Histoire d’entreprise et histoire économique africaine et ultramarine : un pôle-relais académique girondin





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date de publication31.10.2017
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Histoire d’entreprise et histoire économique africaine et ultramarine : un pôle-relais académique girondin
Hubert Bonin, professeur d’histoire économique à l’Institut d’études politiques de Bordeaux (umr Gretha-Université Montesquieu Bordeaux 4) [www.hubertbonin.com]

L’histoire ultramarine et notamment africaine a bénéficié avec vigueur des initiatives pionnières de ce que, rétrospectivement, l’on peut appeler l’école française d’histoire économique africaine, voire ultramarine. Dans les années 1970-1980, Catherine Coquery-Vidrovitch1, Hélène d’Almeida-Topor2, Daniel Hémery (parfois avec Pierre Brocheux3), Jacques Marseille4 – qui s’est redéployé vers d’autres thématiques depuis les années 1990 – et quelques autres ont constitué un premier corpus de méthodes, de problématiques, de chronologies, à propos de l’histoire de ce qui est devenu « les relations Nord-Sud » et de ce qui était plutôt alors l’histoire des impérialismes coloniaux. Leur apport a efficacement complété les recherches menées par la solide école française des africanistes concernant l’évolution de l’économie africaine elle-même (en particulier, les formes prises par les échanges, le négoce, les micro-sociétés marchandes au coeur même de l’économie africaine de part et d’autre des indépendances).
1. L’histoire économique ultramarine contemporaine négligée ?
Paradoxalement, le pôle académique girondin n’avait guère participé à ce courant de recherches, parce que le principal acteur potentiel, Pierre Guillaume, auteur d’un manuel remarquable5, avait déployé ses recherches plutôt vers l’histoire sociale et sanitaire française. Et aucun professeur spécialisé en histoire ultramarine contemporaine n’avait été recruté par l’Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3 pendant toutes les années 1980-2000 (le seul contemporanéiste y ayant transité, Guy Pervillé, était surtout spécialiste de l’histoire de la Guerre d’Algérie et a dû migrer comme professeur à l’université de Nice, puis à celle de Toulouse). De façon encore plus étonnante, les avancées effectuées par Paul Butel et ses étudiants sur l’histoire des échanges et des maisons de négoce tant aux Caraïbes que dans l’océan Indien (maison Faure frères) se sont étiolées après le départ en retraite de notre collègue6 – d’autant plus que son éphémère successeur potentiel était surtout spécialiste des relations franco-américaines au tournant du xixe siècle et a dû migrer vers le grand port ultramarin de Nice… D’ailleurs, dans son fameux ouvrage de synthèse consacré aux dynasties bourgeoises bordelaises7, P. Butel lui-même ne s’est guère préoccupé des entrepreneurs girondins tournés vers l’Afrique (Maurel & Prom, etc.), l’Inde ou même les Antilles car il a surtout précisé les contours de la bourgeoisie des vins.
A contrario, la vitalité du pôle de recherches marseillais, durant les années 1980-1990, avait permis de bâtir une véritable cathédrale de livres, tant dans le sillage de la Chambre de commerce, qui avait construit une merveilleuse collection d’ouvrages robustes et défricheurs8 que dans diverses publications universitaires ; si le décès du principal animateur de ce pôle à la Ccimp a suspendu ce mouvement, le relais a été fermement assumé par l’université voisine, notamment autour de Colette Dubois9 et désormais de Xavier Daumalin. De même, en ce début du xxie siècle, c’est à Toulouse que s’est peu à peu cristallisé un pôle d’excellence en histoire ultramarine contemporaine, au sein de l’umr Framespa, avec des programmes de recherche ouverts sur l’histoire du tourisme ultramarin, sur l’histoire des « cultures coloniales »10, des migrations, etc. – ce qui a encore plus mis en évidence le « désert » girondin dans ces domaines.
