Nous commençons par 2 citations d’auteurs de la fin du 19





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Thucydide écarte l’intervention des Dieux. Il existe aussi l’explication par la cause unique, qui est très séduisante, car c’est une cause qui peut tout expliquer, mais il vaut mieux s’en méfier. Ce dont il faut aussi se méfier c’est le « Post hoc, ergo propter hoc », ce n’est pas parce que un événement vient avant un autre qu’il en est la cause.

Des causes naturelles sont des explications par le climat et le milieu. Ce serait par exemple le relief et la végétation qui pourrait expliquer les différences entre les peuples. C’est Ratzel un auteur allemand, fondateur de la géographie humaine, géographie humaine fort influencée par la géographie physique, qui à décrit cela. Mais il fût dépassé par Vidal de la Blache un français qui le nuance très fort. D’après lui les facteurs physiques en interaction avec les facteurs humains. Il a eu une grande influence sur l’école des annales qui parmi les sciences humaines utilisées, utilise la géographie humaine. Les explications par causes naturelles ne sont qu’un élément parmi d’autres.

Les facteurs humains envisagent le rapport entre l’individuel et le collectif, qui est à la base un personnage ou tout un peuple. Par exemple Jules César a été tué par Brutus et Caius, mais y avait-il d’autres complices? La réponse est oui, le séant a ordonné l’assassinat. Hitler est-il le seul responsable à la 2ième guerre mondiale, non car il y avait en Allemagne des milieux réceptifs et les oppositions étaient défoncées ou discréditées. Certains auteurs ont aussi personnifié des masses, le philosophe allemand Hegel parle de Volksgeist qui formerait une espèce d’entité dans l’histoire. Michelet lui, personnifie la France comme un acteur collectif.

Il y a aussi une hiérarchie des causes où il faut distinguer l’élément déclencheur d’une cause immédiate et d’une cause lointaine. Par exemple la 2ième guerre mondiale a comme élément déclencheur l’assassinat de l’héritier au trône d’Autriche, la cause immédiate c’est l’idée de primauté allemande qui va se heurter au français qui n’ont toujours pas oublié la guerre perdue en 1870, et la cause indirecte c’est le champ des colonies et le champ naval, c’est là que les Allemands vont se heurter au Anglais. Il a aussi l’Autriche-Hongrie qui se frotte aux Russes dans les Balkans.

Il y a aussi les problèmes des 2 schémas, le mouvement cyclique ou bien le mouvement linéaire. Le mouvement linéaire c’est le début – le milieu – la fin, ça vient de la religion, création – Christ – jugement dernier. Au 18ième siècle ce schéma va se laïciser dans le mouvement de la pensée des Lumières, il y a un progrès vers un but qui est le bonheur de l’humanité. Chez Hegel c’est la thèse – l’antithèse – la synthèse. Ceci est le schéma prédominant encore aujourd’hui. Mais est remis en cause par Spengler dans: « Le déclin de l’Occident », d’après lui les civilisations naissent, grandissent et meurent et l’Occident serait dans le mouvement descendant, il a écrit cela après la guerre. Toynbee pense la même chose car il écrit à la fin de l’empire coloniale britannique, et pour lui le mouvement des civilisations s’explique par le « challenge et response » (le défi et la réponse). C’est ce qui permet à des civilisations de croître, mais quand il n’y a plus de défi, il y a le déclin.

Chez Braudel il y a le temps court, qui est un événement, c’est au jour le jour; il y a aussi la logue durée, qui est une lente évolution quasiment pas visible; et il y a aussi une très très lente évolution.

  1. Hasard ou téléologie.

C’est une option philosophique prise par le chercheur, mais qui a un impacte. Par exemple le finalisme national de l’histoire qui recherche la formation d’un état dans un lointain passé, par exemple Clovis et la France. Un autre exemple c’est la pensée de l’histoire de Karl Marx, qui élabore sa théorie de la lutte des classes, et la fin de l’histoire grâce au communisme. Mais l’histoire ne permet pas d’établir une évolution historique.

