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date de publication31.10.2017
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Mesdames et Messieurs,

«Quand nous sommes arrivés par ici au mois de novembre, cette plaine était alors magnifique avec ses champs à perte de vue, pleins de betteraves, parsemés de riches fermes et jalonnés de meules de blé. Maintenant c'est le pays de la mort, tous ces champs sont bouleversés, piétinés, les fermes sont brûlées ou en ruines et une autre végétation est née: ce sont les petits monticules surmontés d'une croix ou simplement d'une bouteille renversée dans laquelle on a placé les papiers de celui qui dort là». Ces mots sont ceux de Michel Taupiac, dit «François», vingt-neuf ans en 1914, fils d'ouvriers agricoles. Des centaines de milliers de lettres semblables ont été reçues par des épouses, des parents, des frères et sœurs....

J'ai voulu commencer mon propos par l'évocation de cette lettre d'un poilu, témoignage si précieux de ce conflit dont la mémoire nous rassemble aujourd'hui.

Nous sommes réunis pour commémorer la fin des combats et la capitulation de l'Allemagne, symbolisés par la signature de l'Armistice. Ces commémorations sont également l'occasion de rappeler l'honneur et la dignité de tous les soldats morts pour notre pays.

Mais, si nous sommes réunis, c'est bien davantage pour honorer notre devoir de mémoire que pour célébrer une victoire qui, au fil du temps, s'est empreinte d'un goût amer. Comment parler de victoire lorsque l'on dénombre, au lendemain de cette guerre, près de 10 millions de morts, deux fois plus de blessés, quelque 6 millions de mutilés ? Le bilan de la Grande Guerre fut atroce ! C'est qu'en 14, la guerre avait changé d'échelle. Les progrès de l'industrialisation, qui avaient semblé apporter le bonheur aux hommes, se retournaient contre eux. Et tout d'un coup la guerre prenait une figure apocalyptique. Tous nos soldats, partis des villes et des campagnes dans l'enthousiasme de cet été 14, – « la fleur au fusil », comme on l'a dit depuis – se retrouvaient soudain piégés dans la boue des tranchées, sous la pluie des obus, sous les rafales des mitrailleuses, dans les vapeurs asphyxiantes des gaz moutarde.

Tous les combattants de ce conflit, dont l'année 2014 a marqué le début du centenaire, sont aujourd'hui disparus. La Grande Guerre est passée de la mémoire à l'histoire.

Cette histoire, Paul Valéry disait qu'elle « donne les clés pour comprendre notre présent et les moyens de penser notre avenir ». C'est bien le sens de cette commémoration. Chaque 11 novembre est l'occasion de se souvenir qu'une guerre ne vient jamais par hasard.

Le combat pour la paix n'a rien d'un combat d'arrière garde. L'engagement des peuples représente au contraire une condition indispensable au maintien de la paix.

Car, en effet, la paix a été signée à Rethondes et des institutions internationales ont été créées pour garantir le dialogue entre les nations, mais pour autant les guerres ont continué. Elles ont perduré tout au long du XXe siècle. Elles sont multiples aujourd'hui, de la Syrie à l'Irak, de l'Afghanistan à la Somalie, la liste est longue des régions du globe où parlent les armes et où souffrent les peuples. Souvenons-nous aussi des attentats terroristes horribles qui ont endeuillé, il y a presque un an jour pour jour à Paris et le 14 juillet dernier à Nice, notre nation et qui a causé la mort de très nombreuses victimes innocentes.
Les leçons du passé, nous les tirons chaque année ici même, en nous recueillant au pied du monument aux morts. Mais, surtout, ces leçons, transmettons-les : par les mots, par l'éducation… Je me félicite chaque année de la présence de quelques enfants de la commune à cette cérémonie. Ils auront demain la responsabilité de notre héritage.

Transmettons donc à nos enfants les valeurs de la paix. Souvenons-nous que l'expérience de la vie aide un homme à se bâtir et que l'expérience de l'histoire aide un peuple à se construire.


Restons vigilants et transmettons notre histoire.


Vive la paix, vive la République, vive la France !
Le Maire : Jean-Michel STAIGER

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