Abbaye de Jumièges – Exposition du 2 mai au 31 octobre 2013





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A CIEL OUVERT

Exposition d’art contemporain environnemental


DOSSIER DE PRESENTATION


SOMMAIRE

A ciel ouvert – exposition d’art contemporain environnemental………………3
Le site de l’abbaye de Jumièges………………………………………………………..4
L’art environnemental contemporain………………………………………………...5
A ciel ouvert, Jean-Marc Barroso, commissaire………………………………..…...6
Les artistes et les œuvres………………………………………………………………..8
Informations pratiques………………………………………………………………….19
Contacts…………………………………………………………………………………….20

A CIEL OUVERT
Abbaye de Jumièges – Exposition du 2 mai au 31 octobre 2013


Soucieux d’inscrire la richesse du champ culturel et artistique au cœur de son patrimoine, le Département de Seine-Maritime a souhaité, pour la première fois et pour l’abbaye de Jumièges, programmer une manifestation de grande envergure autour de l’art environnemental.
A ciel ouvert se veut un évènement réunissant des artistes renommés du « land art » autour d’une thématique commune : l’eau. L’imagination de chacun s’est ensuite laissée emporter par le lieu pour réaliser au final des œuvres inédites, éphémères et touchantes.

Par ces réalisations, le Département ose mélanger les genres pour aussi bien sublimer l’abbaye que pour mettre en avant des techniques d’art originales.
Au mois de mai 2013, l’abbaye de Jumièges se pare donc d’un nouveau visage en s’offrant à six artistes mondialement reconnus, spécialisés dans l’art contemporain environnemental : Dominique Bailly, Chris Drury, Jean-Paul Ganem, Shigeko Hirakawa, Cécile le Prado et François Méchain. Ces artistes se sont emparés du magnifique site et des ruines qui l’habitent pour réaliser des œuvres végétales minérales, sonore, inédites.
Spécialement imaginée pour Jumièges, chaque œuvre fait écho au lieu, à son histoire, à son architecture et s’appuie sur sa force vive : la grande étendue d’espace vert, ses arbres, ses pierres…

A ciel ouvert s’inscrit également dans la programmation « Normandie Impressionniste 2013 » autour de la thématique de l’eau et de ses reflets et a d’ailleurs bénéficié du label Normandie Impressionniste.
« L’art crée l’espace environnemental, l’environnement crée l’art » 
Démarche s’inscrivant dans un véritable dialogue avec l’environnement, les matériaux utilisés sont directement tirés de la nature, parfois du parc même, dans le but de créer un scénario à portée artistique, bien évidemment, mais également à portée écologique : l’objectif étant de s’installer dans le lieu sans l’endommager, en le préservant et en le magnifiant.
Adhérant à cette démarche, les différentes œuvres imaginées pour l’abbaye de Jumièges donnent à voir le site sous un autre regard, sans le dénaturer.
Apaisantes, percutantes ou surprenantes, les six installations intriguent, questionnent, émeuvent…


L’ABBAYE DE JUMIEGES



© Alan Aubry – Département de Seine-Maritime

Fondée par saint Philibert en 654, l’Abbaye de Jumièges connut un rapide développement.

Après avoir été désaffectée à la suite des raids vikings, elle devint dès 940 un des grands centres intellectuels de la Renaissance religieuse et culturelle en Normandie.

L’Abbaye survécut à la Guerre de Cent Ans et aux guerres de religion, mais la Révolution française entraîna sa ruine à la suite de sa vente comme bien national.

Devenue propriété de l’Etat en 1946, elle connut des restaurations successives importantes.
En 2007, sa propriété est transmise au Département de Seine-Maritime.

Une vaste campagne de travaux a été entreprise en 2008 sur l’abbatiale Notre-Dame afin de sécuriser et de consolider les maçonneries. Depuis le printemps 2012, l’abbatiale, célèbre pour être un exemple magistral de l’art roman normand, ouvre de nouveau au public et est intégralement rendue à la visite.
L’abbaye de Jumièges, dont les ruines sont admirées chaque année par 60 à 70 000 visiteurs du monde entier, est un site majeur de Seine-Maritime.

L’art contemporain environnemental, ou l’art de tous ?