Par chance, on le sait bien, ce sont les géographes qui avaient enraciné l’analyse de l’évolution de multiples pans de l’économie ultramarine, notamment aux Caraïbes et en Afrique subsaharienne, puisque, dans le sillage de la « géographie tropicale » (Guy Lasserre, Paul Pélissier, etc.), plusieurs géographes se sont attachés à reconstituer, en amont des parties géographiques de leur thèse, une histoire des mutations antérieures aux faits (alors contemporains) qu’ils analysaient. L’on connaît les thèses magistrales de Jean-Claude Maillart sur la géographie de la banane11 et d’Yves Péhaut sur les oléagineux africains12, et toutes deux contiennent d’amples considérations sur ce qui véritablement devenu depuis lors des morceaux d’histoire économique ultramarine. Le dépouillement des fameux Cahiers d’outre-mer livre nombre de pistes à suivre par les historiens, comme le retrace d’ailleurs le numéro spécial13 publié à l’occasion du cinquantième anniversaire de cette revue en 1997. Et l’on sait qu’Y. Péhaut lui-même a entrepris une vaste recherche pour reconstituer l’histoire de la maison de négoce girondine Maurel & Prom, de ses origines dans les années 1830-1850 à ses crises du milieu du xxe siècle, grâce au gros fonds d’archives cédé par les gestionnaires de la société défaillante aux Archives départementales de la Gironde dans les années 1980, ce qui permet d’ores et déjà de disposer de réflexions intéressantes14. Cela dit, de l’autre côté du campus, à l’Université Montesquieu-Bordeaux 4, il est également possible de mobiliser aujourd’hui une partie de « la littérature » élaborée par les économistes spécialistes du « développement » pour en extraire des éléments utiles à des réflexions historiques.
Cette brève rétrospective laisse augurer de multiples lacunes dans l’histoire de l’économie ultramarine contemporaine tant du pôle d’échanges girondin que des économies avec lesquelles il était en relation de domination négociante ou transitaire ou de flux d’import-export. D’ailleurs, le manque d’intérêt de la communauté historienne explique que l’on ait laissé les maisons de commerce détruire toutes leurs archives quand elles se sont effondrées dans les années 1960-1970. L’histoire du rôle joué par Bordeaux (son port15, ses entreprises, ses élites patronales, ses institutions représentatives16, ses groupes de représentation d’intérêts) dans la colonisation économique et dans l’évolution économique ultramarine fournit de nombreuses terrae incognitae ; et l’on se prend à rêver de la magnificence de la recherche effectuée par Claude Malon17 sur Le Havre. Et ce sont souvent des « horsains », des chercheurs d’autres pôles universitaires, qui ont effectué quelques percées historiques, mais sans ensemble structuré et durable18.
2. Le défrichement de quelques pistes d’histoire économique ultramarine depuis le tournant du siècle
Sans autre prétention que d’effectuer une modeste recension dans le cadre de notre sujet, nous voudrions indiquer que le pôle académique girondin a enfin intégré une dimension d’histoire économique ultramarine contemporaine depuis une quinzaine d’années. Le simple fait du hasard a joué d’abord pour l’essentiel au gré des pistes esquissées suite à des rencontres avec des entreprises, des familles ou des chercheurs. C’est la mobilisation de notre capital de compétences en histoire d’entreprise – celle-ci (parfois sous son nom anglo-américain de business history) s’étant érigée en véritable sous-discipline de l’histoire, avec son corpus de problématiques, de méthodes et de déontologie – qui a servi de déclencheur pour faire de nous, qui étions jusqu’alors cantonné strictement dans l’histoire bancaire, un amateur d’histoire économique ultramarine. Le centenaire de la Compagnie française de l’Afrique occidentale (Cfao) en 1987 en a été le levier, puisque notre livre a ouvert la voie à la prise en considération d’une approche « coloniale » ou ultramarine de l’histoire des banques et à une ouverture à l’histoire du négoce.
A. Le défrichement de pistes en histoire bancaire ultramarine
