Des grands personnages du xxème siècle





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DOSSIER PÉDAGOGIQUE "RésistanceS"

fiche 2

LES RESISTANCES AUJOURD’HUI

Notre société démocratique réveille parfois ses vieux démons (racisme, xénophobie, apartheid, social…) On peut alors se demander si l’œuvre accomplie par nos aînés n’est pas susceptible de stimuler notre action citoyenne contemporaine. La Résistance n’est-elle pas un foyer qui rayonne et diffuse les promesses d’une société plus fraternelle ?



Afin de déclencher des débats sur les formes de résistances aujourd’hui avec vos élèves : dans le monde, dans notre société, nous vous proposons ci-après différentes pistes :

- La mondialisation

- La pollution

- L’énergie nucléaire

- Les OGM

- La publicité et les médias

- L’exploitation et la misère

- Les coutumes et les traditions

- Les dogmes et les religions

- Les discriminations envers les femmes

- Le racisme

- La malbouffe

cette liste est non exhaustive et pourra être complétée avec les élèves.
Quelles en sont les motivations, les acteurs, les modalités ?

La résistance relève d’un processus psychologique d’engagement individuel et son affirmation actée se décline sous la forme d’une résistance dite active - celle du Général De gaule- ou passive- celle de Gandhi -, l’une et l’autre demandant à être explicitées. Nous pouvons ajouter à cela la dualité de l’expression sociale de la résistance en ses formes de résistances positives et négatives, dans le sens d’une aide ou d’un frein au développement et à l’affirmation des droits humains dans le monde, au-delà des convictions personnelles, tribales et partisanes.
C’est pourquoi la Résistance s’appuie toujours sur l’organisation collective, la défense de ses valeurs qui sont par essence partagées au-delà de l’individu ce qui la différencie des groupements dits d’intérêts.

Nous vous proposons également ci-après deux articles de presse :
« Résister, c’est dire non…Résister, c’est aussi pouvoir dire oui »

Résister, c’est dire non. Non au mépris. Non à l’arrogance. Non au broyage économique. Non aux nouveaux maîtres du monde. Non aux pouvoirs financiers. Non au G8. Non au « consensus de Washington ». Non au marché totalitaire. Non au libre-échange intégral. Non à la domination du « poker du mal » (Banque mondiale, FMI, OCDE, OMC). Non à l’hyper productivisme. Non aux organismes génétiquement modifiés. Non aux privatisations permanentes. Non à l’irrésistible extension du secteur privé. Non à l’exclusion. Non au sexisme. Non à la régression sociale. Non au démantèlement de la Sécurité sociale. Non à la pauvreté. Non aux inégalités. Non à l’oubli du Sud. Non à la mort, chaque jour, de 30 000 enfants pauvres. Non à la destruction de l’environnement. Non à l’hégémonie militaire d’une seule hyper puissance. Non à la guerre préventive. Non aux guerres d’invasion. Non au terrorisme. Non aux attentats contre les populations civiles. Non aux racismes. Non à l’antisémitisme. Non à l’islamophobie. Non au tout sécuritaire. Non à la surveillance généralisée. Non au flicage de la pensée. Non à l’abaissement culturel. Non aux nouvelles censures. Non aux médias qui mentent. Non aux médias qui nous manipulent.

Résister c’est aussi pouvoir dire oui. Oui à la solidarité entre les 6 milliards d’habitants de notre planète. Oui aux droits des femmes. Oui à l’existence d’une ONU renouvelée. Oui à un nouveau plan Marshall pour aider l’Afrique. Oui à l’éradication définitive de l’analphabétisme. Oui à une offensive internationale contre la fracture digitale. Oui à un moratoire international pour la réservation de l’eau potable. Oui aux médicaments essentiels pour tous. Oui à des actions décisives contre le sida. Oui à la préservation des cultures minoritaires. Oui aux droits des indigènes. Oui à la justice sociale et économique. Oui à une Europe plus sociale et moins marchande. Oui au « consensus de Porto Alegre ». Oui à une taxe Tobin d’aide aux citoyens. Oui à un impôt sur les ventes d’armes. Oui à la suppression de la dette des pays pauvres. Oui à l’interdiction des paradis fiscaux.

Résister, c’est rêver qu’un autre monde est possible. Et contribuer à le bâtir.

Ignacio Ramonet. Le monde diplomatique. Mai 2004.


Aujourd’hui, de nouvelles résistances dans le monde.