Jean-Marc BARROSO


L’art contemporain environnemental qualifie des œuvres d’art « contemporaines » produites après les deux décennies du « Land Art » et s’inscrivant, elles aussi, dans « l’environnement ».
L’art contemporain environnemental ne contient pas ce fameux « Land Art », expression commode, y compris par rapport à la prononciation des appellations originelles « Earth Art » et « Earthworks » qualifiant les œuvres des pionniers. Ce courant (si courant il y a, décrié par les propres protagonistes, la plupart étatsuniens) trouve son historicité dans ce mouvement nord-américain des années 60-70, lorsque certains artistes ont quitté leur atelier pour conquérir les immenses espaces disponibles sur ce continent, faisant par là-même la nique au marché de l’art démuni devant des œuvres objectivement invendables. D’autant que l’éphémère s’imposait de même, parfois. Pourtant, d’aucuns, et des plus érudits, ne renient pas l’appellation « Land Art » pour des œuvres récentes érigées « à l’extérieur ». Le temps décidera.
Aujourd’hui, légions sont les interventions plastiques qui s’inscrivent dans l’environnement, vert ou urbain, propre ou pollué ; c’est dire au passage qu’elles sont, consciemment ou non, souvent teintées par les problématiques écologiques.

Cependant ces interventions s’inscrivent moins « sauvagement », moins monumentalement aussi dans le paysage qu’à « l’époque du Land Art », même si le monumental peut revenir.
Nous assistons à une déclinaison très variée de l’art à ciel ouvert ; la plus grande simplicité des formes et des contenus côtoie une sophistication surprenante pour dire, ou pour faire ressentir. Utilisation de matériaux plus ou moins issus de l’environnement et c’est une caractéristique majeure aujourd’hui, mais aussi bien ajouts de sons, d’objets, d’odeurs, de mots. Les intentions fondatrices des œuvres sont multiples : ludisme, engagement, abstraction, génie du lieu, lyrisme, contemplation, spiritualité, science… L’infiniment petit ou grand du livre de l’environnement est ouvert à toutes les pages, le coin d’un trottoir ou le sommet d’une montagne, pour y rencontrer une feuille ou le rayon laser.
Le fait est que l’art contemporain environnemental nous place devant des œuvres qui sont pour la plupart des installations, ces « sortes de sculptures » que rien n’arrête du point de vue du contenant comme du contenu. Un kaléidoscope aux infinies combinaisons est proposé qui interpelle un public de plus en plus large, souvent tenté de passer à l’acte ; et la préoccupation écologique réapparaît.


« Les interventions dans le paysage ne sont ni un moment dépassé de notre histoire de l’art, ni une manifestation folklorique propre à un continent, mais une tendance fondatrice de l’art qu’on désigne, faute de mieux, comme contemporain. »

Didier SEMIN, in catalogue de la première édition des « Environnementales », TECOMAH, Jouy-en-Josas, 2000

A CIEL OUVERT

Par Jean-Marc Barroso, commissaire

L’abbaye de Jumièges ouvre son parc, livre son âme « à ciel ouvert ». À qui ? À six artistes contemporains environnementaux tous reconnus à l’échelle internationale, conviés à créer chacun une œuvre inédite dans les quinze hectares du parc patrimonial. Avec deux contraintes que l’on qualifiera de « libératoires » : décliner le thème de l’eau dans le cadre de « NORMANDIE IMPRESSIONNISTE 2013 » et dialoguer avec la mystérieuse « dame blanche » élancée certes, mais combien imposante, sans conteste maîtresse du lieu, « la plus belle ruine de France » dixit Victor Hugo, un patrimoine bâti né au VIIème siècle, des pierres chargées d’Histoire et…d’esprit.
Les réponses sont éloquentes. Une sorte d’apologétique plastique : l’horizontalité. Et un credo : la contemplation, l’élévation mentale, la spiritualité ; et terriblement contemporaines. Comme les matériaux, qui acquièrent, grâce aux lignes adoptées par l’artiste, une limpidité visuelle: quelques milliers de bûches, des tonnes de granulat de marbre vert, des sons multiples en cascades, des centaines de kilos d’osier, des centaines de mètres de planches, des milliers de fleurs, et chaque fois une harmonie parfaitement intégrée au site.
La célébration s’accomplit au fil de la visite des lieux : l’église Notre-Dame, puis le pré, les terrasses ensuite, la pelouse du dortoir, enfin l’immense prairie sont les lieux investis par les artistes au fil de leur inspiration. Universelle, l’inspiration contemporaine : le voyage et la présence de l’autre, par les sons ; la promenade poétique, interrogative, avec le marbre ; la guerre et la paix ; les vortex* de notre corps le plus matériel ; le labyrinthe de la sagesse réinterpreté, la tourmente de l’Histoire. Dominique Bailly ose plus que jamais, avec l’abstraction de « son fleuve » ; Cécile Le Prado exulte, dans la manipulation de « ses sons » ; Chris Drury enserre ses vortex dans un cadre figuratif autant que spirituel; François Méchain s’engage étonnamment, avec son « Peace and Love » ; Shigeko Hirakawa s’élève plus haut que l’air pollué qu’elle dénonçait récemment, et Jean-Paul Ganem interroge le genre humain comme jamais encore il ne l’a fait.
Nos artistes ont accompli leur mission : humbles et néanmoins si puissantes, audacieuses, leurs propositions de dialogue parviennent à spiritualiser le parc de Jumièges.