L’histoire bancaire ultramarine restait largement méconnue19 et nous avons désormais balayé le champ des archives mobilisées pour nos recherches dans notre « majeure » d’histoire des banques françaises (notamment la Société générale) afin de nourrir notre « mineure ». La préparation de notre livre20 sur l’histoire de Société bordelaise de Cic nous a ainsi permis de consacrer des pages étoffées à la bourgeoisie du négoce ultramarin qui accompagnait la banque dans sa croissance et bénéficiait de ses crédits – d’autant plus que le patron de la Banque dans les années 1930-1950 était aussi le président de Maurel & Prom… La construction de notre histoire de ce qui avait été la deuxième grande banque d’affaires française, la Banque de l’union parisienne21, nous a révélé combien cette maison était tournée vers les outre-mers africains tant maghrébins que subsahariens ; et nous avons en particulier profité de cette occasion pour préciser des pans de l’histoire de la banque qu’elle parrainait puis contrôlait, la Compagnie algérienne22. L’accueil par le pôle d’archives du groupe de la Société générale d’un gros lot d’archives d’une maison dont elle venait d’absorber le descendant a relancé notre programme de recherche23 et nous a permis de franchir une nouvelle étape dans notre connaissance d’un véritable système bancaire impérial24. Aussi cet axe de recherche a-t-il pris de la substance au fil des années : notre projet est de bien préciser les contours de l’engagement ultramarin des banques françaises, à la fois en général (notre prochain objectif étant la Société générale des années 1890-1940), mais aussi en particulier dans l’aire asiatique où, après avoir dessiné un cadre général rétrospectif25, nous avons enclenché un programme pluriannuel concernant Hong Kong26 et diverses places du Sud chinois (Canton, etc.) – heureusement accompagné en parallèle et en toute indépendance par le projet lancé en 2007 à propos de l’histoire de la place de Shanghai par notre jeune collègue Christophe Lastécouères, qui a rejoint l’Université de Bordeaux 3 en septembre 2007. Enfin, un projet plus ciblé sur l’Afrique s’est dessiné au hasard des contacts avec des doctorants originaires de ce continent ; il vise à reconstituer l’histoire des banques en Afrique subsaharienne française27 et du système bancaire de part et d’autre des indépendances28, ainsi qu’à préciser les formes nouvelles de banque multinationale29 ou d’exercice des métiers de la banque en fonction de la configuration spécifique de l’environnement socio-économique30.
B. Le défrichement de pistes en histoire des services en Afrique
Nous étions déjà orienté fortement vers l’économie tertiaire par le biais de l’histoire bancaire et nous avons souhaité au fil des années apporter notre pierre à la construction de l’édifice de l’histoire des entreprises de services – tandis que l’histoire d’entreprise s’était tournée d’abord vers les groupes industriels, symboles de puissance, des maîtres de forges aux capitaines d’industrie. Depuis vingt ans31, nous scrutons l’histoire générale des fonctions entrepreneuriales et stratégiques de la Compagnie de Suez32, notamment de sa première mouture, la Compagnie du canal de Suez ; nous avons entrepris d’effectuer une mise à jour de nos recherches originelles et d’y injecter du matériau et des problématiques nouvelles, en tenant compte des recherches de la communauté internationale d’histoire maritime ; et nous dirigeons une thèse33 consacrée à un thème resté paradoxalement méconnu, l’histoire de la gestion du canal depuis sa nationalisation par Nasser en juillet 1956 : qu’ont fait les Égyptiens de cet outil devenu l’un des symboles de l’impérialisme européen en Méditerranée du sud-est ?
Le hasard de notre rencontre avec la firme Cfao nous avait orienté vers l’histoire du négoce, déjà bien scrutée par Catherine Coquery-Vidrovitch pour l’Afrique centrale des années 1880-1920 (dans sa thèse) ou pour l’ensemble de l’Afrique subsaharienne dans plusieurs articles ou chapitres de livre. Nous avons souhaité relancer cette thématique, dans le sillage des multiples études de haute volée publiées par les collègues allemands et britanniques ; au Royaume-Uni, la business history a pris à bras le corps l’histoire des firmes de négoce international et colonial, notamment leur stratégie et leur compétition34. Il était temps de faire de même pour les sociétés françaises, d’où notre colloque girondin de 1999 qui a permis de dresser un premier bilan stimulant35. Nous avons dès lors persévéré dans le suivi de l’histoire de Cfao, soit par nous-même36, soit par nos échanges avec certains de ses dirigeants ; et cela débouche finalement sur la publication d’une histoire de Cfao complètement remodelée, complétée et enrichie de problématiques nouvelles37. Aussi dirigeons-nous au coup par coup quelques thèses consacrées à cette histoire des services africains38.
C. Le redémarrage girondin des recherches en histoire ultramarine : de plus en plus de pistes suivies