Le 1er janvier 1994, au petit matin, les Mexicains ont été réveillés par un cri venu des montagnes lointaines du Chiapas, un état pauvre du sud du pays : « ya basta ! » (ça suffit). Sous la bannière de l’EZIN, l’armée zapatiste (Zapata est un révolutionnaire mexicain du début du XX° siècle qui a tenté de mettre en œuvre une réforme agraire au service des petits paysans) de libération nationale, des milliers d’indiens et de paysans en armes entrent alors en résistance. Depuis dix ans la lutte des rebelles du Chiapas concilie des revendications locales, nationales et internationales : « L’humanité selon les zapatistes est une mosaïque d’histoires différentes à partager, une multitude de subjectivités et d’expériences sociales en quête de coopération. Ils revendiquent une égalité à partir des différences sur la base de leur pleine reconnaissance. C’est là un terrain fertile pour faire croître un nouvel universalisme. Il s’agit désormais de fonder l’universalité sur la reconnaissance de la diversité des êtres humains, de la spécificité de leurs lieux de vie et de l’autonomie de leurs expériences. Ainsi les zapatistes s’efforcent-ils de concilier le souci du particulier et de l’universel, la force de l’expérience locale et le souci d’une humanité en quête de son épanouissement.

Jérome Baschet, historien EHESS ? L’étincelle zapatiste.

Insurrection indienne et résistance planétaire. Paris.2002.
DOSSIER PÉDAGOGIQUE « RésistanceS »
RÉSISTANTS ?


FADELA AMARA

Militante- Présidente de « Ni putes, ni soumises »

Naissance : 25 avril 1964

C’est avec la «Marche des femmes des quartiers pour l’égalité et contre le ghetto» que tout a vraiment commencé pour cette Auvergnate, fille d’immigrés algériens installés à Herbet, une cité près de Clermont-Ferrand. En septembre 2002, Fadela Amara, alors présidente de la Fédération de la maison des Potes (association crée en 1988 sous l’égide de SOS Racisme) décide de monter au créneau pour dénoncer publiquement les violences subies par les filles des cités, les mariages forcés, les viols collectifs. Naît alors l’idée d’une marche, à l’image de celle des beurs voici juste vingt ans, à l’automne 1983. Le 1er février dernier, six filles et deux garçons prennent la route au départ de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) et sillonnent pendant cinq semaines les villes de France.

La marche connaît un grand succès. Fadela Amara est reçue à Matignon. Le ministre délégué à la ville, Jean-Louis Borloo, lui promet des places d’hébergement d’urgence pour loger les filles des quartiers victimes de violences. Le combat continue.


JOSE BOVE

Paysan syndicaliste français et militant altermondialiste

Naissance : 11 juin 1953

Joseph Bové dit José Bové, est né à Talence (Gironde) France le 11 juin 1953.
Exploitant agricole dans le Larzac (éleveur de moutons pour la fabrication du roquefort), il est surtout connu pour sa participation à des débats ou des manifestations contre la mondialisation.
En 1987, il participe à la création de la Confédération paysanne, syndicat agricole prônant une politique respectueuse des personnes et de l'environnement, jugée incompatible avec le modèle de l'industrie agro-alimentaire moderne. Il devient l'un des cinq secrétaires nationaux du tout jeune syndicat. À ce titre, il est l'une des figures en vue dans la lutte contre les OGM (organismes génétiquement modifiés). Il est en particulier connu pour sa lutte contre la « malbouffe », symbolisée par les repas servis dans la restauration rapide (comme les McDonald's).

COLUCHE (Michel Colucci)

Humoriste français

28 Octobre 1944 - 19 juin 1986
Coluche fut très tôt orphelin de père et commença à travailler dès l'âge de 15 ans. Il fit divers petits boulots avant de devenir chanteur ambulant en 1968. Son séjour au cabaret "La Méthode", en tant que régisseur, lui donna goût au spectacle. En collaboration avec le comédien Romain Bouteille, il loua un atelier de réparation de moteurs rebaptisé "le Café de la gare". Des artistes tels que Gérard Depardieu, Miou-Miou, Patrick Dewaere, Renaud, le rejoignirent dans ce petit atelier. Plus tard, Coluche quitta le Café de la gare, pour former la troupe "Au vrai chic parisien".

Après la scène, vint le succès à la radio (Europe 1, en 1978) puis à la télé, qui diffusa en 1974 pour la première fois "C'est l'histoire d'un mec" puis en 75 "Le Schmilblick". Avec son humour décapant, plaisant à certains et rejeté par d'autres , Coluche s'en est pris à tous les défauts tordus de notre société.

"Je vais foutre la merde" fut le titre de son programme à l'élection présidentielle de 1981 pour laquelle il se porta candidat. Avec plus de 10% des intentions de vote, selon les sondages, "On" le poussa à se désister en mars 81.

Interprète de nombreuses comédies (Banzaï, Inspecteur la Bavure...), Coluche fut très remarqué dans "Tchao Pantin" (1983) pour lequel il reçu le césar du meilleur acteur. En 1985, il lança les Restos du coeur, association caritative destinée à donner des repas aux sans-logis. Situation temporaire, disait Coluche, cependant les restos existent toujours… Il mourut prématurément dans un accident de moto, le 19 juin 1986.