Jean-Marc BARROSO,

Commissaire de l’exposition « À CIEL OUVERT »

*tourbillon creux qui se produit dans un fluide en écoulement

Jean-Marc BARROSO, diplômé de « l’Institut Supérieur de management Culturel » (fondé par Claude MOLLARD), professeur, romancier, a créé la Biennale d’Art Contemporain « LES ENVIRONNEMENTALES », à Jouy-en-Josas (78), pour la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris (2000-2010, six éditions).

Sollicité par des institutions telles que le Conservatoire du Littoral, le Conseil Général des Yvelines, la Ville de Versailles, d’Issy-les-Moulineaux… ou des entreprises privées, Jean-Marc BARROSO met une longue expérience de commissaire et de maître d’œuvre d’expositions « à ciel ouvert » au service de ceux qui recherchent l’expression artistique contemporaine environnementale. Il intervient également pour du conseil et de la médiation, notamment pédagogique, dans ce domaine.

LES ARTISTES

ET LES OEUVRES

DOMINIQUE BAILLY

DANS LES BOUCLES




Photomontage de l’artiste

Dominique BAILLY, « DANS LES BOUCLES » : 20 tonnes de granulat de marbre vert des Pyrénées 8/16, bâche, 470 m de volige de bois, quelques grandes pierres de l’abbaye, prairie nord-est jouxtant le chœur de Notre-Dame, 2013, Abbaye de Jumièges, Seine-Maritime, France.
Horizontale comme un fleuve est la réalisation artistique de Dominique BAILLY qui reproduit, sur la prairie nord-est légèrement pentue, en gravier de marbre vert, avec une exactitude de géomètre, la carte des boucles de la Seine pour une sculpture promenade de 235 mètres de longueur. Des pierres imposantes, vestiges de l’abbaye, figurent le port fluvial de Rouen et celui, disparu, oublié, de Jumièges, quand les moines usaient du droit d’exploiter les eaux du méandre grâce à la bonté de la Reine Bathilde, au VIIème siècle.
Œuvre « dans » et « avec » la nature, œuvre minérale, géologique, parfaitement intégrée dans l’histoire géographique de la région, harmonieuse, monumentale et sobre. L’artiste crée une osmose parfaite entre l’abbaye et le fleuve qui l’entoure.
Une œuvre quasi abstraite, très présente, tenace même. Une ligne serpentine « pour une déambulation ludique, une contemplation poétique » ajoute l’artiste. « DANS LES BOUCLES » autorise la lumière comme les ondulations du minéral à jouer avec le promeneur, à venir frôler le mur supérieur du chœur de l’église Notre-Dame, ramenant à nos esprits le rôle majeur de l’eau de la Seine dans la vie de cette institution religieuse, pour son heur comme pour son malheur.

« En venant visiter le site, j’ai été impressionnée par la puissance de ses ruines mais aussi par sa proximité avec le fleuve, sa situation de presqu’île… Très dépaysant, à Port Jumièges il n’y a pas de pont mais un bac pour franchir la Seine… J’ai aussitôt axé ma réflexion sur une cartographie visuelle où les boucles de la Seine viendraient s’entrelacer avec le paysage et l’architecture de l’abbaye… »


Dominique Bailly est sculpteur. Elle vit et travaille à Paris et en Touraine.

Depuis le milieu des années 70, son travail témoigne d'une relation contemplative avec les sites naturels qu'elle a choisis comme lieu de vie (la forêt bretonne, limousine, le littoral vendéen, les bords de la Loire).
Sa démarche artistique qui se fonde essentiellement sur la relation au paysage suit deux voies : la réalisation de sculptures en atelier et l'intervention directe dans le paysage.

Intervenant directement sur le milieu naturel, elle crée des architectures végétales, des événements, des installations qui sculptent l'espace.