Plus généralement, l’implication de l’économie, du port et du patronat girondin dans l’économie ultramarine coloniale et africaine a rejoint de plus en plus les préoccupations du pôle universitaire girondin au tournant du siècle. Aux recherches isolées succèdent désormais de véritables projets structurés et durables. Il s’est agi d’abord, au hasard des demandes ou des archives, de défricher quelques arpents de l’histoire du déploiement du patronat girondin outre-mer. Nous-même y avons contribué par quelques recherches d’étudiants39 ou par nos enquêtes prosopographiques40 ; et cela constitue l’un des axes prioritaires de recherche – « Bordeaux place bancaire et tertiaire ultramarine » – que nous conduisons au sein de la jeune umr Gretha à Bordeaux 4. Désormais, grâce à la constitution d’un véritable pôle d’histoire économique contemporaine à Bordeaux 3 (Christophe Bouneau, Alexandre Fernandez, Bruno Marnot, Claire Laux et tout récemment Christophe Lastécouères) plusieurs collègues ont supervisé de telles recherches41, qui permettent de collecter au fil des années quelques pièces du puzzle encore informe. Le hasard a lui favorisé des thèses portant sur tel ou tel aspect de l’histoire ultramarine42, et les projets en cours de réalisation confirment cette tendance : le Gretha est devenu de façon informelle un pôle d’accueil de doctorants africains43 désireux de bénéficier d’un encadrement rigoureux.
Plus largement, l’histoire coloniale et impériale est devenue un sujet d’étude synthétique sur la place de Bordeaux, sous l’effet à coup sûr du mouvement de fond qui a relancé l’histoire coloniale ou « post-coloniale » à l’échelle du pays afin de garder le contact avec les percées conceptuelles anglo-américaines44. Même l’histoire de l’art s’y est prêtée45, puisqu’une étudiante de Bordeaux 3 a précisé les traces laissées par l’outre-mer dans le paysage artistique bordelais, avant qu’elle ne retrace l’ensemble de Bordeaux colonial46. Déjà, des érudits, d’anciens professionnels des firmes actives outre-mer ou en contact avec les échanges portuaires ultramarins, avaient enclenché une valorisation du patrimoine girondin dans le domaine de l’histoire industrielle47. Dorénavant, c’est l’ensemble de la problématique de l’insertion de la place bordelaise dans l’économie impériale qui est balayé par des recherches, notamment à Bordeaux 3, soit par des mémoires de maîtrise48, soit par des programmes de recherche historique initiés en particulier par Claire Laux, Brunot Marnot et François-Joseph Ruggiu – avec un premier grand colloque en octobre 2007 consacré aux « élites coloniales », soit par des programmes surtout géographiques mais ouverts aux autres disciplines, conduits dans le cadre de projets pluriannuels financés par les institutions, sous l’égide de Singaravelou – Colonisation et décolonisation, avec plusieurs colloques et journées d’étude – depuis le début du siècle. Nous-même avons ainsi monté un vaste programme pluriannuel, L’esprit économique impérial, qui a mobilisé trois douzaine de chercheurs (dont beaucoup de juniors) autour deux colloques tenus en 2006 à Paris en mars (à l’Inalco, grâce à Jean-François Klein) et Bordeaux en novembre (à la Chambre de commerce & d’industrie de Bordeaux) afin de préciser comme se sont cristallisés des groupes de représentation d’intérêts et tissés des réseaux d’influence au service du fameux « impérialisme économique colonial » et de la non moins célèbre « mise en valeur de l’empire » dans le cadre de « la plus grande France ».
L’on peut ainsi prétendre que les efforts méritoires, mais fragmentaires et dispersés, menés par tel ou tel chercheur ou telle ou telle équipe pendant les années 1980-1990 sur l’histoire économique ultramarine contemporaine sur la place de Bordeaux ont ouvert la voie à l’émergence progressive, depuis le tournant du siècle, d’un véritable courant de recherche qui, peu à peu, a été pris en charge par des institutions et des programmes durables. Sans atteindre encore la dimension des pôles parisien, toulousain ou aixois, le pôle de Bordeaux-Pessac se fait le relais des courants de recherche européens et transatlantiques et ainsi affirme une vocation à assumer l’histoire coloniale avec vigueur et cohérence, en profitant de la complémentarité entre les équipes et entre les projets.

