Il y a donc des problèmes pour les historiens, et en plus de tout ça il y a les destructions par manque de places. La loi oblige à garder toutes sortes de documents que l’on doit envoyer aux archives d’états après un petit temps, et ils décident là bas de garder ou de jeter.

A tout ça s’ajoute encore le fait que par exemple le papier du 19ième siècle se détruit petit à petit car ont été fait avec des acides (le papier du Moyen-âge lui par contre se garde bien). Il y a aussi le problème de conservation des films des années ’50. Aussi nous-mêmes au quotidien nous ne gardons pas tout, de ce fait certaines choses comme les premiers enregistrements et les premiers films ont disparus.

Le dernier type de destruction est du à l’archéologie elle-même car aujourd’hui ce n’est pas seulement les objets trouvés qui intéressent mais aussi l’environnement dans lequel il est trouvé (par exemple des traces de feux ou de morceaux de bois). Mais les fouilles détruisent ces traces car elles veulent aller plus loin, un bon enregistrement est donc nécessaire, car il faut aussi faire attention au comment la trace a été conservée.

Il n’y a pas seulement l’intérêt historique que l’on peut porter aux traces du passé, il y a aussi l’intérêt esthétique, mais il vaut mieux faire attention à l’intérêt historique qui apporte un plus.

Par exemple: * Tintin et sceptre d’Ottokar, le roi figure comme une partie de la population voit le roi des Belges, on pourrait se passer du parlement, mais tout le monde ne partage pas cette vision des choses en Belgique (socialistes).

* On peut écouter Beethoven différemment quand on sait qu’il est un contemporain de Napoléon et des grands bouleversements politiques.

3. La critique historique et son propos.

A. L’émergence.

Hérodote, contemporain de Socrate, est l’ancêtre des historiens. Il va produire une enquête dont les sources seront l’observation et ce qu’il a entendu, il utilise une méthode de journaliste. * Il recherche les guerres récentes (Perses et Grecques).

* Les mythes.

* La géographie (Il est aussi considéré comme le précurseur des géographes).

Après lui vient Thucydide qui apporte le développement des méthodes, il est acteur et aussi spectateur des évènements de son temps. Il va étudier les causes des différents évènements et les différencier.* Il cherche les causes lointaines, profondes et immédiates.

* Il utilise des témoignages et les confrontent, quand il n’en a pas il raisonne par analogie.

* Il produit des preuves.

* Plus de légendes, seulement des humains et des causes humaines.

On pourrait croire qu’après Thucydide les historiens seront définitivement lancés mais il n’en est rien car ils vont succomber à au moins une des 3 tentations, la rhétorique, la politique et l’éthique. * La rhétorique consiste à parler bien, c’est une activité littéraire, les faits sont moins importants, il faut bien raconter.

* La politique c’est produire une histoire engagée au service de son propre Etat contre un autre.

* L’éthique, ce sont des maximes morales, de belles actions et des faits d’armes.

Ces 3 tentations, les historiens ne devraient pas y succomber. Mais par exemple Polybe produit une histoire critique mais malheureusement morale. Les Romains Tite-Live et Tacite produisent un discours fictif pour embellir l’histoire, peut importe le sens des mots, seul compte la gloire littéraire.

Le Moyen-Age n’apporte malheureusement rien de plus, mais vers le 15ième-16ième siècle les choses vont changer. Car ce qui importe à la Renaissance c’est le retour à l’Antiquité, il y a donc une prise de recul, une érudition. Une érudition qui commence avec la philologie (étude des langues) latine et grecque, les humanistes veulent parler les langues de l’Antiquité.

Parmi ces humanistes on retrouve Lorenzo Valla, il découvre que le document qui attribuait un état au pape, de la part de Constantin, était un faux. Il a découvert ça car il recherchait toujours les meilleurs textes car au fil du temps les fautes de copies deviennent de plus en plus grandes. Un autre humaniste qui faisait la même chose était Erasme. Il y avait aussi la numismatique qui collectionne les monnaies anciennes, d’autres témoins du passé. L’épigraphie, elle s’occupe des inscriptions anciennes, et la chronologie des dates.

