2009 L’Autonome des Côtes d’Armor a 100 ans





télécharger 29.79 Kb.
titre2009 L’Autonome des Côtes d’Armor a 100 ans
date de publication31.10.2017
taille29.79 Kb.
typeDocumentos
h.20-bal.com > histoire > Documentos

Centenaire de l’ASL 22 -

2009






L’Autonome des Côtes d’Armor a 100 ans

Intervention de Martine Mesgouez, Présidente de l’Autonome de Solidarité des Cotes d’Armor

Mesdames et messieurs les invités

Chers amis, militants Chers amis militants des mutuelles et associations amies

Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

Monsieur le Président de la Fédération des Autonomes de Solidarité

Chers tous, qui avez bien voulu répondre à notre invitation

Nous voici réunis, en cette fin d’après midi, pour célébrer un évènement qui compte dans le monde des mutuelles, des associations, mais aussi dans le monde l’école.

L’Autonome de Solidarité des Côtes d’Armor à 100 ans cette année.

L’évènement, car c’est un évènement, est important car bien peu de structures peuvent s’enorgueillir d’avoir duré si longtemps, et d’avoir encore le projet de progresser, en s’adaptant au temps qui a passé, aux exigences du moment, qu’elles soient réglementaires ou qu’elles soient celles des personnels qu’elle protège depuis les premiers instants.

Notre réunion est l’occasion de nous souvenir de ceux qui ont tant oeuvré avant nous, pour qu’existe, se développe, passe les épreuves du temps, cette association au service de ceux, qui, dans leur profession connaissent parfois tant de difficulté, parfois tant de souffrance.

Mais nous sommes là aussi pour nous dire, ensemble, que rien n’est achevé, que les évolutions sont en marche et que dans le paysage de l’économie sociale, de l’école, dans des situations où la vie est loin d’être plus facile qu’avant, les Autonomes de Solidarité auront toujours « l’impérieuse nécessité » d’être aux côtés de ceux qui souffrent de leur métier.

1909 – 2009 :

Quel bail, diront certains ,

Quelle histoire diront d’autres !

Pour en arriver où et pourquoi ? interrogeront encore quelques observateurs.

Notre soirée, chers amis, qui est d’abord une soirée de fête, puisque d’anniversaire, sera traversée de ces observations, de ces questions et nos intervenants, que je vous présenterai dans un instant, sauront nous dire ce que fût, ce qu’est l’Autonome de Solidarité, mais aussi ce que sont les environnements divers dans lesquels elle existe et pourquoi il aura été utile, pour ceux qui attendent une protection de qualité, qu’elle évolue sans se renier, qu’elle évolue pour être plus efficace encore, pour elle-même, pour exister, mais exister pour apporter à chacun de ses adhérents, ce qu’elle a de meilleur, ce qu’elle a de si particulier qui fait d’elle, le protecteur reconnu, contre les risques des métiers de l’éducation.

L’Autonome des Côtes d’Armor est toujours présente, solidairement, pour entendre la peine des adhérents qui disposent ainsi d’une organisation formidablement efficace parce que uniquement consacrées à la défense professionnelle, parce que nées et portées par l’esprit et la compétence des professionnels de l’éducation.

Et ainsi est allé le temps, jusqu’à ce qu’apparaissent les observations, les exigences des tutelles, la nécessité, nous a-t-on dit, et comment le refuser, l’ignorer, où s’en affranchir, de situer nos organisations au regard de ce que la Loi exige .

Ainsi est allé le temps, jusqu’à ce qu’apparaissent les réalités sociales, les réalités économiques, les réalités commerciales et qu’elles viennent télescoper notre si belle œuvre.

Qu’elles apparaissent, certes, cela était observable, acceptable, mais qu’elles viennent aussi contrarier un cheminement que l’on finissait par croire éternel, cela nécessitait une analyse plus au fond, certainement même des remises en question difficiles.

Nous avons dû choisir, entre nous adapter seuls, exister seuls, face à tous disparaître peut-être, ou poursuivre la route, sans renoncer à nos valeurs, à nos savoirs faire, à notre identité, si forte, si atypique, si utile.

Ainsi est allé le temps jusqu’à cet accord essentiel, porteur de promesses exemplaires que nous avons conclu avec nos amis de la MAIF un partenariat unique.