Quelques travaux de Dominique Bailly
Expositions personnelles (sélection) :
- 2012 : Collégiale Sainte-Croix de Loudun

- 2008 : Olivier Castaing/ School Gallery, 81 rue du Temple, 75003 Paris

- 2006 : Galerie contemporaine de l’Hôtel de Ville, Chinon

- 2003 : Galerie Barnoud, Dijon

- 2000 : Maison des Arts G. Pompidou, Cajarc
- 1999 : Galerie municipale, Vitry-sur-Seine
- 1997 : Château de Nedde, Limousin

- 1996 : Galerie Barnoud, Dijon
- 1994 : Centre d’art contemporain Passages, Troyes, Artothèque de Caen, Espace des Arts, Colomiers
Expositions collectives (sélection) :
- 2012 : « Jardins en métamorphose » Parc de l’Europe, Thiais (œuvres in situ extérieure temporaire)

- 2011 : Centre d'Arts et de Nature du Domaine de Chaumont-sur-Loire (œuvres in situ extérieure temporaire)
Château de Monbazillac, Les Rives de l'art  (œuvre in situ extérieure temporaire)

- 2010 : Salon du dessin contemporain  stands School Gallery et Galerie Barnoud. Carrousel du Louvre

Des intrus au musée, Musée d’art et d’histoire de Chinon

- 2009 : A dessin, galerie Satellite, Paris

Femme y es-tu ? ARTSENAT, Galerie contemporaine, Chinon  

Art et Paysage  Musée de l’Echevinage, Saintes

- 2007 : Femme y es-tu ?  ARTSENAT, jardin du Luxembourg, Paris

Commandes de sculptures permanentes en extérieur :
- 2011/2012 : Opération Semise -Lion d’or- 44 logements. Vitry sur Seine (commande 1%)

- 2009 : « Spirale sonora » Parc de sculpture d’ARTE SELLA, Borgo Valsugana, Italie.

- 2009/11 : Collège Parc Frot, Meaux  (commande 1%)

- 2007/08 : Collège La Nacelle, Corbeil-Essonnes. (1% artistique)

- 2003/04 : Collège de Champcueil, 91 (1% artistique)

- 2002 : « Le Bassin de l’Arbre d’or » Domaine Olivier de Serres, Le Pradel. Mirabel, Ardèche

Commissariat de Police de Saint Maur des Fossés (1% artistique)

- 2001 : « Le Cèdre d’or », Parc de l’Ile St Germain, Issy-les-Moulineaux.

- 1999 : « Les fruits du platane » Château de Solvins, collection A. Georges Picot

- 1996 : Parc de sculpture de Kingswood, Canterbury, Angleterre 

Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs, Limoges (1% artistique)

- 1995 : Siège social de Nestlé France, Noisiel,

Parc de sculpture de Tickon, Langeland, Danemark 

Parc de sculpture de Djerassi Foundation, Woodside, Californie

- 1993 : Siège social de Scetauroute, St Quentin en Yvelines
- 1992 : Lycée Nicolas Ledoux, Besançon (1% artistique)
- 1991 : Fondation musée Schlumberger, Château de Crèvecoeur-en-Auge

- 1990 : Centre d’art contemporain de Vassivière, Limousin, Le Crestet Centre d’art, Vaison la Romaine

www.dominique-bailly.com

CHRIS DRURY

WINDOW ON BLOOD AND WATER – FENETRE SUR SANG ET EAU



Dessin et photomontage de l’artiste
Chris DRURY, “WINDOW ON BLOOD AND WATER” (“Fenêtre sur sang et eau”), cadre en volige de bois, 25 m X 8 m, bâche, 3300 bûches de bois (50 cm) de tilleul du parc, deux pierres tombées de l’abbaye, 2013, terrasse de l’abbaye de Jumièges, Seine-Maritime, France.
L’œuvre de l’artiste britannique Chris DRURY, l’un des pionniers du Land Art, est monumentale elle aussi, et tout aussi plane. Sur ce site, il a été fasciné par les ouvertures terriblement vides que présente l’église Notre-Dame, des ouvertures qui semblent s’ouvrir sur quelque chose, comme dit l’artiste, sur la Seine, par exemple.

Il a choisi la plus haute des ouvertures, la plus large, à savoir la ligne offerte par le plus élevé des arcs en plein cintre, à l’extrémité de la nef et donnant sur le transept. Chris DRURY a imaginé alors une œuvre « miroir », véritable reflet de cette architecture.
Son geste résurrectionnel a consisté à reproduire, sur le sol de l’une des deux terrasses du parc, cette forme  d’arche  de 25m de longueur et de 8 mètres de largeur exactement, pour la remplir de plus de 3000 bûches de bois de 50 cm de longueur. Ces milliers de bûches sont autant de traits de bois adoptant des lignes fluides, courants et vortex emblématiques de l’œuvre de l’artiste.