Mais comme les humanistes imitent les Romains (et les Grecques) ils retombent dans les mêmes tentations. C’est-à-dire l’histoire comme genre littéraire avec par exemple les Romantiques Voltaire et Michelet qui ne s’intéressent pas à la vérité mais ne font que répéter leurs prédécesseurs. Mais on retrouve quand-même aussi les érudits, il y a donc une division des historiens.

Les érudits étudient les techniques de collection, d’études et de classements de sources, ce qui débouche sur des catalogues et des bibliographies.

Ces historiens sont surtout des religieux, Bénédictins et Jésuites. Chez les Jésuites se sont surtout les Bollandistes qui rassemblent, critiquent et confondent les récits de saints (hagiographie). Le Bénédictin Dom Mabillon s’intéresse aux chartres et diplômes qui donnent des droits, il veut prouver que se sont des documents authentiques. Il a écrit: « A propos de la diplomatique ». La diplomatique étant l’étude des diplômes (chartres et parchemins). Il se développe d’autres branches qui sont des sciences auxiliaires pour les historiens: la paléographie, l’étude des écritures anciennes; la sigillographie, qui est l’étude des sceaux et aussi l’héraldique qui étudie les armoiries.

Dans la seconde moitié du 19ième siècle il y a la fin du divorce entre les érudits et les autres, et enfin l’histoire devient professionnel car avant ça c’était affaire d’amateurs. C’est l’histoire scientifique qui fait enfin son apparition, les historiens travaillent dans des musées et publient pour des revues scientifiques. Il y a l’étude critique du passé, la compréhension du passé, la recherche des causes et l’analyse. Les historiens renoncent volontairement à l’esprit littéraire de l’histoire, il faut un récit sobre. L’un des premiers est Léopold von Ranke professeur à l’université de Berlin; il parcourt l’Europe pour voir les archives nationales. Langlois et Seignebois vont en 1898 systématiser la méthode de travail et les règles d’érudition.

B. La systématisation.

Le 19ième siècle est le moment des premiers grands progrès de la médecine par exemple Pasteur découvre le vaccin contre la rage. Mais à coté de la science se développe aussi les sciences humaines. Les historiens vont développer une méthode qui va valider leur connaissance, ils vont systématiser la critique historique. D’autres sciences humaines vont apparaître comme la psycho scientificité, la sociologie (Durkheim), l’économie, la géographie, la linguistique (De Saussure) et l’histoire avec Langlois et Seignebois. Il y a quand même 4 remises en questions.

  • La prétention de l’histoire à la subjectivité. C’est une illusion, la volonté d’imiter les sciences naturelles car il fallait établir des faits, réaliser une opération de synthèse. Les historiens pensaient que l’érudition pouvait tout faire, par exemple Von Ranke pensait qu’il fallait savoir comment les choses c’étaient passées. Et d’après Foustel de Coulanges l’histoire n’est pas un art mais une science pure, l’histoire doit bien voir les faits par une observation des textes, et l’histoire ne peut faire place à la subjectivité. → Tout ceci n’est pas possible c’est pourquoi illusion, et il faut donc être conscient de sa propre subjectivité pour s’en protéger.

  • L’histoire problème qui est formulée par l’école des annales et entre autre Febvre, qui pense que l’histoire ne doit pas être une succession d’évènements. Il faut partir du présent, c’est évidemment un risque de subjectivité. Il faut partir des questions du présent et essayer d’y répondre avec l’histoire. Il faut surtout faire parler les sources → émergence de l’hypothèse de travail, il faut d’abord poser des questions qui détermineront la façon de rassembler et de critiquer des sources.

  • Il va y avoir des nouvelles sources et de nouvelles méthodes, parmi les nouvelles sources il y a les sources non-écrites apportées par l’archéologie et les statistiques vont permettre de découvrir l’histoire sérielle.

  • L’écriture de l’histoire doit rester neutre.

C. Remises en questions.

Dans le mouvement post-moderniste il y a un tournant linguistique et en suit un relativisme cognitif. Sous l’influence de la linguistique et de la psychanalyse il va y avoir de la littérature renouvelée qui parle des travaux et sources. → Les textes étudiés par les historiens seraient auto référentiel car le langage est un système fermé de signes et la réalité serait contenue dans le langage lui-même (Hayden White 1973). Le système historien tournerait sur lui-même et l’histoire serait à mettre sur le même pied que le roman. Barthes remet en cause la différence entre fiction et histoire, on voit l’histoire comme une narration.