1 Chantal Chanson-Jabeur & Odile Goerg (dir.), « Mama Africa ». Hommage à Catherine Coquery-Vidrovitch, Paris, L’Harmattan, 2005. Cf. aussi le numéro spécial double Revue française d'histoire d’outre-mer, n°232-233, L'Afrique et la crise de 1930, Actes du colloque de l'Université Paris 7 ; publié en volume distinct par la Société française d’histoire d’outre mer.

2 Hélène d’Almeida-Topor & Monique Lakroum, L’Europe et l’Afrique, un siècle d’échanges économiques, Paris, Armand Colin, 1994.

3 Pierre Brocheux & Daniel Hémery, Indochine, la colonisation ambiguë, 1858-1954, Paris, La Découverte, 1995, réédition en 2001.

4 Jacques Marseille, Empire colonial et capitalisme français, histoire d'un divorce, Paris, Albin Michel, 1984.

5 Pierre Guillaume, Le monde colonial, xixe-xxe siècles, Paris, Armand Colin, collection U, 1974 et 1994 (désormais épuisé).

6 Cf. Silvia Marzagalli & Hubert Bonin (dir.), Négoce, ports et océans. Hommages à Paul Butel, Pessac, Presses universitaires de Bordeaux, 2000.

7 Paul Butel, Les dynasties bordelaises, de Colbert à Chaban, Bordeaux, Perrin, 1991.

8 Par exemple : Xavier Daumalin, « Frédéric Bohn, l’Africain, 1852-1923 », in Marcel Courdurié & Guy Durand (dir.), Entrepreneurs d’empires, Collection de l’histoire du commerce et de l’industrie de Marseille aux xixe et xxe siècles, tome 13, Marseille, Chambre de commerce et d’industrie Marseille-Provence, 1998, pp. 199-268. Xavier Daumalin, « Marseille, l’Ouest africain et la crise », Marcel Courdurié & Jean-Louis Miège (dir.), Marseille colonial face à la crise de 1929, Collection de l’histoire du commerce et de l’industrie de Marseille aux xixe et xxe siècles, tome 13, Marseille, Chambre de commerce et d’industrie Marseille-Provence, 1991, pp. 167-244. Olivier Lambert, Marseille entre tradition et modernité. Les espérances déçues (1919-1939), Marseille, Publications de la Chambre de commerce & d’industrie, 2000. Olivier Lambert, Marseille et Madagascar. Entrepreneurs et activités portuaires, stratégies économiques et mentalités coloniales (1840-1976), Marseille, Publications de la Chambre de commerce & d’industrie, 2000.

9 Cf. Colette Dubois, L’or blanc de Djibouti. Salines et sauniers (xixe-xxe siècles), Paris, Karthala, 2003.

10 Par exemple : Sophie Dulucq & Colette Zytnicki, Décoloniser l’histoire ? De « l’histoire coloniale » aux histoires nationales en Amérique latine et en Afrique, Paris, Publications de la Sfhom, 2003. Colette Zytnicki & Chantal Bordes-Benayoun, Sud-Nord. Cultures coloniales en France (xixe-xxe siècles), Toulouse, Privat, 2004. Habib Kazdaghli, Colette Zytnicki, Driss Boumeggouti & Alet Valero (dir.), Pour une histoire du tourisme au Maghreb, xixe-xxe siècles, n° spécial de Revue Tourisme, numéro 15, juin 2006.

11 Jean-Claude Maillart, Le marché internationale de la banane, Pessac, Université Michel de Montaigne-Bordeaux3, 1983.

12 Yves Péhaut, Les oléagineux dans les pays d’Afrique occidentale associés au Marché commun, thèse de doctorat d’État, 1973,

13 Cf. Cahiers d’outre-mer, numéro spécial n°200, 50e année, 1997, Bordeaux & l’outre-mer, 1948-1997. Notamment : Alain Huetz de Lemps, « Les géographes de Bordeaux & l’outre-mer », pp. 541-573. P. Vennetier, « 50 ans de Cahiers d’outre-mer. Essai de bilan scientifique », pp. 575-605.

14 Yves Péhaut, « Géographie, colonies et commerce à Bordeaux, 1874-1939 », in Michel Bruneau & Daniel Dory (dir.), Géographie des colonisations, Paris, L’Harmattan, 1994, pp. 77-94.

15 . Robert Chevet, Le port de Bordeaux au xxe siècle, Bordeaux, L’Horizon chimérique, 1995. Joseph Lajugie, « Le port de Bordeaux au milieu du xxe siècle », in Problèmes de l’agglomération bordelaise, tome 1, Bordeaux, Collections de l’Ierso, Bière, 1957.