Chris DRURY a pu observer ces vortex aussi bien dans l’infiniment grand que dans l’infiniment petit, tout comme dans les nuages ou l’eau du fleuve, et dans le mouvement du sang à l’intérieur du corps humain, jusqu’au cœur de l’homme : « …et aussitôt l’idée du sang, de l’eau, du vin, nous ramène à la tradition chrétienne. (…) Ainsi serons-nous en totale harmonie avec le site de l’abbaye ». « WINDOW ON BLOOD AND WATER » (« FENETRE SUR SANG ET EAU ») est un étrange vitrail chaleureux autant que spirituel.




Chris Drury est né à Colombo, au Sri Lanka, en 1948. Il est diplômé en sculpture, art et design de l’école d’art Camberwell de Londres.

Jusque dans les années 70, Chris Drury travaille principalement sur la sculpture figurative pour ensuite se tourner vers l’art environnemental. Ses œuvres sont toujours construites grâce à des éléments trouvés sur les lieux et sont toujours réalisées en fonction de la spécificité du lieu.
Chris DRURY dessinant sous le porche de Notre-Dame, abbaye de Jumièges, 2012 (photo JMBarroso)

Ses recherches artistiques n’hésitent pas, depuis quelques années, à côtoyer les sciences les plus pointues comme les autres arts tels que la chorégraphie et la musique.

Quelques travaux de Chris Drury
Expositions personnelles (sélection) :
- 2010 : Land, water and Language, Taigh Chearsabhagh Museum and gallery, Lochmaddy, Western Isles

Mushroom Cloud, Malga Costa, Arte Sella, Italy

- 2008 : Chris Drury - Mushrooms|Clouds – Nevada Museum of Art, Reno

Chris Drury -Antarctica: A Heartbeat of the Earth – Beaux Arts, London

- 2006 : Chris Drury - Inside out, Outside In - Vanderbilt University art gallery, Nashville, Tennessee.

- 2005 : Chris Drury - Whorls – Montalvo Arts Center, Saratoga, California

- 2003-04 : Heart of Stone (multiples installations) Oriel Mostyn Gallery, Llandudno, Wales; Aberystwyth Arts Centre, Aberystwyth University, Wales; Stephen Lacey Gallery, London

- 2002 : Chris Drury - De La Warr Pavilion, Bexhill

- 2000 : Journeys on Paper - Stephen Lacey Gallery, London

Expositions collectives (sélection) :
- 2011 : Eco-Art, Pori Museum of Art, Finland

Rhine Mosel Slate Whirlpool, Bundesgartenschau Koblenz, Germany

Menerbes – Gallerie Gimpel-Muller, Paris, Philip Hughes, Chris Drury, Nicolas de Stael

The Figure in the landscape, Winchester Discovery Centre

- 2010 : Les Environnementales 2010, Tecomah, Jouy en Josas, France

Window to the West - The Rediscovery of Highland Art City Art Centre, Edinburgh

- 2009 : Polar Dispatches, the Portland Museum of Art, Oregon USA.

- 2008 : Shake Before Using – ARTIUM of Álava, Vitoria-Gasteiz, Spain

Moving Toward a Balanced Earth – Museum of New Zealand Te Papa Tongarewa, Wellington

- 2007 : Geumgang Nature Art Pre - Biennale, South Korea

- 2005 : Vinyl – Cork City Council Capital of Culture festival, Ireland

Out There – Sainsbury Centre for Visual Arts, University of East Anglia, Norwich

Palm Beach 3 – Browngrotta Arts at SOFA, Palm Beach, Florida

- 2004 : Eco photo Show, Dorsky Gallery, Long Island City, New York

- 2004-05 : In Praise of Earth – Salisbury Festival

Organic Matters – Stephen Lacey Gallery, London

Defying Gravity: Contemporary Art and Flight – North Carolina Art Museum, Raleigh

- 2003 : Tender Landscapes - Artists Respond to Human Involvement in the Natural World – The Dalton Gallery, Agnes Scott College, Decatur, Georgia

The Common Thread - Finding Fiber in Contemporary Art – Westport Arts Center, Connecticut