Le relativisme cognitif pense que puisqu’un discours est auto-référentiel de multitudes de discours peuvent se tenir sur le même thème et sont donc interchangeable.

Mais les historiens pensent que tout ceci est fort exagéré et les différents discours de l’histoire vont se confronter et s’enrichir mutuellement. M. de Certeau (en 1975) réagit en disant que le récit n’est pas auto-référentiel, Ricœur lui écrit en 1983 « temps et récits », et Pomian « Manque d’historicité », il y a des notes de bas de pages et des citations.
II. Les règles de la critique historique.

1. La portée des témoignages et des documents.

A. La critique externe.

Elle examine la valeur extrinsèque de la source → le document est-il bien ce pourquoi il se donne et par quel moyen de transmission ce document est-il venu jusqu’à nous.

  • Critique de provenance (auteur/date/lieu). Il faut identifier la source, il y a le problème des anonymes et des pas signés. Aussi, problèmes d’auteurs car il y a parfois 3 auteurs: L’auteur intellectuel, responsable du contenu; l’auteur matériel, par exemple un scribe et l’auteur officiel, un prince ou roi. Problème de savoir qui est quel auteur. Il y a aussi les auteurs qui emploient un pseudonyme (George Sand), des anagrammes (Rabelais) et certains auteurs signent seulement avec leurs initiales. A coté de ça il y a les fausses attributions pour rehausser une œuvre (les pseudos-Augustin) faites par l’auteur lui-même ou par un copiste, ce qui arrive aussi c’est de rehausser un auteur en lui attribuant une œuvre anonyme.

La date peut aussi poser un problème car incomplète et on ne peut qu’évaluer une fourchette chronologique avec les terminus a quo (à partir duquel), post quem (après lequel), ad quem (vers lequel) et ante quem (avant lequel). Il y a aussi le problème de conversion des dates (calendrier romain (753 avant Jésus-Christ) et musulman (622)). Problème aussi des documents ante et post datés, certains articles de journaux par exemple la nécrologie rédigée à l’avance.

La forme peut parfois situer voir authentifier un document grâce à la diplomatique. Il ne faut pas oublier que les documents n’ont pas été faits pour que les historiens s’y retrouvent.

Pour découvrir la provenance d’un document il faut refaire son histoire et découvrir par quelle voie il nous est parvenu.

  • Critique d’authenticité, est-ce un faux? Quelques exemples.

* En 1983 on aurait retrouvé les carnets secrets d’Hitler qui sont en fait 60 cahiers d’écoliers qu’il aurait écrit entre 1932 et 1945, une sorte de journal intime dans lequel il aurait pu donner ses mobiles. L’hebdomadaire Stern a commencé la publication par extraits mais comme il n’y avait rien de fracassant, on a décidé de faire une expertise et ni l’encre, ni le papier utilisé ne correspondait à l’époque de Hitler, mais étaient beaucoup plus récents.

L’enquête judiciaire a permis de punir les faussaires.

* L’affaire Dreyfus, ce capitaine de l’armée française qui fut accusé de trahison, il aurait donné des informations à l’Allemagne, le grand ennemi. Les accusations n’étaient pas très fondées mais Dreyfus était Juif. Certains prenaient la défense de Dreyfus comme Zola, d’autres par contre l’attaquaient. La pièce maîtresse de l’accusation était une lettre découverte dans la mallette de l’attaché militaire allemand. Il était facilement visible que c’était un faux car par exemple la marge était différente et seule l’écriture était ressemblante mais il fut quand même accusé et seulement plus tard innocenté.

* En 1860 Vrain-Lucas va se mettre en rapport avec un mathématicien et va lui vendre plus de 2700 faux autographes, il commencera par des autographes du début 17ième et puis aussi des autographes de par exemple Charlemagne, Socrate, Jules César, Lazare, Cléopâtre, … . Le mathématicien va se baser sur le faux autographe de Pascal pour prouver que ce dernier avait découvert le principe de la gravitation avant Newton. Après ça des historiens vont prouver que tout ces documents sont des faux et Vrain-Lucas va aller en prison.