Ainsi est allé le temps jusqu’à ce que cette rencontre, cet accord de partenariat permette de proposer aux personnels d’éducation, plus qu’un contrat,

une offre,

une offre qui va au-delà de ce que chacun de nous proposait seul,

une offre qui dépasse la seule idée de l’assurance que l’on achète, en lui donnant les couleurs admirables de la solidarité, qu’elles soient celles portées par notre partenaire ou celles que des générations de militants des Autonomes de solidarité ont déclinées depuis un siècle, sans jamais faillir.

Ainsi est allé le temps jusqu’à ce que la MAIF et les Autonomes de Solidarité proposent l’Offre Métiers de l’Education, œuvre unique, allié essentiel qui a déjà conquis plus de 4000 personnels dans ce département et près de 450 000 en France, qui a déjà aidé des centaines d’adhérents, qui deviendra, avec le temps, l’évidente protection des personnels. Il a fallu expliquer, expliquer encore …… que la protection, lorsqu’il s’agit de ces métiers, est un acte essentiel, qui ne peut être efficace que lorsqu’il se structure autour des compétences cumulées des militants et des professionnels. Mais aussi, et surtout, et notre force est là, depuis toujours, si près des collègues victimes, en connaissance parfaite du contexte départemental, en connaissance parfaite des acteurs du système éducatif local, en connaissance parfaite du réseau des avocats.

  • Personne d’autre que nous, réunis, Les Autonomes de Solidarité, la MAIF, l’Union Solidariste Universitaire, la Fédération des Autonomes,

  • Personne d’autre que nous, ne peut afficher autant de compétences sur ce champ si particulier de la protection des personnels d’éducation.

C’est dans ce contexte nouveau que notre association regarde donc ses 100 ans d’histoire.

Le symbole est de taille et n’échappe pas aux observateurs.

1909 : des instituteurs des Côtes du Nord se regroupent pour créer, comme déjà, dans de nombreux département l’Autonome, pour être mieux en phase avec la réalité des risques professionnels et apporter leur aide à leurs compagnons de métiers, en proie aux difficultés.

2009 : d’autres militants, leurs héritiers, développent avec la Mutuelle des Instituteurs de France, porteuse elle aussi d’une si grande histoire, l’Offre Métier de l’éducation pour, à nouveau être en phase avec la réalité des risques professionnels.

Que dire de plus que ce symbole, sinon que l’histoire continue, que nous avons décidé de ne pas nous arrêter, que les personnels d’éducation, tous les personnels d’éducation valent bien l’addition de ces deux formidables histoires, l’addition de compétences inégalables, l’addition de dévouements exemplaires, tant leurs métiers sont magnifiques, mais aussi porteurs de dangers, de risques, de difficultés que chacun ce soir peut avoir en mémoire.

Mesdames, Messieurs, chers amis, chers invités, ce chemin a été long, parfois semé d’embûche. Pourtant, nous avons, tous ensemble ici, la profonde conviction qu’il sera poursuivi, par nous-mêmes, par ceux qui nous succèderons.

Chers tous, ensemble, souhaitons une très bon anniversaire à notre Autonome de Solidarité et puisse t-elle encore vivre un siècle, au service de tous.

Merci de votre attention

Intervention de Roger Crucq, Président de la Fédération des Autonomes de Solidarité

Mesdames, Messieurs,

Monsieur l’Inspecteur d’académie, Madame La Présidente, chers amis

Depuis 2003, cent ans après la création de la première Autonomes à Toulouse par Louis Campan, de nombreuses autres structures célèbrent leur centenaire et à chaque fois, cela impressionne. En effet, il est impressionnant que plus de 100 ans après les fondateurs, d’autres militants sont toujours présents sur le terrain de l’aide et de l’accompagnement des personnels soumis aux risques de leurs métiers.

Martine le rappelait il y a quelques instants, les pères fondateurs voulaient être au plus près de la réalité du métier et des protections nécessaires. Après avoir créé de nombreuses associations sur une grande partie du territoire, ils inventaient l’USU parce qu’ils avaient pris conscience que certaines couvertures ne pouvaient, déjà, l’être que par l’assurance, bien plus normées, bien plus bordées, que l’acte associatif.

A la veille de la grande guerre, le paysage était quasiment en place, sur toute la France. Ici, dans ce département qui était alors les Côtes du Nord, des générations de militants, au service de leurs collègues, se sont succédé. Un anniversaire est aussi l’occasion de se souvenir de ceux qui ont contribué à ce que les valeurs qui fondent le militantisme d’hier et d’aujourd’hui soient maintenues, et guident nos actes d’aujourd’hui.