16 Paul Butel (dir.), Histoire de la Chambre de commerce et d’industrie de Bordeaux des origines à nos jours (1705-1985), Bordeaux, Ccib, 1987. Le livre consacre peu de lignes aux représentants du négoce africain, asiatique ou antillais. Stéphane Boudjema, Histoire de la Chambre de commerce et d’industrie de Bordeaux, 1945-1954. Dix ans de reconstruction, mémoire de recherche de l’Iep de Bordeaux (H. Bonin dir.), 1995.

17 Claude Malon, Le Havre colonial de 1880 à 1960, Le Havre, Publications des Universités de Rouen et du Havre-Presses universitaires de Caen, 2005.

18 Pierre Guillaud, Vie et mort des sociétés commerciales coloniales bordelaises de la côte occidentale d’Afrique : Peyrissac, 1847-1963, thèse de l’Université de Paris 7, 1988 (non publiée). Joan Droege Casey, Bordeaux Colonial Port of 19th Century France, Dissertation in European Economies, New York, Arno Press, 1981. Régis Robin, « La Grande Dépression vue et vécue par une société d’import-export en Aof : Peyrissac (1924-1939 », Revue française d’histoire d’outre-mer, numéro spécial L’Afrique et la crise de 1930 (1924-1938), n°232-233, 1976, pp. 544-554. Alain Simon, Comptoirs et villes coloniales du Sénégal. Saint-Louis, Gorée, Dakar, Paris, Karthala-Orstom, 1993. Kham Vorapheth, « Troisième Partie. Denis frères », Commerce et industrialisation en Indochine, 1860-1945, Paris, Les Indes savantes, 2004, pp. 425-515 ; l’auteur se concentre largement sur l’étude du positionnement stratégique de la firme. Jean-Luc Angrand, Céleste ou le temps des signares, Sarcelles, Édition Anne Pépin, 2006.

    19 H. Bonin, « L’outre-mer, marché pour la banque commerciale (1876-1985) ? », in Jacques Marseille (dir.), La France & l’outre-mer (actes du colloque de novembre 1996 ; Les relations économiques & financières entre la France & la France d’outre-mer), Paris, Comité pour l’histoire économique & financière de la France, 1998, pp. 437-483. H. Bonin, « Le Comptoir national d’escompte de Paris, une banque impériale (1848-1940) », Revue française d’histoire d’outre-mer, tome 78, n°293, 1991, pp. 477-497.

20 H. Bonin, Histoire de la Société bordelaise de cic (1880-1990), Bordeaux, L’Horizon chimérique, 1991 (en cours de réédition complétée et remodelée, en 2008).

21 H. Bonin, La Banque de l’union parisienne. Histoire de la deuxième banque d’affaires française (1874/1904-1974), Paris, Plage, 2001.

    22 H. Bonin, « La Compagnie algérienne levier de la colonisation et prospère grâce à elle (1865-1939) », Revue française d’histoire d’outre-mer, n°328-329, second semestre 2000, pp. 209-230. H. Bonin, « Une histoire bancaire transméditerranéenne : la Compagnie algérienne, d’un ultime apogée au repli (1945-1970) », in Daniel Lefeuvre (et alii, dir.), La Guerre d’Algérie au miroir des décolonisations françaises (En l’honneur de Charles-Robert Ageron), éditions de la Société française d’histoire d’outre-mer, 2000, pp. 151-176 (seconde édition en 2005).

    23 H. Bonin, Un outre-mer bancaire méditerranéen. Le Crédit foncier d’Algérie & de Tunisie (1880-1997), Paris, Publications de la Société française d’histoire d’outre-mer, 2004. H. Bonin, « Une banque française maître d’oeuvre d’un outre-mer levantin : le Crédit foncier d’Algérie & de Tunisie, du Maghreb à la Méditerranée orientale (1919-1970) », Outre-Mers. Revue d’histoire, premier semestre 2004, tome 91, n°342-343, pp. 239-272. H. Bonin, « Un outre-mer bancaire en Orient méditerranéen : des banques françaises marraines de la Banque de Salonique (de 1907 à la Seconde Guerre mondiale) », Revue historique, cccv/3, novembre 2003, pp. 268-302.

24 H. Bonin, « Les réseaux bancaires parisiens et l’empire : comment mesurer la capacité d’influence des ’’banquiers impériaux” ? » in H. Bonin, Jean-François Klein et Catherine Hodeir (dir.), L’esprit économique impérial (1830-1970). Groupes de pression & réseaux du patronat colonial en France & dans l’empire, Paris, Publications de la Sfhom, 2007.