* Ossian est un poète Ecossais celtique qui va influencer le courant romantique, mais tout ses poèmes étaient en fait écrits au 17ième siècle.

→ Il y a aussi des faux bien plus anciens qui octroyait des droits à des souverains, des princes, des monastères, … .

  • La critique de restitution, c’est une critique de nettoyage et de raccommodage car des obstacles peuvent s’interposer entre les chercheurs et les sources. Des intermédiaires changent des informations volontairement ou unvolontairement. Par exemple le journal d’Anne Franck, mais le journal pose un problème car ce n’est pas le texte qu’elle avait écrit, il y a eu des intermédiaires. Déjà il n’y avait pas qu’un seul journal, car elle a fait 2 rédactions successives. Londres avait demandé des témoignages de la vie sous l’occupation et donc Anne Franck a repris son journal en le retravaillant. Dans un des journaux il manque quelque mois car un des carnets a disparu sans doute à la suite de l’arrestation mais l’autre journal permet de récupérer les parties manquantes. Quand son père revient, il va faire publier le témoignage de sa fille avec un peu des deux textes et en changeant un peu. Mais l’éditeur va exercer une censure morale, et va laisser tomber des passages où elle parle de ses règles et quand elle tombe amoureuse. Le texte qui est d’abord publié en néerlandais va ensuite être traduit, mais les traductions sont différentes car certaines traductions vont partir du texte de base, d’autre de celui du père et certain du texte original. Il y a aussi des typographies, par exemple François Malherbe le typographe a confondu « Rosette » et « Rose elle », ce qui d’ailleurs a embelli le texte. Un témoignage peut aussi être corrompu par la tradition, tradition dans le sens de faire suivre. Dans la tradition orale quelqu’un a pu mal comprendre et dans les documents écrits certains on pu mal lire, sauté une ligne, oublié un mot, répéter une syllabe ou un mot, mal couper des mots, … . Par exemple on a longtemps cru que Erasme avait écrit « saluta bis canonicum » qui voudrait dire « salue 2 fois  chanoine » mais en fait Erasme aurait écrit « salutabis canonicum » qui ça aurait du sens car voulant dire  « tu salueras le chanoine ». Autre exemple les errata sont souvent volumineux dans le moniteur belge. Il y a aussi eu des modifications, honnêtes et malhonnêtes. Honnête car il y a une faute et on veut la corriger mais ce sont souvent des textes de qui datent de 200 à 300 ans. Malhonnête car on a voulu raccourcir ou dénaturer le texte, supprimer ou introduire certains passages (interpolation). Par exemple l’autobiographie de Sainte Thérèse a été refondue et interpolée par sa sœur. Autre exemple un recueil de décision de justice de la fin de l’ancien régime contient des références d’ouvrages publiés après la date du jugement car les auteurs ont interpolé les textes avec des travaux plus proche d’eux, ceci pose des problèmes pour les historiens, il aurait fallu qu’en note, on donne l’original. En musique cela arrive aussi, on a retrouvé plus de 10 000 erreurs dans la 96ième symphonie de Haydn.

La critique de restitution a historiquement été développée par les exégètes et les philologues durant la Renaissance, les controversistes devaient justifier leur protestantisme ou catholicisme. Il faut faire attention que face à une pluralité on ne prenne pas le plus vieux texte pour le meilleur car un moine du Moyen-âge qui recopierait un texte ancien avec paresse et un humaniste copiant le même texte avec grande motivation mais 500 ans plus tard sera plus proche du texte original. Le but de la restitution c’est reconstruire l’archétype et pour ça il faut rassembler toutes les copies existantes et les rassembler par familles, il faut établir un arbre généalogique, un stemma et ce que l’on reconstruit c’est le codex  stemma codicum. Même quand on a qu’une seul copie il faut en tirer le maximum, imaginer les mots manquant en fonction de la phrase mais faire bien attention que cela reste une hypothèse, ceci est l’émendation. L’éditeur du texte doit fournir des preuves et des justifications, et les passages corriger doivent être indiqués. Et même quand on a le texte authentique il est parfois difficile de retrouver la pensée de l’auteur.