In Praise Of Trees – Salisbury Festival and Stephen Lacey Gallery, London

- 2001-02 : From Across The Pond Browngrotta arts, Connecticut

- 2000 : High Touch/High Tech - Refusalon Gallery, San Francisco

Just Paint – Stephen Lacey Gallery, London

Commandes (sélection):
- 2011 : Carbon Sink, University of Wyoming

Time and Flow, Thixendale valley, Yorkshire

Rhythm’s of the Heart, Summersfield site, Papworth Everard housing development

- 2010 : Sky Mountain Chamber, Arte Sella, Italy

Rhine Mosel slate Whirlpool, Koblenz, Germany

- 2008 : Equinox Line – Neddernhof, Bucchholz-Sprotze, Germany

- 2007 : Echoes of the Heart – Central Middlesex Hospital, London

- 2006 : Fingermaze – Hove Park, Sussex

Star Chamber – Dyer Observatory, Vanderbilt University, Nashville, Tennessee

- 2005 : Redwood Vortex – Montalvo Arts Center, Saratoga, California

Turning – Sainsbury Centre for Visual Arts, University of East Anglia, Norwich

River Styx – Hiram College, Ohio

Heart of Reeds – Lewes, East Sussex
www.chrisdrury.co.uk

JEAN-PAUL GANEM

LE TOURBILLON DE L’HISTOIRE



Photomontage de l’artiste

Jean-Paul GANEM, « LE TOURBILLON DE L’HISTOIRE », six plates-bandes différemment fleuries, en forme de spirale-tourbillon, diamètre environ 120 m, grande prairie, au pied du Mont Thabor, 2013, Abbaye de Jumièges, Seine-Maritime, France.
Emprunter le sentier qui mène au sommet du Mont Thabor (monticule initiatique dans la vie des moines de l’abbaye), se positionner devant la fenêtre percée dans le sous-bois et recevoir « LE TOURBILLON DE L’HISTOIRE » de Jean-Paul GANEM en épiphanie.

Six plates-bandes gigantesques spiralées marquent la prairie, en creux pendant le mois de mai, puis de fleurs colorées du mois de juin à septembre. Ces courbes dynamiques entraînent le regard puis l’esprit dans la tourmente qui bouscula à maintes reprises l’abbaye de Jumièges au fil des siècles. Se trouve ainsi représenté dans cette œuvre « Le Tourbillon de l’Histoire », qui évoque aussi les remous de la Seine d’où se sont déversés des événements funestes pour le pays.
Cependant l’installation végétale déploie sa menace non pas dans les bâtiments de l’abbaye mais bien à côté de celle-ci, comme si les murs de pierre blanche s’érigeaient en havre de Grâce épargné grâce à la spiritualité.
Ici, le dessin se veut métaphore. L’œuvre végétale est monumentale, représentative du travail de l’artiste.
« Les œuvres que je réalise sont situées là où l'artiste n'a pas été prévu... Mon travail tourne autour de l’activité humaine dans le paysage, de manière à intégrer une création artistique à un processus de production, pour surprendre, questionner l’acteur et le spectateur du paysage ».

Jean-Paul Ganem est né en 1964 à Tunis. Il vit et travaille à Paris.

Jean-Paul Ganem travaille en collaboration avec le monde agricole sur de grands espaces.


Jean-Paul Ganem à Jumièges, 2012 (photo JMBarroso)

Quelques travaux de Jean-Paul Ganem
Interventions dans le paysage (sélection) :
- 2012 : Le grain de l’histoire, parc du château de Rambouillet, France

Singhampton project, Ontario, Canada

Museo Arte Moderno Sao Paulo, Parque Ibirapuera Sao Paulo, Brésil

- 2011 : Jardin des fissures, saison 2, Aubervilliers, France

- 2010 : Jardin des Fissures Aubervilliers, France

Espace extérieur du Teatro Municipal Rio de Janeiro, Brésil

- 2009 : Biennale International d’Art Contemporain de Melle, France

- 2008 : Installation « Ombre de Ville 2 », Fonderie Darling, Montréal, Canada

Paysage Traversé, 5,6/85ha, Cales Dordogne, France

- 2007 : Mur Végétal « ombre de ville » Fonderie Darling Montréal, Canada

Rencontres Arts Nature Le Mont Dore Auvergne, France

- 2005 : Kamouraska Québec, Canada

- 2000 – 2002 : Le jardin des capteurs, Montréal, Canada

- 2000 : Résonances - Intervention sur 4 parcelles autour de l’aéroport Roissy-Charles De Gaulle, Seine et Marne, France

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