Permettez moi aussi de vous dire combien cet anniversaire est pour moi exceptionnel car c’est, bien avant d’être le Président national, c’est ici que j’ai commencé à comprendre que cette association comptait dans le paysage de l’école. Je dois cela à un homme que je vous demande d’ovationner ce soir, tant il a donné à nos organisations, que ce soit à l’Autonome, mais aussi à la MAE, tant son engagement a été sans faille, sans exigence pour lui-même.

Je te remercie, Henri Pellan et au nom de la Fédération des Autonomes, de tous ses militants, je te remercie pour tes combats pour que l’école soit meilleure, plus sereine et plus juste.

Tu en as croisé des militants, beaucoup d’entre vous sont là ce soir, que vous ayez été membres du Conseil d’administration, correspondants, nous aurons plaisir à nous retrouver tout à l’heure.

Notre Autonome de Solidarité, à l’instar de toutes les structures départementales, vit depuis plus d’un an une formidable mutation. Grace à toi, Martine, ce département est en train de réussir ceux que certains croyaient impossible.

Que ce moment de mon intervention soit l’occasion, et personne ne m’en voudra ici, de dire combien je respecte le travail que tu effectues. La tache n’est pas facile tous les jours. Je sais, quelques uns ici, savent bien le temps que tu consacres, pour apaiser, pour essayer de chercher avec les adhérents, quand ils se sentent victimes de leur métier, la capacité à analyser la situation. Je sais que ton investissement de tous les jours n’a pas la visée de judiciariser l’école, mais de trouver la juste réponse, la juste réparation à ce qui est ressenti, ou qui est parfois, comme une agression. Le temps que tu passes à cela, ta disponibilité, sont connus dans ce département. Pour tout cela, après une belle carrière passée auprès des enfants les plus en difficulté, là, ou nous nous sommes rencontrés une première fois, pour tout cela, chère Martine, permets moi de te dire toute notre gratitude.

Avant de rappeler brièvement les enjeux de notre récent partenariat avec la MAIF, je souhaite donc te remercier, mais remercier aussi l’équipe qui t’entoure, et notamment Maryline, fidèle alliée depuis tant d’années. Je souhaite vous dire que nous partageons la difficulté de militer, la difficulté de convaincre qu’après 100 années d’un certain fonctionnement, il est possible de continuer d’avancer, mais nous partageons aussi le plaisir de constater qu’avec le temps, grâce aux actions militantes, de plus en plus de personnels d’éducation comprennent que l’évidence de leur protection se désigne aujourd’hui l’Offre Métiers de l’Education et qu’elle s’est construite en associant les compétences de la MAIF et des Autonomes de Solidarité. Pas loin de 450 000 personnes ont déjà souscrit à cette offre. C’est loin d’être négligeable.

Nous l’avons voulu, ce partenariat. Nous l’avions même rêvé, tant la situation devenait, 100 ans après les premiers pas, si différentes, tant il était devenu nécessaire de regarder le monde tel qu’il était devenu.

Depuis 2001, les Autonomes ne cessaient de perdre des adhérents. Non pas qu’elles étaient devenues démodées, mais elles se trouvaient, comme d’autres, confrontées à plusieurs obstacles

  • Une difficulté à communiquer vers un autre public, plus ouvert aux offres d’une concurrence qui ne manquait pas d’investir, sur l’axe de la protection, le domaine de l’école

  • Une redondance de notre communication et de celle de l’assureur historique des enseignants, la MAIF. Combien de fois sommes nous passé à l’IUFM, les uns après les autres, pour, en partie, dire, et proposer la même chose

  • La réglementation devenue de plus en plus rigoureuse, qui contraignait notre mutuelle d’assurance à de profondes modifications structurelles, allant d’une nouvelle modalité de prélèvement de la prime assurantielle, assurée depuis toujours par les correspondants d’établissement et devenue totalement prohibée, jusqu’au nécessaire positionnement de notre « cœur de métier », la protection juridique, sur son socle naturel, l’assurance.

Je n’entrerai pas ce soir dans le détail des indispensables évolutions, sauf à vous dire que nous avions peu de temps, car la concurrence n’attend pas, elle est là, dans l’école, car la réglementation s’impose à tous, tout de suite. Nous avions le choix de faire tout, tout seul, dans notre coin, ou de le faire avec d’autres. Mais qui d’autre que l’assureur des personnels. Naturellement donc, nous avons poursuivi nos accords avec la MAIF, dont le premier, date de 1974, pour construire l’Offre Métiers de l’Education, autour d’un contrat de co assurance et d’une alliance exemplaire entre une technicité assurantielle et un militantisme historique. Chacun peut mesurer aujourd’hui l’efficacité de l’accord et notamment, ceux qui ont dû, parce que tous les jours n’ont pas été faciles dans les établissements scolaires, faire appel aux militants, faire appel à l’addition des compétences, toutes, issues de l’école elle-même, ce qui fait de l’adhésion à l’Autonome de solidarité, de la souscription au contrat de co assurance une protection unique, innovante, évidente.