Conclusion.

L’historien ne peut pas mettre en avant sa propre vision sous prétexte qu’il est historien, il doit justifier ce qu’il dit par rapport aux sources et à son type de raisonnement. Il doit aussi soumettre son propre travail à la critique, il doit accepter le fait qu’il puisse se tromper.
III. Le rôle de l’historien dans la société.

    • L’histoire, jadis école de vertu et donneuse de leçons.

L’histoire proposait des modèles et anti-modèles. Il y avait une sorte de tribunal de l’histoire et une tentative de faire de l’histoire une science explicative. Tout ceci a été abandonné par les historiens d’aujourd’hui.

    • La compréhension du présent.

On met en avant la compréhension du présent, l’histoire ne dit pas ou on va, mais d’où vient-on? Car il faut être lucide de ce que l’on est, il peut y avoir des problèmes quand l’histoire n’est pas présente. Par exemple l’extrême droite en Autriche, car l’Autriche lors de la 2ième guerre mondiale faisait partie du 3ième Reich, mais plus tard c’est représentée comme une victime de Hitler. → Quand un passé est ma digéré, il peut expliquer des tensions au présent, l’histoire peut donc être thérapeutique. Mais il faut faire attention, car lors de la seconde guerre mondiale, l’état-major français a essayé de tirer les notions de la première guerre, mais ils ont fait là un très mauvais calcul, car les choses ne se répètent pas, ils étaient en retard d’une guerre.

    • Etablir la vérité historique.

C’est ce que l’histoire essaye d’établir, mais c’est un idéale tributaire. Il faut faire face au mythe aussi dans le sens, de mémoire collective manipulée. Par exemple la bataille des éperons d’or, ne concerne que la moitie de la taille de la Flandre aujourd’hui, mais là dedans il y avait aussi une grande partie de territoire francophone. Il parle de démocratie flamande contre tyrannie française, mais on peut aussi dire qu’il y avait des néerlandophones et des francophones des 2 côtés. Il y a aussi le mythe d’Albert Ier, le roi-chevalier mais qui aurait quand-même fait des négociations secrètes. Et Léopold III était-il un dictateur ou un souverain modèle. Il y a aussi la fausse perception du passé à cause de la littérature et du cinéma par exemple. Il faut aussi faire attention aux révisionnistes et négationnistes.

B. Deuxième partie.

Ier dossier: Les rapports entre littérature et histoire.

On va étudier un cas, c’est un travail réalisé par un journaliste, Cornelius Ryan: « Le jour le plus long » en 1959. C’est un travail d’enquête sur le 6 juin 44, le débarquement. Cornelius Ryan a interrogé plusieurs témoins et plusieurs acteurs des évènements. On peut donc dire que ce travail apporte quelque chose en tant que valeur historique car il se base sur des sources, et en plus c’est un travail pionnier. Mais en même temps il y a des choses qui ne répondent pas aux critères de la profession d’historien car par exemple il manque toute sorte de justification, ce texte est construit comme un récit et ça apporte une déformation qui n’est pas neutre. Cornelius Ryan (1920-1974) est né Irlandais et mort Américain, c’est un journaliste, homme de terrain né à Dublin, il a travaillé d’abord pour l’agence Reuters puis pour le Daily Telegraph, dont il est correspondent de guerre, il suit l’armée américaine. Il assiste d’abord à 14 bombardements aériens, puis il va suivre le débarquement et suivre Patton dans sa campagne de France. Après ça il va aller faire du grand reportage en Asie et puis s’installer aux Etats-Unis et obtenir la nationalité américaine en plein durant la guerre froide. Il va alors se lancer dans cette vaste enquête auprès d’anciens combattants, son livre va connaître un immense succès et il va alors s’intéresser à d’autres faits marquants de la deuxième guerre mondiale. Il publie aussi « La dernière bataille » qui est la prise de Berlin par les soviets, puis en 1974 « Un pont trop loin » qui sont des opérations aux Pays-Bas.