  • La critique d’emprunt ou d’originalité, qui est en fait est intermédiaire entre la critique externe et interne. Il faut essayer de savoir ci ce qui est rapporté par l’auteur est un témoignage direct ou indirect. Certains emprunt de l’auteur ne sont pas toujours notés (plagiat ou modèle). Par exemple Eginard a fait une biographie de Charlemagne, on pourrait croire qu’elle serait très bonne car il était familier avec lui, mais on a remarqué qu’il a fait beaucoup d’emprunt à Svétone qui a fait une biographie sur les empereurs romains car il voulait correspondre à Svétone et faire correspondre Charlemagne aux empereurs romains, ce texte n’a donc pas beaucoup de valeur. Problème aussi de rumeurs, on ne sait pas d’où elle vient, parfois accusations de sorcellerie.

On peut aussi faire la critique pour d’autres documents, par exemple les œuvres d’art. Au musée des beaux-arts de Dijon se trouve un primitif flamand ou l’on peut voir au loin un bateau du 17ième siècle, qui fut rajouté par un des propriétaires au 17ième siècle. Certaines modifications apportées peuvent être aussi considérées comme des sources. Par exemple une église romane avec du mobilier baroque, alors que faire garder seulement le roman ou bien les deux.


Il faut faire cette critique car il peut y exister des faux là aussi, par exemple un archéologue japonais a produit de faux objets préhistoriques pour appuyer ses théories. Les faux en peinture sont assez fréquent et peuvent être détectés par la critique de style ou bien une recherche en laboratoire. Il y a comme ça beaucoup de faux Vermeer qui ont été réalisé par Van Meegeren a réussi à tromper les acheteurs et les critiques, on a quand même réussi à découvrir que c’était des faux grâce à un laboratoire, en effet un des pigments utilisés, le bleu de Prusse ne fut découvert qu’après la mort de Vermeer.

Un autre exemple c’est le discours de Churchill le 4 juin 1940, qu’il fit devant le parlement, mais il n’était pas présent lors de la diffusion radio, ils ont du utiliser un comédien.

En 1967 les Egyptiens et Israël sont en guerre, au début les Egyptiens sont les plus forts, et la télévision égyptienne diffuse à l’avance des images de Tel-Aviv en feu, prise quelques mois auparavant lors de l’incendie d’un immeuble.

Il y a aussi moyen de fausser des documents photographiques, par exemple en URSS les documents photographiques ont été faits en fonction de la ligne politique, ainsi on voit Trotski disparaître des photos lors de sa disgrâce.

Dans la fameuse affaire du Watergate les enquêteurs demandent à Nixon de remettre les bandes d’enregistrements de la maison blanche, quand finalement il le fait, on remarque que certains passages ont été enlevés.

Tout les films sont montés, qu’ils s’agissent de fictions, de documentaires ou de reportages. Par exemple quand le Général de Gaule était en tournée, on peut remarquer qu’à chaque fois les applaudissements sont les mêmes et viennent d’un stade sportif.

Photos de presse sont souvent recadrées.

Et enfin la famille Breughel a travaillé souvent sur les mêmes thèmes, donc quoi est de qui, et quelle image est originale?

B. Critique interne.

La critique externe a permis d’identifier et d’authentifier les objets, elle a parlé de la valeur extrinsèque, mais nous devons maintenant prendre en compte le contenu et pour ça il y a 2 démarches. Il faut d’abord comprendre le message, ce que le témoin a dit ou a voulu dire, c’est la critique d’interprétation. Ce témoignage peut-on lui accorder confiance, c’est la critique d’autorité, une critique de compétence, d’exaction, de sincérité.

  1. La critique d’interprétation.

Il faut comprendre car tout message comprend un code, qui peut être un obstacle et une intention, mal exprimée où cachée.

    • Comprendre un code.

+ L’écriture a différentes formes qui ont évoluée, l’usage d’abréviation ne sont pas faciles à comprendre. C’est la paléographie qui s’occupe de ça

+ Le code peut être un code secret, utilisé durant les guerres ou bien les messages chiffrés des rois d’Espagne. C’est la cryptographie qui s’occupe de ça.