    25 H. Bonin, « Les banquiers français en Chine (1860-1950) : Shanghai et Hong Kong, relais d’un impérialisme bancaire ou plates-formes d’outre-mers multiformes ? », in Laurent Cesari & Denis Varaschin (dir.), Les relations franco-chinoises au vingtième siècle et leurs antécédents, Arras, Artois Presses Université, 2003, pp. 157-172. H. Bonin, « Les banquiers français à Shanghai dans les années 1860-1940 », dans Le Paris de l’Orient. Présence française à Shanghai, 1849-1946, Boulogne-sur-Seine, Musée Albert Kahn, 2002, pp. 113-119. H. Bonin, « L’activité des banques françaises dans l’Asie du Pacifique des années 1860 aux années 1940 », Revue française d'histoire d'outre-mer, 1994, tome 81, n°305, pp. 401-425. H. Bonin, « The French banks in the Pacific area (1860-1945) », in Olive Checkland, Shizuya Nishimura & Norio Tamaki (dir.), Pacific Banking (1859-1959). East Meets West (actes du colloque de Tokyo, 1993), Londres, Macmillan, & New York, St. Martin’s Press, 1994, pp. 61-74.

26 H. Bonin, “French banks in Hong Kong (1860s-1950s): Challengers to British banks?”, à paraître en 2008.

27 Stéphane Moulengui, La construction et l’évolution d’un système bancaire en Afrique centrale dans les années 1950-1970, thèse de doctorat soutenue à l’Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3, décembre 2006.

28 Élodie Ngouende, Naissance, évolution et rôle d’une banque d’émission : la Banque d’émission d’Afrique centrale (1955-1972), thèse en cours.

29 Frédéric Miézan, Histoire de la Banque africaine de développement et de son intervention en Côte-d’Ivoire, thèse de doctorat soutenue à l’Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3, décembre 2006..

30 Madické Mbodj Ndiaye, Micro-crédit et développement rural au Sénégal), thèse en cours, Université Montesquieu-Bordeaux 4 (umr Gretha).

    31 H. Bonin, Suez. Du canal à la finance (1858-1987), Paris, Économica, 1987. H. Bonin, « Suez », in Claude Liauzu (dir.), Dictionnaire de la colonisation française, Paris, Larousse, 2007. H. Bonin, « The Compagnie du canal de Suez and transit shipping, 1900-1956 », International Journal of Maritime History, xvii, n°2, décembre 2005, pp. 87-112.

32 Une jeune collègue parisienne, Caroline Piquet, s’est attachée quant à elle depuis plusieurs années à préciser l’implantation égyptienne de la Compagnie du canal.

33 Ahmed Ouazzani, La gestion du canal de Suez depuis sa nationalisation par l’Égypte en 1956, thèse en cours.

34 David Kenneth Fieldhouse, Merchant Capital and Economic Decolonization: The United Africa Company, 1929-1987, Oxford, Clarendon Press, 1994. Geoffrey Jones (dir.), The Multinational Traders, Londres & New York, Routledge international studies in business history, Routledge, 1998.

    35 H. Bonin & Michel Cahen (dir.), Négoce blanc en Afrique noire. Le commerce de longue distance en Afrique subsaharienne du xviiie au xxe siècles, Paris, Publications de la Société française d’histoire d’outre-mer, Paris, 2001 [actes du colloque de septembre 1999 à l’Institut d’études politiques de Bordeaux].

36 H. Bonin, « Des négociants français à l’assaut des places fortes commerciales britanniques : Cfao et Scoa en Afrique occidentale anglaise puis anglophone », Ibidem, pp. 147-169.

37 H. Bonin, Cfao (1887-2007). La réinvention permanente d’une entreprise de commerce outre-mer, Paris, Publications de la Sfhom, Livre à sortir en 2007-2008.
38 Mamadou Diouf, Les circuits de la commercialisation du riz au Sénégal : information et coordination des acteurs (depuis les années 1940), thèse en cours, Université Montesquieu-Bordeaux 4 (umr Gretha).

39 Myriam Boiroux, Le développement des activités forestières et agricoles sur une moyenne concession du Congo français : la concession Sargos, 1892-1934, mémoire de maîtrise, Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3, 1994.