Certains croyaient que les Autonomes ne se remettraient pas de cet accord. Beaucoup d’entre eux le disaient de l’extérieur, s’y investissaient si peu que leur parole, si elle devait être entendue, devait l’être au regard des réalités d’aujourd’hui et non des regrets d’un temps disparu. Les valeurs que nous portons, les valeurs de solidarité, les valeurs que portent l’école républicaine ne sont pas des valeurs mortes. Elles n’ont pas vocation à n’être que des souvenirs émouvants. Elles alimentent notre quotidien, elles sont notre ferments, nous continuerons d’y puiser la force de poursuivre. C’est parce que nous y avons trouvé cette force que nous avons choisi de concrétiser cet accord. La meilleure protection pour les personnels d’éducation est l’unique raison de notre engagement. C’est sur cet engagement que se sont succédé les générations de militants, c’est sur cet engagement que notre génération a poursuivi le chemin et de cela, nous devons être fier.

Alors que les métiers de l’éducation sont trop souvent devenus difficiles, alors que l’école est trop souvent la cible des critiques, mais le croisement de toutes les misères sociales, alors que l’école que d’aucuns veulent nous décrire comme un lieu déjà perdu, c’est bien le rassemblement des forces qui sera la réponse la plus aidante, c’est bien avec les yeux ouverts sur la réalité qu’il faut poursuivre notre engagement. C’est bien comme cela que, grâce à sa Présidente, Martine Mesgouez, à son équipe militante, grâce à vous tous, amis correspondants qui portez dans vos établissements les couleurs de notre association, grâce à vous Maître Blot, avocate conseil bien connue des adhérents, grâce à vous tous, que nous continuerons.

Pour cela, pour tout ce que vous faîtes, pour votre engagement exemplaire, je vous remercie et souhaitons tous ensemble, un très bon anniversaire à notre Autonome de Solidarité.

Autonome de Solidarité des Côtes d’Armor – 18 rue des Champs de Pies – 22000 Saint Brieuc


similaire:

2009 L’Autonome des Côtes d’Armor a 100 ans icon100 ans : la saga du Somport

2009 L’Autonome des Côtes d’Armor a 100 ans iconEchos de la guerre de 100 ans

2009 L’Autonome des Côtes d’Armor a 100 ans iconVerdun 100 ans après

2009 L’Autonome des Côtes d’Armor a 100 ans icon100 ans après, le scoutisme en 1914-1918
«Sous la conduite de jeunes gens de 16 à 20 ans, les troupes d 'éclaireurs se sont dépensées dans toutes les activités locales et...

2009 L’Autonome des Côtes d’Armor a 100 ans iconBibliographie ouvrages (par ordre thématique et chronologique) I...
«Désobéissance civile et luttes autonomes», Jacques Desmaison & Bob Nadoulek, alternatives n°5, editions alternatives & paralleles...

2009 L’Autonome des Côtes d’Armor a 100 ans iconOfaj «100 projets pour la paix» : rencontre «historique» Bordeaux-Francfort
«Ich war dabei. 100 Jahre später, was nun ? Et toi, tu t'en souviens ?» avait pour but de mettre en scène des moments forts de la...

2009 L’Autonome des Côtes d’Armor a 100 ans iconDemain 100% énergies renouvelables
«100% énergies renouvelables» dépasse largement le cadre de quelques villages, fussent-ils petits et gaulois, face à des puissances...

2009 L’Autonome des Côtes d’Armor a 100 ans iconLa race bovine Rouge des Prés a 100 ans
«La Rouge des prés – Maine-Anjou, une terre, une race, un produit» Editions France Agricole (2005)

2009 L’Autonome des Côtes d’Armor a 100 ans iconZoom sur la recette «100% auvergnate» des Volailles Fermières d’Auvergne
«100 auvergnat». De plus, en tant que chef gastronomique et diététique, Pierre-Yves lorgeoux propose, une nouvelle fois, une recette...

2009 L’Autonome des Côtes d’Armor a 100 ans iconBego fête ses 125 ans et plusieurs anniversaires
«top 100», et lui permet de remporter cette année la distinction «Best of 2015» du prix de l’industrie 2015






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com