+ Les langues anciennes, par exemple les hiéroglyphes ont pu être déchiffré grâce à Champollion et à la pierre de Rosette qui portait le même texte en 3 langues dont le Grecque.

Même le français peut poser des problèmes car certains termes n’ont plus la même signification qu’avant (fantastique, spéciale, cabinet (meuble, pièce de théâtre refusée), …). Aussi l’argot peut poser des problèmes, les morts en argot de caserne signifie les malades. Et certains proverbes et expressions ne sont qu’utilisé par certains milieux ou certaines régions.

+ Des termes techniques: des mesures ne sont plus les mêmes. Une ruelle, petite rue signifiait la chambre à coucher au 17ième siècle.

+ Les passages d’une langue à l’autre peuvent être difficiles à cause des faux amis; par exemple canons en anglais signifie chanoines et un police officer n’est pas un officier mais un agent de police. Une guerre a éclaté à cause de cela, car l’envoyer de Napoléon III, fut reçu par l’adjudant du roi de Prusse, qui était en fait son aide de camp et pas un adjudant dans le sens français du terme.

+ Parfois aussi le sens littéral n’est pas le bon

- Dans les usages de conventions: une formule de politesse ou bien quand on dit que pour un acte de naissance il y a l’officier d’état civil présent alors qu’il signe parfois 3 mois plus tard

- L’intervention de l’humour ou de l’ironie peut poser problème car ils doivent être compris au second degré.

- Des allusions, par exemple dans les caricatures demandent une connivence entre auteur et lecteur, connivence qu’il faut retrouver.

- La volonté de l’auteur est parfois l’ésotérisme et il y a donc des pensées hermétiques, une doctrine de l’Antiquité qui fut reprise par les alchimistes et offre une connaissance réservée à des initiés.

+ Il y a aussi les 4 sens de l’écriture de la bible et les jeux littéraires, par exemple les allégories.

+ Un sens moral peut aussi intervenir, par exemple quand on voit des paysans au travail c’est parfois un anti-modèle des nobles qui attaquent le mode de vie des paysans.

+ L’usage des symboles, le disgnised symbolism, on peut parfois voir la vierge tenant Jésus et à coté il y a un vase avec une fleur représentant la pureté.

+ Il y a aussi la contrainte formelle, car le choix d’un mot peut être décidé en fonction de la rime.

    • Comprendre une intention.

Il faut de la patience et de l’humilité, car la lecture doit se faire sans idées préconçues, mais le problème est que tout le monde a une certaine subjectivité et il est par exemple difficile de comprendre un criminel de guerre nazi.

Une lecture attentionnée est nécessaire pour bien percevoir les nuances du texte, il faut bien apprécier les choix et bien distingués les différents degrés d’affirmations. Il faut apprécier chaque passage car une phrase prise comme ça peut déformer un texte, ceci peut être dû à des polémiques. Une lecture peut aussi être trop rapide, par exemple en 1965 il y avait sur la nach leben de Charlemagne, qui veut dire les influences de Charlemagne après sa mort, mais quelqu’un a lu nachtleben qui veut dire vie nocturne.

Sur une miniature on peut voir une femme tenter d’attraper une grenouille, une féministe a cru qu’il s’agissait là d’une des taches de la femme, mais en fait c’était une sorcière tentant d’attraper un crapaud pour fabriquer des potions.

Chaque auteur a aussi des traits psychologiques individuels, il faut donc s’intéresser au mentalités qui peuvent être différentes d’une culture à l’autre, d’une classe à l’autre, … . Et il faut bien faire attention que l’observateur ne mette pas ses propres interprétations car elles sortent du contexte, et l’examen d’une œuvre intellectuelle doit rester dans son contexte au risque d’avoir une histoire sceptique et incrédule.
L’herméneutique qui vient du Dieu Hermès, dieu de la communication et inventeur de l’écriture, a pour but d’avoir une interprétation en cercle, il y a un mouvement d’aller retour entre la partie et le tout (par exemple mot – phrase ou phrase – paragraphe), il faut sauter dans le texte.