DANIEL COHN BENDIT

Homme politique allemand

Naissance : 4 avril 1945
Homme politique allemand, l'une des principales figures du mouvement étudiant en mai 1968. Après avoir été élu député des Verts allemands au Parlement européen en 1984, il a conduit en juin 1999 la liste des Verts français et a été réélu député européen.

Né à Montauban, de parents juifs allemands réfugiés en France, pour échapper au régime nazi, Daniel Cohn-Bendit, qui optera toutefois pour la nationalité allemande, aime à se définir comme «français de naissance, juif par hasard, Allemand par nonchalance». Il est l'un des fondateurs du «mouvement du 22 mars», à l'universitéde Nanterre, qui marque le début des événements de Mai 68. Avec Jacques Sauvageot et Alain Geismar, «Dany le Rouge» apparaît comme l'un des principaux leaders de la révolte étudiante. De tendance libertaire, il s'attache à rassembler en une action commune toute la mouvance gauchiste. Son charisme et son sens de la provocation lui valent d'être interdit de séjour en France dès le 21 mai 1968 et d’être expulsé vers l'Allemagne. Installé à Francfort, il refuse la violence et le terrorisme pratiqués par la Fraction Armée rouge et rejoint en 1984 les Grünen, le mouvement des Verts allemands. Son interdiction de séjour en France est levée en 1978 au terme d'une campagne d'opinion menée par des personnalités aussi différentes que Bernard-Henri Lévy, André Glucksmann et André Frossard.

En 1989, Daniel Cohn-Bendit devient conseiller auprès du maire de Francfort, chargé des affaires multiculturelles, et crée, en 1992, un parlement des immigrés. Fervent partisan de la construction européenne, fédéraliste convaincu, défenseur de l'euro, militant antinucléaire, il est élu député vert allemand au Parlement européen en 1994. Les prises de position souvent féroces de ce véritable mythe vivant de Mai 68 soulèvent les critiques non seulement de la droite, mais aussi parfois de la gauche, voire de ses anciens amis d'extrême gauche.


DALAÏ LAMA (Lhamo Dondump)

Chef politique et spirituel Tibétain

Naissance : 6 juillet 1935
Le Dalaï Lama est selon la religion bouddhique l’incarnation du Bodhisattva. Tenzin Gatsyo, de son vrai nom Lhamo Dondump, est actuellement le quatorzième Dalaï Lama. Il est déclaré Dalaï Lama à l’âge de trois ans et est le témoin de l’invasion de son pays par “l’armée de libération” chinoise en décembre 1950. L’échec de la révolte de Lhassa en 1959 contraint le Dalaï Lama et 80.000 tibétains à l’exil en Inde. Dès lors, Tenzin Gatsyo ne cesse de prôner de façon pacifique la libération de son pays, multipliant les conférences et les rencontres. Il est nommé Prix Nobel de la Paix en 1989 pour son action. Le Dalaï Lama est aujourd’hui réfugié à Dharamsala, siège du gouvernement tibétain dans l’Himalaya indien, d’où il attend le départ des autorités chinoises.


MOHANDAS KARAMCHAND GANDHI

Homme politique et philosophe indien

2 octobre 1869 - 30 janvier 1948
Appelé le « Mahatma » (en sanskrit : « la grande âme ») par Tagore, il est l'un des pères fondateurs de l'Inde moderne et un défenseur de la non-violence comme moyen révolutionnaire.

Hindou élevé dans le plus grand respect de l'islam, Gandhi est fasciné par le jaïnisme, cette religion prônant la non-violence. Marié à quatorze ans, il part néanmoins à Londres, où il est avocat. Il passe ensuite vingt ans en Afrique du Sud et y défend la communauté indienne immigrée des discriminations raciales.

De retour aux Indes en 1914, il est décidé à mettre un terme à l'exploitation coloniale de son pays, sans répandre une goutte de sang. Il y parvient en 1947, grâce à un programme de non-coopération (boycott des écoles, tribunaux, et produits britanniques) et de manifestations silencieuses, telle la "marche du sel". Mais il ne peut empêcher la rupture de l'union sacrée qui unissait jusqu'alors Hindous et Musulmans : malgré son jeûne protestataire, les Indes se divisent en deux Etats.Le plus grand exode de l'Histoire et d'ignobles massacres accompagnent la création du Pakistan.

Révolutionnaire pacifiste, le "Mahatma" a renoué avec certaines traditions comme l'artisanat et la vie communautaire, mais a voulu en briser d'autres tel le système de castes.

Assassiné par un extrémiste hindou, il est perçu comme le "Père de la nation indienne". Gandhi a lutté pour libérer l'Inde du joug britannique, inspirant d'autres peuples colonisés à œuvrer pour leur propre indépendance, ce qui entraînera finalement le démantèlement de l'empire britannique et son remplacement par le Commonwealth. Le principe guidant Gandhi, le satyagraha (la voie de la vérité), a inspiré des générations de militants démocrates et antiracistes parmi lesquels Martin Luther King et Nelson Mandela.

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