« Le jour le plus loin » est un cas limite entre histoire et littérature. Les historiens diront que ce n’est pas de l’histoire car Ryan n’est pas historien mais journaliste et dans le « Dictionnaire historique du journalisme de guerre », on ne retrouve qu’une très petite notice en disant que ce n’est qu’un auteur de best-sellers.

Voici la situation en Normandie.



Les plages de Utah et Omaha étaient celles que les Américains attaquaient, Gold et Sword c’était les Britanniques et Juno les Canadiens. Mais le récit ne commence par-là, il y a d’abord l’attente puis la nuit et enfin la journée, et le soir même le récit s’arête.

  1. L’attente.

C’est la mise en place, on essaye de prendre l’intérêt du lecteur, on génère le suspense, la tension, les 2 camps sont pris en considération. Mais il y a une sélection des faits, par exemple les discussions entre Roosevelt, Staline et Churchill vont être supprimée. Pourtant elles sont fort importantes, car Staline voulait un troisième front et Churchill pensait qu’il valait mieux venir du Sud tandis que Roosevelt préférais la Normandie. Et tout ceci n’apparaît pas, mais ce que l’on retrouve se sont les hésitations du moment, on fait parler les hommes qui vont devoir débarquer où être parachuté, ils écrivent des lettres et sont surtout très nerveux.

  1. La nuit.

Il y a de la précipitation, les parachutages commencent, et le récit se trouve ici truffé d’anecdotes, par exemple de certains parachutistes qui sont tombé dans des puits, ou de soldats qui arrivent dans un village en feu.

  1. La journée.

Le récit fait la part belle aux américains, il n’y a pas beaucoup d’interventions des Anglais. Il y a un sentiment de peur, et aussi d’héroïsme, on retrouve toutes les batailles que les Américains ont mené pour la liberté, en commencent à Vallet Forge avec George Washington, et en passant par la guerre de sécession. On rattache le mouvement du débarquement au mouvement de l’histoire, c’est une bataille des soldats citoyens américains. Le livre culmine par l’attaque du mont Hoc, car l’on croyait qu’il y avait là des canons. Il y a un intérêt tout particulier pour Omaha beach car c’est la plus sanglante des batailles. La seule chose que l’on voit des plages britanniques c’est le flegme des anglais, il y a par exemple le joueur de cornemuse, qui veut symboliser que les Anglais se promenaient sur les plages. Tandis que chez les Américains, les généraux sont en première ligne, un lord britannique débarque avec son joueur de cornemuse. Les actions des Français, des Canadiens francophones et des Belges ne sont même pas nommés. Autre chose que l’on ne voit plus ce sont les actions des allemands, que l’on voyait pourtant durant l’attente. Car les Allemands étaient des soldats, ils devaient se battre, ils n’étaient pas tous des nazis. Il y a l’exception du major d’artillerie, qui se conduit e héros, mais évidemment on tait le fait qu’il était le commandent de tout les canons, pour le faire un personnage sympathique.

On ne peut pas dire que Ryan ment, mais il ne dit pas tout.

Son enquête va aussi passer au cinéma et le scénario va être écrit par Ryan lui-même. Mais la sélection n’est pas tout à fait la même, par exemple il y a l’intervention d’un commando français et des bonnes sœurs qui viennent soigner des blessés au milieu du feu ennemi. Et ceci probablement pour 2 raisons, d’abord il faut essayer d’attirer un public français et il y avait aussi probablement des accords de production, car le tout est filmé à Boulogne-sur-mer. Mais malgré ça la prépondérance devient encore accentuée, tout ce que l’on voit des britanniques, c’est l’arrivée en planeur et le joueur de cornemuse, qui symbolise l’excentricité britannique. Le débarquement est commenté par John Wayne, et donc le commentateur devient fort important, on va même fusionner 2 personnages réels.

Le film a du condenser et rassembler plusieurs choses, on va aussi inventer des conversations pour mettre le suspense en place.