  1. Critique d’autorité (du témoin).

Quand l’auteur fait référence à autre chose qu’à lui-même. Par exemple quand Jules César a conquit la Gaule, il a écrit ses mémoires de la guerre des gaules. On peut dire que c’est un auteur compétent, une personne fiable, qui fut un témoin de beaucoup de choses. Mais est-il exact? Probablement mais il a quand même put faire des erreurs. Par contre il n’est pas sincère, il est partial et tente de se justifier pour les erreurs, il met aussi en avant ses succès.

    • Critique de compétence.

Elle repose sur l’identité du témoin, et sur son originalité, est-il un témoin direct ou pas? L’auteur peut-il aussi comprendre ce qu’il voit, et est-il bien placé pour voir ce qu’il voit. Par exemple une vieille personne a pu mal entendre. Il y a aussi le phénomène de psycho collective, par exemple des croisés qui ont vu une croix dans le ciel, des Algériens qui ont vu le nom de Dieu écrit dans le ciel, des soldats britanniques qui en 1914 dans une situation difficile près de Mons ont vu des anges dans le ciel.

Parfois un témoin ne peut pas comprendre ce qu’il voit, dans le cas d’une cérémonie religieuse, une opération chirurgicale ou dans le judiciaire. Par exemple des OVNI’s ne sont quasi jamais observés par des scientifiques. Autre exemple dans « La chartreuse de Parme » de Stendhal Fabrice observe la bataille de Waterloo, et il n’y est pas du tout préparé.

Un autre exemple est celui d’un missionnaire au Congo qui dit avoir baptiser 700 000 personnes au cours de 15 années, ce qui ferait 125 personnes par jour.

Que faut-il donc faire pour avoir une bonne description? Il faut essayer de prendre plusieurs témoignages et les comparer. Car des témoignages sont souvent incomplet et comprennent des parties subjectives.

    • Critique d’exactitude.

Il faut essayer de détecter les informations non-intentionnelles que subissent les témoignages.

* Il peut y avoir des infidélités de la mémoire, par exemple les mémoires que quelqu’un écrit sont souvent rédigées plusieurs années après les événements.

* La mémoire peut être contaminé par l’imagination, par exemple remplacé des évènements oubliés par de nouvelles choses, sans pour ça le faire exprès.

* La paresse ou la faiblesse intellectuelle peuvent introduire en erreur un historien quand on utilise des mauvais termes ou quand il y a un manque de clarté. Par exemple sur une miniature du Moyen-âge on peut observer le travail aux champs, on pensait se servir de cette miniature pour mieux comprendre les usages, mais on a pu remarquer que si vraiment les paysans faisaient comme ça ils se couperaient les jambes à chaque fois. Cette miniature est donc pleine d’erreurs et cela sans doute parce que c’est un miniaturiste qui habitait en ville qui a fait cela.

* Le souci littéraire peut vouloir faire embellir les textes et donc parfois s’écarter de la vérité.

* La suggestion, c’est la façon de poser des questions, qui lors d’un témoignage peuvent être très importante.

    • Critique de sincérité.

Il ne faut jamais croire sur parole, mais il faut se demander pourquoi il aurait fait cela.

* Il y a tout d’abord l’intérêt personnel, se mettre en avant pour plaire à quelqu’un et cela souvent quand il ne peut connaître la vérité. Nous avons l’exemple d’anciens résistants qui se sont mis en avant concernant des évènements de la guerre, mais on a pu déterminer que ce qu’ils avaient dit étaient de la déformation de vérité.

* Il y a aussi l’intérêt collectif, et dans ce cas même des statistiques peuvent être altérée, par exemple en 1812 la ville de Charleroi a trafiqué le chiffre de la population pour pouvoir augmenter les taxes.

* Il y a aussi l’information en uniforme (Ferro) c’est-à-dire la presse, l’actualité filmée, … . Il y a toujours une censure préliminaire, qui sont des mises en scène.

Comment découvrir s’il y a sincérité ou non?

Il y a différents moyens, mais aucun n’est efficace. Il faut tout d’abord mettre en évidence les mobiles, attention ce n’est pas pour ça que c’est toujours faux. Il faut aussi se dire qu’un aveu fait n’est pas une preuve que le reste est vrai. Mais dans certains cas il y a des présuppositions favorables, mais on n'est jamais tout à fait certain. Il y a l’exemple des faits qui seraient impossible à travestir sans que l’on se fasse prendre. Il y a aussi les faits qui ont un effet contraire à ce que le témoin recherche. Et aussi les informations que le témoin donne et qui pour lui ne sont pas importantes.