40 Cf. les entrées concernant les familles du négoce ultramarin dans : H. Bonin, Les patrons du Second Empire. Bordeaux & en Gironde (dictionnaire), Paris, Picard-Cénomane, 1999. Nous renvoyons aussi à la « mine » de données – même si elles sont parfois « orientées » et surtout fragmentaires – que constitue : Jean & Bernard Guérin, Des hommes et des activités autour d’un demi-siècle, Bordeaux, Edition Beb, 1955.

41 Par exemple : Delphine Boissarie, La maison bordelaise Denis frères et l’Extrême Orient (1862-1954), mémoire de maîtrise, Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3, 2005 (sous la direction de Christophe Bouneau).

42 Roger-Armand Capri, Du monopole public au processus de restructuration du secteur de l’énergie électrique en Côte-d’Ivoire (1960-1998), doctorat soutenu en 2003 sous la direction de Jean-Charles Asselain, Université de Bordeaux 4. Tarik Bougdira, L’implantation des entreprises industrielles françaises au Maroc (1945-1955), mémoire de dea, et thèse de doctorat, Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3 (sous la direction d’H. Bonin), soutenue en 1995.

43 Avec par exemple, comme thèses en cours sous notre direction : Catherine Ngefan, Le commerce extérieur du Cameroun dans les années 1930-1980. Inès Boussorra, L’évolution du commerce extérieur tunisien depuis l’indépendance. Marcellin Ngomo Ondo Enguie, Le pétrole et les rapports avec l’Opep dans l’histoire économique du Gabon depuis les années 1950. À compléter, au sein du Cean-Sciences Po Bordeaux, par Luis Madeira, L’évolution de la gestion financière des colonies portugaises de 1946 à 1974.

    44 Robert Aldrich, « Imperial Mise en valeur and Mise en scène: Recent works on French colonialism », The Historical Journal, volume 45, n°4, 2002, pp. 917-936. Emmanuelle Sibeud, « Post-Colonial et Colonial Studies : enjeux et débats », in « Table-ronde : Faut-il avoir peur des Cultural Studies ? », Bulletin de la Société d’histoire moderne & contemporaine, supplément de la Revue d’histoire moderne & contemporaine, 51-4bis, 2004, pp. 87-95. Tony Chafer & Amanda Sackur (dir.), Colonial Idea: Propaganda and Visions of Empire in France, Londres, MacMillan-Palgrave, 2001. Pascal Blanchard & Sandrine Lemaire, Culture coloniale. La France conquise par son empire, 1871-1931, Collection Mémoires, n°86, Paris, éditions Autrement, 2003. Pascal Blanchard & Sandrine Lemaire, Culture impériale, 1931-1961. Les colonies au cœur de la République, Collection Mémoires, n°102, Paris, éditions Autrement, avril 2004. Nicolas Bancel (et alii), La République coloniale. Essai sur une utopie, Paris, Albin Michel, 2003 [même si les conclusions de l’équipe de l’Achac sont parfois contestées par certains collègues).

45 Signalons aussi : Dominique Jarrassé, « Le musée permanent des Colonies », in Myriam Bacha (dir.), Les expositions universelles à Paris de 1855 à 1937, Paris, Éditions de l’Action artistique de la Ville de Paris, 2005.

46 Christelle Lozère, Bordeaux colonial, Bordeaux, Éditions Sud Ouest, 2007. Elle a aussi participé à l’ouvrage collectif institutionnel (dans le cadre d’un contrat avec Mémoire coloniale), Pascal Blanchard (dir.), Sud-Ouest porte des outre-mers. Un siècle d’histoire coloniale et d’immigration des Suds, du Midi à l’Aquitaine, Toulouse, Milan, 2007.

47 Paul Terrasson, L’industrie huilière en France et en Aquitaine de 1945 à 1933. Rappel des origines, Bordeaux, La Mémoire de Bordeaux, 1996. Élie Desplat & Jacques Quénivet, Les compagnies maritimes à Bordeaux, Collection Les Cahiers de la Mémoire, iv, Bordeaux, La Mémoire de Bordeaux/William Blake, 1993.

48 Souad Boukarta, Bordeaux, une économie et une société coloniales au début du xxe siècle, numéro spécial du Bulletin de l’Institut aquitain d’études sociales, n°81-82, printemps 2004 (publication du mémoire de maîtrise de 2002, Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3).


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