Ryan trompe le lecteur mais il y a quand même une valeur historique car il y a de véritables témoignages Et ce n’est pas un roman ou des mémoires, et non plus pas un simple recueil de témoignages, ce n’est pas un travail à chaud, ni un travail de vulgarisation, mais une véritable enquête. Il y a une autre caractéristique c’est l’importance qu’il donne aux soldats anonymes, et ça ne peut reposer que sur une enquête. Les défauts sont qu’il y a une déformation volontaire ou pas, et il n’y a pas citation de sources. Donc on ne sait pas lorsque Ryan fait une affirmation, si elle vient d’une synthèse de témoignages ou bien d’une seul personne. Par exemple dans l’affirmation qu’un officier était un bon officier, cela vient peut être que de l’un de ses supérieurs, ou l’un de ses subordonnés. Ben on n’en sait rien. Il y a aussi une absence de suivi, par exemple que c’est il passé avec le Major allemand? Il y a aussi une absence totale sur sa méthodologie qu’il utilise. Comment sélectionne-il les témoins? De quand date les témoignages? Y avait-il des questions préétablies? Y-a-t-il eu un face-à-face entre Ryan et les témoins, ou bien y-a-t-il eu des auxiliaires, et a-t-il utilisé d’autres travaux?

Mais heureusement les fichiers de Ryan ont été conservé, car sa veuve les a légué à une université de l’Ohio. On a déjà dit que la structuration du récit introduit des réductions et aussi introduit des messages idéologiques, il y a un souffle éthique, le combat pour la liberté. Mais malgré tout cela, c’est un travail pionnier, qui a d’ailleurs été suivi par beaucoup d’autres. Au moment où il écrit son livre le sujet était délaissé par les historiens professionnels, qui ne s’intéressait pas à un passé récent, ni d’ailleurs à l’histoire militaire qui à cette époque là était disqualifié par l’histoire économique et sociale. Ce n’est seulement que plus tard qu’il va y avoir une histoire du temps présent, mais à l’époque de Ryan ce sont les journalistes qui s’en occupent comme Chester Wilmot, qui a rédigé un récit d’analyse de la seconde guerre mondiale. Et il y a aussi évidemment les experts militaires professionnels comme Sir Basil Lidell Hart. Il y a aussi Shirer, un journaliste qui c’est lancé dans l’histoire du troisième reich. Ryan défend son point de vue en faisant appel à Thucydide, qui lui aussi faisait de l’histoire immédiate, mais seulement dans les années 60 et 70 il va y avoir le début des travaux universitaires sur la deuxième guerre mondiale. Ce en quoi Ryan innove aussi c’est qu’il s’intéresse aux simples soldats, avant cela c’était surtout l’état-major qui était visée et l’écoles des annales, elle s’intéressait aux masses populaires. Et c’est seulement dans les années 80 et 90 que l’on va s’intéresser au vécu. Ryan va en fait faire de la nouvelle histoire-bataille avant la lettre, car l’école des annales rejetait les évènements, qui n’apportaient pas grand chose, et c’est seulement plus tard qu’il va y avoir une histoire sociale militaire, c’est au moment où les historiens ont pris conscience que l’on peut être traumatisé par une guerre, il va donc y avoir un intérêt pour l’angoisse. Ryan est donc intéressant pour les témoignages et même s’il fait une entorse au métier, il ouvre une brèche de la méthode et de l’ordre chronologique.

Le travail de Ryan est essentiel pour la perception du passé, c’est un registre de mémoire, d’émotion et d’imaginaire, mais pas de registre du savoir. Pour des amateurs son reportage est un excellent pis-allé, mais pour des spécialistes c’est une entrée en matière très intéressante pour autant qu’elle s’en suit de recherches plus approfondies. Il manque aussi tout une partie des témoignages, ceux des soldats morts, que l’on peut cependant extrapoler, mais seulement pour les traits généraux. Et cela ni les journalistes, ni les historiens ne peuvent le savoir par contre le travail d’un romancier peut faire savoir ce que les morts on pensé.
Un autre exemple est celui d’un point de vue de l’armée allemande par un certain
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