C. Critique de confrontation.

Commençons par un exemple, en 1943 l’Afrique du Nord va être libérée les alliés, 2 généraux français se trouvent là, le général de Gaule et le Général Giraud, mais ces 2 là ne s’entendent pas du tout. Pourtant il y a une photo où on les voit se serrer la main. On sait que la photo est authentique, alors quoi, l’intention n’est pas du tout sincère, c’est en fait Churchill qui avait tout intérêt à ce que la France paraisse unie qui à pris les 2 généraux français au piège.

Il faut aussi se dire que quand on a déférents témoignages à propos de la même chose, il ne suffit pas de faire le décompte, qui cependant peut parfois aider, car parfois il peut y avoir 9 les mêmes qui sont faux et seulement un exacte. Il faut aussi se dire que les discordances ne sont pas toujours exactement sur les mêmes faits et peuvent donc se recouper parfaitement, de même des témoignages concordants peuvent tous remonter à la même source, bonne ou mauvaise.

Et que faire quand il n’y a qu’un seul témoignage, ce qui est un cas très fréquent, faut il simplement ne pas ne tenir compte comme dans le droit romain: « Un témoin unique est un témoin nul » « Testis unus testis nullus ». Non, il faut évidemment en tenir compte, mais se méfier fortement. Il faut faire la critique interne et externe, jauger la vraisemblance par rapport aux lois physiques et logiques, attention aux réalités aberrantes qui sont parfois possibles. Et comme ça arriver à un certain niveau de probabilités, et donc évaluer la fiabilité.
2. L’agencement des données recueillis et l’argumentation.

A. Le tri des données.

Ceci c’est classer les informations, et mettre ensemble un peu comme pour faire un puzzle. Il y a l’approche quantitative et qualitative. Il faut faire attention au piège de la statistique car il y a toujours les « Dark Numbers » les parties inconnues des données comme avec des délits sexuels. Un exemple c’est l’évolution des prix des immeubles, il ne suffit pas d’avoir les actes notariaux des différentes années car il y a évidemment le noir qui n’est pas pris en compte. Il faut aussi faire attention aux contradictions car différentes hypothèses de travail peuvent faire changer les interprétations possibles.

B. Combler les lacunes.

Il faut toujours tacher de combler les lacunes et pour cela le retour aux sources est obligatoire. Il faut un raisonnement constructif, un argument rétrospectif et une hypothèse.

1. Le raisonnement constructif.

* L’argument du silence: on n’en parle pas, le fait n’existe pas.

Attention: Parfois les théories ne devaient pas en parler.

* Travailler par conjoncture: C’est le rapport de cause à effet, si on connaît un fait et que l’on sait qu’il est toujours suivi par un autre fait, on peut se dire que cet autre fait existe.

* Procéder par analogie: Il faut faire une induction par rapport à différentes observations.

2. L’argument rétrospectif.

C’est le retour en arrière, mais attention aux évolutions, cela peut toujours servir dans des cas où l’évolution est lente, comme le folklore et les traditions populaires.

3. Les hypothèses.

Elle sont valables, mais il ne faut pas en faire un jeu, une hypothèse ne peut pas être gratuite, il faut une justification et doit être affirmée ou vérifiée. D’autres sources doivent être utilisées, et on peut dire que les hypothèses peuvent parfois être bien utiles.

Il faut tirer parti de toutes les données possibles et en faire une synthèse.

C. Explication et mise en intrigue: la représentation du passé.

  1. Préliminaire: explication et compréhension.

Avant Hérodote tout s’expliquait avec les Dieux, mais Hérodote évolue et se trouve entre l’explication mythologique et rationnelle.

  1. Destin, destinée, action des Dieux, providentialisme.

Avec le providentialisme, tout est providence, il y a un plan divin. Encore présent au 17ième siècle avec Bossuet, évêque à la cour de louis XIV.

  1. Analyse des causes naturelles et humaines.
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